Musée Carnavalet – Henri Cartier-Bresson : Revoir Paris

Henri Cartier-Bresson: Revoir Paris
Musée Carnavalet
Exposition jusqu’au dimanche 31 octobre 2021
23, rue de Sévigné Paris 3e (carte)
expositions :Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h – Plein tarif : 11€ – Tarif réduit : 9€

La réservation en ligne d’un billet d’entrée horodaté est obligatoire
sur la page du Musée Carnavalet

Après quatre années de restauration, le musée Carnavalet rouvre ses portes.

Ce musée tient une place à part à Paris. Situé en plein coeur du Marais, il occupe deux hôtels du 3ème arrondissement, l’hôtel de Carnavalet et l’hôtel Le Pelletier. C’est un musée municipal consacré à l’histoire de Paris et d’ailleurs son nom officiel et complet est « Musée Carnavalet – Histoire de Paris », même si les habitués le tutoient familièrement et vont « à Carnavalet » comme on visiterait un ami.
C’est le photographe Henri Cartier-Bresson qui a été choisi pour la réouverture du Musée, en mettant l’accent sur ses relations avec Paris, « sa ville » qui vit ses premieres déambulations, ses premiers clichés et lui fut un ancrage permanent entre ses nombreux voyages.

J’avais adoré en 2019 l’exposition CHINE 1948-1949 et 1958 à l’occasion de l’installation de la fondation Cartier-Bresson rue des Archives.

Celle présentée aujourd’hui au Musée Carnavalet est toute aussi passionnante. On y retrouvera le promeneur qui arpentait la ville et ses faubourgs, le reporter de la Libération, celui de 1968, mais aussi, aspect moins connu, le portraitiste qui transformait ses modèles célèbres en simples promeneurs croisés « par hasard ».

Bref, c’est l’instant décisif pour retenir votre heure de visite, prenez votre masque et filez voir et revoir cette magnifique exposition.

Après votre visite, ne vous privez pas de flâner dans les salles des collections permanentes, où d’autres merveilles vous attendent. Rassurez-vous vous n’en viendrez pas à bout, cela vous fera une excellente raison pour y revenir.

La Salle de Bal de l’hôtel de Wendel, acquise en 1981 et remontée dans l’hôtel Le Peletier du musée Carnavalet
Reconstitution du décor de la boutique du bijoutier Fouquet décorée par Alphonse Mucha

Musée de l’Orangerie : Magritte/Renoir – Le surréalisme en plein soleil

Magritte/Renoir – Le surréalisme en plein soleil
Musée de l’Orangerie
Exposition jusqu’au 19 juillet 2021
Jardin des Tuileries -Place de la Concorde
75001 PARIS +33 (0)1 44 50 43 00

Consulter le site de l’Orangerie pour réserver votre place ou directement la Billeterie.

L’occasion de découvrir la période Renoir (entre 1941 et 1943) de René Magritte dite aussi « Plein Soleil » pendant laquelle il utilise la technique impressionniste  pour s’inspirer des oeuvres de Renoir, « le peintre du bonheur ». Sans doute aussi « pour conjurer les horreurs, le chaos et l’expérience de l’exil durant la seconde guerre mondiale ».

 

Street Art Exposition Collective Galerie Brugier Rigail jusqu’au 29 août 2020

/// EXPOSITION COLLECTIVE /// jusqu’au 29 août 2020 à la Galerie Brugier-Rigail Paris

STENCIL POWER
Artiste-Ouvrier – Guy Denning – Miss Tic – Monkeybird – Nick Walker – Speedy Graphito

📍Galerie Brugier-Rigail : 40, rue Volta – 75003 Paris

Miss Tic - Expo Collective Galerie Brugier Rigail

Sabine Weiss : Une Vie de Photographe – Le Kiosque de Vannes –> 6 septembre 2020

Sabine Weiss : Une vie de photographe
Vannes – Le Kiosque
Exposition jusqu’au 6 septembre 2020 – Le Kiosque – Espace d’exposition dédié à la photographie (infos)
Quai Eric Tabarly -56 000 Vannes (carte)
expositions :Ouvert tous les jours : 10h-13h / 14h-19h – Entrée gratuite

Le site de Sabine Weiss

Juste après le déconfinement, ma première visite fut l’exposition du Kiosque de Vannes consacrée à Sabine Weiss . A ne pas rater si vous passez par le Morbihan.

