Peinture

Cachez ce sein..? Quand Péro allaitait son père, une histoire romaine édifiante

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Caritas Romana - 1612 - Peter Paul Rubens

 

Et bien mon cher Capitaine, vous me semblez très remonté ce matin dis-je au Cap’tain Cap alors qu’il marchait à grands pas en bougonnant dans son gilet.

—  Ah oui , remonté est bien le mot. Je peste contre ce Zuckerberg et son algoryhtme du diable qui nous empêche de partager sur Facebook reproductions et images dévoilant le moindre téton, au prétexte que cela serait une atteinte insupportable à la décence et aux bonnes moeurs. Je voudrais bien voir de quelles bonnes moeurs il peut bien s’agir,  alors qu’on peut y publier sans problème des horreurs sanguinaires. A ce propos il me semble utile et nécessaire, mon cher, de vous raconter la très émouvante histoire de Cimon et Péro.

— De qui?

— Cimon et Péro. Une fameuse histoire de l’antiquité romaine que l’historien Valère fur un des premiers à rapporter.

— Valère? Maxime Valère? Ah oui il est dans mes amis et je le like assez souvent… Tout de même, cela ne nous rajeunit pas. Et le rapport avec facebook?

Le cap’tain cap s’emporta.

— Ne m’interrompez pas tout le temps sinon je vous black-liste. Bon, pour je ne sais quelle raison, là n’est pas le sujet, Cimon fut condamné à mourir de faim dans sa prison. Et Péro, sa fille, obtint la permission de le visiter. Mais le vieux Cimon ne mourait pas et semblait même supporter assez bien le jeûne absolu auquel il était soumis.

Les gardiens vérifièrent que Péro ne lui apportait pas de nourriture, mais rien n’y fit. Cimon gardait bon pied bon oeil..

Dépourvus de caméra de sécurité, les gardiens se postèrent secrètement pour percer ce grand mystère et découvrirent que Péro, pendant ses visites, donnait le sein à son père.

— Non?

— Mais si! Et émus par cette histoire, entendez bien mon cher, émus vous dis-je, le préteur et les juges, libérèrent le prisonnier.  Beaucoup d’autres l’auraient égorgé sans autre forme de procès, pour que force reste à la justice et à ses décisions.  Passons!

–Et cette histoire fit-elle le buzz?

— Le buzz? Mais bien plus que ça. Janssens, Greuze, Zoffany, Mellin,  Rubens, van Baburen et beaucoup d’autres illustrèrent l’histoire édifiante sans pudibonderie et personne à l’époque, ni la société ni l’église n’y trouvèrent rien à redire. Cette dernière fut d’ailleurs souvent commanditaire de ces oeuvres. Même le grand Caravage, dans une tableau monumental, les Sept Oeuvres de Miséricorde, inclura  cette scène dans son tableau.

Jugez par vous même  et remarquez bien, enfin, que l’oeuvre la plus récente, une photographie de Max Sauto, date de 2012.

 

Anonyme - Ecole italienne - 17eme-siecle

 

Caritas Romana - Jan Janssens - vers 1650

 

Giovanni Domenico Cerini - Carita Romana 17eme siecle

 

Caritas Romana - circa 1767 - Jean-Baptiste Greuze

 

Caritas Romana - 1769 - Johan Zoffany

 

Caritas Romana - Charles Mellin - 17eme siecle

 

Caritas Romana - 1623 - Dirck van Baburen

 

Le Caravage - Les Sept Œuvres de miséricorde - 1607

 

Roman Charity - Max Sauco - 2012

Roman Charity – @ Max Sauco – 2012

Soulèvements au Jeu de Paume jusqu’au 15 janvier 2017

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Soulèvements au jeu de paume

« Ce qui nous soulève ? Ce sont des forces : psychiques, corporelles, sociales. Par elles nous transformons l’immobilité en mouvement, l’accablement en énergie, la soumission en révolte,
le renoncement en joie expansive. Les soulèvements adviennent comme des gestes : les bras se lèvent, les coeurs battent plus fort, les corps se déplient, les bouches se délient. Les soulèvements ne
vont jamais sans des pensées, qui souvent deviennent des phrases : on réfléchit, on s’exprime, on discute, on chante, on griffonne un message, on compose une affiche, on distribue un tract, on écrit un ouvrage de résistance.

