Gérard LAURENT PHOTOGRAPHIES : Portes Ouvertes à L’Oeil du Huit du vendredi 17 au dimanche 19 novembre 2017

Portes Ouvertes Gérard LAURENT PHOTOGRAPHIES 2017

 

Revoici notre petit rendez-vous annuel, les Portes Ouvertes d’Anvers aux Abbesses, une association de peintres, sculpteurs, plasticiens, céramistes,  photographes, etc. L’occasion de découvrir des ateliers et des galeries et les artistes qui les habitent et les animent sur deux arrondissements : le neuvième et bien sûr le dix-huitième arrondissement.

Cette année, je vous ai mis de côté une sélection sur quinze ans de mes photographies préférées, parmi celles que je ne regrette pas trop d’avoir prises, présentées dans un nouveau format que j’inaugurerai pour l’occasion.

Et cette année toujours, c’est chez Emmanuelle GUTIERRES REQUENNE, dan sa galerie l’OEIL DU HUIT, que je vous attends dès le vendredi 17 novembre à 18 heures, jusqu’au dimanche 19 novembre à 20 heures.

Venez donc boire le verre de l’amitié et parler photos, j’en serai ravi.

Galerie l’Oeil du Huit
8 rue Milton
Paris 9e
Métro Notre Dame de Lorette

Vernissage le vendredi 17 novembre de 18h 21h
Exposition les samedi 18 et dimanche 19 novembre de 11 à 20h

A bientôt

Gérard LAURENT

. Téléchargez ici le PLAN DES PORTES OUVERTES 2017 d’Anvers aux Abbesses avec les adresses de tous les ateliers et les noms et disciplines de tous les artistes

. Visitez le site de  l’ ASSOCIATION D’ANVERS AUX ABBESSES

. Connectez-vous sur la carte interactive du parcours à noter sur votre portable ou votre tablette

https://drive.google.com/open?id=1FgAAYqqbgU2OmetJ63dCVQASkkw&usp=sharing

Ali Kazma : Souterrain – Jeu de Paume – jusqu’au 21 janvier 2018

Jeu de Paume
Ali Kazma
Souterrain
17/10 / 2017 – 21/01/ 2018

L’expo sur le site du jeu de Paume

 

Ali Kazma au Jeu de Paume jusqu'au 21 janvier 2018

 

« Né à Istanbul en 1971, Ali Kazma est diplômé de la New School, New York, en 1998. Il vit et travaille à Istanbul depuis 2000.
Ayant recours dans son travail aux médias photographiques et filmiques, il parcourt la planète à la recherche de situations, de lieux et de bâtiments où entre en jeu l’aptitude de l’homme à transformer le monde. »

 

Il y a des expositions, parfois, qui vous frappent à l’estomac.

Je dois dire que je n’aime pas trop le mélange des genres et en particulier les performances vidéos  glissées parmi les expositions de photos. Très subjectif, ce sentiment ne mérite pas d’être justifié, c’est comme ça. Aussi quand, lors de ma visite au jeu de Paume pour la session d’expositions qui court jusqu’au 21 janvier 2018, je pénétrai dans l’espace réservé au photographe vidéaste Ali Kazma, ce fut avec beaucoup de prudence, pour ne dire beaucoup de réticence.

Et ce fut le choc. Immédiat. Les salles étant pourvues de suffisamment de banquettes pour visionner les oeuvres, je m’assis et regardai, fasciné, la première séquence intitulée Calligraphy (2013 – 6 min). Sur un écran de belle taille, sans musique sinon le bruit capté au tournage, une main taillait avec précaution un morceau de roseau ou de bois pour en façonner une plume. Ici tout va à son rythme et ce n’est pas un artifice de caméra. Si le geste est lent, la caméra capte cette lenteur comme elle capte le moindre détail de cette action a priori banale. Et quand enfin, l’encre déposée sur cette plume, elle touche le papier en une danse précise et majestueuse, on est comme hypnotisé par la beauté de l’action et conquis par la justesse de cette captation. Six minutes pour approcher au plus près une simple activité humaine, singulière sans doute, qu’est cette calligraphie là et ressentir que cette observation minutieuse et à ce point dépouillée  approche au plus près de son essence.

 

Calligraphy - 2013 - Ali Kazma     Calligraphy - 2013 - Ali Kazma

 

Car c’est là la singularité d’Ali Kazma : filmer les activités humaines dans leur déroulement quotidien et dans leur environnement, au plus près et dans leur rythme propre; lent lorsqu’elles le sont, effrénées lorsque c’est justement leur singularité.

Comme cet autre séquence, Clerck (2011 – 3 min 30s) où on voit un employé de bureau préparer soigneusement un liasse de feuillets administratifs puis leur appliquer, sur un tempo hallucinant, deux coups de tampon à chacun. Aucun commentaire, seulement la présentation de cet acte banal et virtuose.

