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Le Blog! Retour a la Panse   

 
 


samedi 30 janvier 2010

Vivendi-Messier : Dorénavant, en cas d'accident, on condamnera les voitures!

Excès de vitesse : deux voitures condamnées, leur conducteur blanchi.

Etonnant, non, mon cher capitaine Cap?

Si le jugement qui condamne Vivendi pour tromperie financière tout en blanchissant (quelle expression, presque infamante que ce plus blanc que blanc, hein!), tout en blanchissant donc Messier fait jurisprudence, on pourrait bientôt voir des voitures verbalisées mais pas leur conducteur.

Parce que forcément, tout ceux qui ont fait un peu de droit le savent, une société est une personne, morale certes, quoique..., et qu'elle ne saurait être confondue avec les personnes physiques qui sont cachées dessous, derrière, devant, sous la paille avec leur borsalino.

C'est que voyez-vous, on n'a pas toujours sous la main de lampiste, le petit bonhomme à la Sempé, obscur, le charlot de la crise avec son veston élimé et ses pieds en seconde, qu'on peut charger sans vergogne et accuser d'avoir fait dérailler tous les trains, tomber tous les avions, engagé les banques par dizaines de milliards à Francfort sans que personne ne s'en aperçoive, et foutu le feu sous le tunnel et qui en plus de s'en être sorti au lieu de crâmer bravement avec les autres.

D'ailleurs, à la Panse de l'Ours, c'est dorénavant à l'ours qu'il faut s'adresser et il n'est pour rien de ce qui s'y passe en hiver, il dort, et rien non plus en été, il folâtre dans les alpages en essayant de coincer la chèvre de Monsieur Seguin.


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mercredi 27 janvier 2010

Le photographe François Berton et le Jazz


Passionné de musique et ami des musiciens, françois Berton est aussi, forcément, ami des gens qu'il photographie.

Et cela donne à ses images une proximité formidable.

Pour le découvrir, je vous propose deux livres qu'il vient de publier. je les ai eu en main et j'ai été vraiment bluffé par la qualité de l'impression et la fidélité de reproduction des photos, souvent le point faible de l'édition photographique. En l'occurrence, note maximale.

Le premier : FAIRE UN TROU A LA LUNE



Le livre se feuillette ici (passez en mode plein écran, c'est beaucoup mieux).

Le second : BLUES SUR SEINE : DIXIEME



Le livre Blues sur Seine : dixième se feuillete ici . Là encore passez en plein écran.

Et si vous avez envie d'en savoir plus sur ce photographe amoureux de la musique et du beau noir et blanc, allez visiter son site, un véritable enchantement.

http://www.berton-photos.eu/


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lundi 25 janvier 2010

Généralisation de la médecine dite du gymnase

Emballé par l'expérience en grandeur nature menée pour la vaccination contre la grippe A par Roselyne Bachelot, le gouvernement annoncerait très bientôt un vaste plan de suppression d'emplois dans les hôpitaux de l'Assistance Publique.

Un gymnase c'est chouette : on mutualise tout, les vestiaires, les douches, la file d'attente. Et pas de problème avec les soignants, ce sont les préfets qui assurent le secrétariat en réquisitionnant médecins et infirmières.

Et si il le faut on passera à la médecine de stade. Ah un stade où on pourrait pratiquer une visite annuelle avec cuti, radio des poumons, toucher rectal en série, quelle avancée majeure. On y installerait les hôpitaux de campagne que les américains nous ont empêché paraît-il d'installer dans les rues de Port au Prince et qu'on aurait été si fiers de pouvoir exhiber.

Pour les vip, sportifs, chanteurs, pdg, pas d'affolement, ils ont un abonnement à l'hôpital américain et en plus ils ne paient pas d'impôt en france, alors ils se fichent pas mal du déficit de la sécu ou de l'AP. Ce ne sont pas eux qui font la queue au service de porte de Saint Antoine.

Bon, il y a toujours des mauvaises langues qui comparent les centaines de millions dépensés en vaccins, masques, réquisitions, etc et les besoins de financement pour rénover les hôpitaux, comme l'Hôtel Dieu par exemple. Mais ces mauvaises langues, on la leur fera tirer dans les centres sportifs quand ils viendront consulter pour une banale gueule de bois, et on verra bien alors s'ils feront toujours les malins.

Avec la transformation des centres de rétention en résidence hôtelière pour les porteurs de valises en carton ou les baigneurs qui n'étaient pas sur la plage avant d'aller se baigner, ce seront les deux avancées majeures de cette éclipse morale qui fait qu'il nous semble que la lumière du jour devient de plus en plus blafarde.

Ah, dernière rumeur : après leur libération par les tribunaux, le ministère de la santé envisage de convoquer manu militari les clandestins de Corse dans un grand gymnase pour se faire vacciner contre la grippe, ils seraient en grand danger d'être contaminés et il est question de leur imposer une bonne quarantaine. Il semble que ce soit sur le plan légal une bonne façon de les regrouper et des avoir à l'oeil. Pour les menottes qu'on leur avait passé aux poignets pour assurer leur propre sécurité, on les remplacera par les liens qui ornent les lits des agités, ça fait moins barbouze. La médecine bien comprise, il n'y a que ça de vrai.


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mardi 5 janvier 2010

Quand le père Noël délocalise, les nains et les enfants se révoltent!

Voilà un petit court métrage diffusé sur Arte qui, le soir du 25 décembre vous avait peut-être échappé: Sarl Noël

Une petite merveille à déguster et le plaisir de retrouver Jean-Claude Dreyfus, qui, je l'atteste, ressemble comme deux gouttes d'eau au père Noël qui venait chez moi quand j'étais petit.



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jeudi 24 décembre 2009

Les militaires se rendent enfin utiles : suivez le père Noël en temps réel !!

Le Norad (un bazar plein d'électronique qui surveille le continent nord américain) reprend cette année sa surveillance de la progression de la tournée du père Noël, avec la complicité de Google Maps. Il y a des activités plus bêtes, j'en connais.



Un petit conseil, quand vous êtes en vue éloignée, cliquez sur les petites caméras : ça ouvre des vidéos du traîneau du Père Noël en train de survoler des sites célèbres, comme par exemple la grande muraille de Chine.



Le lien ? Quel lien? Ah oui le lien: http://www.noradsanta.org/fr/index.html


Il y a même un Norad Xmas sur facebook dont on peut devenir fan, mais ce n'est pas obligé. Faut pas exagérer...

Quand même les commentaires vont bon train et quand on sait le nombre de photos cochonnes du père noël sur le web, on imagine le nombre de modérateurs nécessaires. Toute la base doit s'y coller, il n'y a plus personne aux radars.

Les militaires ont même été obligés de faire un rappel au réglement : "Fans, please keep your comments clean and appropriate for children, this is for them, afterall. Thanks!! :)"

Je me demande si le Skynet de Cyberdin n'est pas dans le coup. Méfiance, méfiance. Allo papa Noël? Pourquoi ton oeil est tout rouge et clignote tout le temps?


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Pour Noël, Non à l'introduction des Loups dans l'Impasse

Enfin une pétition qu'on pourra signer sans se demander si on a bien raison.

Pour Xmas, la fête qu'on sucke et qu'on kiffe, il nous fallait bien ça, une cause qui fédère. Bon, allez, je rejoins le manifestant. Il a l'air de se sentir bien seul.

Bon Noël à tous!!!



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mercredi 23 décembre 2009

La collection Chanel, si vous ne pouvez pas l'acheter, volez-la!

On se souvient du conseil du professeur Choron qui dans une pub restée célèbre pour le journal Hara Kiri, conseillait: "S vous ne pouvez pas l'acheter, volez-le!"

Comme un jour ou l'autre, toutes les idées subversives finissent par être récupérées, Karl Lagarfeld vient de commettre un clip de 3 minutes pour présenter la collection Chanel printemps été 2010, intitulé "Vol de Nuit" au grand étonnement d'Antoine de Saint-Exupéry.

Même la moto pour s'enfuir plus vite est siglée, c'est dire.

A vous de juger. (au générique : Lara Stone et Baptiste Giabiconi)



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mardi 15 décembre 2009

Dagobert, Dagobert, mauvais français...

Dagobert, ta culotte est à l'envers
Dagobert
A quoi tu penses Dagobert
Avec ta culotte à l'envers...

Tu parles à l'envers Dagobert
Tu penses de travers Dagobert


Mauvais français Dagobert...


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Une tournée d'adieu formidable et une médecine à trois vitesses

Ca y est, on a la preuve que les riches ont une médecine bien à eux et très spéciale à laquelle vous n'aurez jamais accès, une médecine à trois vitesses.

Première vitesse : il semblerait qu'on force les riches à se faire opérer dans des cliniques privées très chères, et qu'en plus, après les avoir opérés, on soit obligé de les enfermer pour les empêcher de sortir avant quatre jours, alors que le riche a l'habitude de sauter par la fenêtre au deuxième jour. (lire ici)

Après, quand ça s'infecte, on met le riche dans un fauteuil roulant en l'obligeant à agiter la main, et on le plonge aussitôt dans le coma tout en publiant des communiqués de presse dans lesquels on affirme qu'il va très bien et que l'infection est sous contrôle.

Seconde vitesse : quand il faut bien se rendre à l'évidence que rien n'est sous contrôle et que l'infection s'infecte de plus en plus, on confie le riche à des chirurgiens américains qui le rouvrent, découvrent un massacre, nettoient tout et referment en replongeant le riche dans le coma.

Ca c'est le communiqué de presse du riche qui le dit parce que les médecins américains, eux, ne disent rien, ils ont bien trop peur et l'habitude des avocats cachés derrière les plantes vertes, vous ne leur arracherez pas un mot même sous la torture : ils préféreraient se mettre eux mêmes dans le coma.

Pour compléter le tableau, les riches font défiler dans la chambre du riche plongé dans le coma tous leurs proches et amis, genre ils sont venus ils sont tous là, et vous leur faites affirmer haut et fort que le riche va très bien. Le riche dans le coma, on le trouve même "combatif, serein, beau..." et on estime même qu' "il en a encore sous le pied..."

Quelques uns ont plus de pudeur et ne disent rien ou alors qu'il sont juste venus pour voir leur ami dans la peine. Ceux-là, on leur sait gré de ces mots ordinaires qu'on aurait pu dire.

Médecine à trois vitesses enfin, après toutes ces aventures l'entourage du riche ou surtout sa compagnie d'assurances peut convoquer manu militari deux sommités médicales, dont le chef de chirurgie orthopédique et traumatologique de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Yves Catonné, que vous rêveriez de pouvoir aller consulter quand vous avez mal au dos, mais il faudra attendre un peu plus que d'habitude car pour le moment il est à Los Angeles et il annulé ses rendez-vous pour plusieurs jours.

Bref, avec tous ces déplacements en avion, je vous raconte pas l'équivalent carbone de toute cette affaire... On n'avait jamais vu une hernie discale aussi néfaste pour nos calottes glaciaires.

Bon, il est temps de rigoler un peu maintenant qu'il semble effectivement que ça s'arrange et se repasser la chronique de Stéphane Guillon qu'on devrait estampiller "d'utilité publique".



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mardi 8 décembre 2009

Ousmane Sow aux enchères chez Christie's



C'est aujourd'hui, mardi 8 décembre à 10h30 que le sculpteur met en vente 10 de ses oeuvres pour financer son grand projet de Musée des Grands Hommes à 70 km de Dakar.

Si vous n'étiez pas sur le Pont des Arts en 1999, c'est l'occasion ou jamais de découvrir quelques unes de ces oeuvres formidables.

La Panse de l'Ours y était sur le Pont des Arts, il y a dix ans (ça ne nous rajeunit pas, hein?) et l'expo est toujours en ligne ici

Pour la vente
Salle des Ventes Christie's
salle
9 Avenue Matignon, Paris
10:30 à 12 h


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samedi 5 décembre 2009

Et en cadeau, un bichon frisé...

Voici enfin la photo du bichon frisé offert à notre ex président que tous les médias vous ont caché en prétextant même que ce n'était pas le bon et que celui vu à la télé n'était qu'un bichon de remplacement. mais où vont-ils chercher tout ça?



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vendredi 4 décembre 2009

L'Appel de Mediapart: «Nous ne débattrons pas»

Mediapart lance avec plusieurs dizaines de personnalités un appel à refuser le «grand débat sur l'identité nationale» pour qu'il soit (l'appel, pas le débat) à l'origine d'une grande pétition citoyenne qui suscite un vaste rassemblement.

Vous pouvez le signer en ligne en allant sur le site de Mediapart ici.

Faites gaffe, vous serez peut-être fichés après avoir signé, qui sait? Certains diront même qu'il vaudrait mieux signer la pétition APRES avoir été vacciné contre la grippe A. On ne sais jamais.

Ah, ah, on a la une illustration formidable des possibilités de croisement des fichiers. Orwell, Orwell, j'ai peur. J'ai même démonté le miroir de ma salle de bains pour vérifier qu'il n'y avait pas une caméra derrière. (oui, j'ai regardé la redif de bons baisers de russie à la télé, pourquoi?)


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jeudi 3 décembre 2009

Conseiller de l'Elysée : synecdoque ou métonymie?

Interview imaginaire que j'ai cru entendre, mais comme Jeanne il m'arrive d'être en contact étroit avec des voix.

Pour la synecdoque ou métonymie, demandez-vous un instant si il vaut mieux être conseiller à l'Elysée ou conseiller de l'Elysée, et vous comprendrez immédiatement qu'il vaut beaucoup mieux souscrire à la théorie de la catachrèse qu'au simple complément de lieu, en terme de carrière en tout cas. La rhétorique est souvent riche en enseignement. Ce n'est pas très clair? Prenez Marie Antoinette, par exemple, était-elle bergère à Versailles ou, comme certains de ses détracteurs l'affirment, bergère de Versailles?

Mais revenons à nos moutons.. Ah non, à notre interview rêvé ...

Bonjour et merci d'avoir répondu à notre invitation. Vous êtes conseiller du président de la république...

- Je vous arrête tout de suite, je suis conseiller spécial de l'Elysée, le président n'a absolument pas besoin d'être conseillé, tout au plus suis-je là pour lui répondre quand il s'interroge, ce qui est quand même assez différent, quoi qu'en dise la presse, comme d'habitude!

- Donc, s'il vous interroge, que conseillerez vous au président pour faire face à la poursuite de la crise économique?
-En matière d'économie, je ne crois pas beaucoup aux prévisions. Franchement, la réponse est assez évidente: si la crise dure, il faudra prendre des mesures et s'il elle ne dure pas, on n'en prendra pas, c'est aussi simple que ça.

- Merci pour cette réponse. Passons à un autre sujet. Les éléctions régionales approchent et le pouvoir remet en avant les sujets traditionnels pré-électoraux: sécurité, religion, identité nationale...

- Ces sujets ne vous intéressent pas, vous? Vous préféreriez qu'on parle de ce qui n'intéresse personne? D'ailleurs, même le débat sur l'identité nationale est un formidable succès, y compris quand il n'attire personne dans les salles où il est organisé : les journalistes en font leurs gros titres, c'est vous dire si ce débat intéresse tout le monde, qu'il attire du monde ou pas. D'ailleurs même ceux qui refusent le débat alimentent de facto le débat en disant qu'ils ne veulent pas débattre. Si ça ce n'est pas un débat, je me demande ce qu'il vous faut. Et vous-même, qui n'arrêtez pas de parler de ce débat, y compris pour dire qu'il ne sert à rien sinon à brouiller les cartes à l'approche des élections, vous me demandez ni plus ni moins d'en débattre. Vous voyez donc qu'il y a bien débat.

- Heu merci. Autre question d'un z'auditeur: quel a été le conseil le plus important que vous ayez prodigué au président?

- Question absurde que celle qui me ferait décider quel conseil judicieux j'ai pu donner, ça n'est pas moi qui décide ni du conseil ni de son caractère judicieux ni imprtant, ça n'est donc pas moi qui doit dire quel est le conseil le plus judicieux ou judicieux que j'ai donné depuis mon entrée à l'Elysée.

- ... votre entrée à l'Elysée?
- Ben oui, mon entrée à l'Elysée, puisque c'est là que je travaille.

- Ah oui votre travail. Mais en quoi consiste exactement votre travail?

- Je conseille à l'Elysée
- Mais l'Elysée aussi (d'où la synecdoque, ah, ah...). Et sur quoi en particulier?
- Sur tout puisque je suis conseiller spécial. C'est en fait tout le contraire d'un conseiller ordinaire qui lui est spécialisé sur un sujet particulier, alors que moi qui suis spécial, je ne suis pas spécialisé. Clair non?

- Euh... voui, voui. Dernière question. Vous parlez beaucoup en ce moment du modèle républicain de la France.

- Le modèle républicain est tellement attaqué qu'il faut en parler.

- Attaqué par qui, exactement?