… Chaque fois qu’un mur se dresse, il y aura toujours des « soulevés » pour « faire le mur », c’est-à-dire pour traverser les frontières. Ne serait-ce qu’en imaginant. Comme si inventer des images contribuait — ici modestement, là puissamment — à réinventer nos espoirs politiques. ( Georges Didi-Huberman, commissaire de l’exposition) »

 

Et il y aura toujours aussi des témoignages et des illustrations de ces éruptions. Ce sont eux que cette exposition formidable entend nous montrer en cinq chapitres:

• ÉLÉMENTS (DÉCHAÎNÉS)
• GESTES (INTENSES)
• MOTS (EXCLAMÉS)
• CONFLITS (EMBRASÉS)
• DÉSIRS (INDESTRUCTIBLES)

 

Gustave COURBET, Révolutionnaire sur une barricade (projet de frontispice pour Le Salut public), 1848, fusain sur papier. Musée Carnavalet — Histoire de Paris. © Musée Carnavalet / Roger-Viollet.

 

Manuel ÁLVAREZ BRAVO, Ouvrier en grève, assassiné, 1934, tirage gélatino-argentique. Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris © Musée d’Art moderne de la Ville de Paris / Roger Viollet © Estate Manuel Álvarez Bravo.

 

Pedro MOTTA, Natureza das coisas #024, 2013, série « Natureza das coisas », impression minérale sur papier coton. Collection particulière. Courtesy de l’artiste et galerie Bendana Pinel

 

JEU DE PAUME

1, PLACE DE LA CONCORDE · PARIS 8E · M ° CONCORDE
WWW.JEUDEPAUME.ORG

 

Mardi (nocturne) : 11 h-21 h
Mercredi à dimanche : 11 h -19 h. Fermeture le lundi

Dans l’Atelier – L’artiste photographié d’Ingres à Jeff Koons – Petit Palais jusqu’au 17 juillet 2016

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Petit Palais  jusqu’au 17 juillet 2016
Avenue Winston Churchill,  Paris 8ème
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h.

 

Henri Manuel Claude Monet dans son atelier à Giverny, vers 1920. Tirage gélatino-argentique. Paris, Collections Roger-Viollet / Parisienne de Photographie © Henri Manuel / Roger-Viollet

Henri Manuel Claude Monet dans son atelier à Giverny, vers 1920. Tirage gélatino-argentique. Paris, Collections Roger-Viollet / Parisienne de Photographie © Henri Manuel / Roger-Viollet

 

Tous les amateurs de portes ouvertes le savent, rien n’est plus mystérieux que l’atelier d’un artiste. Il s’y joue des épisodes proches de l’alchimie, d’autant plus mystérieux que, même en les visitant, on n’y voit pratiquement jamais l’artiste y travailler vraiment. Il y pose, il le fait visiter, il y montre ses oeuvres, mais que s’y passe-t-il au juste pendant l’acte de création?

Ce sont pour beaucoup des endroits singuliers où le peintre, le sculpteur, le maitre des lieux accumule et ordonne des objets censés incarner cette alchimie créative. Exposés savamment, ces fétiches sont censés participer, expliquer, évoquer, illustrer ce mystère troublant de la naissance d’une oeuvre.

Mais lui, l’artiste, qu’y fait-il? Comment vit-il dans ce bric-à-brac et ce bric-à-brac est-il la conséquence d’un bouillonnement vital ou d’une mise en scène?… ou des deux?

D’où notre fascination et notre curiosité insatiable.

Le photographe, comme les autres, a toujours essayé de percer ces mystères, ne faisant parfois que le renforcer en ajoutant sa propre vision « étrange ». Je vous ferai grâce du fameux principe de l’influence de l’observateur sur le phénomène observé, mais elle est évidemment essentielle, d’autant que beaucoup de photographes ne sont pas seulement des « enregistreurs d’images », Dieu merci.

Cette exposition passionnante rassemble donc depuis le 19ème siècle les regards des photographes sur les ateliers d’artistes, regards complices le plus souvent. Pas de présentation chronologique mais plutôt thématique, et c’est un choix judicieux qui nous permet de voir côte à côte des photos d’ateliers, d’artistes, de modèles, depuis la naissance de la photographie  jusqu’à aujourd’hui en une passionnante rétrospective. Dommage évidemment que la photo n’ait pas existé quelques siècles plus tôt dans les ateliers de Léonard de Vinci ou chez les peintres flamands.

Les trois thèmes développés dans les salles du petit Palais : l’artiste en majesté – la vie dans l’atelier et les méditations photographiques avec plus de 400 photographies pour approcher au plus près du processus de création de l’artiste, depuis Ingres, en passant par Picasso, Matisse, Bourdelle, Zadkine, Brancusi, jusqu’à Joan Mitchell, Miquel Barceló ou encore Jeff Koons.

