Today’s picture : Blanche, Blanche… As-tu vu le Coronavirus?


Blanche, Blanche, dis-moi vite ce matin dans quel état j’erre?

Bon, les enfants et les plus de 70 ans, nous voilà confinés, mais pas ensemble, évidemment… Ce qui va me manquer dans les semaines à venir, c’est le métro, son odeur, ses promiscuités, et sa capacité à me conduire là où je veux.

Il va falloir retrouver mes ennuis d’enfance, ces longues périodes d’attente le front collé à la fenêtre… Ou peut-être, espoir, espoir, se décider enfin à quadriller le bois de Vincennes pour, cela n’est pas trop tôt, savoir précisément combien d’arbres y sont plantés… et se sauver dans les fourrés au moindre individu entraperçu pour éviter tout contact. Les arbres ne toussent pas et s’ils ont des virus, ce sont les leurs, chacun les siens.

Blanche, Blanche…


Atelier des Lumières -Monet, Renoir… Chagall – Yves Klein


Monet, Renoir… Chagall – Voyages en Méditerranée
Yves Klein, l’infini bleu
Atelier des Lumières
du 28 février au 31 décembre 2020
38 rue Saint Maur 75011 Paris – 01 80 98 46 00 (carte)
ouvert tous les jours-Lundi au jeudi 10-18h – dimanche 10-19h – vendredis et samedis 10-22h
Attention, achat en ligne uniquement. Pas de billetterie sur place.
Billeterie ici

 

Bon, évidemment ce ne sont pas les oeuvres originales qui éclabousseront les murs et le sol, la musique est magnifique mais arbitraire, les gens sont affalés par terre, accroupis, assis sur les supports des colonnes pour les plus chanceux et des enfants jouent dans le noir à attraper des morceaux de couleurs qui s’échappent sans cesse… D’accord.

Mais franchement n’hésitez pas une seule minute et réservez une heure de votre temps : vous trouverez difficilement antidote plus efficace à la tristesse et au stress viral qui manque nous confiner chaque jour un peu plus.

« Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée »
© Culturespaces / Nuit de Chine
– Pierre-Auguste Renoir : Le Lavandou (détail), 1894, huile sur toile, collection
privée ; Claude Monet : Femme à l’ombrelle tournée vers la droite (détail),
1886, huile sur toile, 131 x 88 cm, Musée d’Orsay, Paris ; Antibes (détail), 1888,
huile sur toile, 65,5 x 92,4 cm, Samuel Courtauld Trust, The Courtauld Gallery,
London ; Palmier à Bordighera (détail), vers 1884, huile sur toile, 61,3 x 74 cm,
collection privée, Photo © Lefevre Fine Art Ltd., London –
« Monet, Renoir… Chagall, Voyages en Méditerranée »
© Culturespaces / Nuit de Chine
Photo : © Dominique Chauvet
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine – Photo Gérard Laurent
Monet, Renoir… Chagall. Voyages en Méditerranée » © Culturespaces / Nuit de Chine – Photo Gérard Laurent
André Derain, L’Estaque, route tournante, 1906 huile sur toile, 129,5 x 194,9 cm Museum of Fine Arts, Houston, Museum purchase funded by Audrey Jones Beck, © Adagp, Paris, 2019, Photo: © Bridgeman Images

 


CÉZANNE ET LES MAÎTRES – RÊVE D’ITALIE – Musée Marmottan Monet


CÉZANNE ET LES MAÎTRES – RÊVE D’ITALIE
Musée Marmottan Monet
Exposition du 27 février au 5 juillet 2020
2 Rue Louis Boilly 75016 Paris (carte)
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h

Quand j’ai vu le thème de cette exposition, j’ai vivement ressenti une onde de plaisir et d’impatience.
Alors que de sombres nuages semblent aujourd’hui nous menacer et restreindre progressivement notre capacité à découvrir, voyager, nous frotter aux autres et aux merveilles qui parsèment le monde et attendent de nous enrichir, Marmottan-Monet nous propose une plongée de couleur et de bonheur, de soleil et de délicatesse.