- Mais par tous ceux qui l'attaquent. Et le fait même que vous m'en parliez prouve que le modèle républicain ne va pas de soi. Vous n'allez tout de même pas me dire que votre question n'a pas de signification et que vous me la posez au hasard et sans arrière pensée. C'est bien la preuve que notre modèle républicain pose problème, il faut en parler et arrêter de nier que c'est un vrai sujet.

- Ah euh, et bien merci beaucoup monsieur le conseiller spécial.

- Pas de quoi.


Quelques-une vont me demander, je les connais, si le fait de parler de Marie Antoinette et de sa prétendue influence sur la politique du Roi, alors qu'elle était autrichienne, est une tentative de parler de l'identité nationale et le rapport que ça a avec le débat actuel... Et bien non, ça n'a aucun rapport. Na!


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mardi 1 décembre 2009

La flashmob de « LA CHAINE DE L’ESPOIR » au musée du Louvre

Des gens qui ne se connaissent pas et dansent ensemble dans un lieu public, ce n'est pas forcément une pub pour des lunettes.

Ce dimanche, au musée du Louvre, il s'agissait d'une flashmob (les experts s'interrogent encore sur l'accord de ce mot, est-il masculin ou féminin, est-ce LE flash ou LA mob qui l'emporte?) pour attirer l'attention versatile des médias sur l'action de la Chaîne de l'Espoir qui se prolongera tout le mois de décembre : 24 jours pour 24 enfants... Et il ne vous aura pas échappé que le 24 décembre ce sera aussi Noël.



Mais au fait, pourquoi ce happening ? Oui, je vous le demande?

Du 1er au 24 décembre, La Chaîne de l’Espoir va sauver un enfant par jour.

Du 1er au 24 décembre 2009, vous partagerez sur internet, le quotidien de La Chaîne de l’Espoir. Chaque jour, vous entendrez l’appel au secours d’un enfant.

Un site dédié à l’opération permettra de suivre en direct le parcours de ces enfants, de leur prise en charge à leur convalescence. Immergé dans la réalité de La Chaine de l’Espoir, les internautes pourront les connaître, comprendre leurs maladies grâce aux vidéos médicales quotidiennes de Michel Cymès, et les aider.

Pour suivre cette grande aventure humaine, rendez-vous sur www.24enfants.org

Voir ici la vidéo officielle du happening par la Bande à Bordel (j'adore ce nom): http://www.youtube.com/labandeabordel#p/a

Moi j'aime.


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samedi 21 novembre 2009

Charlotte Gainsbourg : son nouveau clip "Heaven Can Wait"



J'ai bien regardé, pas une seule cigarette dans la vidéo... Bon à tirer et à écouter!

Irm / Collector


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vendredi 20 novembre 2009

Pour MetroBus il n'y a pas de fumée sans tabac surtout avec Serge Gainsbourg

L'affiche du film "Gainsbourg (Vie Héroïque)" fumait encore, MetroBus l'a donc censurée...

Interview :


Pouvez-vous nous donner votre sentiment?
(Petit mouvement d'épaules)

Alors moi, j'vais vous dire une bonne chose à propos de Monsieur MétroBus. J'ai pas été élu pour passer mon temps à essayer de réparer les erreurs de com des uns et des autres.

Déjà pour la main du match France Irlande, j'ai dégagé en touche, mais il ne faudrait tout de même pas que ça devienne une habitude. Parce que moi, c'est très clair, si on me demande mon avis, je le donne, faites-moi confiance, et sur cette question essentielle, d'avis, j'en ai pas et je ne souhaite pas intervenir. Vous m'avez bien compris?

Alors pour l'affiche du film sur ce grand chanteur populaire qu'était Serge Gainsbourg, franchement, laissez-moi vous dire le fond de ma pensée : l'interdiction de l'affiche leur fera plus de pub que si on n'en avait pas parlé, à ceux qui ont fait le film. Et personne, vous m'entendez bien? Personne n'a le monopole de la sincérité et là-dessus, croyez-moi sur parole, je vous donne rendez-vous: je reviendrai vous voir, ici même, avec des preuves de ce que j'avance. Je m'y engage formellement!

Et maintenant un haïku cul-cul :

Puisque qu'aucune affiche dans le métro tu n'auras
c'est la bande annonce que tu regarderas!

Et franchement, là, ça bombarde sec à tous les plans ou presque!




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jeudi 12 novembre 2009

Côté face et côté pile

Il y a dans le spectacle de notre vie publique un étrange phénomène qui nous met sous le nez le meilleur et, tout de suite après, comme pour nous rappeler qu'il ne faut pas s'y fier, le pire.

L'autre jour, par exemple, le côté face, avec Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, côte à côte pour célébrer la décision raisonnée de cohabiter, de travailler ensemble, de promouvoir des valeurs communes, la démocratie, la tolérance, le progrès au service des hommes et pas l'inverse, bref le meilleur, en commémorant ensemble la fin d'un conflit épouvantable et responsable de millions de morts.

Et le même jour, le côté pile, avec un député Ump, Eric Raoult, amoureux des bons mots et des prises de position outrées, pour nous faire le coup de l'Union des Ecrivains en Union soviétique en réagissant aux propos de Marie NDiaye qui expliquait en août pourquoi elle avait décidé d'aller vivre à Berlin, où personne ne lui demande ses papiers dès qu'elle met un pied dans les transports en commun.

D'après Eric Raoult, un écrivain n'aurait pas le droit d'émettre la moindre opinion sur son pays, sur ses dirigeants, sur sa politique, et surtout pas s'il veut prétendre à une quelconque reconnaissance sur la qualité de son travail d'écrivain, comme par exemple un prix littéraire. Car les prix littéraires, comme chacun sait, sont décernés par la France..., comme une sorte d'imprimatur sur le "Bon à penser" national et gare aux dissidents, on leur arrachera leurs insignes en place publique et ils seront interdits d'isbn.

On se demande un peu ce que cache cette prise de position ridicule et quels sont les événements d'actualité que tenterait de dissimuler cette diversion...

On a pourtant le choix et c'est plutôt le tournis qui nous menace : la main de Thierry Henri, Pasqua et ses révélations, le trafic normal sur la ligne B, la vaccination contre la grippe, la réouverture des gymnases avec l'espoir de longues files d'attente de citoyens leur ticket à la main, l'occupation d'un hôtel particulier place des Vosges inoccupé depuis quarante ans et la menace d'une amende formidable pour ses occupants, la prise en ôtage d'une jeune fille en Iran parce qu'elle aimait ce pays et prenait une manifestation en photo avec son portable, la déclaration du ministre de la Ville sur l'urgence de mettre en place une véritable politique de construction de logements sociaux, etc, etc.

Bref, cette avalanche de sujets à s'émerveiller, à s'indigner, à pleurer, à s'émouvoir, serait plutôt un danger permanent et une forme sournoise d'anesthésie à la bonne santé de notre cervelle et de notre capacité de jugement.

Et rien ne m'empêchera d'écrire moi aussi, le pied engagé sans crainte sur le chemin du progrès qui nous parle à l'oreille de lendemains qui chantent haut et clair dans nos sillons sanglants et abreuvés, reprenant le mot de la fin d'un des chroniqueurs de ce libelle métropolitain de propagande que n'aurait pas désavoué Richelieu, "A demain".


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lundi 9 novembre 2009

Grand Jeu : combien ça fait pour les restos du coeur?

Comme beaucoup, je viens de recevoir un petit courrier amical des restaurants du coeur.

A l'entrée en scène de l'hiver, ils se rappellent à notre bon souvenir. Comme chaque année, on anticipe une augmentation des pauvres, leur nombre pas leur revenu, et en plus il se pourrait que pas mal attrapent la grippe et quelques uns deux grippes, la grippe A et la normale.

Si en plus on a une bonne crue centenale, inévitable à plus ou moins brève échéance nous assurent les experts, les pauvres des quartiers bas seront aussi inondés, et ni les ponts ni les stations de métro ne pourront plus accueillr les sdf.

Bref, ça va être un hiver formidable pour beaucoup.

Mais en regardant attentivement le petit billet des Restos du coeur, j'ai lu les tarifs. Ces restos là sont formidables. :

En donnant 30 euros ils assurent à un gars, ou une fille, ils ne sont pas sectaires, un repas quotidien pendant un mois
- avec 90 euros, c'est un repas quotidien pendant tout l'hiver
- et avec 510 euros, ils aident carrément une famille entière pendant tout l'hiver.

C'est finalement pas cher, me suis-je dit en me grattant la tête. Et c'est là que d'autres chiffres me sont revenus en mémoire et que comme les analystes distingués, je me suis dit qu'il serait peut-être intéressant de les mettre en perspective...

Nos parents appelaient ça l'arithmétique amusante...

Avec 245 572 euros, le prix du bureau spécial avec douche, flanqué de salons pour entretiens bilatéraux construit spécialement pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet 2008 (dépense relevée et critiquée par la cour des comptes) on aurait pu aider 480 familles pour l'hiver.

Avec 100 millions d'euros, la somme qui devrait revenir à Bernard Tapie au titre de dédommagement de son préjudice dans l'affaire qui l'opposait au Crédit Lyonnais, après déduction des frais, taxes et remoursements, on pourrait aider 196 000 familles pendant tout l'hiver.

196 000... Ca fait rêver.

Pour conclure, les restos c'est super et c'est vraiment économique.

Et on peut même payer par prélèvement mensuel pour étaler le don. Chouette, non?

Le lien c'est ici

PS . Vous pouvez continuer à jouer à ce jeu sans aide.

Dès que vous tombez sur un chiffre qui vous met en émoi, le prix payé par tf1 pour la retransmission de la coupe du monde de football, le salaire de votre voisin, les rétro-commissions pour vente d'arme illicite, etc, etc. et vous prenez le chiffre et vous le divisez par 510...

Il y a fort à parier qu'à partir d'un certain moment, vous n'aurez plus de familles pauvres à aider... Mince alors.


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Allo, allo , ici La Panse en direct du Mur



Voui, voui, mes chers zauditeurs, la Panse de l'Ours, toute la journée, sera en direct de Berlin pour la commémoration...

Non, je blague, ce n'est pas un cauchemar.

Imaginez que tous les chefs d'état, diplomates, journalistes, après avoir basculé les dominos du mur de Berlin, décident de se rendre utiles et de se réunir, par exemple, de chaque côté du mur entre Israël et les territoires palestiniens...

Imaginez qu'on ait ligoté et baillonné les dirigeants israéliens et palestiniens, avec des doubles noeuds pour ceux du Hamas, pour qu'ils laissent les gens de bonne volonté, s'il en reste, casser ce mur de la honte, de la peur et de la haine...

Imaginez, plus de roquettes, plus de blocus, plus d'expulsions, plus de colonies, plus d'attentats suicide, des gens qui vont et viennent et vaquent à leurs occupations... et qui auraient même droit à des grèves dans les transports en commun sur la ligne A ou B, bref une vie normale, quoi!

Imaginez...

Ah si, un espoir peut-être, Obama a dit qu'il n'était pour rien dans la chute du mur et qu'il n'avait pas le temps d'aller à Berlin parce qu'il a décidé de rencontrer Benyamin Netanyahu à la nuit tombée.

Ce serait bien... Imaginez... Il lui ferait une clé de bras pour l'obliger à signer la paix puis il inviterait les dirigeants palestiniens, ceux en place qui avaient perdu les élections et les autres, qui les avaient gagné mais que personne ne voulait voir en place, et avec une autre clé de bras il les obligerait à approuver la paix...

Bon, je vous quitte, je vais essayer de trouver une radio qui ne soit pas à Berlin, mais par exemple à Kaboul pour voir si là aussi, il n'y aurait pas un miracle en vue, une grippe sans vaccin pour les talibans et les corrompus du régime en place par exemple, ou mieux un vaccin avec grippe. Pas fastoche à imaginer, mais pendant qu'on y est.... je vois bien Roselyne Bachelot déguisée en infirmière qui inoculerait le virus à tous les combattants et les corrompus faisant la queue en une longue file en leur prodiguant de bonnes paroles sur les vertus de cette vaccination contre la guerre et la cupidité.

Une semaine d'alitement forcé pour en profiter et les mettre hors d'état de nuire. Le problème, c'est de savoir qui on mettrait à la place... Parce qu'il paraît que ces talibans là sont les habitants du pays et que les corrompus de Kaboul sont aussi les habitants du pays...

Dernière nouvelle qui n'a rien à voir, comme disait l'autre: le chef de l'état soudanais a été prévenu qu'il risquait fort de se faire arrêter s'il quittait son pays, vu le mandat d'arrêt international pour génocide et crime de guerre lancé contre lui par le Tribunal Pénal International. Du coup, il n'ira pas en Turquie assister à la réunion de l'Organisation de la conférence islamique.

Donmmage, dommage. Qui a eu la mauvaise idée de prévenir Omar el béchir? Quand on veut arrêter les gens, on ne les prévient pas de l'heure de la descente de police. Ce gars là, bien tranquille chez lui va pouvoir continuer peinard à faire massacrer les gens au Darfour.

Quant au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, il aurait dit qu'il était très sceptique sur cette accusation de génocide, car a-t-il dit "aucun musulman ne peut perpétrer un génocide".

Il faut vraiment qu'on s'entraîne aux clés de bras... et à la liberté d'esprit qui ne fait jamais de mal, comme de renouveler son abonnement à Siné Hebdo...


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samedi 7 novembre 2009

Augmentation de salaire pour l'Outre Mer

Satisfaction générale après les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy en faveur de l'Outre Mer.

Satisfaction en particulier pour la secrétaire d'état, MARIE-LUCE PENCHARD, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, promue pour l'occasion Ministre déléguée... et qui va donc voir ses revenus mensuels progresser d'un peu plus de 8 %.

Les ultra-marins se sont déclarés ravis par cette mesure même si quelques uns se demandent si elle aura une répercussion sur leurs revenus à eux...


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mercredi 4 novembre 2009

Today's picture : la chasse à l'ours

Comme elle est difficile, la chasse à l'ours sur les pentes de la rue la Vieuville.

Elle nécessite un équipement complet, lunettes, gourde, sandwich et appareil photo, le tout à utiliser simultanément, un bon entraînement physique et de la souplesse pour avoir une chance de saisir l'étrange animal qui s'accroche aux potelets et vous nargue.



Il semblerait que l'ours en question, maître en duperie, se déguise en chien rouge pour échapper à ses poursuivants. On se perd en conjectures et autres supputations.

4 = 2 + 2
6 = 3 + 3
8 = 3 + 5
10 = 3 + 7 = 5 + 5
12 = 5 + 7
14 = 3 + 11 = 7 + 7 .....


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mercredi 21 octobre 2009

Théâtre : Un bon plan théâtre à zéro euros et une Nuit au Poste

C'est un bon plan gratos (enfin, c'est vous qui verrez) en forme d'illustration de la difficulté d'être artiste aujourd'hui et de jouer coûte que coûte, en gardant son intégrité et son talent, mais oui, ou d'administrer un petit théâtre sans trop de concession dans un quartier apparemment très mal placé pour déplacer la foule des boulevards.

Le théâtre s'appelle le Théâtre des Deux Rêves, il est niché dans un petit passage, 5 Passage de Thionville, à quelques dizaines de mètres du canal Saint Martin, mais pas dans le quartier branché de la Grange Aux Belles, d'Artazart ou d'Antoine et Lili, mais plus au nord, entre Crimée et Laumière...

Ah, ah, c'est le moment de mettre vos idées en accord avec vos déplacements culturels et festifs, hein?

La pièce, Une Nuit au Poste, est joliment écrite (Eric Rouquette), finement mise en scène (Véronique Pidancet-Barrière) et jouée par deux comédiennes qui nous réjouissent le coeur : Anne-Lyse Boussy la bourgeoise, Séverine Hinschberger la paumée en pleine descente aux enfers.

Ces deux là se retrouvent en garde à vue et logées dans la même cellule pour la nuit.

L'occasion d'une petite remise à niveau de deux existences, d'un frottement d'épiderme et de destinées, de confrontation des âmes et des coeurs, au-delà de ce qui aurait pu sembler les opposer inexorablement.

Et c'est un vrai plaisir.

Pas une inoubliable soirée où vous prendrez conscience tout à coup que Vilar n'est pas mort, mais une heure et quart, la durée de la pièce, à regarder de très près, la salle est minuscule, deux comédiennes de talent servir une pièce intelligente sur l'universalité des emmerdements de la vie, qui font qu'on se ressemble finalement beaucoup plus qu'on ne pense et énormément plus que tout ce que notre éducation ou notre milieu essaient de nous faire croire.

On est donc assez loin des petits spectacles démagos ou pour attirer le chaland, les comiques du jour montrent leur derrière sur les affiches en proclamant haut et fort qu'ils vont encore en montrer davantage, ce que nous, moi en tous les cas, vous je ne sais pas, question de souplesse, je fais très bien tout seul devant ma glace.

Il reste 4 jours de représentation : mercredi 21, mardi 27, mercredi 28 et jeudi 29 octobre. C'est gratuit au chapeau (comme dans les foires du moyen âge sur les tréteaux). C'est à 19 h 30. Ca dure une heure et quart. C'est au théâtre des Deux Rêves, 5 passage de Thionville. Et c'est bien.