« L’exposition « Sabine Weiss, une vie de photographe » a été spécialement recréée pour le Kiosque à partir de l’exposition réalisée par le Jeu de Paume et présentée au Château de Tours en 2016, sous le commissariat de Virginie Chardin, historienne de la photographie.

Cette exposition retrace le parcours artistique de Sabine Weiss à travers sept thèmes emblématiques du travail de la photographe : Paris, Les Etats-Unis, Enfances, l’Europe, la Mode, Portraits d’artistes et Solitudes.

En complément de l’exposition, une sélection de photographies sur la Bretagne des années 50 par Sabine Weiss sera présentée en grands formats à l’extérieur à côté du Kiosque. »

 

Rue Edmond-Flamand, Paris, 1952 © Sabine Weiss
Rue Edmond-Flamand, Paris, 1952 © Sabine Weiss
Romy Schneider, Paris, 1960 © Sabine Weiss
Romy Schneider, Paris, 1960 © Sabine Weiss
Les lavandières, Bretagne, 1954 © Sabine Weiss
Les lavandières, Bretagne, 1954 © Sabine Weiss
L’homme qui court, Paris, 1953 © Sabine Weiss
L’homme qui court, Paris, 1953 © Sabine Weiss
Feux de Bengale, Naples, Italie, 1955 © Sabine Weiss
Feux de Bengale, Naples, Italie, 1955 © Sabine Weiss
Enfant perdu dans un grand magasin, New York, 1955 © Sabine Weiss
Enfant perdu dans un grand magasin, New York, 1955 © Sabine Weiss
Anna Karina pour la marque Korrigan, 1958 © Sabine Weiss
Anna Karina pour la marque Korrigan, 1958 © Sabine Weiss

 

 

 

 

 

Espace Beaurepaire – Art Cluster 10 du 23 au 28 juin 2020 | Exposition collective

Dans un esprit d’entraide, de soutien et de solidarité, L’Espace Beaurepaire accueille 12 artistes en résidence : des street artistes, artistes peintres, photographes, sculpteurs et plasticiens du 23 au 28 juin

ART CLUSTER 10  à l'Espace Beaurepaire du 23 au 28 juin 2020

Détails ici : Art Cluster 10 | 23 – 28 juin 2020 | Exposition collective

De mardi à samedi : 13h à 21h
Dimanche : 13h à 17h

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire
75010 Paris

Turner, peintures et aquarelles – Collections de la TATE – Musée Jacquemart André

Turner, peintures et aquarelles – Collections de la TATE
Musée Jacquemart André
Exposition du 13 mars au 20 juillet 2020
158 boulevard Haussmann, 75008 Paris (carte)
ouvert tous les jours y compris les jours fériés de 10h à 18h. Nocturnes les lundis jusqu’à 20h30 en période d’exposition. Dernière admission 30 minutes avant la fermeture du musée.

Scarborough, vers 1825, aquarelle et graphite sur papier, 15,7 x 22,5 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
L’Artiste et ses admirateurs, 1827, aquarelle et pigments opaques sur papier, 13,8 x 19 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
Jumièges, vers 1832, gouache et aquarelle sur papier, 13,9 x 19,1 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
Une Villa. Clair de lune (une villa un soir de bal) pour « Italie » de Rogers, vers 1826–1827, crayon et encre, graphite et aquarelle sur papier 24,6 x 30,9 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
Venise : Vue sur la lagune au coucher du soleil, 1840, aquarelle sur papier, 24,4 x 30,4 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
Le Lac Léman avec la Dent d’Oche au-dessus de Lausanne, 1841, graphite et aquarelle sur papier, 23,5 x 33,8 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate
La Visite de la Tombe, exposé en 1850, huile sur toile, 91,4 x 121,9 cm, Tate, accepté par la nation dans le cadre du legs Turner 1856 – Photo © Tate

