Ursula Schulz-Dornburg – Zone Grise / The Land in Between – MEP


Ursula Schulz-Dornburg : Zone Grise / The Land in Between
Maison Européenne de la Photographie
Exposition du 4 décembre 2019 au 16 février 2020
Maison Européenne de la Photographie (site)

5/7 rue de Fourcy Paris 4e (carte)
expositions : Ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 20h

La Mep présente en cette fin 2019 une exposition importante de la photographe Ursula Schulz-Dornburg:  Zone Grise / The Land in Between.

Ce fut une découverte pour moi, en deux temps d’ailleurs : un recul d’abord devant ces photos austères, en noir et blanc sans personnages ou quand il y en a, immobiles, aussi immobiles que le paysage ou le décor qu’ils illustrent.

Je pensais en avoir fini avec ces photos mais j’y suis revenu lors d’une seconde visite, tant elles me revenaient en mémoire, comme insatisfaites de mon impression première. Et là j’ai reparcouru chaque série, avec attention, obstination presque. Photos parfaites, documentaires en ce sens qu’elles sont prises sans effet, à plat dirait-on, mais avec une rigueur et une justesse implacable.

Parmi les quelques photos données ici, remarquez celles de ces zones d’attente des arrêts de car, ces espaces où on attend d’aller ailleurs et où on est déjà un peu plus loin que le départ sans l’avoir vraiment quitté encore.

Toutes les photos de ces séries parlent de ces frontières imprécises, géographiques, mentales, politiques, environnementales parfois, qui marquent un déséquilibre immobile très déroutant. A voir et méditer.

C’est jusqu’au 16 février 2020


Paris Photo 2019 : Mari Katayama


PARIS PHOTO 2019
du 7 au 10 novembre 2019
Grand Palais, Avenue Winston Churchill
75008 Paris (
carte)
De 12h à 20h du jeudi 7 au samedi 9 novembre
De 12h à 19h le dimanche 10 novembre
Billet plein tarif semaine 30€ – Billet plein tarif week-end 32€
Billet After Work 25€ – Billet tarif réduit 15€
Catalogue 25 €

Mari Katayama (stand Galerie Sage C33)

Lieu prestigieux – le Grand Palais – galeries prestigieuses aussi, venant du monde entier, présence de la presse spécialisée et des éditeurs, prix d’entrée spectaculaire – 30 euros la semaine et 32 euros le week end-, ce grand rendez-vous que constitue Paris Photo reste fidèle à lui-même, indispensable et… comment dire, un peu superficiel.

J’entends déjà les haussements de sourcils (oui, oui on les entend bien) et les murmures (qui c’est celui là, il a une drôle d’allure ce mec là …), mais je m’ennuyais un peu en parcourant les allées sous la verrière du Grand Palais, digne à elle toute seule, heureusement, de justifier le déplacement.

Beaucoup de tentatives que je trouvais un peu désespérées d’être originales, photo de paysage prise à travers une boite de conserve, paysage et boite sans grand intérêt, photos sur pied de croisées à différentes heures de la journée et alignées comme à la parade (et comme la cathédrale de Rouen?), bref rien qui parvenait à m’émouvoir vraiment.

Et je tombai alors sur le stand de la galerie Sage et les photos sortilèges de Mari Katayama, photographe que je ne connaissais pas, alors qu’il semble bien que le monde entier la connaît, comme une recherche sur internet à mon retour dans mes pénates me le fit vertement savoir.

 

Premier choc : cette photo là .

On the way home #005 – 2016 – @ Mari Katayama Courtesy galerie Sage

Et juste à côté, une table avec une espèce d’amas de tissus et de dentelles, plein de bras et de mains difformes comme autant de tentacules, celui-là même dans lequel s’était glissé la jeune femme au visage grave et juvénile pour la photo.

Et tout de suite derrière une seconde photo prise sur un pont qui donne la clé tout en renforçant l’émotion du spectateur :

On the way home #001 – 1976 – @Mari Katayama Courtesy – Galerie Sage

Quelques photos encore pour vous donner envie, vraiment, d’aller sur le stand de la Galerie Sage admirer les photos de Mari Katayama.

