Bonne nouvelle : Mimi The Clown est enfin candidat à la présidentielle!


On attendait sa candidature avec impatience, c’est chose faite: Mimi The Clown, artiste « fabuleux » bien connu, ce qui devrait réjouir Carla bruni, a enfin annoncé sa candidature.


Candidature Officielle de SAR MIMI the ClowN /… par MIMI-the-ClowN

Là ce ne sera pas de deux choses l’une, mais de deux clowns l’un. A la Panse de l’Ours nous sommes résolument contre les contrefaçons (moins par moins égale plus), et donc farouchement partisans du vrai clown, celui qui n’a pas peur d’afficher son joli nez rouge.

Quant à la carotte, toutes les électrices … euh, je vous laisse, je vois le cap’taine Cap qui s’approche…


S’éclairer avec une bouteille d’eau!


Cette invention géniale, dont l’idée originale vient du Brésil, a maintenant fait le tour du monde. De nombreuses Ong l’ont adoptée et s’emploient à la mettre en oeuvre dans leur pays respectif.

Il s’agit simplement de poser une bouteille de deux litre d’eau ou de soda remplie d’eau filtrée, pour qu’elle soit la plus pure possible, d’y rajouter un peu d’eau de javel pour éviter le développement des bactéries, de reboucher soigneusement et d’insérer cette bouteille dans un trou du toit.

Un phénomène simple de réflexion de la lumière du jour éclaire alors l’intérieur de l’habitation avec une intensité équivalente à une ampoule de 50 watts.


Eclairage avec des 'bouteilles solaires' par rikiai

La Captain Cap m’a demandé ingénument pourquoi l’Elysée n’a pas été équipé: « Après tout chacun a droit à la lumière! » On ne saurait mieux dire.


Trinquons à nos illusions perdues : Aucun euro pour personne avec Merkel et Sarkozy


Tous les ans, pour le réveillon, la télévision allemande diffuse un petit court métrage anglais, dont même les anglais ne se souviennent guère, au joli titre de Dinner for One.

On y voit une Miss Sophie de 90 ans faire jouer à son majordome le rôle de ses amis disparus pour trinquer à leur santé.

La vieille dame est très autoritaire, comme souvent les gens âgés et riches, et le majordome un peu ridicule et pitoyable comme il sied quand on n’a pas d’autre choix que de satisfaire les caprices de ceux qui tiennent votre destin entre leurs mains. L’alcool fait le reste.

Cette année, la télévision allemande a réalisé un petit montage très réjouissant ou Miss Sophie est incarnée par Angela Merkel et le majordome par notre impayable président et où le sujet est devenu « le 90ème sauvetage de l’euro » ou « Aucun euro pour personne ».

Certains se sont offusqués de ce manque de respect. Franchement, comme on disait à la récré, c’est celui qui dit qu’y est.

Au moment où l’Allemagne emprunte avec des taux d’intérêt négatifs, alors que la France le fait entre 3.2 et 3.5%, il ne serait peut-être déplacé de demander à Miss Sophie d’emprunter pour nous à -1%, quitte à lui rembourser ensuite à -0,5%… et quitte à accepter de trinquer avec elle et de lui faire quelques courbettes, ce que nous faisons déjà, d’ailleurs. On pourrait ainsi se partager le bénéfice de l’emprunt, ce qui nous changerait un peu et réduirait notre dette…

Vous imaginez ça? Plus on emprunterait, plus on réduirait notre dette… Un crédit révolving à l’envers, en quelque sorte, où ce serait le banquier qui s’appauvrirait. Aaaah, la belle idée.

Bon allez, voilà la version originale de cette fameuse Miss Sophie

Et pour que vous ne regrettiez rien, voici le film référence.


Les étrangers récidivistes accusés de faire monter le chômage en France. Les réponses du ministre en exclusivité.


Une interview exclusive du Captain Cap :

— Monsieur le ministre, bonsoir, les chiffres du ministère du travail viennent à l’instant de nous parvenir et ils indiquent une hausse de plus de 1% du chômage en octobre, particulièrement sensible chez les plus de cinquante ans. Cela fera donc quatre ans que le chômage s’accroit chaque année en France et son niveau est au plus haut depuis 12 ans. Il a même progressé de 4,9% en un an.

— Merci de me donner l’occasion de m’exprimer clairement sur le sujet. C’est pour lutter efficacement contre cette forme d’injustice sociale qu’est la délinquance des jeunes que nous allons proposer un durcissement de notre justice pénale afin d’adapter les peines à l’abaissement très sensible de l’âge des délinquants, en particulier chez les jeunes, qui, nous le voyons bien hélas, sont mineurs de plus en plus tôt.

— Oui, mais pour le chômage des plus de cinquante ans…

— Ne tombons pas dans le panneau que nous tend l’opposition, et soyons reconnaissants au gouvernement du président d’avoir presque doublé le nombre de places dans les prisons françaises et créé les centres d’éducation fermés, dont on voit bien l’exemplarité exemplaire.

— Mais le chômage…

— D’ailleur, sans négliger le court terme, nous devons nous préparer dès maintenant à donner une impulsion nouvelle à la reprise future et à lutter plus vigoureusement encore contre la récidive des mineurs violeurs et le développement spectaculaire des escroqueries sociales, en particulier pour ceux et celles qui seraient tentées de bénéficier indûment des allocations chômage, les étrangers en particulier, qu’ils soient mineurs ou plus âgés.

— Les plus de cinquante ans?

— Il y a en effet, vous avez raison, beaucoup d’escrocs étrangers ayant plus de cinquante ans qui cherchent à se faire passer pour des chômeurs et ce ne sont pas les rideaux de fumée de l’opposition que voudrait leur accorder le droit de vote qui duperont les français.