Atelier des Lumières -Monet, Renoir… Chagall – Yves Klein

Monet, Renoir… Chagall – Voyages en Méditerranée
Yves Klein, l’infini bleu
Atelier des Lumières
du 28 février au 31 décembre 2020
38 rue Saint Maur 75011 Paris – 01 80 98 46 00 (carte)
ouvert tous les jours-Lundi au jeudi 10-18h – dimanche 10-19h – vendredis et samedis 10-22h
Attention, achat en ligne uniquement. Pas de billetterie sur place.
Billeterie ici

 

Bon, évidemment ce ne sont pas les oeuvres originales qui éclabousseront les murs et le sol, la musique est magnifique mais arbitraire, les gens sont affalés par terre, accroupis, assis sur les supports des colonnes pour les plus chanceux et des enfants jouent dans le noir à attraper des morceaux de couleurs qui s’échappent sans cesse… D’accord.

Mais franchement n’hésitez pas une seule minute et réservez une heure de votre temps : vous trouverez difficilement antidote plus efficace à la tristesse et au stress viral qui manque nous confiner chaque jour un peu plus.

« Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée »
© Culturespaces / Nuit de Chine
– Pierre-Auguste Renoir : Le Lavandou (détail), 1894, huile sur toile, collection
privée ; Claude Monet : Femme à l’ombrelle tournée vers la droite (détail),
1886, huile sur toile, 131 x 88 cm, Musée d’Orsay, Paris ; Antibes (détail), 1888,
huile sur toile, 65,5 x 92,4 cm, Samuel Courtauld Trust, The Courtauld Gallery,
London ; Palmier à Bordighera (détail), vers 1884, huile sur toile, 61,3 x 74 cm,
collection privée, Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London –
« Monet, Renoir… Chagall, Voyages en Méditerranée »
© Culturespaces / Nuit de Chine
Photo : © Dominique Chauvet
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine – Photo Gérard Laurent
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine – Photo Gérard Laurent
André Derain, L’Estaque, route tournante, 1906 huile sur toile, 129,5 x 194,9 cm Museum of Fine Arts, Houston, Museum purchase funded by Audrey Jones Beck, © Adagp, Paris, 2019, Photo: © Bridgeman Images

 

CÉZANNE ET LES MAÎTRES – RÊVE D’ITALIE – Musée Marmottan Monet

CÉZANNE ET LES MAÎTRES – RÊVE D’ITALIE
Musée Marmottan Monet
Exposition du 27 février au 5 juillet 2020
2 Rue Louis Boilly 75016 Paris (carte)
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h

Quand j’ai vu le thème de cette exposition, j’ai vivement ressenti une onde de plaisir et d’impatience.
Alors que de sombres nuages semblent aujourd’hui nous menacer et restreindre progressivement notre capacité à découvrir, voyager, nous frotter aux autres et aux merveilles qui parsèment le monde et attendent de nous enrichir, Marmottan-Monet nous propose une plongée de couleur et de bonheur, de soleil et de délicatesse.

 

Jacopo Robusti, dit le Tintoret, La Déploration du Christ, vers 1580 – Huile sur toile, 104 x 137 cm – Paris, musée du Louvre, déposé au musée des beaux-arts de Nancy © Droits réservés
Paul Cézanne, Le Meurtre, vers 1870 – Huile sur toile, 65 x 80 cm – National Museums Liverpool, Walker Art Gallery – Purchased with the assistance of Art Fund in 1964 © National Museums Liverpool, Walker Art Gallery – Purchased with the assistance of Art Fund in 1964 Liverpool, Walker Art Gallery.