Pour le plan cliquez ici

PS. Pour ceux qui se demandent s'il faut mettre un s à euro quand il y en a zéro, je les laisse décider eux-mêmes... Moi je préfère en mettre un, question d'esthétique.


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lundi 12 octobre 2009

L'art de la rue à l' Hôpital Saint Antoine par Jérôme Mesnager



A voir en permanence depuis début octobre 2009. Inutile quand même de vous faire hospitaliser...


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mercredi 7 octobre 2009

Grippe A : première victime collatérale à France Telecom

C'est une affaire assez incroyable.

Tout a commencé par la communication gouvernementale sur les précautions à prendre pour contenir les risques de dissémination de la grippe A :

(voix off)
"Lorsque vous éternuez ou toussez, couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras, ou un mouchoir a usage unique.
Puis jetez votre mouchoir dans une poubelle et n’oubliez pas de vous laver les mains au savon ou d’utiliser une solution hydroalcoolique."

Le problème, c'est que Didier Lombard, l'homme qui jugeait que la pêche aux moules c'était fini, a sans doute écouté un peu vite la consigne. Déstabilisé par la pression médiatique et essayant à tout prix de sauver son poste, lui qui a réussi à en supprimer trente mille depuis 2006, il décide illico de suivre à la lettre les conseils de la ministre de la santé. Ce n'est pas sa ministre de tutelle, mais on ne sait jamais, hein?

Déjà sur les reportages télévisés, on avait bien remarqué qu'il était un peu pâle.

Un jour, alors qu'il examinait avec ses collaborateurs les moyens de combattre les effets d'une certaine mode, une vacherie contagieuse sans doute inoculée par des concurrents japonais, les rois du bushido, il est pris d'une crise d'éternuements et, l'esprit sans doute un peu égaré, il attrape le bras de son voisin, son bras droit cela tombe bien, et se mouche dedans.

. Toujours troublé, il attrape également une scie à métaux avec laquelle il avait pris l'habitude de couper les branches mortes de son entreprise, l'arrière des barques, sous prétexte qu'elles vont moins vite que l'avant, mais aussi la tête des pêcheurs de moules qui suivent leur sillon dans une envolée digne du maire de Champignac, et il scie le bras droit de son bras droit et le jette dans le broyeur à papier, dans lequel il avait pris l'habitude de détruire ses notes, ce qu'aurait sans doute du faire le général Rondeau.

Bref, Didier Lombard a confondu les consignes: mouchoir, usage unique, se moucher dans son bras, poubelle, lavez-vous les mains... Un instant d'égarement.

Et voilà comment, après avoir éternué, le président de France Telecom, s'est débarrassé de son bras droit, le président d'Orange, Louis-Pierre Wenes, avant d'aller s'en laver les mains.

Aussitôt informée, Roselyne Bachelot aurait déclaré: "CENSURE".

C'est tout dire!


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lundi 5 octobre 2009

Charlotte Corday, son forfait accompli...

Charlotte Corday, son forfait accompli, vira Marat de sa baignoire, vida l'eau, s'installa tranquillement à la place de sa victime, enclencha la première et démarra en trombe.

On n'était pas près de la retrouver et la police scientifique avec ses cotons tiges et ses fioles de blue star pourrait aller se rhabiller.

Bientôt on ne vit plus au loin que les feux tremblottants de la baignoire s'estomper dans la brume...




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vendredi 2 octobre 2009

L'ilot Chalon photographié par francis Campiglia



L'îlot Chalon était un quartier de vieux immeubles derrière la gare de Lyon, entre l'avenue Daumesnil sur laquelle il était si agréable de faire du patin à roulettes, le boulevard Diderot et la rue de Rambouillet. Habité par une importante communauté chinoise puis par les travailleurs maghrébins, on n'avait guère le droit d'aller y traîner. Il a été déclaré insalubre et entièrement détruit dans un vaste opération de restructuration immobilière vers 1995.

Francis Campiglia a photographié ce quartier et ses habitants entre 1986 et 1996.

Extraordinaire témoignage d'un endroit et d'une époque, à découvrir d'urgence ICI

Le site du photographe Francis Campiglia


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mercredi 30 septembre 2009

Photoquai, JR, on en a plein les yeux ...



      


Ah oui, plein les mirettes!

Les bords de Seine nous offrent tout ce mois d'octobre une fête sans pareille avec un collage spectaculaire des photos de JR sur les quais de l'île Saint Louis et le pont Louis Philippe (Women are Heroes) et une exposition de photographes du monde entier quai Branly dans le cadre du désormais traditionnel Photoquai (trois ans et déjà incontournable!). Une bonne nouvelle pour Photoquai, cette année on a moins de grands tirages et pour les voir on s'approche, tout simplement. C'est mieux. J'y ai retrouvé pour mon plus grand plaisir Pierrot Men que j'avais rencontré à Madagascar. Un grand.




Alors profitons vite de cet incroyable été indien, il ne durera sans doute pas.


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Les mamies solidaires!

Au moment où on ne sait plus quoi inventer pour trouver de quoi équilibrer les comptes de la sécu et où on ressort le dossier du déremboursement des médicaments, un dossier qu'on n'enfouit jamais trop loin car il ressert régulièrement, on a fini par oublier, en payant notre petit café au comptoir du coin, que 2,5 milliards d'euros ont été généreusement distribués aux cafetiers et restaurateurs dans l'indifférence à peu près générale, car qui peut me dire où le café au comptoir a baissé?

Je cherche la liste. Tiens oui, c'est une idée ça, on va faire comme le ministre, on va demander des listes, pas des listes de sans papiers, mais des listes de gars qui prennent le pognon et ne se tirent même pas, mais restent là tranquillement, comme tout le monde aurait fait à leur place d'ailleurs.

Les gens, vous savez, cette population bizarre qui habite nos villes et nos campagnes et qu'on ne croise jamais, les gens vont se révolter alors? Mais non, et pour deux raisons : le café est une dépense de plaisir et une petite dépense, même si elle est répétitive. Autrement dit, elle est peu douloureuse même si elle fait un tout petit peu mal à chaque fois, mais moins mal que le plaisir qu'on y prend.

Et puis qui a envie de se fâcher avec son cafetier, le seul gars avec qui, derrière son comptoir, on peut échanger de bonnes blagues sans avoir honte, du genre "pensez à vos copains, lavez vous les mains, pensez à vos copines, lavez-vous la pine!"

Essayez de raconter ça à votre femme en rentrant chez vous. Impossible, hein? Alors qu'au café, vous pouvez, et en plus ça vous donne l'impression d'être quelqu'un d'important en la racontant parce qu'il est malin votre cafetier, il rit bêtement à vos saillies tout en vous tendant la soucoupe pour votre petit noir.

Pendant ce temps là, on va sans doute, dans l'indifférence générale, dérembourser des anti-douleurs et peut-être même le paracétamol, que les mamies prennent sans discernement, mais qui s'intéresse aux vieilles douleurs des petites mamies?

Moi, j'aurais bien proposé de payer le petit noir cinq centimes d'euros plus cher pour financer un peu la sécu et son déficit et même les mamies.

Car un déficit, je le rappelle au cas où ça vous aurait échappé, c'est la différence entre des recettes et des dépenses. Et pour la sécu, qui n'est pas une entreprise, ne produit rien, ne vend rien à l'export, ne joue rien dans les salles de marché, mais nous fait tant de bien et distingue une société humaine d'une bande de loups affamés l'oeil rivé sur les cours de bourse, les recettes c'est exactement ce qu'on décide d'affecter à la solidarité.

Pour équilibrer les deux colonnes, on peut donc agir des deux côtés et pas seulement du côté des dépenses. Parce que si on continue comme ça, on n'a qu'à supprimer toute la colonne dépenses et on verra alors que le déficit s'est transformé en bénéfice.

Qu'est-ce qui se passerait si on se préoccupait un peu de la colonne recettes?

Pourquoi pas, par exemple, trois centimes d'euros sur les sms, par exemple? Personne ne s'en apercevrait et sûrement pas les accros qui jouent des pouces dans le métro et dont je suis, ne regardent plus personne et en finissent même par louper leur station, alors trois centimes vous pensez, ça en ferait des sous pour la sécu.

Et la taxe sur les supports d'enregistrement? On pourrait la reverser à la sécu, c'est facile. Il suffit de mettre dans la colonne recettes le libellé : taxes décidées par la commission d'Albis. Tous ceux qui achètent encore des dvd vierges, j'en connais, j'ai des noms, même le mien, mais aussi des clés usb, des disques durs, des lecteurs mp3, des téléphones pour écouter de la zique seraient certainement d'accord, surtout si on leur demande pas leur avis. Ca ferait des sous aussi. Et même, compte tenu que les prix de vente baissent tout le temps, on pourrait doubler la taxe, continuer à en reverser la moitié à la Sacem et l'autre moitié à la Sécu, personne ne s'en apercevrait. Et on serait fier en écoutant son mp3 de pouvoir se dire qu'on est solidaire à la fois de Johnny et des mamies qui ont tous besoin de notre solidarité.

Non? Même par fier?

Et pas d'accord non plus? Il ne reste donc que les mamies pour être solidaires.

Allez mamie, t'as mal à la tête, tes jambes te font souffrir, t'as une barre rougie dans les reins? Pas grave, prend ta gellule, c'est pour la bonne cause. Prends en deux même. C'est indolore pour la sécu. T'as mal quand même? Bizarre!


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mercredi 23 septembre 2009

La viande accrochée, ça fait peur, des fois...



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mardi 22 septembre 2009

Drame à Fontenay sous Bois : un homme coupé en deux par un portail

Rue Guérin Leroux, à quelques dizaines de mètres seulement du commissariat et de l'Hôtel de Ville, un homme a été retrouvé coupé en deux par un portail.

Interrogées, les autorités à qui on demandait l'identité de la victime, ont benoitement répondu que ce n'était personne.

"Nobody, Nemo,..."

Il faudra pourtant bien tirer cette affaire au clair.



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Victoire éclatante des forces françaises dans la Jungle

Enfin une victoire contre des afghans et aussi, dit-on, quelques irakiens.

C'est sans coup férir que Eric BESSON, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Développement Solidaire, a démantelé ce matin un camp de base de dangereux trafiquants transformé en "décharge publique".

278 interpellations dont 132 mineurs, on se doutait bien que certains essaieraient de se déguiser dans ce pays minier, mais ils ne devaient pas savoir que toutes les mines ont été fermées depuis longtemps. Force est donc restée à la loi.

Quand à la douche du gymnase municipal, elle a enfin été rendue aux sportifs.

Déjà en 2002, le camp de Sangate géré par la Croix Rouge avait été victorieusement enlevé par le ministre de l'intérieur de l'époque qui militait pour une immigration choisie, préférant disait-il des ingénieurs informaticiens. Il semble qu'il n'y en ait pas beaucoup en Afghanistan et que l'envie de coder des logiciels ne soit pas la cause principale de leur venue en Europe. Mais alors pourquoi s'entassent-ils sur nos plages?

Le ministre de la défense Hervé Morin n'a pas réagi devant cette victoire remportée sans un seul incident par son collègue du gouvernement devant une presse nombreuse et tous objectifs en bataille. Gageons qu'il n'en pense pas moins.


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lundi 21 septembre 2009

Le Ministère de la Santé le confirme : il a reçu 100 millions de masques



En cas de guerre, c'est l'intendance qui fait la force des armées, et en cas de grippe, ce sont les masques.

De ce côté là, tout va bien. Le ministère vient de recevoir vingt sept camions de masques livrés par une société qui s'était engagée à fournir ces précieux équipements avant le déchaînement de la pandémie.

Le ministère se dit particulièrement satisfait par la qualité des masques reçus. Fond doublé, très souples, ils couvrent parfaitement le visage depuis le nez jusqu'au menton. De plus, ce qui ne gâche rien, ils sont paraît-il très seyants.

Quelques volontaires en ont enfilé un et sont sortis dans le métro pour juger des réactions: l'accueil est très favorable et souriant. Seule une grand mère a traité l'un des fonctionnaires de pervers, mais il semble que cette femme n'ait plus toute sa tête. Elle a été immédiatement internée pour atteinte au moral de la nation.


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dimanche 20 septembre 2009

Ratp : "60 ans d'histoires en commun" une expo formidable




C'est jusqu'au 4 octobre et c'est une expo de photos de notre bon vieux métro, sur les quais, dans les stations, dans les rames, à la sortie des édicules et on y rencontre des anonymes, des célébrités, en couleur ou en noir et blanc et c'est une merveilleuse exposition.

Bien sûr, il est toujours interdit de photographier dans l'enceinte du métropolitain, survivance d'un règlement que chacun peut découvrir dans les stations et qui est la copie conforme de celui de la sncf.

Heureusement, avec, ou le plus souvent sans autorisation, les photographes amateurs et les autres n'en tiennent aucun compte et surtout ne la sollicitent pas cette autorisation, car ce serait dit-on le meilleur moyen de se la voir refuser.

Heureusement, les agents de la Ratp sont aussi photographes et avec l'aide de Match et de quelques clichés, people en ce temps là mais aujourd'hui beaucoup plus que ça (je pense par exemple à Salvador Dali surgissant d'une bouche du métro avec un tamanoir tenu en laisse!), nous découvrons émerveillés des photographies de ce transport commun et en commun qui, pour chaque parisien, est plein de souvenirs du temps qui a passé en même temps que passaient les stations, les matériels, les employés disparus, depuis les chefs de train jusqu'aux chefs de gare et même ses passagers qu'on découvre un peu éberlués en se disant : on était donc comme ça à cette époque là. (Cette phrase est peut-être un peu longue, mais vous pouvez la couper vous-même)

Qui ne se souvient pas de ces queues formidables dans les couloirs avec les poinçonneurs ou les portillons automatiques qui régulaient le flot, la presse quotidienne dans les wagons, sans commune mesure avec ce que nous connaissons aujourd'hui, la vie qui y règnait et qui s'est éteinte peu à peu sous les coups répétés du sudoku et du casque audio qui ont transformé le voyageur en cosmonaute aux yeux aussi vagues qu'un fumeur d'opium.

Pas de landaux alors à se risquer dans le métro, où se seraient-ils logés, et les derniers arrivés s'arc-boutaient sur le quai, dos au wagon et conquéraient leur place dans une poussée irrésistible qui démentait à chaque fois l'impression qu'on ne pourrait être plus serré. Le fermeture de la porte servait de juge de paix et il arrivait souvent qu'au dernier moment, le dernier monté se fasse expulser juste à ce moment là, dans un réflexe commun de révolte. On se retrouvait alors sur le quai, le métro s'éloignait mais on était en bonne position pour le prochain.

Les quolibets fusaient, les mains se baladaient gentiment dans l'anonymat de la cohue et personne alors ne se réfugiait derrière ses écouteurs pour ne pas céder sa place à la mamie ou au grand-père. Et gare au paltoquet qui serait resté assis sur son strapontin, il se serait fait expulser manu militari, sous les applaudissements du wagon, une communauté temporaire et solidaire dont les règles obscures, non écrites mais intransigeantes, s'imposaient à tous.

Je me souviens qu'il y avait même une méthode pour plier son journal en deux dans le sens de la hauteur pour pouvoir le feuilleter sans avoir à le déployer, un vrai savoir faire qui a aujourd'hui disparu avec les formats réduits.

Oui, il faut aller regarder ces photos, mais peut-être pas sur la piazza de beaubourg, avec ce montage un peu ridicule de contreplaqué et ces photos juchées hors de vue.

Non, je vous conseille d'arpenter tranquillement les quais de la ligne 14, par exemple, à Gare de Lyon ou à Madeleine : éclairage discret, une photo entre chaque porte d'accès aux wagons et tout le loisir de vous pencher et d'examiner au calme ses images si proches et familières et pourtant tellement étranges et insolites, car le temps qui passe nous rend étrangers à notre propre passé et c'est comme un voyage en terre inconnue.

Du 15 septembre au 4 octobre : Piazza du centre Pompidou
Du 15 au 28 septembre sur les quais de la ligne 14 dans les stations Gare de Lyon, Châtelet, Madeleine et Bibliothèque François Mitterrand.

Le site de la Ratp


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vendredi 18 septembre 2009

Aubade ! 100 leçons de séduction et ... pas la fin tout de même?




A j-6 de sa centième leçon de séduction, une formidable campagne publicitaire qui fera longtemps les beaux jours des écoles de marketing, de photographie et de sociologie, Aubade, puisque c'est bien de la prestigieuse marque de lingerie qu'il s'agit, essaie de lancer et d'entretenir le buzz sur l'événement, en y mettant tout son coeur même s'il semble bien que le coeur n'y soit plus vraiment, alors qu'il continue de palpiter sous les seins gonflés des modèles et dans la poitrine des afficionados dont, je l'avoue, je suis.