Et enfin un extrait de la plaquette sur le stand de la Galerie Sage :

« Née avec des handicaps physiques, Mari Katayama qui présente son travail à la fois au Pavillon Central et à l’Arsenal de la Biennale de Venise 2019, a choisi à l’âge de neuf ans d’être amputée de ses deux jambes. Depuis elle a transcendé sa condition physique au travers des œuvres qu’elle crée, utilisant son propre corps comme une sculpture vivante.

Dans ses autoportraits photographiques, Mari Katayama explore les nombreux défis auxquels elle doit faire face du fait de sa condition physique et de son identité, essayant de retracer les souvenirs de ses frustrations enfantines. Katayama nous invite à prendre en considération sa propre réalité, essayant de nous amener à reconnaître les forces qui ont modelé son idéal esthétique physique. Les séries de photographies de Mari Katayama offrent une réflexion puissante sur les défis physiques et les peurs psychologiques auxquels elle doit faire face chaque jour. Ses travaux permettent au spectateur de s’associer émotionnellement à son monde dans lequel l’image d’un corps en morceaux et le phénomène des membres fantomatiques sont profondément ressentis.

Remarquablement, Mari Katayama n’a jamais eu l’intention de devenir une artiste. La photographie a été pour elle une façon d’avoir une conversation avec le spectateur et les objets en peluche incrustés de dentelle, de coquillages, de cheveux et de cristaux qui accompagnent souvent son travail n’ont  été créés que pour     son propre amusement.

Aujourd’hui son travail a été plus que remarqué par des collectionneurs et conservateurs (Simon Baker de la Maison Européenne de la Photographie en particulier) en Europe et en Amérique. »

Un ami m’a demandé pourquoi je n’avais photographié Mari Katayama… En fait je n’ai pas osé. Et à la réflexion, j’ai eu raison: cette jeune femme se photographie elle-même avec tant de choses à dire et de talent que ma pauvre photo n’aurait eu aucun sens, sauf peut-être d’être indécente.

 


CHINE 1948-1949 et 1958 – HENRI CARTIER-BRESSON


HENRI CARTIER-BRESSON – CHINE, 1948-1949 / 1958
Exposition du 15 octobre 2019 au 2 février 2020
FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON
79 RUE DES ARCHIVES 75003 PARIS (carte)

Du mardi au dimanche : 11h – 19h
Plein tarif 9 € / Tarif réduit 5 €

 

Gold Rush. En fin de journée, bousculades devant une banque pour acheter de l’or. Derniers jours du Kuomintang, Shanghai, 23 décembre 1948. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

« Le 25 novembre 1948, Henri Cartier-Bresson reçoit une commande du magazine Life pour faire un reportage sur les « derniers jours de Pékin » avant l’arrivée des troupes maoïstes. Venu pour deux semaines, il restera dix mois, principalement autour de Shanghai, assistant à la chute de la ville de Nankin tenue par le Kuomintang, puis contraint de rester à Shanghai sous contrôle communiste pendant 4 mois, et quittant la Chine quelques jours avant la proclamation de la République populaire de Chine du 1er octobre 1949. »

Il y retournera en 1958 au moment du  lancement du « grand bond en avant ».

Cette superbe exposition rend compte de ces deux séjours avec 114 tirages
originaux de 1948-1949, 40 tirages de 1958, et de nombreux documents d’archives.

J’ai eu le privilège d’écouter François Hébel, le directeur du Centre, et Michel Frizot et Ying-lung Su, les commissaires de l’exposition, commenter le travail ayant permis de présenter ces photos, les planches contacts et les journaux de l’époque réunis dans une scénographie remarquable.

On a ici la conjonction d’événements exceptionnels dans un pays qui reste pour beaucoup un mystère et un objet de fascination, avec des contraintes (ou des atouts?) techniques que nous avons oublié, le tout photographié par un photographe hors du commun.