 

Jean-François Millet, dit Francisque Millet, Paysage classique Huile sur toile, 96 x 128 cm – Paris, musée du Louvre, dépôt au musée des beaux-arts de Marseille © Droits réservés
Paul Cézanne, La Montagne Sainte-Victoire, vers 1890 – Huile sur toile, 65 x 95,2 cm Paris, musée d’Orsay, donation de la petite-fille d’Auguste Pellerin, 1969 © Paris, musée d’Orsay, donation de la petite-fille d’Auguste Pellerin, 1969
Nicolas Poussin, Paysage avec Bacchus et Cérès, vers 1625-1628 – Huile sur toile, 102,5 x 133,3 cm – National Museums Liverpool, Walker Art Gallery. Presented by the Liverpool Royal Institution in 1948 – © National Museums Liverpool, Walker Art Gallery. Presented by the Liverpool Royal Institution in 1948.
Nicolas Poussin, Paysage avec Agar et l’ange, après 1660 Huile sur toile, 98 x 73 cm – Rome, Gallerie Nazionali d’Arte Antica.© Rome, Gallerie Nazionali d’Arte Antica di Roma Huile sur toile, 100 × 75cm.
Rome, Galleria Nazionale, Pal. Barberini.
Paul Cézanne, Château Noir, 1903-1904 – Huile sur toile, 73 x 92 cm Paris, Musée Picasso © Droits réservés
Paul Cézanne, Paysage en Provence, 1879-1882 – Huile sur toile, 54.7 x 65,5 cm Kanagawa, Pola Museum of Art © Pola Museum of Art
Ottone Rosai, Paysage, 1922 – Huile sur carton, 61,2 x 46,5 cm – Milan, collection Fondazione Cariplo © Milan, collection Fondazione Cariplo
Cézanne Paul (1839-1906). Paris, musée d’Orsay. RF2000-13.
Paul Cézanne, Homme assis, 1905-1906 – Huile sur toile, 64,8 x 54,6 cm Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza © Madrid, Museo Nacional. Thyssen-Bornemisza
Mario Sironi, Ritratto del fratello Ettore, vers 1910 – Huile sur toile, 102 x 72 cm – Archivio Mario Sironi di Romana Sironi © Archivio Mario Sironi di Romana Sironi

 

Ursula Schulz-Dornburg – Zone Grise / The Land in Between – MEP

Ursula Schulz-Dornburg : Zone Grise / The Land in Between
Maison Européenne de la Photographie
Exposition du 4 décembre 2019 au 16 février 2020
Maison Européenne de la Photographie (site)

5/7 rue de Fourcy Paris 4e (carte)
expositions : Ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 20h

La Mep présente en cette fin 2019 une exposition importante de la photographe Ursula Schulz-Dornburg:  Zone Grise / The Land in Between.

Ce fut une découverte pour moi, en deux temps d’ailleurs : un recul d’abord devant ces photos austères, en noir et blanc sans personnages ou quand il y en a, immobiles, aussi immobiles que le paysage ou le décor qu’ils illustrent.

Je pensais en avoir fini avec ces photos mais j’y suis revenu lors d’une seconde visite, tant elles me revenaient en mémoire, comme insatisfaites de mon impression première. Et là j’ai reparcouru chaque série, avec attention, obstination presque. Photos parfaites, documentaires en ce sens qu’elles sont prises sans effet, à plat dirait-on, mais avec une rigueur et une justesse implacable.

Parmi les quelques photos données ici, remarquez celles de ces zones d’attente des arrêts de car, ces espaces où on attend d’aller ailleurs et où on est déjà un peu plus loin que le départ sans l’avoir vraiment quitté encore.

Toutes les photos de ces séries parlent de ces frontières imprécises, géographiques, mentales, politiques, environnementales parfois, qui marquent un déséquilibre immobile très déroutant. A voir et méditer.

C’est jusqu’au 16 février 2020

Paris Photo 2019 : Mari Katayama

PARIS PHOTO 2019
du 7 au 10 novembre 2019
Grand Palais, Avenue Winston Churchill
75008 Paris (
carte)
De 12h à 20h du jeudi 7 au samedi 9 novembre
De 12h à 19h le dimanche 10 novembre
Billet plein tarif semaine 30€ – Billet plein tarif week-end 32€
Billet After Work 25€ – Billet tarif réduit 15€
Catalogue 25 €

Mari Katayama (stand Galerie Sage C33)

Lieu prestigieux – le Grand Palais – galeries prestigieuses aussi, venant du monde entier, présence de la presse spécialisée et des éditeurs, prix d’entrée spectaculaire – 30 euros la semaine et 32 euros le week end-, ce grand rendez-vous que constitue Paris Photo reste fidèle à lui-même, indispensable et… comment dire, un peu superficiel.