 

Jacopo Robusti, dit le Tintoret, La Déploration du Christ, vers 1580 – Huile sur toile, 104 x 137 cm – Paris, musée du Louvre, déposé au musée des beaux-arts de Nancy © Droits réservés
Paul Cézanne, Le Meurtre, vers 1870 – Huile sur toile, 65 x 80 cm – National Museums Liverpool, Walker Art Gallery – Purchased with the assistance of Art Fund in 1964 © National Museums Liverpool, Walker Art Gallery – Purchased with the assistance of Art Fund in 1964 Liverpool, Walker Art Gallery.

 

Jean-François Millet, dit Francisque Millet, Paysage classique Huile sur toile, 96 x 128 cm – Paris, musée du Louvre, dépôt au musée des beaux-arts de Marseille © Droits réservés
Paul Cézanne, La Montagne Sainte-Victoire, vers 1890 – Huile sur toile, 65 x 95,2 cm Paris, musée d’Orsay, donation de la petite-fille d’Auguste Pellerin, 1969 © Paris, musée d’Orsay, donation de la petite-fille d’Auguste Pellerin, 1969
Nicolas Poussin, Paysage avec Bacchus et Cérès, vers 1625-1628 – Huile sur toile, 102,5 x 133,3 cm – National Museums Liverpool, Walker Art Gallery. Presented by the Liverpool Royal Institution in 1948 – © National Museums Liverpool, Walker Art Gallery. Presented by the Liverpool Royal Institution in 1948.
Nicolas Poussin, Paysage avec Agar et l’ange, après 1660 Huile sur toile, 98 x 73 cm – Rome, Gallerie Nazionali d’Arte Antica.© Rome, Gallerie Nazionali d’Arte Antica di Roma Huile sur toile, 100 × 75cm.
Rome, Galleria Nazionale, Pal. Barberini.
Paul Cézanne, Château Noir, 1903-1904 – Huile sur toile, 73 x 92 cm Paris, Musée Picasso © Droits réservés
Paul Cézanne, Paysage en Provence, 1879-1882 – Huile sur toile, 54.7 x 65,5 cm Kanagawa, Pola Museum of Art © Pola Museum of Art
Ottone Rosai, Paysage, 1922 – Huile sur carton, 61,2 x 46,5 cm – Milan, collection Fondazione Cariplo © Milan, collection Fondazione Cariplo
Cézanne Paul (1839-1906). Paris, musée d’Orsay. RF2000-13.
Paul Cézanne, Homme assis, 1905-1906 – Huile sur toile, 64,8 x 54,6 cm Madrid, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza © Madrid, Museo Nacional. Thyssen-Bornemisza
Mario Sironi, Ritratto del fratello Ettore, vers 1910 – Huile sur toile, 102 x 72 cm – Archivio Mario Sironi di Romana Sironi © Archivio Mario Sironi di Romana Sironi

 


Jean Cocteau – Préface à « Venise que j’aime » – 1951


Jean Cocteau

Préface à  “Venise que j’aime” – 1951

Où vit-on des danseurs au bout de feuilles mortes,
Tant de lions couchés devant le seuil des portes,
Tant d’aiguilles de bois, de dentelles de fer,
De dentelles de marbre et de chevaux en l’air ?
Où vit-on tant de fruits qu’on charge et qu’on décharge ?
Tant de Jésus marcher sur l’eau,
Tant de pigeons marchant de long en large
Avec habit à queue et les mains dans le dos ?
Où vit-on, d’un orteil, tenir sur une boule
Un homme armé d’un parchemin ?
Où vit-on labyrinthe encombré d’une foule
Qui jamais ne perd son chemin ?
Où vit-on flotter tant d’épluchures d’oranges,
Tant de ronds, de carrés, d’ovales, de losanges
Où vit-on des bustes charmants
Glisser, les bras tendus, sur le bord des terrasses ?
Où vit-on manger tant de glaces ?
Où vit-on des radeaux être de belles places ?
Où vit-on sur un pied dormir les monuments ?
Où vit-on un palais qui penche
Attendre quoi ? debout et le poing sur la hanche ?
Où vit-on sur lamer machiner un décor ?
Tant de filles en deuil et de dames blanches
Se mettre au carnaval une tête de mort ?
Où vit-on parcourir avec paniers et boîtes
Tant de porteurs légers qui n’ont que des mains droites ?
Où vit-on atteler des hippocampes d’or ?