— Merci monsieur le ministre de ces explications.

— Vous en êtes un autre.


Sunderland, une bouffée d’air frais dans le petit monde du théâtre


Si vous êtes comme moi, un peu fatigué des comédies calées sur la vie quotidienne, vos difficultés à taper pomme Q sur votre mac ou vos angoisses de ne plus avoir autant de followers que votre copine, laissez tomber ces petites pièces sans sujet et foncez voir Sunderland au Petit Théâtre de Paris.

Pas d’angoisse, Sunderland c’est une comédie.
Pas d’inquiétude, c’est aussi un drame, d’un réalisme et d’une grande violence, où se côtoient la misère, même sexuelle, l’alcool, la connerie des supporters anglais pour leur équipe de football, ouf, on a eu peur, nos supporters à nous ne sont même pas nommés, la détresse d’une adolescente qui a assisté à la pendaison de sa mère quand elle avait deux ans et la menace qui plane sur elle d’un internement où des grands connards de médecins adminstratifs lui administreront, justement, de quoi dormir toute la journée, histoire que la société dorme elle aussi, du sommeil de celui qui a remis de l’ordre dans ses papiers.
Mais on y découvre aussi le dévouement à la vie à la mort de Sally prête à tout pour sauver sa petite soeur, et le dévouement tout aussi démesuré de sa copine, prête à tout pour que le quotidien ne sombre pas tout à fait dans la misère, quitte à faire des fellations homériques par téléphone, ou à a se donner corps mais pas âme pour sauver sa copine…

Bien sûr, on pense aussitôt à Ken Loach, mais le théâtre est vraiment quelque chose d’unique quand les acteurs sont épatants, le décor impeccable et l’intrigue menée tambour battant, sans larmoiement intempestif mais au contraire avec hargne et une énergie vitale sans pareille.

Bref, cette pièce m’a plu et je vous la recommande. Et le Capitaine Cap est bien d’accord avec moi, c’est même lui qui avait pris les billets sur les conseils d’un vertain Yves que je salue (private joke).

C’est au Petit Théâtre de Paris
15, rue Blanche
75009 Paris

Pour réserver, c’est ici http://www.theatredeparis.com/index.asp?id=28

SUNDERLAND Auteur : Clement KOCH ; mise en scene, Stéphane HILLEL, Assisté de Chloé Simoneau ; Décor : Jacques VOIZOT ; Musique : François PEYRONY ; Lumieres: Laurent BEAL ; Costumes : Cécile MAGNAN au PETIT THEATRE DE PARIS a partir du 15 septembre 2011.
Avec : Constance Dolle, Elodie Navarre, Léopoldine Serre, Vincent Deniard, Vincent Nemeth, Thierry Desroses et Pascale Mariani.

La photo de l’article est de Pascal Berger/ArtComArt, à retrouver avec d’autres sur la page http://www.facebook.com/pages/SUNDERLAND-au-Petit-Theatre-de-Paris/285778484770469


Chirac absent de son procès? Il suffisait pourtant d’un guéridon et d’un pastis…


Notre justice manque cruellement d’imagination.

Chirac absent de son procès? Il suffisait pourtant d’un guéridon et d’un pastis…

C’est ce que le Capitaine Cap m’a dit, un sourire en coin, à l’annonce de la décision du tribunal de poursuivre ses débats sans l’ancien président de la République.

« Alors qu’il a passé tout l’été aux terrasses des cafés à reluquer les filles sous l’oeil sévère de Bernadette, on ne voit pas pourquoi on n’aurait pas pu lui aménager une petite terrasse personnelle dans le tribunal avec un gendarme chargé de lui servir son pastis. Et tous ses avocats en robe… Et il paraît même que certaines journalistes sont tout à fait charmantes… »

Et le Capitaine de rajouter que le président aurait certainement trouvé ça très drôle, plus drôle en tous cas que de rester à la maison… avec…, enfin bref vous voyez ce que je veux dire… »

Le Capitaine est ensuite parti dans des considérations sur le dosage idéal du pastis que je ne rapporterai pas ici, je suis certain que vous en savez un rayon sur le sujet… sauf si vous préférez le Bloody Mary, bien entendu.


Le Captain Cap : gare aux trottoirs


D’humeur légère, je me promenais avec le Captain Cap le long des rues de Castelnaudary, quand nous parvînmes au bord du grand bassin qui ouvre sur le canal du midi.

Le quai, qui sert aussi de trottoir aux maisons, se rétrécissait progressivement et il nous fut bientôt impossible de marcher de front. Sans nous concerter, un fou rire nous secoua bientôt et nous fûmes obligés, bien malgré nous, de nous arrêter pour reprendre haleine.

« A quoi songiez-vous, mon cher, demandais-je au Capitaine?

– A l’obligation qu’ont les habitants d’ici de ne pas rentrer bourré, tant les trottoirs de cette rue sont dangereux, me dit-il en hoquetant.

– Mais non, répondis-je, secoué pas les spasmes, ce ne sont pas les trottoirs, ce sont les canivaux qui ne vont pas : ils sont beaucoup trop larges.

Et nous nous éloignèrent en pouffant comme des écoliers vers les écluses tout en cherchant un bar qui put nous servir un bloody mary bien frais, ce qui n’était pas gagné…

Bien plus tard, il nous apparut clairement que nos blagues ne volaient pas bien haut, mais nous repartîmes la tête haute, convaincus, comme le dit si justement le Capitaine, qu’il ne faut jamais regretter un bon mot, même un peu faible. Sinon, à quoi se raccrocher, je vous le demande…