Quelle aventure tout de même que ces cent photos, formatées comme un sonnet, avec des règles et des contraintes implacables : pas de visage, pas de nom sur les modèles, même si on a fini par mettre un visage sur certains de ces modèles qui n'en avaient pas, du noir et blanc à mugir de plaisir et des photographes de grand talent.

Sans oublier non plus ces petits textes ciselés, devant lesquels les féministes ont toujours été circonspects(es) : la femme y affichait bien son tendre pouvoir sur les hommes et leur faiblesse, mais avec des arguments qui cantonnaient la femme à un simple rôle de courtisane, disait-on, dans des commentaires pas toujours indulgents.

N'empêche, depuis leur lancement en 1992, imaginez une campagne de 17 ans, ces leçons ont eu leur heure de gloire et on attendait avec impatience leur apparition dans les magazines, on commentait l'humour coquin, la séduction, la dérision érotique de chacune de ces photos.

Pourtant, rien de plus banal apparemment : une jeune femme anonyme, shootée plein cadre, assise ou à genoux qu'on aurait très bien pu imaginer dans l'intimité de sa chambre en train de s'habiller ou de se deshabiller, qu'importe, et de se parler dans son miroir en songeant à son mari ou son amant et au tendre piège dans lequel elle va le faire tomber.

Rien d'autre, pas d'accessoire, pas de décor. Un corps de femme, magnifique et magnifié par la photo et une parure de lingerie. Et le petit texte magique donnant au tout sa pleine signification, les mots et la photo se renvoyant la balle dans un jeu troublant et finalement extrêmement excitant pour l'esprit et les sens.

Alors, pour la centième, confiée au photographe Michel Pérez et qui espérait bien être de cette fête, le chant du cygne, même si le cygne est magnifique? Tous les amoureux d'Aubade et de ses leçons espèrent bien que non et préfèreraient que ce soit celui du phénix pour une nouvelle naissance.

Oublions donc pour un temps les difficultés et les mauvais présages, et célébrons l'événement comme il se doit, c'est ce qui peut arriver de mieux à l'entreprise, à ses salariés, et à tous ceux qui nous ont fait rêver, photographes et modèles: un livre, cent exemplaires d'une sérigraphie spéciale et grand format, un tirage au sort, une action commune avec sidaction, tous les points de vente Aubade associés à l'événement, le 24 septembre à 19 heures verra la centième dévoilée à nos yeux émerveillés et forcément un peu tristes, comme au réveil d'un rêve qui aura déroulé dans notre petite chambre noire personnelle cent petits miracles de féminité et de tendresse.

Envie de participer? J'espère bien. Retrouvez tout le détail de la centième des leçons de séduction d'Aubade sur http://l100.aubade.com/?langue=fr


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samedi 12 septembre 2009

Willy Ronis nous a quittés

Juste ce petit mot pour dire ma peine. J'aimais le photographe et j'aimais aussi l'homme, sa gentillesse, sa modestie.

Pour tous ceux qui comme moi regretteront son sourire, sa chaleur et son infatigable curiosité bienveillante, cette photo prise à la maison Européenne de la Photographie en avril 2009 où il était venu parcourir les salles des expositions. Sa démarche n'était plus très assurée mais son sourire disait toute sa vaillance et sa volonté farouche de rester ouvert à la vie.



Ne ratez pas non plus le petit porfolio sonore que nous propose Le Monde à propos de trois photos de nus intitulé "Dans les nues de Willy Ronis" pour nous rappeler aussi que Willy Ronis fut aussi un grand amoureux des femmes.


Dans les nues de Willy Ronis
LEMONDE.FR | 13.09.09

© Le Monde.fr


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vendredi 11 septembre 2009

Siné Hebdo premier anniversaire



Je ne résiste pas au plaisir de vous faire suivre le communiqué de Siné Hebdo, que la Panse a soutenu dès la genèse des événements qui ont provoqué sa création.

" Chers amis,

Vous étiez là dès le début, un peu avant même. Vous avez signé
les pétitions de soutien, vous avez impulsé l’élan de solidarité.
Nous vous remercions de votre confiance et continuons de mener
un combat tout azimut pour lutter contre le consensus mou,
la terreur intellectuelle et la pensée unique.
L’aventure Siné Hebdo était improbable. Lancer un nouvel hebdo,
en trois semaines, pendant l’été 2008, et en pleine crise
de la presse : il fallait être fou ou très en colère ! Nous étions les
deux. Le succès fut au-delà de toute attente : 140 000 exemplaires
vendus dès le premier numéro, le 10 septembre 2008.
Depuis, c’est 2 millions 700 000 exemplaires vendus, 50 000 mails
et courrier des lecteurs, 12 000 dessins reçus dont plus de 2 650
publiés, grâce à une équipe de chroniqueurs, journalistes et
dessinateurs enragés.
Nous fêtons ce mois-ci le premier anniversaire de Siné Hebdo,
via un hors-série de 96 pages, « Un an… et toutes ses dents ! »,
qui retrace cette incroyable aventure. Où il est démontré que
Siné Hebdo ce n’est pas ce QUE les médias voudraient en faire :
un journal de rigolade. Non, c’est AUSSI des enquêtes, des
reportages, des rencontres…
Nous vous demandons, aujourd’hui plus que jamais, de parler
de Siné Hebdo autour de vous, du hors-série… Nous n’achetons pas
de pub, nous n’en accueillons pas, nous n’avons que nos lecteurs
et nos « soutiens » pour garantir notre indépendance et
pérenniser l’aventure !

Merci à vous tous, Bob et Catherine Sinet "


Le site du journal : http://www.sinehebdo.eu/


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Le malheur d'avoir des origines arabes

Il est beau ce titre, non? Un peu démago peut-être, mais il n'y a pas de raison.

A la Panse de l'Ours, on n'hésite pas avec la démagogie, car cela permet de vérifier qu'on est toujours dans un pays où on peut écrire des choses...

Essayez de défiler à Kartoum avec un panneau réclamant le droit de porter le bikini sur la plage pour les femmes (*) ou devant le mur des lamentations à Jérusalem pour prôner l'interdiction de la Kipa et vous comprendrez de quoi je veux parler.

Mais revenons à notre malheur des origines...

Franchement, ce n'est pas facile de faire oublier qu'on est petit gars d'origine arabe en France alors qu'on croyait qu'on était sur le point d'y arriver.

Prenez le cas d'un jeune homme, d'origine arabe donc, décidé à forcer la destinée et galvanisé par l'exemple d'une certaine ancienne ministre de la justice et qui se dit : "pourquoi pas moi? "

Brillant et volontaire, il prend sa carte d'un grand parti politique de droite, va aux réunions, participe aux fêtes, arbore sa carte, boit même de la bière en plein Ramadan et mange du cochon, c'est dire, et finit par se dire : "Ca y est, j'ai fait le plus gros, fini le délit de faciès, finies les apostrophes sur mes origines, me voilà intégré et par le haut. A moi les responsabilités, l'action citoyenne, bref ce n'est pas moi qu'on verra sur une mobylette livrer des pizzas ou errer sur les quais du rer avec mon survet la capuche rabattue sur la tête..."

Content, il pense même toucher définitivement au but en serrant la main du ministre Brice Hortefeux et en échangeant des plaisanteries avec lui, plaisanteries qui prouvent bien qu'il n'est plus, lui dans le mauvais camp... mais dans celui des bons français qui gagnent, travaillent vachement plus pour gagner plein de pognon et n'ont pas peur d'accueillir en leur sein des chasseurs, la casquette au ras des sourcils, des souverainistes qui dénoncent l'envahissement de notre beau pays, et même des jeunes français aux origines liées à un passé colonial pas si lointain... (ah oui, là c'est très démago... je le reconnais)

Raté! Encore raté! Alors qu'il avait mis toutes les chances de son côté, et avait été jusqu'à rigoler de la plaisanterie finalement assez banale du ministre, une plaisanterie qu'on entend tous les jours au comptoir du café du coin, paf! voilà qu'un inconscient prend la scène avec sa vidéo portable (en fait une équipe télé de public sénat, si, si... mais que LCP n'a pas diffusé) , et déclenche en la livrant à un média d'information sur internet un scandale... pour la bonne cause sans doute, mais pas pour sa cause à lui, qui se retrouve brutalement rattrapé par ses origines...

Dur dur...

Est-ce que le Monde avait pensé à tout ça en publiant cette vidéo?



(*) Normal, il n'y a pas de plage à Kartoum. Autre question qui me taraude à propos du Soudan et qui n'a rien à voir : quand on y fouette les jeunes femmes, car les compagnes de Lubna Hussein ont été fouettées, elles, y compris trois jeunes filles mineures, est-ce qu'on les deshabille? torse nu? Cul nul? est-ce qu'on met un bandeau sur les yeux du fouetteur? Est-ce qu'il fouette à l'aveuglette? Y a-t-il des spectateurs? Des juges? Des mollahs? Des policiers? des avocats? Comment sont-ils installés? dans la pièce? derrière une vitre, sur une place publique? Est-ce qu'on peut prendre des photos? On nous cache tout, on ne sait rien...

Dans la prison d'Abou Ghraib, par exemple, on pouvait filmer quand on torturait les prisonniers, c'est même ça qui a causé tant d'ennuis aux américains...

Bon j'arrête là et je sors...

Ah une dernière nouvelle avant de partir, mais il ne s'agit peut-être que d'une rumeur: Brice Hortefeux et l'ex préfet Paul Girot de Langlade seraient sur le point de créer une association pour défendre la liberté d'expression... au grand dam de la ministre Michèle Aliot Marie qui s'apprêterait à diligenter un audit... la réponse la plus commode dès qu'un problème se présente.

Bon, ce coup là je m'en vais...

Ah non, encore une : les Auvergnats envisagent maintenant de porter plainte pour propos racistes, depuis que le ministre affirme que c'est à leur propos qu'il plaisantait. On ne comprend d'ailleurs très bien ce que les auvergnats ont bien pu faire à Brice Hortefeux pour qu'il s'en prenne à eux de cette façon.

Il doit prendre son café dans un établissement qui ne répercute pas la baisse de la tva... On comprend donc son ressentiment.


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mardi 8 septembre 2009

Envie de courir tout nu dans les vignes?



je sais que c'est votre fantasme secret, comme pour beaucoup.

Et bien, je vais vous donner l'occasion de satisfaire ce fantasme bien compréhensible, tout en participant à une oeuvre artistique et en plus pour une bonne cause.

Etonnant, non?

Figurez-vous que GreenPeace, l'organisation qui travaille depuis tant d'années pour la sauvegarde de notre environnement, et Spencer Tunik, le photographe bien connu dont la marotte innocente est de faire poser nus le plus grand nombre de figurants dans des happenings réjouissants et festifs, ont décidé d'attirer l'attention sur les risques du réchauffement climatique en focalisant leur action sur les risques que court aujourd'hui la vigne et donc cette tradition bien innocente également, le petit coup de rouge, ou de blanc, au choix.

« Si nous n’agissons pas - ici et maintenant -, l’homme et l’ensemble de son patrimoine culturel sont à terme condamnés ! déclare Pascal Husting, directeur de Greenpeace France. Fleurons de ce patrimoine commun, les terroirs français subissent déjà les conséquences des changements climatiques. Il appartient à chacun d’entre nous de faire entendre sa voix -ou de faire parler son corps - pour presser les politiques d’agir. Le travail extraordinaire de Spencer Tunick permettra de sensibiliser de nombreuses personnes, citoyens et politiques, en France comme partout dans le monde ! »

Les volontaires peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur www.greenpeace.fr/tunick

Cette initiative est soutenue à fond par la Panse de l'Ours, pour plein de raisons: courir nus dans les vignes, la défense du bourgogne, une reconnaissance éternelle au père Noé qui s'y connaissait en franches parties de rigolades dans les vignes du Seigneur, la nudité assumée derrière la feuille de vigne qui ne demande qu'à tomber et une totale adhésion au refus du port du pantalon, même au Soudan, surtout au Soudan où soit dit en passant, il y a des femmes dont le courage mérite un grand coup de chapeau...

C'est vrai qu'il est plus facile de faire fouetter une fille en pantalon que de poursuivre les viols perpétrés par les milices dans les camps de réfugiés. Sans doute que là aussi la police a des quotas et qu'elle va au plus facile.

Bon, allez, même si la température chute un peu d'ici octobre, tombez-le ce pantalon et soyez certain que le petit air vif des vignobles vous donnera un petit coup de fouet salutaire... et sans danger pour l'épiderme délicat de votre postérieur.


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mardi 25 août 2009

Can Music Change The World by Jef Aerosol



Disponible à partir de 14 heures (15 heures, heure anglaise) le jeudi 27 août 2009, et pendant seulement 25 heures !
Le nombre de lithos vendues en ligne pendant cette durée limitée déterminera le nombre de tirages et un heureux acheteur sera tiré au sort et recevra l'ORIGINAL à partir duquel cette série limitée sera imprimée. Il s'agit d'un pochoir sur papier kraft 100 x 100 cm. Afin de recevoir le code vous permettant de commander votre exemplaire, il vous faut d'abord vous inscrire sur la mailing list de la galerie RED PROPELLER :

http://www.redpropeller.co.uk/section291976.html

... Et obtenir ainsi le fameux code qui vous permettra, à partir de jeudi, de participer à la vente en ligne pour acheter votre pochoir (ben oui, pour acheter, faut une vente...) et peut-être gagner la litho...

Moi, j'ai calculé : si un million d'acheteurs à 25 euros se manisfestent, Jef pourra consacrer tout son temps à faire plein de pochoirs et plein de lithos... Ca serait bien, non?


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samedi 15 août 2009

Le Mur à Rêves de Montreuil

Comme je trouve qu'on a bien besoin d'un peu de rêves en ces temps incertains où les loups sont depuis longtemps entrés dans Paris et même dans le coeur de certains, je vous convie à admirer un Mur à Rêves... Une bonne idée non?

Oeuvre collective ayant mobilisé artistes, municipalité et habitants du quartier, qui ont déposé leurs idées pour leur ville dans des "Boites à Rêves", cette fresque aura surgi du ciment gris d'un vilain mur à la sortie de l'autoroute A3 et à l'entrée du quartier Branly-Boissière.

Pour les artistes, excusez du peu : Anita Ljung, Loco, Mirk, Nemo, Pittorex, Woshe avec la poussée décisive de Guillaume.



Suite, fresque en panorama et détails ici


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mardi 11 août 2009

Gérald Bloncourt : exposition à FAFE (Portugal) comme si vous y étiez



Gérald Bloncourt, un photographe que j'aime et dont je vous parle quelquefois expose en ce moment au Musée de l'Immigration de Fafe (Portugal) ses clichés de l'immigration portugaise pris en France il y a près de cinquante ans.

Il nous raconte cette exposition, l'accueil qui lui a été réservé, sa rencontre avec Manoel Oliveira, qui prépare deux films d'un coup et semble bien rire de sa rencontre avec ce gamin de 83 ans, gérald Bloncourt.

Pour avoir vu les tirages avant leur départ pour l'exposition, je peux vous assurer que les visiteurs ont été et seront comblés.

Le reportage ici avec les photos de Manuel Veira et les commentaires débordants de vie et d'humour de gérald Bloncourt que je salue pour l'occasion ainsi que tous ceux qu'il aime.

Une autre galerie des photos de gérald Bloncourt ici pour ceux qui souhaiteraient le découvrir.


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jeudi 6 août 2009

Rumeur persistante : c'est la BNP qui rembourserait Bruxelles pour les aides indues

Même l'Elysée n'y comprend plus rien Il a donc demandé aux banquiers de venir s'expliquer. Il faut dire qu'une drôle de rumeur circule.

Et pour une rumeur, c'est une drôle de rumeur : la BNP aurait provisionné plus d'un milliard d'euros non pas seulement pour récompenser les performances de ses traders dont l'utilité économique laisse perplexe, mais aussi pour rembourser à l'Union Européenne les aides versées indument à la filière fruits et légumes entre 1992 et 2002 (une co-production UMP/PS réservée aux seuls abonnés) ainsi qu'aider les associations caritatives qui sont encore ouvertes à boucler leur budget en cette fin d'été.

Finalement convaincue de l'utilité d'un tel geste qui laissera quand même près de cinq cent millions d'euros pour les fameux bonus, la banque se serait résolue à ce geste d'apaisement devant l'ampleur des réactions de l'opinion publique.

Mais beaucoup d'observateurs restent sceptiques et pensent que cette rumeur est totalement farfelue. On peut faire confiance aux observateurs, ils savent de quoi ils parlent... et de qui.

Il est en effet beaucoup plus vraisemblable que la banque dépensera tout cet argent pour récompenser ses spécialistes des marchés et les encourager à prendre encore plus de risques pour gagner encore plus d'argent et si malheureusement ils en perdent, soulagement, aucun bonus négatif n'est envisagé. En cas de perte, c'est le contribuable qui renflouera comme prévu la banque, pas ses traders. On connaît, on a déjà fait ça en début d'année.

On est complètement rassurés, les traditions sont sauves.

Certains s'étonnent de ... comment dire, de l'agacement des petits devant l'arrogance de certains autres.