 


Ursula Schulz-Dornburg – Zone Grise / The Land in Between – MEP


Ursula Schulz-Dornburg : Zone Grise / The Land in Between
Maison Européenne de la Photographie
Exposition du 4 décembre 2019 au 16 février 2020
Maison Européenne de la Photographie (site)

5/7 rue de Fourcy Paris 4e (carte)
expositions : Ouvert du mercredi au dimanche de 11 à 20h

La Mep présente en cette fin 2019 une exposition importante de la photographe Ursula Schulz-Dornburg:  Zone Grise / The Land in Between.

Ce fut une découverte pour moi, en deux temps d’ailleurs : un recul d’abord devant ces photos austères, en noir et blanc sans personnages ou quand il y en a, immobiles, aussi immobiles que le paysage ou le décor qu’ils illustrent.

Je pensais en avoir fini avec ces photos mais j’y suis revenu lors d’une seconde visite, tant elles me revenaient en mémoire, comme insatisfaites de mon impression première. Et là j’ai reparcouru chaque série, avec attention, obstination presque. Photos parfaites, documentaires en ce sens qu’elles sont prises sans effet, à plat dirait-on, mais avec une rigueur et une justesse implacable.

Parmi les quelques photos données ici, remarquez celles de ces zones d’attente des arrêts de car, ces espaces où on attend d’aller ailleurs et où on est déjà un peu plus loin que le départ sans l’avoir vraiment quitté encore.

Toutes les photos de ces séries parlent de ces frontières imprécises, géographiques, mentales, politiques, environnementales parfois, qui marquent un déséquilibre immobile très déroutant. A voir et méditer.

C’est jusqu’au 16 février 2020


La verticale…


A propos de trains qui roulent, ou pas, une petite curiosité qui montre ce qu’il se passe quand on photographie un village depuis un train roulant à vive allure.

 


Pour nous rappeler que la verticale dépend avant tout de celui qui l’observe…

Dans sa fameuse photo déformée de la voiture de course, Jacques-Henri Lartigue faisait encore plus fort en photographiant une voiture en mouvement (d’où la déformation de la roue) , tout en suivant la voiture avec son appareil, donnant ainsi aux spectateurs immobiles une vitesse apparente de sens contraire et donc une déformation inverse. Trop fort!

Photo Jacques-Henri Lartigue (1912)

 


Paris Photo 2019 : Mari Katayama


PARIS PHOTO 2019
du 7 au 10 novembre 2019
Grand Palais, Avenue Winston Churchill
75008 Paris (
carte)
De 12h à 20h du jeudi 7 au samedi 9 novembre
De 12h à 19h le dimanche 10 novembre
Billet plein tarif semaine 30€ – Billet plein tarif week-end 32€
Billet After Work 25€ – Billet tarif réduit 15€
Catalogue 25 €

Mari Katayama (stand Galerie Sage C33)

Lieu prestigieux – le Grand Palais – galeries prestigieuses aussi, venant du monde entier, présence de la presse spécialisée et des éditeurs, prix d’entrée spectaculaire – 30 euros la semaine et 32 euros le week end-, ce grand rendez-vous que constitue Paris Photo reste fidèle à lui-même, indispensable et… comment dire, un peu superficiel.

J’entends déjà les haussements de sourcils (oui, oui on les entend bien) et les murmures (qui c’est celui là, il a une drôle d’allure ce mec là …), mais je m’ennuyais un peu en parcourant les allées sous la verrière du Grand Palais, digne à elle toute seule, heureusement, de justifier le déplacement.

Beaucoup de tentatives que je trouvais un peu désespérées d’être originales, photo de paysage prise à travers une boite de conserve, paysage et boite sans grand intérêt, photos sur pied de croisées à différentes heures de la journée et alignées comme à la parade (et comme la cathédrale de Rouen?), bref rien qui parvenait à m’émouvoir vraiment.

