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mercredi 21 octobre 2009 Théâtre : Un bon plan théâtre à zéro euros et une Nuit au Poste
C'est un bon plan gratos (enfin, c'est vous qui verrez) en forme d'illustration de la difficulté d'être artiste aujourd'hui et de jouer coûte que coûte, en gardant son intégrité et son talent, mais oui, ou d'administrer un petit théâtre sans trop de concession dans un quartier apparemment très mal placé pour déplacer la foule des boulevards.
Le théâtre s'appelle le Théâtre des Deux Rêves, il est niché dans un petit passage, 5 Passage de Thionville, à quelques dizaines de mètres du canal Saint Martin, mais pas dans le quartier branché de la Grange Aux Belles, d'Artazart ou d'Antoine et Lili, mais plus au nord, entre Crimée et Laumière...
Ah, ah, c'est le moment de mettre vos idées en accord avec vos déplacements culturels et festifs, hein?
La pièce, Une Nuit au Poste, est joliment écrite (Eric Rouquette), finement mise en scène (Véronique Pidancet-Barrière) et jouée par deux comédiennes qui nous réjouissent le coeur : Anne-Lyse Boussy la bourgeoise, Séverine Hinschberger la paumée en pleine descente aux enfers.
Ces deux là se retrouvent en garde à vue et logées dans la même cellule pour la nuit.
L'occasion d'une petite remise à niveau de deux existences, d'un frottement d'épiderme et de destinées, de confrontation des âmes et des coeurs, au-delà de ce qui aurait pu sembler les opposer inexorablement.
Et c'est un vrai plaisir.
Pas une inoubliable soirée où vous prendrez conscience tout à coup que Vilar n'est pas mort, mais une heure et quart, la durée de la pièce, à regarder de très près, la salle est minuscule, deux comédiennes de talent servir une pièce intelligente sur l'universalité des emmerdements de la vie, qui font qu'on se ressemble finalement beaucoup plus qu'on ne pense et énormément plus que tout ce que notre éducation ou notre milieu essaient de nous faire croire.
On est donc assez loin des petits spectacles démagos ou pour attirer le chaland, les comiques du jour montrent leur derrière sur les affiches en proclamant haut et fort qu'ils vont encore en montrer davantage, ce que nous, moi en tous les cas, vous je ne sais pas, question de souplesse, je fais très bien tout seul devant ma glace.
Il reste 4 jours de représentation : mercredi 21, mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 octobre. C'est gratuit au chapeau (comme dans les foires du moyen âge sur les tréteaux). C'est à 19 h 30. Ca dure une heure et quart. C'est au théâtre des Deux Rêves, 5 passage de Thionville. Et c'est bien.
Pour le plan cliquez ici
PS. Pour ceux qui se demandent s'il faut mettre un s à euro quand il y en a zéro, je les laisse décider eux-mêmes... Moi je préfère en mettre un, question d'esthétique.
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lundi 12 octobre 2009 L'art de la rue à l' Hôpital Saint Antoine par Jérôme Mesnager
A voir en permanence depuis début octobre 2009. Inutile quand même de vous faire hospitaliser...
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mercredi 7 octobre 2009 Grippe A : première victime collatérale à France Telecom
C'est une affaire assez incroyable.
Tout a commencé par la communication gouvernementale sur les précautions à prendre pour contenir les risques de dissémination de la grippe A :
(voix off) "Lorsque vous éternuez ou toussez, couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras, ou un mouchoir a usage unique. Puis jetez votre mouchoir dans une poubelle et n’oubliez pas de vous laver les mains au savon ou d’utiliser une solution hydroalcoolique."
Le problème, c'est que Didier Lombard, l'homme qui jugeait que la pêche aux moules c'était fini, a sans doute écouté un peu vite la consigne. Déstabilisé par la pression médiatique et essayant à tout prix de sauver son poste, lui qui a réussi à en supprimer trente mille depuis 2006, il décide illico de suivre à la lettre les conseils de la ministre de la santé. Ce n'est pas sa ministre de tutelle, mais on ne sait jamais, hein?
Déjà sur les reportages télévisés, on avait bien remarqué qu'il était un peu pâle.
Un jour, alors qu'il examinait avec ses collaborateurs les moyens de combattre les effets d'une certaine mode, une vacherie contagieuse sans doute inoculée par des concurrents japonais, les rois du bushido, il est pris d'une crise d'éternuements et, l'esprit sans doute un peu égaré, il attrape le bras de son voisin, son bras droit cela tombe bien, et se mouche dedans.
. Toujours troublé, il attrape également une scie à métaux avec laquelle il avait pris l'habitude de couper les branches mortes de son entreprise, l'arrière des barques, sous prétexte qu'elles vont moins vite que l'avant, mais aussi la tête des pêcheurs de moules qui suivent leur sillon dans une envolée digne du maire de Champignac, et il scie le bras droit de son bras droit et le jette dans le broyeur à papier, dans lequel il avait pris l'habitude de détruire ses notes, ce qu'aurait sans doute du faire le général Rondeau.
Bref, Didier Lombard a confondu les consignes: mouchoir, usage unique, se moucher dans son bras, poubelle, lavez-vous les mains... Un instant d'égarement.
Et voilà comment, après avoir éternué, le président de France Telecom, s'est débarrassé de son bras droit, le président d'Orange, Louis-Pierre Wenes, avant d'aller s'en laver les mains.
Aussitôt informée, Roselyne Bachelot aurait déclaré: "CENSURE".
C'est tout dire!
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lundi 5 octobre 2009 Charlotte Corday, son forfait accompli...
Charlotte Corday, son forfait accompli, vira Marat de sa baignoire, vida l'eau, s'installa tranquillement à la place de sa victime, enclencha la première et démarra en trombe.
On n'était pas près de la retrouver et la police scientifique avec ses cotons tiges et ses fioles de blue star pourrait aller se rhabiller.
Bientôt on ne vit plus au loin que les feux tremblottants de la baignoire s'estomper dans la brume...

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vendredi 2 octobre 2009 L'ilot Chalon photographié par francis Campiglia

L'îlot Chalon était un quartier de vieux immeubles derrière la gare de Lyon, entre l'avenue Daumesnil sur laquelle il était si agréable de faire du patin à roulettes, le boulevard Diderot et la rue de Rambouillet. Habité par une importante communauté chinoise puis par les travailleurs maghrébins, on n'avait guère le droit d'aller y traîner. Il a été déclaré insalubre et entièrement détruit dans un vaste opération de restructuration immobilière vers 1995.
Francis Campiglia a photographié ce quartier et ses habitants entre 1986 et 1996.
Extraordinaire témoignage d'un endroit et d'une époque, à découvrir d'urgence ICI
Le site du photographe Francis Campiglia
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