"Bon appétit messieurs..." Vous connaissez, bien sûr.

On ne se souvient pas assez de la violence de l'attaque qui remet à leur place les faibles protestations qu'on entend ici ou là, ou les cris horrifiés des dirigeants devant la violence "insupportable" qu'on fait à leurs directeurs en les retenant quelques heures dans leurs bureaux, eux qui décident sans sourciller de virer quelques centaines de salariés et de détruire autant de vies et autant de familles.

Bon appétit, messieurs !
Ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! Voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison !
Donc vous n'avez pas honte [... ]
Donc vous n'avez ici pas d'autres intérêts
Que remplir votre poche et vous enfuir après !
Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,
Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe !


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dimanche 2 août 2009

The Life and Death of Sitara Achakzai / New Multimedia from Paula Lern



Sitara Achakzai was a vivacious and intelligent woman, one of only
four female members of the Kandahar Provincial Council. Although she
worked hard to improve the lot of her constituents, as a member of the
Afghan government she was a target, and the Taliban gunned her down one afternoon thispast April.

A new multimedia feature about her life and death offers
an intimate and personal portrait of this remarkable woman.

It is now on view at:
http://galleries.lernerphoto.com/sitara2

And also on THE WORLD's web site at:
http://theworld.org/2009/07/29/the-life-and-death-of-sitara-achekzai/


Paula Lerner
Photography | Boston | 617-489-6747 | paula@lernerphoto.com

Kindly pass on the links to her story to anyone who may be interested.

Voilà qui est fait, et qui valait la peine.

D'autres photos de Paula Lerner ici

A visiter d'urgence!


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vendredi 31 juillet 2009

Katie Holmes chante et danse Get Happy : un petit goût de Judy Garland

"So You Think You Can Dance" ??



Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, j'ai retrouvé l'original avec la voix, mon dieu quelle voix, de la divine Judy



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jeudi 30 juillet 2009

Official MJ tribute Paris July 26 - Flashmob par la BAB la Bande à Bordel



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lundi 27 juillet 2009

Mon petit malaise vagal

On dit un malaise vagal et des malaises vagaux, mais vagaux c'est moins beau, même si c'est plus rigolo. On dit vagal quand tout commence à devenir un peu vague, mais on ne dit pas un malaise vagual. Rien à voir donc avec le vague à l'âme, ni la vague qui sans cesse bat les galets...

Dans le rer et le métro, les gens font juste des malaises, rarement vagaux, en tout cas le conducteur ne le précise pas.

Tous ces communiqués qui se croisent, ça fini par donner le tournis..., pas au point d'en avoir un malaise mais tout juste.

"On annonce que Nicolas Sarkozy a fait un malaise vagal en courant en plein soleil pour faire l'intéressant. Par son comportement, il a réussi à mettre fin aux vacances du premier ministre françois Fillon qui venait juste de retrouver ses espadrilles planquées au fond de sa valise et qui a du rentrer à Paris dare-dare. Il aurait marmonné des choses peu compréhensibles sur les gens qui prennent plaisir à inventer n'importe quoi pour pourrir la vie des autres et bousiller leurs vacances... On se perd en conjectures sur cette réaction. Le président a été mis en garde à vue au Val de grâce..."

...

"On annonce que monsieur Durandet a fait un malaise vagal dans le train stationné à Chatelet-les-Halles. Par son comportement, il a réussi a bloquer toute la circulation sur la ligne A. Il a été nettoyé par le service d'éradication des retards. Ses cendres seront remises à ses proches si la demande en est faite dans les dix heures. Sinon, elles serviront à fertiliser les jardins du Val de Grâce. Ce sera la première fois que Monsieur Durandet sera utile à la collectivité... En outre, ses espadrilles seront confisquées."


C'est à ce moment là que le capt'ain Cap m'a demandé ce que j'avais fumé en découvrant un gros coin de moquette coupé ras dans le salon... C'est vagal, j'ai répondu, c'est vagal...


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vendredi 24 juillet 2009

Prince à l'Olympia dimanche, c'est officiel !! Il n'y sera pas !


Ca y est c'est officiel,... Prince ne sera pas à l'Olympia ce dimanche, le démenti vient de tomber.

Après l'annonce,
la dénonce

Quel coup : pas de billeterie, pas de femmes de ménage à payer le dimanche pour nettoyer la salle, pas d'hôtel, pas de gardes du corps, rien que du buzz, coco!

Cela aura fait en tous cas une pub formidable, à l'Olympia, à Prince, aux agence people, à la Panse de l'Ours, aux radios qui ont commenté le non événement, interrogé des experts, organisé des débats, à tout le monde, et même aux majors du disque qui en ont profité pour pousser en avant leur chanteur et ses derniers enregistrements parce que Prince, lui, il est toujours vivant, c'est ça le problème...

Nobody is perfect.

On annonce pour le remplacer le Prince de Sans Mélé, ou encore le prince de Perse...


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Oasis attaque la ville et les parents rétifs avec Rubberduckzilla

On dit parfois que la publicité est le reflet de l'état de nos sociétés.

Je ne sais pas mais regardez donc cette petite vidéo et faites-vous votre opinion. Il y a un peu tout là-dedans : des jeunes collégiennes en chaussettes et jupettes, une chorégraphie gustative suggestive, un fond d'alerte et de désastre, une bonne dose de dérision, de l'humour potache et une efficacité certaine.

Vous aurez donc le choix pour aimer ou détester.



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mercredi 22 juillet 2009

Démenti formel

Quand les médias n'ont rien à donner en pâture à leurs abonnés affamés de sexe, de news diverses, de scandales, de peoples vautrés dans l'orgie de partouzes pleines de lignes de coke et de figures kamasoutriennes, que faire?

On scrute le télex muet (image d'un âge figé dans les souvenirs de quelques reporters et de rédac-chefs au bord du bocal de formol) et on se désespère.

Pas de gros titre, alors?



On n'a pas tous les jours un bon procès bien dégueu, un bon fait divers dont se délectaient des journaux formidables qui inondaient les kiosques de unes sanglantes et sordides, et dont les journaux satyriques, quand il en existait encore, se délectaient avec des parodies du genre "elle émascule son frère avec ses dents pendant que sa mère le tient".

Rien ne vaut alors un bon démenti.

Par exemple : on prend n'importe quelle annonce, on la développe et on finit par affirmer tout de go que cette affaire là a été montée de toutes pièces en omettant surtout de dire que celui qui l'a montée, c'est le rédacteur lui-même.

Travaux pratiques : qu'est-ce qui intéresse les gens, maintenant que le soufflé de la mort de Michael Jackson commence à retomber... Ben on pourrait peut-être faire courir le bruit que le père du chanteur aurait le projet de former un groupe avec les enfants de l'idole défunte... et se dépécher de démentir formellement.

C'est tout bénef, ça fait deux nouvelles d'un coup : l'annonce de la formation du groupe, l'annonce du démenti.

Dommage, remarquez, on dit que Disney était prêt à signer un contrat béton... Ah, non! on me signale en cabine qu'un démenti formel vient de tomber et que Disney n'était même pas au courant!

Autre news que j'adore : Vous prenez un festival bien pèpère à la renommée dure comme du béton armé, genre les Vieilles Charrues. Vous mélangez avec Lily Allen, star britanique pop, et même électro-pop, c'est dire, et vous montez en maillonnaise les déclarations outrées des organisateurs du festival qui regrettent que la star ne soit pas venue au festival sans même s'excuser, alors que la star en question, sur son blog, dément formellement avoir été invitée.

Cela fait une bonne pub aux deux parties, sans dépenses inutiles; un peu comme les annonces de mariage qui précèdent de peu les annonces de rupture : pas de frais, pas besoin même de sortir ensemble, gagnant-gagnant coco!

A propos, une rumeur enfle en ce moment sur le net : La Panse de l'Ours serait subventionnée par l'Elysée, la meilleure preuve, c'est que son rédacteur en chef avait été invité à la réception du 14 juillet par Carla bruni qui aurait convaincu son mari, et que s'il n'y est pas allé, c'est parce qu'il est resté coincé dans l'ascenseur du parking au moment où il s'apprêtait à enfourcher sa Harley pour s'y rendre avec son casque, ses bottes de moto et son aigle dans le dos.

Avouez que c'est pas de bol. Quant au démenti de l'Elysée, ça ne trompe personne, hein?


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mardi 21 juillet 2009

Art de rue : trois affiches de Paul Bloas sur le canal

L'autre dimanche, je déambulais gravement sur les bords du canal. Aussi gravement que songeait le lièvre en son gite, c'est dire!

Il faisait beau, des chorales avaient envahi les lieux pour Voix Sur Berges, Vania et son orgue de barbarie accompagnait, si je me souviens bien, un groupe vocal au doux nom des "Hérissons", une expo de photos contemporaines sympa (l'expo, pas toutes les photos, mais beaucoup quand même) attendait le promeneur exténué au 80 quai de Jemmapes, dans un lieu que ne connaissais pas sauf pour avoir vu sur son mur, de temps à autre, des pochoirs formidables...

C'est en remontant vers le Point Ephémère que j'ai repéré ces trois affiches. Superbes.

Je n'en connaissais pas l'auteur... mais aussitôt postées, la réponse est arrivée comme une évidence : il s'agit d'oeuvres de Paul Bloas. Le talent, c'est très difficile à cacher et j'avais bien raison d'être tombé sous le charme de ses affiches-là. Merci brin d'Amour pour la précision!





  


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jeudi 9 juillet 2009

Alors... pour ou contre le viol? A chacun son style...

Deux campagnes, deux clips, deux approches : Nina Roberts/2laloose d'un côté et Clara Morgane/KanCnon de l'autre... Moi, très franchement, je préfère le premier.

Je comprends bien le message porté par Clara Morgane, aguichante à souhait, qui cherche à nous nous faire comprendre que ce n'est pas parce qu'une fille vous ouvre la porte à moitié nue qu'il faut se jeter sur elle plutôt que sur l'évier qui fuit dans sa cuisine, mais je trouve celui de Nina Roberts plus convaincant : le viol est une violence et il n'y a rien d'aguichant à cogner une fille et à se se vautrer sur elle comme une bête.






Inutile de voter, je ne comptabilise ni les pour ni les contre....


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mercredi 8 juillet 2009

Les résultats de notre dernier sondage


Allo? C'est pour un sondage...

Vous avez voté très nombreux et voici donc les résultats :

Vous êtes quatre vingt pour cent à préférer :

un produit de qualité
vendu moins cher

Etonnant non?

15 pour cent sont d'un avis contraire

cinq pour cent n'ont pas d'opinion.

Ps. J'ai un copain, qui se reconnaîtra, qui voudrait les coordonnés des 15 pour cents qui préfèrent un produit nul vendu très cher. Il démarre dans le commerce et, tant qu'à faire, il aimerait se faire la main sur une cible marketing plus facile... Comme vous m'avez laissé votre mail avec votre vote, je vais lui vendre la liste, il n'y a pas de petits profits.


A propos de sondages, l'autre soir sur une chaine radio qui interroge les z'auditeurs, ils accompagnaient leur émission d'un sondage sur leur page web et demandaient de voter pour ou contre la retraite à 67 ans en précisant bien que "ce sondage n'a pas de valeur scientifique et ne reflète que l'opinion de ceux qui ont choisi d'y répondre"

Avec un peu de réflexion, on en concluait que les enfants n'ont pas d'opinion, que les seniors et ceux déjà en retraite sont plutôt pour surtout si ça a pour effet de ne pas faire baisser le montant de leur pension, que ceux qui ont commencé à travailler à seize ans sont farouchement contre en particulier ceux qui ont déjà 180 trimestres cotisés et qui en ont plein le dos de se coltiner des sacs de plâtre.


Re Ps. Mon copain toujours le même, aimerait embaucher d'urgence en CDI un gars de 57 ans, dynamique et en pleine forme physique pour un travail assez pénible et qui accepterait de gagner des clopinettes.

Il faudrait aussi qu'il soit assez porté sur l'alcool pour planquer du scotch dans son vestiaire et pouvoir être licencié sans préavis pour faute grave.

Le CDI vachement précaire, il n'y a que ça de vrai.


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mardi 7 juillet 2009

NYPD : suite et fin

Après plusieurs mois d'interruption, et sans préavis, France3 vient de reprendre la diffusion des derniers épisodes de la dernière saison de Nypd, la saison 12.

Mais comme leur diffusion avait cessé également sans préavis, en décembre 2008, c'est cohérent.

Cette série américaine, ancienne maintenant, est un peu la mère des séries policières américaines et je dois dire que la vie de ce commissariat un peu crasseux où les policiers n'ont aucun batonnet dans leur poche de veste et ne ramassent aucune rognure d'ongle ni de morve sur les mouchoirs pour en prélever l'adn est assez rassurante.

Non, le plus dur, ce fut le décès du gars qui doublait l'inspecteur Sipowicz, l'anti-héros de la série, un quinquagénaire un peu râleur, un peu bedonnant un peu chauve, un peu raciste et alcoolique repenti.

C'est comme si on vous avait changé le personnage. C'est peut-être pour ça que France 3 a interrompu ses diffusions : le temps qu'on oublie la voix du précédent pour s'habituer à la voix du nouveau. Des malins sur France 3...

France 3, les lundi, mardi, jeudi et vendredi à 0h20

(Les puristes prétendront que c'est les mardi, mercredi, vendredi et samedi... mais bon, sur les programmes de votre journal, les programmes de la nuit sont regroupés avec ceux de la journée qui précède...vous me suivez? C'est comme votre gamin que vous croisez le matin au petit déjeuner : il finit sa journée de la veille et va aller se coucher alors que vous, vous commencez la journée de son lendemain...)


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samedi 4 juillet 2009

Le trafic est subséquemment perturbé...

La com, c'est un boulot!

Hier, j'étais parmi les heureux participants du jeu "Je regagne la gare du nord en moins de dix minutes", le grand jeu qui fait fureur en ce moment.

L'épreuve avait été organisée par le consortium Ratp-Sncf-Bémol au départ des Halles.

Un jeu plein de suspens et de difficultés, où il faut chosisir entre le métro par la 4 (orléans-clignancourt), ou le rer par la B. D'autres parlent aussi de course à pied par sébastopol, mais hier il faisait trop chaud ou du vélib, mais pour en trouver un à proxmité des halles, il faut vraiment anticiper le départ de plusieurs heures ou faire comme mon copain qui retourne toutes les selles, code pour indiquer que le matos est en panne et qui, pour assurer vraiment, colle une pastille rouge sur le voyant vert, comme ça personne ne lui prend son biclou qu'il a eu tant de mal à régler à sa taille.

Chaque jour, ce jeu rassemble des milliers de participants et malgré les difficultés et l'absence de récompense, sa popularité ne se dément pas. Il faut dire que l'épreuve est palpitante.

Palpitant, c'est exactement ce que pensait la petite mamie, coincée debout entre deux grands gaillards, en mettant la main sur son coeur et en lorgnant vers les sièges occupés par quatre gars en maillot de corps et pantalon de survet à bande fluo, parlant haut, les doigts poisseux par la chaleur et les grosses glaces qu'ils avalaient goulûment, les cheveux poisseux aussi, à cause du gel et des 50 degrés de moyenne dans la rame.

La petite mamie avait bien essayé de gagner une place assise, mais elle n'avait pas été assez rapide et d'un coup d'épaule bien ajusté, un des malabars l'avait rejeté vers la porte.

Dans les rues, il y a de gros 4x4 aux vitres teintées avec des pare-buffles et dans le métro des trous du cul avec des lunettes de soleil, du gel plein les tifs et des pantalons de survet aux poches rembourrées avec cinq portables, mais ce sont les mêmes, ils n'ont qu'une idée en tête, virer les petites mamies qui font chier le monde avec leur canne et leur petits yeux larmoyants...

Dans le temps, c'est ce qu'on leur a raconté, il n'y avait pas de chômage - hallucinant non? - les gens bossaient comme des malades toute leur chienne de vie, cotisaient à la sécu sans broncher et passaient l'arme à gauche l'année de leur retraite. C'était fendard, pas de places assises à céder dans le métro, pas de régime de retraite en déficit... et on pouvait mettre à fond la musique dans le 4x4 aux vitres teintées baissées au max, les vitres, pas la musique, il n'y avait de vieux con pour vous demander de la mettre en sourdine sous prétexte qu'on avait garé sous sa putain de fenêtre. Quant aux rares qui survivaient péniblement, ils étaient sourds et impotents, on s'en foutait. Ca devait être la belle vie!

Mais j'anticipe. Revenons donc à notre épreuve "Les halles gare du nord".

Après une tentative pour biaiser et monter dans le métro direction Clignancourt, le quai bondé et le panneau jaune cerise d'incidents divers graves de voyageurs jetés par pelletées sur les voies m'avait convaincu de changer mes plans. Je me suis glissé furtivement sur le quai du rer B. Les halles - Gare du Nord, une station, rer B, plan B, ça devait le faire.