Clerk - 2011 - Ali Kazma

 

Je fus comme beaucoup sans doute, à la fois subjugué par l’habilité diabolique de ces coups de tampon appliqués avec une folle rapidité, et sur la question non posée mais inévitable: Pour Quoi Faire?

Est-ce là le sujet d’Ali Kazma: interroger l’intervention de l’homme sur son environnement, à quelque niveau que ce soit, l’exposition magistrale de son habilité, de sa compétence, de  son savoir faire, de sa technicité extrême et laisser la réponse à d’autres, au spectateur sans doute?

 

Subterranean - 2016 - Ali Kazma  Subterranean - 2016 - Ali Kazma

 

Mimi the Clown le dit avec des fleurs

Il nous a habitués à des messages autrement virulents, mais cette fois Mimi the Clown nous le dit avec des fleurs…

Tout proche  de ces pochoirs fleuris, un autre le montre nu et en larmes… Avant les fleurs ou après? On ne le saura pas. La décision de se montrer sous son jour le plus champêtre est-elle une tentative de surmonter son chagrin, ou ces larmes concluent-elles une pantalonnade désespérée et inutile?…

N’importe, cliquez sur les images , elles défileront en boucle l’une précédant les autres ou vice-versa… C’est bô non?

 

Mimi the Clown #1 rue Saint Merri Mimi the Clown #2 rue Saint Merri Mimi the Clown #3 rue Saint Merri Mimi the Clown #1 rue Saint Merri

Forêts Natales – Musée du quai Branly – jusqu’au 21/01/18

Exposition Les Forêts natales – Arts d’Afrique équatoriale atlantique

Musée du Quai Branly – Jacques Chirac
du 3 octobre 2017 au 21 janvier 2018

 

Les-Forets Natales - Arts d'Afrique équatoriale atlantique

 

Une exposition dont « Branly » a le secret et qui réjouira autant les amateurs de masques africains que les amoureux des formes et de symboles.

Il y a deux méthodes pour parcourir ce genre d’exposition : se munir du catalogue et passer de longues minutes devant chaque vitrine avec un calepin (comptez une ou deux semaines), ou, celle que je préfère, partir en voyage et se laisser embarquer dans de profondes rêveries par ces étranges et pourtant si familières figures tutélaires, ancêtres, fétiches, gardiens, etc. On peut aussi mixer les deux démarches, mais dans tous les cas succomber au plaisir d’une très belle et grande exposition.

Masque, Punu-Tsengi - République du Congo, République du gabon - 19ème sièce, début du 20ème (?) - Bois, pigents, kaolin
Masque, Punu-Tsengi

 

Masque-heaume, "Ngontang", Fang - République du Gabon 19ème siècle - Bois, pigments, fibres végétales
Masque-heaume, « Ngontang », Fang

 

Musée du quai Branly - exposition les forêts natales - Masque - Punu, République du gabon, 19ème, début du 20ème siècle - bois, polychromie blanche (kaolin) et rouge
Masque – Punu
Musée du quai Branly - exposition les forêts natales - Masque Punu-Tsengi - République du Congo, République gabonaise - 19ème, début du 20ème siècle - bois, pigments dont kaolin
Masque Punu-Tsengi

 

Une idée de la richesse de cette proposition d’ Yves Le Fur, commissaire de l’exposition?

 

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

SECTION 1 – Le Nord de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Introduction : Une statuette de gardien de reliquaire de la région
de la rivière Sangha
2. Les statues d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Fang
3. Les têtes d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Fang de la région
Betsi
4. Les masques des Fang
5. Les masques des Kwele liés aux rites du beete
SECTION 2 – L’Est de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Les masques des Kota
2. Les figures d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Kota
3. Les Mbede
SECTION 3 – Le centre de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Les masques du centre
2. Les figures de reliquaire ou d’ancêtres des Tsogo
3. Les piliers de cases rituelles des Tsogo
SECTION 4 – Le Sud de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Le masque Punu-Lumbo
2. Les masques des Punu-Tsengi
3. Les masques noirs et blancs des Punu

Miss Tic. Expo Muses et Hommes – 3 nov au 12 janvier 2018

Exposition Muses et Hommes – MissTic

Du 3 novembre au 12 janvier 2018

Galerie Lélia Mordoch
50 rue Mazarine Paris 6e

 

Vernissage le 2 novembre 2017

 

 

Miss Tic - Expo Muses et Hommes du 3 nov au 28 janv

 

Muses et Hommes… Quels souvenirs! Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer deux photos prises en 2000, lorsque la Miss posa sur les murs cette série très remarquable et remarquée de pochoirs en correspondance avec des tableaux célèbres.

Ces deux là résonnent étrangement aujourd’hui avec l’actualité artistique et l’actualité tout court… Vous ne trouvez pas?

 

Miss Tic - Muses et Hommes - Ingres

Miss Tic - Muses et Hommes - Gauguin