Et je tombai alors sur le stand de la galerie Sage et les photos sortilèges de Mari Katayama, photographe que je ne connaissais pas, alors qu’il semble bien que le monde entier la connaît, comme une recherche sur internet à mon retour dans mes pénates me le fit vertement savoir.

 

Premier choc : cette photo là .

On the way home #005 – 2016 – @ Mari Katayama Courtesy galerie Sage

Et juste à côté, une table avec une espèce d’amas de tissus et de dentelles, plein de bras et de mains difformes comme autant de tentacules, celui-là même dans lequel s’était glissé la jeune femme au visage grave et juvénile pour la photo.

Et tout de suite derrière une seconde photo prise sur un pont qui donne la clé tout en renforçant l’émotion du spectateur :

On the way home #001 – 1976 – @Mari Katayama Courtesy – Galerie Sage

Quelques photos encore pour vous donner envie, vraiment, d’aller sur le stand de la Galerie Sage admirer les photos de Mari Katayama.

Et enfin un extrait de la plaquette sur le stand de la Galerie Sage :

« Née avec des handicaps physiques, Mari Katayama qui présente son travail à la fois au Pavillon Central et à l’Arsenal de la Biennale de Venise 2019, a choisi à l’âge de neuf ans d’être amputée de ses deux jambes. Depuis elle a transcendé sa condition physique au travers des œuvres qu’elle crée, utilisant son propre corps comme une sculpture vivante.

Dans ses autoportraits photographiques, Mari Katayama explore les nombreux défis auxquels elle doit faire face du fait de sa condition physique et de son identité, essayant de retracer les souvenirs de ses frustrations enfantines. Katayama nous invite à prendre en considération sa propre réalité, essayant de nous amener à reconnaître les forces qui ont modelé son idéal esthétique physique. Les séries de photographies de Mari Katayama offrent une réflexion puissante sur les défis physiques et les peurs psychologiques auxquels elle doit faire face chaque jour. Ses travaux permettent au spectateur de s’associer émotionnellement à son monde dans lequel l’image d’un corps en morceaux et le phénomène des membres fantomatiques sont profondément ressentis.

Remarquablement, Mari Katayama n’a jamais eu l’intention de devenir une artiste. La photographie a été pour elle une façon d’avoir une conversation avec le spectateur et les objets en peluche incrustés de dentelle, de coquillages, de cheveux et de cristaux qui accompagnent souvent son travail n’ont  été créés que pour     son propre amusement.

Aujourd’hui son travail a été plus que remarqué par des collectionneurs et conservateurs (Simon Baker de la Maison Européenne de la Photographie en particulier) en Europe et en Amérique. »

Un ami m’a demandé pourquoi je n’avais photographié Mari Katayama… En fait je n’ai pas osé. Et à la réflexion, j’ai eu raison: cette jeune femme se photographie elle-même avec tant de choses à dire et de talent que ma pauvre photo n’aurait eu aucun sens, sauf peut-être d’être indécente.

 


CHINE 1948-1949 et 1958 – HENRI CARTIER-BRESSON


HENRI CARTIER-BRESSON – CHINE, 1948-1949 / 1958
Exposition du 15 octobre 2019 au 2 février 2020
FONDATION HENRI CARTIER-BRESSON
79 RUE DES ARCHIVES 75003 PARIS (carte)

Du mardi au dimanche : 11h – 19h
Plein tarif 9 € / Tarif réduit 5 €

 

Gold Rush. En fin de journée, bousculades devant une banque pour acheter de l’or. Derniers jours du Kuomintang, Shanghai, 23 décembre 1948. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

« Le 25 novembre 1948, Henri Cartier-Bresson reçoit une commande du magazine Life pour faire un reportage sur les « derniers jours de Pékin » avant l’arrivée des troupes maoïstes. Venu pour deux semaines, il restera dix mois, principalement autour de Shanghai, assistant à la chute de la ville de Nankin tenue par le Kuomintang, puis contraint de rester à Shanghai sous contrôle communiste pendant 4 mois, et quittant la Chine quelques jours avant la proclamation de la République populaire de Chine du 1er octobre 1949. »

Il y retournera en 1958 au moment du  lancement du « grand bond en avant ».