On se serait cru en Andalousie : un pakistanais avait installé sur le quai un carton-étalage d'éventails et il venait de faire fortune. Le wagon bondé bruissait comme une ruche quand les ouvrières battent frénétiquement des ailes pour faire baisser la température et rafraîchir la reine et l'écloserie. Là, pas de reine, pas d'écloserie, mais nos 4 gars en marcel tachés par de longues traînées de glace, carrément couchés sur leurs fauteuils. Bon, on a la ruche qu'on mérite.

Au bout de dix minutes de stationnement, au moment délicat où le wagon est aussi bondé que le quai et où on se demande si c'est pas le quai qui va partir, une petite voix retentit dans le haut parleur... C'était le conducteur.

Surpris, c'est pas tous les jours qu'on s'adresse à eux, les voyageurs arrêtèrent de s'éventer, les malabars de suçoter leur cornet en ricanant, la mamie de gémir en comptant ses battements.

La petite voix chuchota : "heu, bonjour, alors voilà... heu... suite un incident de traction en gare du nord, il n'y a plus qu'une voie pour faire passer le trafic, alors forcément... il y a des perturbations..."

Et la voix s'éteignit dans la chaleur moite, comme aspirée par une brusque montée de température et de transpiration.

C'est juste à ce moment là qu'on s'aperçut que le signal de fermeture des portes sonnait depuis plisueurs minutes. Plus de pression dans les tuyaux pour actionner automatiquement une fermeture autoritaire?

Les gens se regardaient hagards, ma voisine agita son éventail à grands coups fébriles, le petit emploi précaire sur le quai, chargé de pousser les gens dans les rames plutôt que sous les roues, essaya de fermer la portes au grand dam des malabars qui hurlaient qu'il faisait assez chaud comme ça et qu'on n'allait pas en plus les enfermer, alors que d'autres essayaient de leur expliquer qu'on ne pourrait jamais démarrer les portes ouvertes. On s'ébranla doucement, très doucement, et à ce moment la petite mamie glissa tout aussi doucement vers le sol, retenue par la pression horizontale exercée par ses deux voisins qui la serraient de si près qu'un moment ça lui a rappelé quand elle avait dix-huit ans et que les mecs lui pelotaient les fesses entre deux stations, l'air de rien.

On a mis quinze minutes entre les halles et gare du nord, ma voisine pleurait sur son train raté, les glaces avaient fondu, la mamie fut évacuée par deux très jeunes pompiers au teint rose et aux yeux bleux, et le conducteur n'osait plus dire un mot dans son micro.

La com, c'est un boulot!


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mercredi 1 juillet 2009

Pierre Etaix et jean-claude Carrière : c'est gagné !!

Les bonnes nouvelles ne sont pas si fréquentes :

Il y a quelques temps, la Panse de l'Ours s'était jointe au mouvement qui essayait de faire rendre à pierre Etaix et à Jean-Claude Carrière leur droit sur leurs propres films...

le jugement avait été mise en délibéré et après mure réflexion ... le jugement a été rendu vendredi 26 juin : Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière ont été rétablis dans leurs droits et la société Gavroche Production déboutée de toutes ses demandes.

Cool, non?

A lire en détail ici


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vendredi 26 juin 2009

Une disparition qui devrait faire du bruit...



La dernière du magazine Le Photographe


Evidemment, l'actualité ne nous aide pas... mais inutile d'attendre, l'actualité ne nous aide jamais : une nouvelle emporte l'autre si bien que la dernière prend la place de la précédente, sans souci d'importance. Imaginez par exemple que Mickael Jackson soit décédé le jour du krash de l'airbus 330 et le même jour aussi que la proclamation des résultats de la présidentielle iranienne...

Bon revenons à ce qui m'occupe et imaginez que vous fêtiez à quelqu'un son 1675 ème anniversaire... le jour de sa disparition. Vous imaginez ça?

1675 parutions, 1675 unes, 1675 livraisons dans les kiosques et sans un mot, sans un bruit, la disparition, annoncée juste après que le 1675ème numéro ait été bouclé et envoyé à l'imprimerie, ce qui est bien commode pour éviter que le rédacteur en chef y aille de son billet d'humeur, de quoi se mèle-t-il celui là avec ses humeurs...

C'est ce qui arrive au magazine "Le Photographe", au moment où jamais la photographie n'a rencontré plus d'engouement dans le public et de spéculation dans les galeries ou les ventes aux enchères.

Paradoxal? Pas tant que ça.

Le Photographe s'adressait autant aux professionnels qu'au grand public et ce positionnement l'aura sans doute mis en porte à faux, au moment où les photographes de quartier disparaissent les uns après les autres, privés de leur activité traditionnelle, tant par la dématérialisation des images et le report des tirages sur les sites internet que par le hold up des mairies sur la photo d'identité et le déclin des photos posées de mariage ou de première communion qui deviendront un jour de vraies curiosités ethnographiques.

Quant au grand public, justement, il n'est finalement pas si grand que ça et se contente souvent d'annonces et de gros titres, les gratuits nous le montrent à l'évidence. Alors l'expertise, hein, ...

Moi, j'aimais ce journal : sérieux, documenté, il complétait le paysage peu fourni des journaux consacrés à la technique photographique en s'abstenant de recopier les communiqués de presse des fabricants de matériel, papier, imprimantes, etc.

Arles va ouvrir ses portes, la photographie contemporaine s'affiche partout, les hommages aux anciens se multiplient, mais il aura suffi que quelques annonceurs déséquilibrent leur effort marketing entre les communiqués gratuits et la publicité payante pour que l'éditeur décide de tirer un trait sur plus d'un siècle de parution.

C'est la loi du marché, dit-on, l'air savant sans se douter que les ânes aussi sont quelquefois savants... et que le marché arrange surtout ceux qui édictent ses lois.

Tout est-il perdu? Peut-être pas.

Privé d'éditorial d'adieu, la rédaction du Photographe a mis en ligne un site de soutien:

http://lephotographenestpasmort.blogspot.com

Si vous aussi vous aimiez ce journal, ou si vous aussi vous êtes triste de la disparition des centenaires, allez sur ce site et laissez un petit mot à la rédaction.

Il n'ont bénéficié d'aucun cellule de soutien psychologique.


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mercredi 24 juin 2009

Miss Tic : Go Homme

Loupé le vernissage de l'exposition de Miss Tic chez Lelia Mordoch? La Miss sera à la galerie (50 rue Mazarine Paris 6ème) le samedi 27 juin à partir de 15 heures et vous attend. Cela ne se refuse pas.

Quant aux photos de l'exposition, elles sont (presque) toutes ici.

Bref, la fête!

     ......


etc..........


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mercredi 17 juin 2009

Bear at Work!!!

Comme vous l'avez peut-être constaté, l'hébergeur de la Panse de l'Ours a eu de gros problèmes avec ses serveurs qui se sont transformés en grille-pain, et la Panse de l'Ours aussi... par voie de conséquence.

Après de sinistres écrans noirs pendant le week end du 13 juin, la restauration des pages a pu intervenir il y a quelques jours jours, mais la mise à jour est pour l'instant quasi impossible, sauf par des voies détournées que la décence m'interdit d'évoquer ici.

En attendant, j'ai donc marié ma fille pendant ce fameux week-end, ce qui, tous les pères me comprendront, est toujours émouvant quand il s'agit de sa propre fille, rendez-vous compte, et une bonne façon d'occuper son temps libéré par la technique défaillante.

Je ne sais pas si cela vous intéresse, je parle de cette folle journée de noces, mais moi si, évidemment.

dans l'espoir que le ftp se remette à ronfler le tonnerre, je musarde de ci-de là, heureux du beau temps revenu, en attendant que mes pages soient de nouveau pleinement accessibles.

Alors, cet article s'enfoncera dans les archives, inexorablement, poussé par les mises à jour qui le plongeront dans l'oubli... Ainsi va la vie; il en va de même du mal de dents, des discussions bizantines sur l'honneur bafoué des élus et de l'âge idéal de la retraite...

Prenez soin de vous.


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mercredi 3 juin 2009

Des pochoirs, des pochoirs... pour les Lézarts!




C'est reparti. Les ateliers d'artistes des cinquième et treizième arrondissements vont ouvrir une nouvelle fois leurs portes pour notre plus grand plaisir, et comme chaque année le parcours sera balisé par de l'art de rue. Nous, forcément, vieillards ou nubiles, on jubile!

C'est la tradition de ces portes ouvertes d'inviter chaque année une signature de l'art urbain. Jugez un peu de la qualité des invités en 8 ans : Miss Tic, Jérôme Mesnager, Nemo, Mosko et Associés, Speedy Graphito, Jef Aérosol, Fkdl et Artiste Ouvrier... Pas mal, non?

Et bien cette année, mesdames et messieurs, ce sera Jana und Js, une fameuse association de deux talents qu'il faut absolument découvrir si ce n'est déjà fait.

Alors pour les artistes, leurs ateliers et le parcours d'art urbain, retenez les rendez-vous :

un vernissage à la mairie du 5ème le jeudi, les portes ouvertes les 13 et 14 juin de 14 à 20 heures, de la musique, du mail art (Roswitha Gillemin et Christine Le Roy, mazette! ), des visites,... bref la fête.

Les programmes et dépliants sont disponibles dans les bureaux de postes et les mairies des 5ème et 13ème arrondissements, ainsi qu'aux points d’information : 21, rue Daubenton (5ème) et 43, boulevard Arago (13ème).

Et pour les pochoirs, il suffit (!) de suivre les parcours.


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mardi 26 mai 2009

Marc Riboud : la photographie juste au Musée de la Vie Romantique jusqu'au 26 juillet

Eclatement de la bulle photographique, hasard de l'actualité, ou retour vers une certaine forme d'authenticité, loin des outrances?

Je ne parle pas de l'authenthicité du sujet, ni même d'objectivité... On a, je l'espère tordu définitivement le cou à ces vieilles lunes mais de l'authenticité du photographe derrière sa petite boite.

Et aussi de l'authenticité des clichés exposés : simplement, dans une taille raisonnable, avec un joli passe partout qui les éclaire comme il faut et un petit cadre pour emballer le tout.

On passe d'une photo à l'autre, on lit le titre, le commentaire de l'auteur ou du commissaire de l'exposition, simplement et clairement exposé, sans pathos, et on se dit : "formidable, comme cette photo est formidable."

Et justement, qu'est-ce qu'elles ont ces photos? Rien de très spécial, elles sont simplement justes et donc admirables.

Evidemment je suis de mauvaise foi, et on s'attarde sur un cadrage au petit poil, un instant plus ou moins décisif, une ombre vraiment judicieuse, un regard en coin, mais finalement on est plus emporté par la justesse de l'image que par ces petits exploits techniques ou de cadrage.

Foin de grands formats acidulés, de contrecollages audacieux et de pixels étirés, un petit 18x24, voire un 30 x40 suffisent à notre bonheur et si l'image est petite on s'approche, tout simplement. Car s'approcher, c'est bien aussi, pour déguster les détails et savourer les anectotes. Ces photos là en fourmillent.

Sur les grands, trop grands tirages actuels, on ne s'approche plus pour mieux voir, on s'approche pour traquer le bruit ou vérifier la qualité du traceur numérique.


Marc Riboud : L'instinct de l'instant



"Mon obsession : photographier le plus intensément possible
la vie la plus intense.
C'est une manie, un virus aussi fort pour moi
que le réflexe d'indépendance."


Du 3 mars au 26 juillet 2009
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h
sauf les lundis et jours fériés
Musée de la Vie romantique
Hôtel Scheffer-Renan
16 rue Chaptal - 75009 Paris
tél. : 01 55 31 95 67
fax. : 01 48 74 28 42




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Pierre Etaix : Un compte rendu d'audience et un délibéré

Je ne m'habitue pas au délibéré.

Un peu de mauvaise foi : quand vous jugez un mec pour pouvoir le condamner à perpète, vous, pauvre quidam désigné par tirage au sort, vous avez quelques heures pour délibérer. Mais pour juger d'une affaire finalement simple de droit civil ou commercial, vous, juge professionnel, vous avez plusieurs semaines pour mordiller le bout de votre crayon...

C'est comme ça. Ca laisse le temps de bien appréhender, de comprendre le fond de l'affaire, les conséquences directes, indirectes.

Vous me direz que ces quelques semaines pour délibérer sont là pour permettre au juge de prendre connaissance du dossier et sont la contrepartie d'une instruction accélérée... Le délibéré me semble surtout très pratique pour éviter de rendre un jugement en plein milieu de l'agitation médiatique...

Bref, dans l'affaire Pierre Etaix-jean-Claude Carrière et la Fondation Groupama Gan, opposés à la société Gavroche productions, le jugement ne sera rendu que fin juin. C'est pratique aussi.

En attendant, on se contentera donc du soutien moral du ministre des affaires culturelles, et des belles photos prises quand lui ont été remises les 56000 pétitions en soutien aux deux cinéastes.

Pour lire quelques extraits de la séance, vous pouvez lire le blog de Tilly, assez souvoureux

Pour en savoir un peu plus sur la société Gavroche Production, lire ici.

Et pour un résumé de tout l'affaire qui vaut son pesant de cacahouettes, lire le dossier de presse ici


Un conseil, demandez toujours à votre avocat, quand il vous propose une bonne affaire, s'il a des liens de parenté avec les dirigeants des sociétes avec lesquelles il vous suggère de contracter... Comme ça, par curiosité... Juste pour vérifier...


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vendredi 15 mai 2009

Sauver les films de Pierre Etaix : France Inter s'y met (15 mai 09)

Aaaah! Stéphane Paoli, qui prend les auditeurs pour des gens dotés de raison, évoquera l'épineux problème de la sauvegarde des films magiques de Pierre Etaix dont je vous ai déjà parlé ...

Branchez vous donc sur Inter samedi entre 7 et 9 heures.

La dernière plaidoirie du procès qui se déroule en ce moment se tiendra quant à elle ce vendredi 15 mai 2009.

Si vous souhaitez assister à cette audience, l'entrée du tribunal est au n° 6 boulevard du Palais (Métro Cité, Bus : 96-38-21-45). Vous devez prendre la file de gauche (la file de droite étant théoriquement réservée aux personnes désirant visiter la Sainte Chapelle). Puis, une fois passé le portique de sécurité, vous trouverez un « point accueil ». Demandez la 3ème chambre civile . On vous remettra un plan qu'il vous suffira de suivre.




Restez informés en vous branchant aussi sur http://sites.google.com/site/petitionetaix/


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samedi 2 mai 2009

Bouton, bouton d'or, hors d'âge, âge de la retraite, retraite chapeau... (2 mai 2009)



Il est parfois bien utile de se faire une idée...

Par exemple, quand on dit que Daniel Bouton touchera une retraite chapeau annuelle de 730 000 euros.

Mais qu'est-ce que ça veut dire, Bonne Maman?

Ma petite Nanette, cela veut tout simplement dire que chaque année la Société Générale versera à son ancien président cette somme, votée par le conseil d'administration quand il le présidait encore et qui sera prélevée directement dans la trésorerie de la banque.

Et si la banque connaît une mauvaise année?

Elle paiera quand même. Mais c'est très improbable, la banque est une institution sérieuse et magnifiquement gérée.

Il est d'ailleurs probable aussi qu'elle a d'ores et déjà provisionné des capitaux dans son bilan pour prévoir ces futures sorties. Ces dépenses sont dites "certaines", c'est pour ça qu'on peut les provisionner, à la différence des "futures", ces opérations de marché dans laquelle la banque s'est imprudemment fourvoyée et dont la réalisation s'est révélée incertaine... et qu'on peut aussi provisionner, mais ça fait mauvais effet.

Tu me suis Nanette?

Mais 730 000 euros, combien ça fait?

Par mois, cela fait 60 800 euros. Regarde comme c'est facile : 730 000 divisé par douze, c'est élémentaire.

Sachant que le smic est fixé aujourd'hui à 1321 euros par mois, cela représente donc 46 fois le smic brut.

Pour le dire autrement, 46000 euros par mois, cela fait aussi plus de 2000 euros par jour, soit plus que l smic par mois... Tu imagines tous les soucis que cela occasionne pour dépenser par jour ce que beaucoup gagnent en un mois?

C'est pour ça qu'on dit souvent d'un riche qui a des soucis que c'est un pauvre homme?

Bravo Nanette, tu as tout compris.


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mercredi 29 avril 2009

L'hôpital de la photographe Estelle Lagarde : House n'a qu'à bien se tenir (29 avril 2009)



Alors que le milieu hospitalier, du brancardier au grand patron, de l'aide soignante à la surveillante défilent dans les rues pour défendre l'hôpital dans lequel nous finirons tous, un jour, par séjourner et, souvent, un autre jour par y mourir, ce qui devrait nous faire un peu réfléchir à ce que nous voulons vraiment comme structure d'accueil ultime pour nos maux y compris nos maux ultimes, une formidable exposition nous présente un hôpital un peu fou, miroir de nos plus intimes peurs.

