
On a rĂ©cemment vu des manifestations pour sauver les librairies en France, menacĂ©es par l’Ă©mergence des nouvelles technologies:
- les grandes enseignes internet qui proposent un catalogue considérable et une livraison à domicile souvent gratuite en quelques clics, le tout agrémenté de commentaires et de mini-critiques de la part de lecteurs-testeurs
- et les mĂŞmes qui poussent la lecture dĂ©matĂ©rialisĂ©e avec l’aide des fabricants de tablettes et de tĂ©lĂ©phones. Celle-ci trace un sillon semble-t-il inexorable, il n’est que compter les feuilleteurs de tablettes et mĂŞme de mobiles dans le mĂ©tro pour s’en convaincre.
Mais en France comme ailleurs il reste des fidèles qui aiment rien tant que de se perdre entre les Ă©tagères croulantes de volumes fleurant bon le papier et la reliure et n’imaginent pas les rues de leur ville sans l’enseigne de leur librairie favorite.
Les libraires de Venise sont tout autant alarmĂ©s que ceux de l’hexagone. D’oĂą un mouvement : “Venise, la ville des lecteurs” avec banderoles, carte avec les adresses des librairies dĂ©jĂ mortes et adresses des survivantes, et pĂ©tition Ă signer en signe de soutien.
Verra-t-on un jour la célèbre librairie Acqua Alta qui stocke ses volumes dans des baignoires pour leur épargner la montée régulière des eaux de la lagune fermer ses portes de bois pour ne plus les rouvrir? Triste perspective.
Lire l’article de Lisa Campbell du Book Seller
Signer la pétition