Cette superbe exposition rend compte de ces deux séjours avec 114 tirages
originaux de 1948-1949, 40 tirages de 1958, et de nombreux documents d’archives.

J’ai eu le privilège d’écouter François Hébel, le directeur du Centre, et Michel Frizot et Ying-lung Su, les commissaires de l’exposition, commenter le travail ayant permis de présenter ces photos, les planches contacts et les journaux de l’époque réunis dans une scénographie remarquable.

On a ici la conjonction d’événements exceptionnels dans un pays qui reste pour beaucoup un mystère et un objet de fascination, avec des contraintes (ou des atouts?) techniques que nous avons oublié, le tout photographié par un photographe hors du commun.

En regardant une des plus célèbres photographies « Gold Rush » et sa légende, il faut se souvenir que le photographe prenait ses photos et ne les regardait pas bien entendu : pas d’écran sur son appareil, pas d’ordinateur à l’hôtel et pas de développement sur place.  Notes, tapées à la machine le soir sur papier pelure, et pellicules étaient expédiées directement à New York où les photos étaient ensuite choisies et légendées par l’agence et fournies aux journaux et magazines qui en assuraient la mise en page, choisissaient les titres et les commentaires.

A ce propos, une des plus célèbres photographe de cette série est évidemment « Gold Rush » présentée plus haut, très intéressante puisqu’il s’agit de la 37ème photo d’une pellicule de 36, et que Henri Cartier Bresson n’avait pas documentée, incertain sans doute de l’avoir prise. La photo 36, très différente, ne permet pas d’identifier l’endroit ni les acteurs de la photo suivante avec certitude.  La légende de la photo a donc été écrite après le développement comme étant la plus probable…

On dit aussi que Henri cartier Bresson ne retouchait pas ses photos et c’est évidemment le cas pour toutes celles présentées ici : il ne les verra qu’à son retour en France et plusieurs mois après leur publication dans la presse.

Ce ne sont que quelques aspects passionnants de cette exposition qu’il faut aller voir dans les locaux magnifiques de la rue des Archives que la fondation occupe maintenant depuis quelques mois .

Près de la Cité interdite, un simple d’esprit dont la fonction est d’accompagner les mariées en palanquin, Pékin, décembre 1948. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Cette photo était jusqu’ici présentée comme représentant un eunuque de l’ancienne cour impériale. Le terme anglais utilisé par HCB pouvant prêter à confusion, des recherches sur l’endroit exact de la prise de vue, les vêtements du personnage,  ont conduit Michel Frizot et Ying-lung Su à remettre en cause cette légende et à requalifier l’eunuque en simple d’esprit.

À l’entrée d’une taverne, Pékin, décembre 1948.
© Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

 

Deux vieillards lisent les journaux placardés dans la rue. Pékin, décembre 1948 (Epreuve/Print, ca 1970) © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos

Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres


Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres
Exposition du 5 octobre 2019 au 27 octobre 2019
Place du Palais Royal en plein air (carte)

Emmaus et Nicolas Henry : Le Goût des Autres J’ai découvert Nicolas Henry il y a quelques années à la Little Big Galerie, rue Lepic et ensuite à Arles où Constance Lequesne, la directrice de la galerie prend  ses quartiers d’été. Et j’avais adoré ce photographe et ses compositions spectaculaires, colorées et minutieuses  qu’il encadre lui même avec des bois récupérés.

Pour ses 70 ans, l’association Emmaus a fait appel à lui pour une exposition hors normes, et en plein air, sur la place du palais Royal mettant en scène la diversité et le parcours des personnes accompagnées par l’association.

On y retrouve des compositions plus anciennes, mais qui s’inscrivent parfaitement dans la même démarche, comme si la rencontre de Nicolas Henry et le mouvement de l’Abbé Pierre était inévitable et programmée.

 

A voir d’urgence

Nicolas Henry : Le Goût des Autres

Nicolas Henry : Le Goût des Autres

Nicolas Henry : Le Goût des Autres