En regardant une des plus célèbres photographies « Gold Rush » et sa légende, il faut se souvenir que le photographe prenait ses photos et ne les regardait pas bien entendu : pas d’écran sur son appareil, pas d’ordinateur à l’hôtel et pas de développement sur place.  Notes, tapées à la machine le soir sur papier pelure, et pellicules étaient expédiées directement à New York où les photos étaient ensuite choisies et légendées par l’agence et fournies aux journaux et magazines qui en assuraient la mise en page, choisissaient les titres et les commentaires.

A ce propos, une des plus célèbres photographe de cette série est évidemment « Gold Rush » présentée plus haut, très intéressante puisqu’il s’agit de la 37ème photo d’une pellicule de 36, et que Henri Cartier Bresson n’avait pas documentée, incertain sans doute de l’avoir prise. La photo 36, très différente, ne permet pas d’identifier l’endroit ni les acteurs de la photo suivante avec certitude.  La légende de la photo a donc été écrite après le développement comme étant la plus probable…

On dit aussi que Henri cartier Bresson ne retouchait pas ses photos et c’est évidemment le cas pour toutes celles présentées ici : il ne les verra qu’à son retour en France et plusieurs mois après leur publication dans la presse.

Ce ne sont que quelques aspects passionnants de cette exposition qu’il faut aller voir dans les locaux magnifiques de la rue des Archives que la fondation occupe maintenant depuis quelques mois .

Près de la Cité interdite, un simple d’esprit dont la fonction est d’accompagner les mariées en palanquin, Pékin, décembre 1948. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Cette photo était jusqu’ici présentée comme représentant un eunuque de l’ancienne cour impériale. Le terme anglais utilisé par HCB pouvant prêter à confusion, des recherches sur l’endroit exact de la prise de vue, les vêtements du personnage,  ont conduit Michel Frizot et Ying-lung Su à remettre en cause cette légende et à requalifier l’eunuque en simple d’esprit.

À l’entrée d’une taverne, Pékin, décembre 1948.
© Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

 

Deux vieillards lisent les journaux placardés dans la rue. Pékin, décembre 1948 (Epreuve/Print, ca 1970) © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres


Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres
Exposition du 5 octobre 2019 au 27 octobre 2019
Place du Palais Royal en plein air (carte)

Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres J’ai découvert Nicolas Henry il y a quelques années à la Little Big Galerie, rue Lepic et ensuite à Arles où Constance Lequesne, la directrice de la galerie prend  ses quartiers d’été. Et j’avais adoré ce photographe et ses compositions spectaculaires, colorées et minutieuses  qu’il encadre lui même avec des bois récupérés.

Pour ses 70 ans, l’association Emmaus a fait appel à lui pour une exposition hors normes, et en plein air, sur la place du palais Royal mettant en scène la diversité et le parcours des personnes accompagnées par l’association.

On y retrouve des compositions plus anciennes, mais qui s’inscrivent parfaitement dans la même démarche, comme si la rencontre de Nicolas Henry et le mouvement de l’Abbé Pierre était inévitable et programmée.

 

A voir d’urgence

Nicolas Henry : Le Goût des Autres

Nicolas Henry : Le Goût des Autres

Nicolas Henry : Le Goût des Autres

 


Raymond DEPARDON – 1962-1963 – Photographe militaire


Raymond DEPARDON – 1962-1963 – Photographe militaire
Exposition du 1er octobre 2019 au 30 janvier 2020
Musée du Service de santé des armées – École du Val-de-Grâce – 1 place Alphonse Laveran – 75005 Paris (carte)
Du mardi au jeudi et le week-end de 12h à 18h
Fermé les 10 octobre, 25 décembre et 1er janvier

Raymond Depardon commentant cette photo de lui, jeune soldat, pendant son reportage consacré à la vie quotidienne de l’escorteur Le Picard, Toulon 1962-1963

« Le musée national du Service de santé des armées, l’Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) et la Direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA), présentent, en étroite collaboration avec l’artiste, une sélection de près de 100 photographies prises pendant son service militaire entre juillet 1962 et août 1963.
Raymond Depardon est alors affecté comme photographe à la rédaction du magazine des armées Terre Air Mer (TAM), le « Paris Match militaire ». Il y réalise plus de 2 000 photographies, conservées et intégralement numérisées à l’ECPAD (agence d’images de la Défense).