 

Pour vous donner vraiment envie d’aller voir cette exposition, je vous ai mis de côté quelques photos mais aussi quelques photos de photos, (au secours ceci n’est pas une pipe!).

 

Joël Meyerowitz - L'atelier de Cézanne, Aix en provence, 2011

Joël Meyerowitz – L’atelier de Cézanne, Aix en provence, 2011

 

Maurice Guibert - Toulouse-Lautrec peignant « Au Moulin Rouge, la danse » - 1895

Maurice Guibert – Toulouse-Lautrec peignant « Au Moulin Rouge, la danse » – 1895

 

Charles Matton L’Atelier de Francis Bacon, 1986. Boîte (matériaux divers). Collection particulière. Photo Charles Matton © Adagp, Paris 2016

Charles Matton – L’Atelier de Francis Bacon, 1986. Boîte (matériaux divers). Collection particulière. Photo Charles Matton © Adagp, Paris 2016

 

Nu féminin dans l'atelier vers 1850 (daguerréotype)

Nu féminin dans l’atelier vers 1850 (daguerréotype)

 

Camille Claudel et Jessie Lipscomb dans leur atelier, 117 de la rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, 1887. Tirage gélatino-argentique Paris, musée Rodin © Musée Rodin, Paris / William Elborne

Camille Claudel et Jessie Lipscomb dans leur atelier, 117 de la rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, 1887. Tirage gélatino-argentique Paris, musée Rodin © Musée Rodin, Paris / William Elborne

 

Gautier DEBLONDE photographié devant "L'atelier de Miquel Barcelo à Paris, 2012"

Gautier DEBLONDE photographié devant « L’atelier de Miquel Barcelo à Paris, 2012 »

Petit Palais : Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h.

Mosko en solo fait le show – Cabinet d’Amateur jusqu’au dimanche 10 avril 2016

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Les flash d’information vous donnent un peu la gueule de bois? Vous avez envie de vous redresser, de bomber le torse, de respirer un peu d’air frais et de vous étirer ? J’ai ce qu’il vous faut. Mosko fait son show en solo au Cabinet d’Amateur jusqu’au 10 avril 2016. Regardez bien ces pochoirs, leur technique s’est enrichie… Et du coup notre plaisir aussi.

Le cabinet d’amateur
12 rue de la Forge Royale 75011 Paris

du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures
le dimanche de 14 heures à 17 heures

 

Mosko - Tigre allogé - Technque mixte et pochoir sur métal - 45 x 93 cm

 

 

Konny Steding . Why do you avoid yourself?

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Hey Konny Steding… Why do you avoid yourself?  I mean you almost refuse your own existence. It is just easier.

 

Ce qui ne semble pas très facile, en tous cas, c’est de coller son affiche. On sent bien que celle là a été placardée un peu à l’arrache et que quelque chose ou quelqu’un a dérangé Konny. Franchement, si vous reconnaissez l’endroit, sinistre et malodorant, un peu de déco  ne peut que le rendre plus accueillant. On devrait même réserver quelques piliers à Konny. Une pétition sur change.org? Non je blague… Quoique.

 

Konny Steding rue St Merri - why do you avoid yourself I mean you almost refuse your own existence it is just easier

L’Atelier en plein air – Les Impressionnistes en Normandie – Jacquemart-André jusqu’au 25 juillet 2016

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L'atelier en plein air - Les impressionnistes en Normandie

 

Le printemps arrive, l’appel de la plage et des bains de mer se fait pressant, que diriez-vous d’aller admirer l’exposition consacrée aux Impressionnistes en Normandie, histoire de bien vous mettre dans l’ambiance?

D’autant que le musée Jacquemart-André a réuni pour l’occasion une cinquantaine d’oeuvres très intéressantes, qui montrent l’évolution parallèle de la peinture des impressionnistes et l’émancipation en bord de mer de la société aisée de la fin du 19ème siècle. Evolution parallèle qui ravivera cette discussion sans fin sur l’artiste et l’argent, sur l’acheteur aisé, mais s’il n’était pas aisé il ne serait pas acheteur, et de son influence sur les sujets des oeuvres.

Les impressionnistes aimaient par dessus tout le ciel, la nature, les reflets de la lumière dans l’eau, et surtout s’installer dehors pour peindre. L’engouement de la riche bourgeoisie française et anglaise pour pour les bains de mer et la Normandie, proche de Paris et de l’Angleterre, sera une aubaine.