J’entends déjà les haussements de sourcils (oui, oui on les entend bien) et les murmures (qui c’est celui là, il a une drôle d’allure ce mec là …), mais je m’ennuyais un peu en parcourant les allées sous la verrière du Grand Palais, digne à elle toute seule, heureusement, de justifier le déplacement.

Beaucoup de tentatives que je trouvais un peu désespérées d’être originales, photo de paysage prise à travers une boite de conserve, paysage et boite sans grand intérêt, photos sur pied de croisées à différentes heures de la journée et alignées comme à la parade (et comme la cathédrale de Rouen?), bref rien qui parvenait à m’émouvoir vraiment.

Et je tombai alors sur le stand de la galerie Sage et les photos sortilèges de Mari Katayama, photographe que je ne connaissais pas, alors qu’il semble bien que le monde entier la connaît, comme une recherche sur internet à mon retour dans mes pénates me le fit vertement savoir.

 

Premier choc : cette photo là .

On the way home #005 – 2016 – @ Mari Katayama Courtesy galerie Sage

Et juste à côté, une table avec une espèce d’amas de tissus et de dentelles, plein de bras et de mains difformes comme autant de tentacules, celui-là même dans lequel s’était glissé la jeune femme au visage grave et juvénile pour la photo.

Et tout de suite derrière une seconde photo prise sur un pont qui donne la clé tout en renforçant l’émotion du spectateur :

On the way home #001 – 1976 – @Mari Katayama Courtesy – Galerie Sage

Quelques photos encore pour vous donner envie, vraiment, d’aller sur le stand de la Galerie Sage admirer les photos de Mari Katayama.

Et enfin un extrait de la plaquette sur le stand de la Galerie Sage :

« Née avec des handicaps physiques, Mari Katayama qui présente son travail à la fois au Pavillon Central et à l’Arsenal de la Biennale de Venise 2019, a choisi à l’âge de neuf ans d’être amputée de ses deux jambes. Depuis elle a transcendé sa condition physique au travers des œuvres qu’elle crée, utilisant son propre corps comme une sculpture vivante.

Dans ses autoportraits photographiques, Mari Katayama explore les nombreux défis auxquels elle doit faire face du fait de sa condition physique et de son identité, essayant de retracer les souvenirs de ses frustrations enfantines. Katayama nous invite à prendre en considération sa propre réalité, essayant de nous amener à reconnaître les forces qui ont modelé son idéal esthétique physique. Les séries de photographies de Mari Katayama offrent une réflexion puissante sur les défis physiques et les peurs psychologiques auxquels elle doit faire face chaque jour. Ses travaux permettent au spectateur de s’associer émotionnellement à son monde dans lequel l’image d’un corps en morceaux et le phénomène des membres fantomatiques sont profondément ressentis.

Remarquablement, Mari Katayama n’a jamais eu l’intention de devenir une artiste. La photographie a été pour elle une façon d’avoir une conversation avec le spectateur et les objets en peluche incrustés de dentelle, de coquillages, de cheveux et de cristaux qui accompagnent souvent son travail n’ont  été créés que pour     son propre amusement.

Aujourd’hui son travail a été plus que remarqué par des collectionneurs et conservateurs (Simon Baker de la Maison Européenne de la Photographie en particulier) en Europe et en Amérique. »

Un ami m’a demandé pourquoi je n’avais photographié Mari Katayama… En fait je n’ai pas osé. Et à la réflexion, j’ai eu raison: cette jeune femme se photographie elle-même avec tant de choses à dire et de talent que ma pauvre photo n’aurait eu aucun sens, sauf peut-être d’être indécente.