Ce corpus de jeunesse, jamais présenté, met en lumière une autre facette de la carrière de Raymond Depardon et illustre la genèse d’un regard dont la richesse du parcours est aujourd’hui mondialement saluée. »

 

Il faut voir cette exposition:

Pour retrouver d’abord les images quotidiennes de ces années si proches et qui parfois nous semblent déjà appartenir à un monde disparu et presque fantasmé;

Pour confirmer ce que Raymond Depardon dit lui-même en regardant ses photos prises alors qu’il avait juste 20 ans : « Tout était déjà là » et, au-delà de la technique et des progrès (vraiment?) du matériel, l’oeil ne change pas réellement;

Pour le plaisir surtout, le plaisir de regarder ces 100 photos  qui sont notre passé récent et nous émeuvent comme celles d’un album de famille.

 


Berthe Morisot au Musée d’Orsay jusqu’au 22 septembre


Il ne reste que quelques jours pour aller admirer (découvrir parfois) cette artiste majeure de l’impressionnisme, très amie avec Edouard Manet et mariée avec Eugène Manet, et reconnue par ses pairs comme une des leurs. C’est elle, avec Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Camille Pissarro, Edgar Degas qui fondera le groupe d’avant-garde les « Artistes Anonymes Associés », qui allait devenir la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs.
Une femme belle, souvent peinte par Manet d’ailleurs et l’exposition nous en présente quelques portraits, mais aussi une peintre admirable, que demander de plus?

Comme cette exposition est très populaire, je ne saurais trop vous recommander d’acheter des billets coupe file qui vous épargneront la longue file d’attente à l’extérieur du musée. hélas, l’affluence ne vous sera pas épargnée dans les salles qui bordent la nef magnifique d’Orsay. Vous aurez le choix de piétiner devant chaque toile ou de les admirer d’un peu plus loin, par dessus les têtes. Mais, n’est-ce pas, on n’a rien sans rien.

Lecture au cas où : »Berthe Morisot, Le secret de la dame en noir », Dominique Bona chez Grasset

 


Back Side – Dos à la Mode – Musée Bourdelle


Back Side – Dos à la Mode
Exposition du 5 juillet au 17 novembre 2019
18 rue Antoine Bourdelle – 75015 Paris (carte)
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.

Une expo qui offre un regard inédit sur les oeuvres de Bourdelle, en présentant une savante mise en scène de ses sculptures, de vêtements créés par les plus grands noms de la haute Couture et de photos de jean loup Sieff. Ou comment évoquer notre dos, musculeux et masculin pour le sculpteur, féminin et divinement mis en valeur par les couturiers et le photographe. Une délicieuse promenade esthétique et sensuelle (Oui, Mireille Darc y sera évoquée, rassurez-vous…)
Le dos qu’on regarde, qu’on oublie, qu’on fait ployer sous les charges, qu’on dénude, qu’on marque ou qu’on entrave, ces dos là nous suivent constamment.


Expos d’été à la Mep : A dark Thread (Henry Wessel) – Fil Noir (collection Mep)


Henry Wessel : A Dark Thread
Fil Noir – collection de la Mep
Maison Européenne de la Photographie
Exposition du 5 juin au 28 août 2018
Maison Européenne de la Photographie (site)

 5/7 rue de Fourcy Paris 4e (carte)
expositions : Ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 20h

Les rendez-vous réguliers pour les nouvelles expos de la Mep sont devenues des incontournables. Nous en avons retenu deux pour cet été.

Henry Wessel

« L’exposition  met en lumière trois séries.
À l’instar d’un story-board, Incidents suit l’ordre précis constitué par Henry Wessel, selon un procédé de correspondances visuelles qui lui était cher.
Sunset Park rassemble des prises de vue nocturnes, invitant à une plongée dans l’ambiance mystérieuse des nuits californiennes.
Enfin, toujours en suivant un jeu de rapprochements visuels, Henry Wessel avait commencé, avant son décès en septembre 2018, à reconstituer avec les équipes de la MEP la troisième série de l’exposition : A Dark Thread, présentée sous cette forme pour la première fois.
Son univers unique et mystérieux se retrouve dans l’ensemble des ses images, comme un « fil noir » les liant les unes aux autres. »

C’est une oeuvre assez singulière qui nous est présentée ici, photos quotidiennes, mais qui feront stationner longtemps devant chacune les amoureux des grosses voitures, des étendues désertiques et des nuits forcément singulières passées dans les motels . Difficile de nous désintoxiquer de cet imaginaire là!