Les peintres se précipitent sur les plages et dans les campagnes, émerveillés par la qualité mouvante de la lumière et de l’eau, et suivent pas à pas la transformation des paysages, d’abord purement agricoles et maritimes, pour devenir peu à peu urbains-chics comme on dirait aujourd’hui. Les plages se tapissent de planchers, les cabines à rayures colorent le paysage, remplaçant peu à peu les charrettes de varechs et les horizons déserts de ces plages immenses. Tout le monde, celui qui compte, y vient, la reine Victoria avec sa cabine personnelle, les femmes en crinoline et les messieurs en habit, tandis que quelques courageux se risquent aux premiers bains. On tapisse le sable de planches pour la promenade et les pêcheurs observent de loin, comme étrangers, ces nouveaux venus qui semblent, qui sont chez eux. Le monde bascule et les peintres peignent des merveilles.

 

 

Musée Jacquemart-André
158 boulevard Haussmann, 75008 Paris

L’Atelier en plein air – Les Impressionnistes en Normandie –  jusqu’au 25 juillet 2016

Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
Nocturne le lundi jusqu’à 20h30 pendant l’exposition
Site Internet
www.musee-jacquemart-andre.com

L’ART ET L’ENFANT. CHEFS-D’OEUVRE DE LA PEINTURE FRANÇAISE au Musée Marmottan du 10/03 au 03/07/2016

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Musée Marmottan - l'Art et l'Enfant

 

C’est une très intéressante exposition  » L’Art et l’enfant – Chefs-d’œuvre de la peinture française  » que nous présente le musée Marmottan Monet du 10 mars au 3 juillet 2016. Elle fait partie des expositions transerversales dont le musée s’est fait une spécialité et dont nous avions particulièrement apprécié La Toilette Naissance de l’Intime.

Signées Le Nain, Philippe de Champaigne, Chardin, Greuze, Corot, Daumier, Millet, Manet, Cézanne, Monet, Morisot, Renoir, Bastien-Lepage, Pelez, Bonnard, Vallotton, Maurice Denis, Matisse, Picasso, Chaissac, Dubuffet… près de soixante-quinze œuvres provenant de collections particulières et de musées français et étrangers sont réunies ici pour l’occasion.

Collaboration entre historiens et historiens de l’art, cette exposition retrace l’histoire du statut de l’enfant du 14ème au 20ème siècle. Et c’est un peu une visite en miroir qui nous attend, un aller et retour permanent entre notre propre connaissance de l’état d’enfant, après tout nous avons tous été le sujet de cette exposition, et sa représentation artistique, reflet de la société de son temps.

Première constatation, les premiers siècles concernés ne nous montrent pas d’enfants, ou alors l’enfant Jésus ou les héritiers du royaume, absolument improbables dans leur costume et leur posture. Nous sommes alors dans une société où l’espérance de vie est de 35 ans, très  paysanne et très pauvre. Les artistes n’existent que pour les commandes que la noblesse ou le clergé leur passent et il s’agit alors soit d’édifier et d’instruire ou d’affirmer son autorité.

Quand il est représenté avec des adultes, l’enfant est au second plan, harnaché, comme l’élément d’avenir de la lignée familiale. Rien de réaliste ici, seulement la mise en tableau d’une volonté politique ou religieuse, comme ce portrait en pied du futur Louis XIV vers 1640, où le petit prince avait alors deux ans.

 

Louis XIV en 1640, anonyme

 

Ou encore celui de cet enfant mort,  épisode banal de l’existence à cette époque où un enfant sur deux meurt avant la fin de sa première année, et dont l’intérêt est juste de prendre sa place dans  l’arbre généalogique familial.

 

6_anonyme_anciennement_attribue_a_philippe_de_champaigne_portrait_d_un_enfant_mort_web

 

Vient alors le dix-huitième siècle qui va profondément changer la perception et la représentation de l’enfance et progressivement de l’enfant. L’éducation devient une priorité et l’enfant l’objet d’attentions, l’objet de tendresse, et toujours le reflet des
idées de la société. Comment comprendre, sinon, les images d’épinal et les représentations de ces enfants jouant à la guerre ou participant aux révoltes du dix-neuvième siècle

 

 La précaution maternelle - 1855 - Jean-François Millet (détail)  Jeune femme allaitant son enfant - 1777 - Louis Roland Trinquesse

 

 La leçon de géographie 1806 - Anne Louis Girodet-Trioson   La leçon de tricot (détail) - 1869 - Jean-François Millet

Les petits patriotes (détail) - 1830 - Philippe Auguste Jeanron  pe au clairon - 1870 - eva gonzales

 

Le Ballon 1899 de Félix Valloton

 

Picasso Pablo (dit), Ruiz Picasso Pablo (1881-1973). Paris, musée Picasso. MP1990-36.