Heureusement, le sujet, grave à l'extrême, est traité par la photographe Estelle Lagarde avec un humour solide et un sens de la mise en scène étonnant.

Chaque photographie, en grand format, mérite de longs instants de découverte, car l'image d'apparence si simple, se défend finalement et ne livre ses secrets qu'après une contemplation, presque une méditation.

On touche ici à l'essentiel : la naissance, la mort, la maternité, la maladie qui sont toutes montrées ici dans un contexte décalé et onirique, souvent absurde : hôpital en ruine, salles d'attente délabrées, transports de malades par morceaux, chaque personnage assumant son rôle avec gravité. C'est qu'il s'agit ici de notre peau qu'on vient soigner voire sauver...

Allez voir cette expo, à la Little Big Galerie, 45 rue Lepic Paris 18ème. C'est jusqu'au 19 mai et c'est bien.

(détails dans l'Agenda)

Le site d'Estelle Lagarde


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samedi 25 avril 2009

La poésie des "perforateurs de béton" (25 avril 2009)

Cela m'avait frappé dès mes premiers pas dans les rues d'Hanoï. Les murs admirables de cette ville, jaunes comme j'aime, vieillis par des années de pluies et de soleil alterné, ceinturés de lianes et de fils sans qu'il soit possible de déméler ce qui relève du végétal ou de l'activité humaine, donnent aussi à voir des pochoirs mystérieux, sur deux lignes, une de texte et une de chiffres.

Entremélés, juxtaposés, à l'endroit, à l'envers, ces pochoirs semblent posés de toute éternité et d'ailleurs personne ne leur accorde la moindre attention.

En essayant de savoir ce qui se cachait derrière ces inscriptions énigmatiques, je posais quelques questions naïves qui me valurent des réponses évasives, et je ne l'avais pas volé.

Qu'est-ce que cet étranger immense et maladroit essayait de savoir sur les murs d'Hanoï?

Tout au plus m'apprit-on que c'était interdit. Peu-être pas de questionner, mais de salir les murs. Mais c'était murmuré avec un sourire qui me faisait douter de la réponse et ne faisait que renforcer ma curiosité.

Vous connaissez mon aisance avec les langues (!) et le vietnamien en particulier, cette langue syllabaire qui n'agglutine pas comme le thaï pour fabriquer des mots longs de cinquante centimètres, mais découpe au contraire, tronçonne et n'abborrhe rien plus que les mots de plus d'une syllabe, transforme photocopie en "phot to cop py", toilettes en "toa let", ou chocolat en "so co la".

Et comme un savant un peu fou, ou génial, c'est égal, et français, ce qui ne gache rien, Alexandre de Rhodes, surpris par cette langue ressemblant au "gazouillis des oiseaux", a réussi à leur imposer une écriture latine, comme la nôtre, seulement truffée d'accents, on a l'impression de s'y retrouver. Erreur, car le gazoullis des oiseaux vous l'aura laissé deviner : cette langue se chante et les accents servent à dire si on monte ou descend... Lire ici la facilité de la chose.



Mais revenons à nos pochoirs qui sont en fait des petites annonces posées là nuitamment, comme écrivaient les gendarmes dans leurs rapports, par des hommes de peine, souvent des paysans fraîchement débarqués de leur campagne, mais qui n'est pas paysan au Vietnam? venus à la ville pour s'employer et qui ne trouvent pas de meilleur moyen pour se faire connaître du plus grand nombre que d'afficher leur numéro de téléphone portable sur tous les murs.

Ce fameux "Khoan Cat Be Tong" qu'on trouve décline en "k b c tong" ou "kh b ca tong", pour changer et faire plus court et différent, signifie littéralement " celui qui coupe et perce le béton ". Poétique non?

D'où quelques interprétations erronées relevées ici ou là sur le web et qui attribuent ces annonces à quelques fabriques de cloisons préfabriquées, ou à des vendeurs de matériaux de construction.

Certains ont essayé de téléphoner aux numéros inscrits sur les annonces : ils ont alors entendu la même propagande que celle diffusée dans la ville le matin et reprise le soir par les hauts parleurs disséminés partout pour l'édification des masses. Car le Vietnam reste un pays communiste et dont une des fonctions reste l'éducation du peuple, ayant oublié que c'est le peuple qui possède certainement a vraie connaissance, la seule qui vaille, celle de la vie quotidienne.

C'est que la police, pas plus bête que d'autres, avec le numéro de téléphone du contrevenant, a confisqué la ligne au paysan perforateur de béton et branché un peu de bons conseils civiques aux employeurs clandestins qui auraient aimé embaucher à bas prix le malheureux paysan qui rêvait déjà de tout percer et de faire fortune.


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vendredi 17 avril 2009

Après la pipe de Jacques tati, la censure frappe encore!! (17 avril 2009)

la France fait école et ce n'est que justice.

Le célèbre tableau de Magritte serait sous le coup d'une interdiction et les responsables du musée de Los Angeles peuvent enfin respirer : ils ont trouvé in extremis comment mettre en accord ce fameux tableau, les interrogations de beaucoup de visiteurs qui ne comprenaient pas bien cette affirmation que ce n'était pas une pipe alors que manifestement, hein, même en y regardant de près, c'en est une, il ne faut pas nous la faire, et l'interdiction menaçante qui a valu à Lucky Luke de devoir machonner des herbes pleines de pesticides en lieu et place de sa bonne vieille cigarette.

Grace à l'initiative de la régie publicitaire de la Ratp qui a remplacé, pour l'expositon sur Tati, la célèbre pipe par un petit jouet en forme de moulin à vent ridicule, la solution s'est imposée d'elle-même.



Quant à Miss Tic, elle n'a rien à craindre, aucune loi n'interdit cette pratique entre adultes consentants... On est rassurés.



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mercredi 8 avril 2009

La destinée des blagues sur le web : " un maire décide de faire repeindre sa façade..." (8 avril 09)

Les blagues sur le web connaissent une carrière fulgurante et agitée, avec des périodes d'accalmie et de rémission, suivies par des accès de fièvre dictés par l'actualité.

Prenons cette petite blague, maintenant bien connue du maire qui veut faire repeindre sa façade .

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore la voici :

Un maire décide de faire repeindre la façade de la mairie.
Il lance un appel d'offres.
On lui présente 3 devis : un anglais, un allemand et un français.
Le devis de l'Anglais s'élève à 3 millions d'euros, celui de l'Allemand à 6 millions, et celui du Français à 9 millions.
Devant de telles différences, il convoque les trois entrepreneurs séparément, pour qu'ils détaillent leurs estimations !
- L'Anglais dit qu'il utilise de la peinture acrylique pour extérieurs en deux couches pour 1 million, pour les échafaudages, les brosses, équipements divers et assurances : 1 million, et le million restant c'est la main d'oeuvre.
- L'Allemand justifie son devis en disant qu'il est meilleur peintre, qu'il utilise des peintures de polyuréthane en trois couches, dont le coût s'élève à 3 millions. Les échafaudages et autres matériels, équipements et assurances coûtent 2 millions, et le million restant c'est la main d'oeuvre.
- Le dernier est celui qui gagne finalement l'appel d'offres,
Le Maire estime qu'il présente le devis le mieux justifié.
Le Français lui a présenté comme suit :
Monsieur le Maire : 3 millions pour vous, 3 autres pour moi, et les 3 restants, nous les donnons à l'Anglais pour qu'il nous peigne la façade.


Avouez qu'elle est assez drôle.

Cela fait des mois qu'elle circule sur les boites mail, est reprise sur des blogs spécialisés et fait le bonheur des machines à café. Et des mois que chacun essaie de la récupérer. Il faut dire qu'elle est customisable en l'état (my god, quel vilain mot!)

On trouve ainsi une version " Un maire PS décide de faire repeindre la façade de la mairie " sur un blog de boursorama

. une version wallone " Un bourgmestre décide de faire repeindre la façade de la maison communale"

. et même une version algérienne avec des devis tunisien, marocain et algérien

A vous de jouer, les versions juives, corses et suisses semblent encore libres, ainsi que celles du maire de Levallois, de Neuilly ou de Paris. Et je m'étonne que personne n'ait encore pensé à celle du maire de Pont-Saint-Esprit...


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samedi 4 avril 2009

David Gouny, nouvelle série (4 avril 2009)

 



C'est pour moi un plaisir de suivre l'évolution d'un artiste, surtout quand cette évolution se fait dans la rue, et encore plus quand elle se fait par affichage, support ô combien éphémère.

Les petites photos qu'on prend deviennent rapidement les seuls témoins de ces instants d'art qui le deviendront peut être (des standards). La vitesse avec laquelle les amateurs se précipitent pour les décoller en est un signe.

Voici donc les derniers collages de David Gouny, moins léchés, plus ramassés, comme jetés sur l'affiche : couleurs blafardes, bourrelets "exvaginés", visages déformés, la vie de ces grosses dames de papier s'en va doucement vers un enfer morbide, un peu désespéré... et semble-t-il inéluctable.

A suivre.


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mardi 31 mars 2009

Hanoï : le café aux oiseaux de la rue Ngo Gach

Hanoï a ce charme particulier qu'en trois jours, pour peu que vous acceptiez une certaine lenteur dans vos déambulations, vous vous retrouvez avec des habitudes nonchalantes, comme si vous aviez toujours vécu là.

Illusion, bien sûr, car vous ne comprenez rien à ce qui vous entoure et derrière les apparences se cachent d'autres réalités, qui en cachent certainement d'autres encore, comme autant de pelures d'oignon qu'il faudrait, certainement, bien des séjours pour dépiauter complètement.

Prenez ce petit café du vieux quartier, rue Ngo Gach. Petite terrasse, salle fraîche, tables et chaises miniatures comme partout ici, comme si le pays tout entier avait passé commande d'un lot de meubles de jardins en plastique pour enfants.

Ce qui m'a attiré là, outre le désir de me reposer un peu, ce furent les chants d'oiseaux et une odeur de café, ce café vietnamien si délicieux. On ne sait guère que ce petit pays est un des premiers producteurs de robusta du monde et il est particulièrement savoureux.

La devanture est ornée de cinq ou six cages à oiseaux où ménates, serins et autres oiseaux chanteurs papotent gaiement.


Dans le café, à l'ombre, quelques clients discutent gravement de leurs qualités respectives.

Ce sont leurs oiseaux. Ils trottinent jusqu'ici avec la cage sous une cape, les accrochent à la devanture pour une petite sortie en société et en profitent pour boire un verre et commenter leurs chants.

Au bout d'une heure, ils se saluent avec un sourire, décrochent la cage, la recouvrent de la cape et retournent chez eux, contents.

Le plaisir de se retrouver entre amis doit valoir aussi pour les oiseaux, non? Et c'est bien ce que ces habitués là ont compris, avec un savoir vivre émouvant et si juste dans sa simplicité.



D'autres photos d'Hanoï ici


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Romain Mesnil court tout nu dans Montmartre...

Alors voilà, il suffit que je m'absente pour qu'un sportif de haut niveau, Romain Mesnil, en profite pour courir tout nu dans les rues de Montmartre, la perche fièrement dressée. En l'occurrence, Romain Mesnil. Pire, on le voit aussi dans les quartiers que j'aime, le Pont des Arts, rue Vieille du temple, traversant l'esplanade du Trocadéro... Un vrai clip sur les charmes gaulois de notre bonne capitale.



Ce garçon, bien sous tous rapports, escalade les escaliers avec aisance, la perche comme un étendard, pour attirer l'attention d'éventuels sponsors. Depuis ses jeux olympiques un peu ratés, Nike lui a retiré son soutien...

On dit que les femmes prennent peu à peu le pouvoir dans les conseils d'administration des entreprises... Ce serait le moment de montrer leur influence. Allons, mesdames et mesdemoiselles, un bon geste... vous ne le regretterez pas.

D'autant que pour l'occasion, l'athlète présentera aujourd'hui une initiative pour aider deux associations caritatives qu'il soutient depuis plusieurs années:
Un Maillot pour la vie qui aide les enfants malade dans les hôpitaux, et l'ARTC, l'Association pour la Recherche contre les Tumeurs du Cerveaux.

Nu mais pas dépourvu.


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lundi 30 mars 2009

Pierre Etaix... Ca vous dit quelque chose?




Communiqué :

Il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, vous avez signé la pétitiondemandant la ressortie des films de Pierre Etaix. Du fond du cœur, MERCI.

En juin 2008, 16 000 signatures (dont la votre, peut-être) ont été
remises aux avocats de Pierre Étaix et Jean-Claude Carrière (co-auteur de quatre des cinq longs métrages aujourd'hui invisibles). Ces milliers de signatures
n'ont pas de réelle valeur juridique, mais elles témoignent de notre intérêt et de notre vigilance à face à l'injustice dont sont victimes ces deux grands
artistes.

Le 28 novembre 2008, à notre grande surprise, les auteurs se voyaient refuser le droit de procéder à la restauration de leurs films (une restauration pourtant jugée urgente et dont le financement était assuré).

Face à ce nouveau "blocage" nous sommes bien décidés à poursuivre notre mobilisation
en rappelant les engagements de Mme Christine Albanel,ministre de la Culture et de la Communication:

"Le ministère de la
culture et de la communication est déterminé à toutmettre en oeuvre pour que les films de Pierre Etaix puissent être à nouveau diffusés sur tous supports et soient
accessibles au plus large public".

Aussi, 48 heures avant l'inauguration du 62e Festival de Cannes, nous espérons
pouvoir déposer 50 000 signatures à l'attention de Madame la Ministre.

Si, comme chaque signataire, vous invitez deux nouvelles personnes à signer cette pétition, nous atteindrons rapidement les 50 000 signatures !

Alors, parlez en à vos amis, collègues, conjoint... ou mieux, prenez un peu de votre
temps, copier / coller le lien ci dessous et envoyez-le avec un petit mot à tous vos contacts en demandant de faire suivre...

http://sites.google.com/site/petitionetaix/


(il s'agit d'un mini site rappelant les faits et permettant d'accéder à la
pétition et à bien d'autres documents)

Comme l'a si poétiquement dit Antoine Hervé dans son message à Pierre
Etaix: « Ce qu'une goutte d'eau ne peut, l'orage le pleut »

Merci de votre aide.

Les amis de YoYo.


PS: Quelques nouvelles importantes:

L'association "Il Étaixune fois..." est en train de naître.

Rejoignez-nous ! Pour plus d'infos:

http://sites.google.com/site/petitionetaix/l-association-il-etaix-une-fois

Puisqu'il ne peut plus montrer ses films, Pierre Étaix a décidé de revenir au Music Hall!!!! Plus d'infos à cette
adresse:

http://sites.google.com/site/petitionetaix/pierre-etaix-remonte-sur-les-planches


L'association "Il Étaix une fois..." se propose de financer les premières
répétitions. Si vous souhaitez adhérer à l'association afin de nous aider à réunir les financements nécessaires à cette première phase de travail, contactez-nous à cette adresse; lesfilmsdetaix@gmail..comPar ailleurs, nous sommes à la recherche de locaux de répétition avec piano sur Paris (pour pas trop cher) et pour une dizaine de
jours.

A part cela:La pétition est toujours à cette adresse:
http://www.ipetitions.com/petition/lesfilmsdetaix/

Vous pouvez télécharger un dossier et une revue de presse réactualisée à cette
adresse:
http://www.edaguide.fr/etaix/DossierPresseFr.pdf

Le dossier en anglais est ici:
http://www.edaguide.fr/etaix/DossierPresseEn.pdf

Le site est là:
http://www.lesfilmsdetaix.fr/

Et pour tout renseignement,commentaire ou suggestion, c'est
ici:
lesfilmsdetaix@gmail.com


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Pour qui sont ces sifflets? Tous avec la brigade!

Bon, évidemment, on ne sait par bien par qui on pourrait remplacer Sarkozy... C'est un peu le problème. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas donner son avis.

Comme dirait l'autre, il y a eu dans l'hstoire des tas de cas où des gens pas du tout recommandables ont profité d'un vide politique faute d'alternative crédible. Le même genre d'arguments qui fait dire à certains : "Il ne faut pas être naïf, si on ne vend plus d'armes aux guérillas et aux dictateurs, d'autres s'en chargeront: on n'aura rien résolu et en plus on aura perdu des marchés juteux!" Avec notre président c'est pareil : D'accord, il a une drôle de conception de la morale polituque mais vus voyez quelqu'un pour prendre sa place, vous?

Non je ne vois pas, mais ce n'est pas une raison.

Donc des citoyens qui ne seront jamais invités ni chez Drucker ni chez Mireille Dumas ont décidé de manifester en sifflant ceux qui nous font un si mauvais spectacle. Ils ont créé la brigade des sifflets.

Pas d'investissement, juste un petit sifflet et des rendez-vous pour siffler. On siffle bien les mauvaises pièces, celle qu'on nous joue en ce moment est assez pitoyable, sifflons-la.

Le premier rendez vous est pour le 7 mai, date anniversaire d'une funeste élection dont nous sentons bien qu'il va etre difficile de se remettre.

