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jeudi 30 octobre 2008 Miss. Tic : un livre, deux livres, une expo
Il y a des artistes comme ça que j'aime.
Je pourrais vous faire de longs discours, essayer de vous expliquer le sous-jacent, l'origine, le parcours, vous parler de mon père ou de ma petite enfance... Non, dans les bonnes pages de la Panse de l'Ours, cela fait des années que je vous parle d'elle et que je vous invite, vous les amoureux de l'art et de la rue, à suivre cette Miss là. Simplement.
De sinistres sires aimairaient bien la cantonner à la rue justement, car quoi de plus réjouissant pour tous les intégristes du cutter et de la bombe qu'un artiste de rue obligé d'y rester? Ils s'y sentent moins seuls.
Et forcément, quand Miss. Tic, coup sur coup, investit la déco branchée en décorant des sacs à main pour Lamarthé (la fameuse marque à la chèvre), ou plus populaire, en proposant des stickers, très en vogue pour égayer un bête mur peint sans talent ou un vilain réfrigérateur, cela fait jaser.

Inévitablement, comme chaque fois, le débat revient sur le tapis: et la pureté du street art, dans tout ça?
Il y a ceux qui défendent le côté gratuit et pur, genre promeneur dilettante qui s'imagine que le gratuit est l'avenir du pauvre et qui confonde un pochoir posé de nuit avec les journaux gratos à sa disposition dans le métropolitain.
Pour voir la différence, il n'y a qu'à se pencher sur le comité de rédaction ou le nom du propriétaire de la régie publicitaire des dits gratuits. Talleyrand qui s'y connaissait soupirait déjà "...gratuit, gratuit, c'est bien cher".
Il y a aussi, hélas, les artistes-qui-ne-parviennent-pas-à-en-sortir-et-aimeraient-bien-mais-comme-on-ne-leur-propose-pas-forcément-ils-sont-contre, et à ceux-là, je ne sais pas quoi répondre.
Voilà, c'était mon petit coup de gueule du moment.
Il ne faut surtout pas que ça vous empêche d'aller à la galerie W, voir l'exposition de Miss. Tic à l'occasion de la sortie de son livre Je Prete a Rire Mais Je Donne a Penser , chez Grasset.
Et pour les amateurs, je leur signale qu'un autre livre va très bientôt sortir, aux Impressions Nouvelles, Miss.Tic, femme de l'être .
Bref la fête
Galerie W 44 rue Lepic Paris 18 exposition du 30 octobre au 30 novembre 2008 vernissage et signature le dimanche 15 novembre à 15 heures

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mardi 7 octobre 2008 BhL-Houellebecq : le duo médiatique des persécutés
Tout le monde en parle, les télés les invitent, les radios nous assomment avec leurs états d'âme, les éditeurs ennemis, Flammarion et Grasset, pour une fois complices d'une opération de marketing commune, se révèlent des larrons en foire, pourquoi pas la Panse?
Alors voilà, j'ai lu et ça ne m'a pas plu... Enfin, soyons franc, pas plu n'est pas tout à fait exact, je devrais dire plutôt pas intéressé...Et pour ne pas décevoir nos deux trublions, qui nous rejouent le fameux duo du cirque, un monsieur loyal flamboyant et un clown triste en quête de profondeur désabusée, je dois avouer que le livre m'est tombé des mains et que les entendre ensuite à longueur de chronique s'auto-congratuler m'indiffère...
Voilà, j'ai fait mon devoir, qu'ils soient contents, un de plus qui ne leur rend pas l'hommage qui semble selon eux leur être dû...
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lundi 6 octobre 2008 Méfiez-vous des beaux parleurs et de ceux qui agitent beaucoup les mains
(Vieux dicton relevé dans les archives médiévales du beau pays de la Panse de l'Ours)