 

Et pour le vingtième siècle, nous découvrons les dessins d’enfants eux mêmes qui inspireront nombre d’artistes, volontairement ou non, et d’autres oeuvres qui mettent en scène cette enfance. Gardons-nous d’y voir un aboutissement, la société n’en a pas fini avec nos premières années et peut être est-ce même le contraire. Toutes les avant-gardes ne tardent pas  à s’enfoncer dans la conformité du temps passé, comme notre propre enfance d’ailleurs.

Vous l’avez compris, j’ai beaucoup aimé cette exposition.

 

Les sections de l’exposition

Section 1 16ème et 17ème siècles : l’Enfant, maillon d’une lignée
Section 2 18ème siècle : l’Enfant des philosophes
Section 3 1790-1830 : Survivances de l’Ancien Régime
Section 4 Après 1789 (1830-1918) : l’Enfant aux armes
Section 5 1830-1870 : l’Enfant du peuple
Section 6 1870 – 1900 : Enfances contrastées
Section 7 A l’aube du xxe siècle : le dessin d’enfant et les avant-gardes

 

 

Exposition 10/03 au 03/07/2016

2, rue Louis-Boilly
75016 Paris
Métro : La Muette – Ligne 9

www.marmottan.fr

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 21h
Fermé le 1er mai

Ernest Pignon-Ernest – « Si je reviens » Pasolini, 2015 – galerie Openspace 12 dec au 23 janvier 2016

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Ernest Pignon-Ernest - Si je reviens - Pasolini 2015 - galerie Openspace 12 dec au 23 janvier 2016

 

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ERNEST PIGNON-ERNEST
« SI JE REVIENS », PASOLINI, 2015
EXPOSITION – du 12 décembre 2015 au 23 janvier 2016VERNISSAGE samedi 12 décembre 2015 entre 18h et 21h
Le vernissage sera animé par une séance de dédicace avec l’artiste.GALERIE OPENSPACE – 116, boulevard Richard Lenoir, Paris 11e

La galerie fermera ses portes le samedi 19 décembre à 19h et rouvre ses portes mardi 5 janvier 2016

Gérard LAURENT : Portes Ouvertes Galerie la Panse de l’Ours du vendredi 20 au dimanche 21 novembre 2015

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Comme chaque année les artistes de l’association d’Anvers aux Abbesses ouvrent leurs portes en novembre. Et cette année les dates retenues sont les vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 novembre.

J’ouvrirai donc toute grande la porte unique de mon atelier « La Panse de l’Ours » . Vous pourrez vous y précipiter sans risquer de trouver porte close. Quelques méchantes langues murmurent que cela les changera.

La Panse de l’Ours
8 rue la Vieuville Paris 18
Métro Abbesses

Vernissage le vendredi 20 novembre de 18h 21h
Exposition les samedi 21 et dimanche 22 novembre de 11 à 20h

A bientôt

Gérard LAURENT

Téléchargez ici le plan des Portes ouvertes d’Anvers aux Abbesses avec toutes les adresses des ateliers
et ici une plaquette qui vous en dit un peu plus sur l’association et son déroulement.

Le site de l’association Anvers aux Abbesses

Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand palais jusqu’au 11 janvier 2016

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Elisabeth Louise Vigée Lebrun - Grand Palais 23 sept au 11 janvier 2016

Vous aimez les selfies? Bien sûr. Tout le monde aime finalement se regarder la binette. Aujourd’hui, rien de plus simple, on attache son portable à une canne et on sourit niaisement devant la pyramide du Louvre.

Mais à la fin du 18ème siècle, l’autoportrait était réservé à ceux qui savaient dessiner ou peindre et, alors comme aujourd’hui, ce don n’était guère accessible qu’à une petite, très petite minorité d’artistes ayant du talent.

D’où le succès d’ Elisabeth Louise Vigée Le Brun, qui passa sa vie, le plus souvent en exil, à tirer le portrait de ses contemporains.

On pourra en admirer beaucoup (130) du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016 au Grand Palais.

Petit bande annonce :

Tous les détails sur cette expo ici, adresse, horaires, etc. sur le site du Grand Palais

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