Fil Noir (collection Mep)

Henry Wessel aimait réunir des photos proches par leur esthétique ou leur discours et les afficher au long d’un « fil noir »

C’est  ce qui a présidé à ce projet formidable de sortir des riches archives  de la Mep des « photos liées » pour nous proposer des ébauches d’histoires qui nous plongent chaque fois dans un univers particulier.

Parfois, un photographe tient le discours seul, parfois ils sont plusieurs à participer à l’énoncé dans un cadavre exquis photographique passionnant.

Noir aussi, le roman n’est jamais loin de ces ébauches, tout comme le polar ou le fait divers, la ville et ses rues pleines d’encre, ses bars interlopes, ses visages à la serpe au son de notes de jazz résonnant dans  la nuit.

L’occasion de retrouver des  photographes illustres, et réunis pour l’occasion, Brassaï, Doisneau, Weegee, kertesz, Sabine Weiss, Robert Franck, Larry Clark, ….

 


Petit Palais : Paris Romantique, 1815-1848


Paris Romantique, 1815-1848
Exposition du 22 mai au 15 septembre 2019
Avenue Winston-Churchill – 75008 Paris (carte)
Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h.

Quelle époque, quelle incroyable succession d’événements, politiques, sociaux, artistiques! Si vous avez envie de vous plonger dans ce demi-siècle de bouleversements qui nous interpelle directement par sa vitalité, son actualité et sa violence et sa surprenante mélancolie, cette exposition est pour vous.
Magistralement mis en perspective, tableaux, costumes, lithographies, statues, livres rares sont judicieusement rassemblés dans les salles du petit Palais, un lieu magique dont la délicatesse architecturale semble avoir été pensée tout exprès.

Vous pourrez ensuite si le temps s’y prête aller vous asseoir au café restaurant jardin parmi les chants d’oiseaux et les effervescences florales du jardin en arc de cercle de palais.

Un enchantement!

« La scénographie de l’exposition propose une ballade dans le Paris romantique qui fait alterner lieux extérieurs et intérieurs. Elle s’effectue sur le temps d’une journée, du petit matin avec l’évocation des appartements des Tuileries jusqu’à la nuit tombée avec les salles de spectacles des Grands Boulevards. Les heures du jour seront rendues sensibles par la lumière qui varie tout au long du parcours accompagnant la progression dans l’espace et dans le temps. Elle renforce l’immersion du visiteur dans les décors du XIXe siècle, extérieurs et intérieurs qu’il traverse.

Les couleurs, la lumière, les décors donnent une identité immédiate à chaque lieu : les espaces extérieurs ont des tonalités urbaines ton pierre, rehaussé de détails graphiques vieil or ou acier noir. La lumière est celle du jour, dans ses variations horaires. Les espaces intérieurs ont des tonalités évocatrices, conformes aux goûts de l’époque. La lumière du jour y pénètre par les portes, les fenêtres, les verrières. Un éclairage chaud le complète.

Les séquences chronologiques 1815, 1830, 1848 font rupture. L’éclairage y est homogène et discret.« 


Art Contemporain – Street Art – Place saint Sulpice les 25 et 26 juin 2018


Une petite respiration pour fêter l’été qui cette fois semble vouloir être aussi de la partie.

Un vernissage cool le lundi 25 à 18h
Des tirages 40 x60 plein cadre
Plein de petits formats à consommer sans tarder tant qu’il en reste…

What else?

Place Saint Sulpice, emplacement 419, à droite de la place en regardant l’église.

Lundi 25 de 15 à 22 heures
Mardi 26 de 11 à 20 heures

Je serai ravi de partager tout ça avec vous.

Art Contemporain - Street Art - Gérard LAURENT expose place saint Sulpice les 25 et 26 juin 2018