Et ce n'est pas Jérôme Bosch qui nous démentira, lui qui a commis ce chef d'oeuvre dans lequel, malgré la remarque avisée du capitaine Cap, ce n'est pas Nicolas Sarkozy déguisé que le peintre a représenté. Je sais, les apparences sont trompeuses, c'est justement le thème du tableau, mais là, je vous le promets, il n'est pour rien dans cette affaire d'escamoteur.
Le patron d'Action contre la Faim est ce matin un peu fumasse, devant les sommes considérables qui sortent comme par magie de dessous la table alors qu'il y a dix jours les caisses étaent vides, mais ce n'est qu'un peu de mauvaise humeur passagère.
Evidemment, constate-t-il, dans ce contexte, plus personne ne s'inquiète du sort des pays du sud et de l'impérieuse nécessité de les sortir de la misère... impérieuse nécessité morale, bien entendu, mais pas seulement.
Chacun pour soi a dit Angela Merkel après les Irlandais qui ont tenté d'attirer les capitaux flottants ailleurs en garantissant sans limite les dépots faits dans leurs banques, et qui a fini par faire de même, après Henri Paulson...
Ah oui, Henri Paulson c'est le secrétaire américain au trésor dont le plan vient d'être voté, assorti d'une sérieuse condamnation et tentative de limitation des fameux parachuites dorés. La mesure, rassurez-vous, ne sera pas rétroactive. Il faut dire qu' Henri paulson, au cas où cela vous aurait échappé, était jusqu'en 2006 le dirigeant de la banque Goldman Sachs, et qu'il a lui même touché à son départ une petite prime de plusieurs dizaines de millions de dollars sous forme de stock options, qui auraient fini par lui rapporter, affirment de mauvaises langues, 700 millions de dollars...
Vous ne me croyez pas? Allez donc examiner l'estimation pleine de graphiques réalisée par Forbes, sur les gains réalisés par notre secrétaire au Trésor... Essayez d'imaginer un peu ce que vos pourriez acheter avec 700 millions de dollars...
Mais sans parler de sommes aussi abracadabrantesques, regardez comme les choses sont bien faites :
Bernard Tapie reçoit quarante cinq millions d'euros pour préjudice moral et pour mettre un terme à une affaire qui traînait en longueur. Il paraît que c'est pas cher payé pour l'acharnement médiatique dont lui et sa famille ont été vicimes.
Les familles, qui malgré les procédures engagées contre Emile Louis, ont vu leurs enfants continuer d'être violées et assassinées par le brave homme, ont bien failli ne rien recevoir du tout, avant que Rachida Dati décide quand même de leur acorder 25 000 euros, pour faire pardonner la lenteur de la justice de la République...
On dit que certaines familles du crash de l'Air-Bus du Mont Saint Odile de 1992, dont tous les prévenus ont été relaxés en 2008, toucheront de 10 000 à 50 000 euros pour un autre préjudice moral, sans doute beaucoup moins douloureux si on en juge par les sommes allouées.
Il y a un ministre qu'on n'entend plus beaucoup, c'est Christine Boutin... Vous vous souvenez, la ministre du... aaaah, vous ne savez plus, hein? bon, je vous aide :la ministre du logement et de la ville, voilà... Elle est obligée, par quoi, par qui, on se le demande compte tenu de tous les milliards d'euros qu'on dégotte tout d'un coup sous la nappe, de réduire considérablement l'aide de l'état envers le logement dit social.
Heureusement, l'ancien président du Sénat, Christian Poncelet, avec beaucoup d'à-propos et de mauvaise humeur, a décidé de quitter son 200 mètres carrés auquel il avait droit staturairement (depuis une motion votée sous sa présidence), un peu forcé paraît-il, alors qu'il comptait l'occuper jusqu'à la fin de son mandat de sénateur (dans quatre ans). Soulagement de ses amis, un peu génés quand même, vu qu'il a une santé de fer.
Bon allez, j'arrête là...
Un jour je vous expliquerai ce que c'est que la titrisation et la titrisation des subprimes en particulier... Si, si... Mais si je le fais, un conseil : pendant que j'agiterai les mains pour appuyer mon discours, surveillez bien vos poches. On ne sait jamais!
Prenez soin de vous.
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samedi 4 octobre 2008 Marc Plissier et l'art Postal
C'est une drôle d'histoire qui deviendra peut-être une fable et dans quelques années rejoindra sans doute les listes d'actions de censure dont heureusement l'aune du temps permet a posteriori de mesurer la vanité pour ne pas dire plus.
L'Art Postal, Mail Art pour les anglophiles, consiste à envoyer par la poste des oeuvres d'art.
Ouh là! c'est très subversif tout ça, l'art d'abord, la poste ensuite, bref c'est chaud.
Ca l'est encore plus quand Philippe Plissier, un artiste un peu décalé - mais les artistes justement ce sont des gens décalés... - participe à un projet d'exposition de mail art érotique en Allemagne. Et pour participer, forcément puisque c'est du Mail Art, il envoie par la poste 4 cartes de sa composition, dont l'une un peu SM, c'est vrai, où on voit sur une femme nue attachée à un arbre, les seins nus et les tétons pincés par des pinces à linge. Pauline Réage en image quoi.
Le centre de tri de Cahors, un peu déboussolé par une campagne active de courriers anonymes injurieux à l'occsion du projet d'ouverture d'une mosquée dans la ville, signale la chose à la justice.
Résultat, convocation, perquisition, saisie du matos informatique de l'artiste et depuis silence radio... l'enquête progresse (vu le temps qu'il a fallu pour juger l'affaire du Mont Saint Odile ou celle des vedettes de Taïwan, on est pleinement rassurés).
Je ne sais rien de plus sur cette affaire, mais des gens que j'aime bien ont pris la défense de Philippe Plissier, alors je vous signale la chose. Et puis j'aime pas beaucoup la censure, même ou surtout, comme vous voudrez, celle-là.
 © Jiho
Le site de Philippe Plissier
L'article de soutien d'Agnès Giard sur son blog
Le site de soutien à Philippe Plissier, avec plein de petites créations de dessinateurs qui se mobilisent
Le site de Jiho : http://zejihoblog.canalblog.com, l'auteur du petit dessin plein de trous.
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