Le site de la Brigade des Sifflets



Et si vous n'avez pas de sifflet, il n'est pas trop tard pour apprendre enfin à siffler avec deux doigts comme certains savent si bien le faire, petit tour de main qui semble se perdre et c'est bien dommage.


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Loi "C'est bien pis" : Christian Streiff planchera sur l'interdiction de télécharger des voitures illégalement !

Après la loi Hadopi qui va punir sévèrement votre petit neveu qui télécharge Lorie illégalement sur son ordi le soir du fond de ses draps pleins de cartes de France, le gouvernement préparerait un nouveau projet de loi pour mettre fin au téléchargement illégal de voitures neuves, phénomène qui a pris ces derniers mois une ampleur exceptionnelle et expliquerait à elle seule la situation catastrophique de l'industrie automobile. C'est Christian Streiff, brusquement sans activité précise, qui va s'y coller.

On en croise beaucoup en ce moment de ces téléchargeurs illégaux. Et ne résistent pas au plaisir d'essayer leur acquisition malhonnète.

Vous les reconnaîtrez facilement : ils courent sur les trottoirs ou dans le bois de Boulogne, en se déguisant en paisibles joggeurs, mais approchez-vous et tendez l'oreille : ils font "vrouom vroum" en esquissant de ces petits gestes maladroits de la main droite qui ne sont là que pour cacher des changements de vitesse virtuels et furtifs.

D'ailleurs quand ils s'arrêtent, ils font mine d'être épuisés et se mettent à faire des étirements pour donner le change. Ils viennent tout bonnement de descendre de leur superbe automobile téléchargée en peer to peer. Un scandale.


Téléchargeurs de voitures virtuelles sur la voie sur berge, essayant de passer inaperçus


On attend donc beaucoup de cette loi, et ce serait en fait pour lui permettre de plancher sur ce dossier que Nicolas Sarkozy aurait convaincu la famille Peugeot de se séparer de Christian Streiff.

Inquiet des réactions des professionnels et des syndicats, très attachés à ce grand patron qui disait ce qu'il pensait et faisait ce qu'il disait, lui aussi, et qui avait promis de donner un bon coup de balai chez le constructueur automobile - et avait tenu parole en poussant au départ bon nombre de ses cadres dirigeants et en faisant dégringoler les résultats - , le chef de l'état a donc tenté de dissimuler cette nomination derrière un soi-disant désaccord entre le pdg et les actionnaires majoritaires de l'entreprise.

Cette loi mettra enfin un terme à ce scandale et permettra aux dirigeants des constructeurs de continuer à percevoir bonus et parachutes : en effet, tout comme le projet Hadopi, le projet "C'est bien pis" ne sera pas assimilé à une aide directe de l'état.

Heureusement, La Panse est là pour rétablir la vérité !

Ah, un petit test pour voir si les milliards accordés à Peugeot-Citroen pour faire face à la crise sont bien employés : essayez donc d'avoir les délais de livraison d'une malheureuse C3 sans option : le vendeur vous rira au nez, méprisant, en vous annonçant fièrement courant juillet, soit près de mois. Ah évidemment si vous aviez choisi un Crosser, c'eût été différent, mon cher ami...

Les milliards, voyez-vous, c'est uniquement pour financer l'immobilisation des stocks des grosses voitures bien chères, ce n'est certainement pas pour réduire les délais des petites qui ne consomment pas beaucoup.

Non mais!


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Ca y est, la panse est célèbre! Twitter l'a repérée!

Je n'en croyais pas ma messagerie chérie, qui après m'avoir longtemps conseillé sur les moyens d'avoir un big dick car, m'assurait-elle, "elles" font vraiment la différence, j'ai reçu un autre message, de Twitter cette fois et pressant :

"Dynast Amir wants to keep up with you on Twitter"



Vous imaginez ma surprise et ma joie, Twitter, cette trouvaille de génie qui permet aux fondus de la communication instantanée, où les messages sont volontairement limités à 140 caractères, c'est-à-dire que vraisemblablement, je n'ai pas compté, mais ce petit article serait déjà amputé des 9/10ème, Twitter, donc, m'avait repéré dans la blogosphère infinie, catalogué comme une institution qui compte, les 140 caractères au moins, à tel point qu'un de ses membres émérite avait décidé de me proposer d'adhérer au divin programme, en lui confiant toutes mes petites pensées et faits et gestes, dans de courtes mais décisives sentences.

Formidable!
J'ai donc été voir qui pouvait bien être ce Dynast Amir!

Et bien je vous jure que je ne le connais pas du tout, alors que lui me connaît. Sensass!

Il habite Los Angeles, sa photo montre un garçon plutôt beau gosse, et on apprend en parcourant son profil, quoiqu'il s'affiche de face, qu'il cherche un photographe TFCD (Time for CD, un book en fait mais uniquement avec des photos sur fichiers, sans tirages et rémunéré au temps passé), en précisant en plus, qu'il m'invitera à déjeuner.

Bon, frais payés quoi!

Je vous quitte, mon avion pour LA part à 10 heures, je n'ai que le temps.


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mercredi 25 mars 2009

Today's picture : train de barques sur le fleuve Rouge

Ca y est, la Panse est revenue de voyage et renoue avec son discours nonchalant.

Trois semaines de pérégrination au Vietnam pour assouvir quelques fantasmes bien pardonnables :

. aller chaque jour prendre son café, délicieux, dans le même petit repaire plein de cages à oiseaux chanteurs, suspendues au store

. se pencher sur les mystérieux pochoirs qui ornent, à Hanoï et ailleurs, des murs d'un jaune à faire pâlir les cinéphiles amoureux de "Mood in the Love"

. déambuler sur le pont qui enjambe sur deux kilomètres le fleuve Rouge et vous assaille d'images miroitantes de trains de barques, figés dans une immobilité irréelle

. voir enfin cette fameuse baie d'Along qu'on dit si sale, mais beaucoup moins que le canal Saint Martin, n'en déplaise aux chagrins

. se laisser emporter par la moiteur du delta de Mékong, immense et envoûtant

. parcourir enfin Saïgon, rebaptisée en Ho Chi Min Ville comme pour la punir d'avoir été belle et putain, elle qui a su garder une torpeur lascive que les discours politiques les plus intransigeants ne sauront faire oublier et qui retrouvera son nom aussi sûrement que chaque année la Mousson revient, ce dont j'en suis sûr l'oncle Ho rira bien, lui qui certainement n'aurait pas imaginé finir en panneau indicateur d'un rigorisme politique déjà démodé.

Une image pour me faire pardonner cette absence... en attendant quelques photos et autres anecdotes de ce pays fascinant.




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jeudi 5 mars 2009

En direct de la ville au-delà du fleuve et alentours

L'usage du Monde de Nicolas Bouvier sous le bras, l'appareil photo autour du cou, toute la rédaction au grand complet de la Panse de l'Ours se délocalise pour une lente pérégrination entre la Ville au delà du Fleuve, Hanoï, et Hô-Chi-Minh-Ville.

Il est plus que probable que les mises à jour de cet estimable site seront plus rares, mais peut-être précieuses, qui sait?

Nous allons donc voir là-bas si nous y sommes, si la crise effraie ceux que les B52 n'effrayaient pas, en tous pas pas au point de les décourager, et si les rizières ont toujours ces verts et ces bruns qui nous fascinent tant.

Bouvier dit en préambule qu'on ne fait pas un voyage mais que c'est le voyage qui nous fait ou nous défait... Livrons-nous donc à cette mainmise.

A bientôt


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jeudi 19 février 2009

Orange passe à 10 Gigas son service de stockage

Figurez-vous, pansiens, pansiennes, qu'Orange offre à partir d'aujourd'hui 10 gigas d'espace sur le web pour stocker ses données et les consulter à partir de n'importe quel pc voire même de les partager, en autorisant leur accès par identifiant et code d'accès.

Pas mal, pas mal et ça peut-être utile pour sauvegarder sa carte sd pleine à ras bord de clichés surexposés au cas où vous auriez oublié d'en prendre une autre et au cas, également, où le cyber café qui vous accueille dispose d'autre chose que d'une liaison partagée avec 300 autres de ses confrères sur la même antenne parabolique.

Non, je suis de mauvaise foi, cela peut être très utile, pour mettre à l'abri un fichier qu'on ne peut pas transporter et dont la taille exclut le recours à la messagerie, même si les webmails comme gmail ou yahoo ont fait de gros progrès en la matière.

Donc, bravo.

Tout de même, vous m'connaissez, toujours à chercher la petite bête, j'ai voulu aller voir dans les conditions générales de quoi il retournait sur le plan juridique.

En fait, j'adore les petites lignes illisibles et le jargon, ça me rassure.

Et là je lis que France Telecom, Orange quoi, n'est absolument pas responsable de ce qui pourrait arriver à ces données, virus, perte, etc.

Bon. Après tout un disque dur de sauvegarde qui plante n'est pas vraiment responsable non plus, en tous cas personne n'a jamais réussi à en faire condamner un.

Mais où j'ai bien ri, je suis d'un naturel très primesautier, c'est quand les conditons générales précisent, pour ce service GRATUIT, que :

" ...les éventuelles réparations des dommages à l'Utilisateur dues par FT qui résulteraient d'une faute dûment établie à son encontre correspondront au préjudice direct, personnel et certain lié à la défaillance en cause, à l'exclusion expresse des dommages indirects."

On s'imagine déjà en train de plaider devant une cour pour justifier le coût de la perte de ses photos de vacances et de prouver dans une démonstration fulgurante qu'on a subi un préjudice direct et pas indirect... mais au cas où on y parviendrait, la clause qui suit tempère immédiatement cet enthousiasme puéril :

"...En tout état de cause, le montant des dommages-intérêts qui pourraient être mis à la charge de FT, si sa responsabilité était retenue, serait limité au montant effectivement réglé par l'Utilisateur pour bénéficier du Service (hors frais d'accès), le mois précédent l'allocation des dommages-intérêts."

Donc, si je lis bien, FT ne sera tenu de supporter au maximum, que zéro euros, puisque c'est un service gratuit. Au maximum.

Vous pourrez peut-être arguer que votre abonnement est justement ce montant réglé, (je me vois déjà faire un procès pour 30 euros) mais la défense ripostera illico que le service de stockage des données n'est pas le principal, mais l'accessoire de votre abonnement et que ce service étant gratuit... Bref, la joute oratoire risque alors d'atteindre des sommets, qui ne craignez rien seront dument consignés par le greffe. Il y a des choses qui, elles, ne doivent pas se perdre.

Vraiment, cette littérature de la petite ligne reste ce qu'il y a de plus réjouissant dans cette triste et morne période de crise... On s'en contentera pour ce soir, faute de mieux pour se divertir.

Prenez soin de vous.


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mardi 17 février 2009

Today's picture : vers la sortie...

today's picture : vers la sortie - photo de gérard Laurent


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Un drôle de site à compteurs

Je veux parler de Worldometers

Ah oui, un drôle de site avec plein de compteurs qui tournent et dont les chiffres finissent par donner le tournis.

Population mondiale actuelle, naissances de l'année, décès cette année, décès du jour, voitures construites dans l'année (hum!), hectares de forêt détruite cette année, décès causés par le VIH/SIDA cette année, argent dépensé pour des maladies liées à l'obésité aux Etats-Unis aujourd'hui, personnes obèses dans le monde en ce moment, etc, etc.

Les auteurs du site se présentent comme un collectif international de développeurs, chercheurs et bénévoles... sans autres précisions et promettait début 2008 de publier régulièrement des bulletins mensuels, mais à part le prix de la bouteille de bière au Zimbabwe en février et les ordures ménagères de Naples en mars 2008, plus rien.

Développeurs, pas de problème, chercheurs, le terme est bien vague, bénévoles, je demande à voir...

Car en regardant de plus près, le site finit par se révéler plutôt comme une bonne idée pour promouvoir les panneaux de pubs plaqués sur tous les côtés des pages, ce qui ne me choquerait pas si c'était assumé... Après tout la recherche a besoin de financement.

Mais quand on lit le code html de la page d'accueil, si les pubs du haut de page et du côté sont bien réelles et prises en charge par Adsense (Google)pour la pub sémantique (annonces mises à jour automatiquement en fonction du contenu de la page) ou Amazon pour les livres conseillés, il faut aussi regarder en bas de page les liens que semble conseiller cette équipe internationale de chercheurs :

. un site de rencontres,
. un autre qui propose des injections pour avoir de gros seins
. un autre de rachat de crédits
. un autre de vente de médicaments pas chers en ligne, où vous pourrez vous procurer du célebrex par la poste et en toute discrétion, etc, etc.

Pour ces liens, pas de régie publicitaire, ni de tracker (un etit script qui piste le clic et rémunère le site qui a réussi à convaincre l'internaute d'aller voir comment on peut avoir de gros seins), il semble que ce soient des liens en dur qui font tout simplement de la promotion... Comme si parmi nos chercheurs, tous n'étaient pas seulement spécialisés en statistiques écolo et soucieux de faire progresser notre conscience au monde.

Bref un mélange très troublant .

Pour l'auto-promotion, pas de souci, Google france renvoie plus de 78000 réponses sur le nom du site, une performance et avec ce billet ça fera une de plus, et Google en anglais, plus de 80 000, avec plein de blogs qui reprennent la présentation du site et de son équipe, sans trop regarder au-delà ( ce qui ne sera pas notre cas, na!)... Des campagnes de mails semblent d'ailleurs relancer régulièrement le buzz, preuve que si on n'a plus de nouveaux billets depuis mars 2008, les animateurs du site restent vigilants sur leurs statistiques de fréquentation.

Alors?

Un exemple à méditer, hein?


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Les vélib' en banlieue, c'est parti!




On n'en ententendait plus parler, mais ça y est, on va enfin pouvoir rentrer chez nous ou s'en évader...

L'annonce en sera faite grâce à une grosse campagne de presse à partir du 18 février, mais il faudra encore attendre quelques semaines, voire quelques mois, avant de pouvoir enfourcher sa superbe machine, travaux obligent.

Espérons que les études de prévisions d'usage ont été bien conduites, parce que si les parisiens ont adopté le vélo, il y a belle lurette que les banlieusards pratiquent cette activité saine, qui les rend joyeux et forts.

Il n'est pour s'en convaincre que de voir, devant nos sémillantes gares de rer ou de train de nos communes limitrophes, comme on dit, les parcs à vélo bourrés et pris d'assaut que les municipalités s'échinent en vain à agrandir. Dès potron minet, on y voit des machines garrottées en série comme des voiliers amarrés à couple, triple ou quintuple dans les ports de luxe.

Alors, les vélib' ? (Il paraît que le mot ne s'accorde pas, faute à l'apostrophe...)

Si en rentrant le soir, l'usager ne trouve pas de place disponible pour rendre son vélo, il n'aura pas la liberté, comme le parisien, de chercher à proximité un autre parc disponible. Forcément, en s'éloignant du centre, la circonférence s'agrandit, comme on dit. Et gageons donc que la distance moyenne entre parcs sera plus importante.

Il ne faudrait pas qu'en plus du vélo, l'usager soit contraint à de longues marches à pied pour regagner son logis. Le sport, le sport, d'accord, mais il ne faudrait pas abuser.

Mais fi de ces prévisions pessimistes! Et que les pistes cyclables suivent, parce que dans certaines communes, il y a beaucoup à faire.



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mercredi 4 février 2009

Un boulot pépère à pourvoir à la Maison des Métallos

Vous cherchez un petit job avec quand même des responsabilités où vous pourrez déployer votre talent?

La Maison des Métallos cherche son directeur et a donc lancé un appel à candidature... car gérard Paquet, à qui on doit quand même pas mal, a fait valoir son droit à la retraite...

Bon, je sens que votre enthousiasme a déjà diminué. Prendre la responsabilité d'une telle maison demande un peu plus que du temps libre, pas vrai? D'autant que le poste est en prise directe, certains diraient confrontation directe, avec un bon nombre d'associations culturelles du quartier qui aimeraient bien être associées plus qu'elles ne le sont aux orientations de l'établissement...

Si le coeur vous en dit, c'est ici pour postuler.

A propos de la Maisons des Métallos, Bagheera Poulin y fera entendre et voir du 14 au 20 février Femmme (3), j'imagine que le (3) est pour bien ancrer dans la tête des fanatiques de l'orthographe qu'il y a un m de trop, sauf que là on parle des femmes et que forcément ce titre méritait bien trois jambes de plus.

Bon, le capitaine Cap me soufflant dans le dos que ce que j'écris est vraiment nul, j'arrête et je sors.

Voir ici dans l'agenda



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jeudi 29 janvier 2009

Manifs : un petit bijou de Jiho dans Sine Hebdo

Fidèle parmi les fidèles du dessinateur Jiho qui a rejoint Sine-Hebdo dès sa création, je vous livre, en cette journée de manifestations, ce petit dessin qui vraiment m'enchante...



. Le site de Jiho
. Les pages dédiées à Sine Hebdo
. Sine Hebdo


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mardi 27 janvier 2009

Saint Valentin : un DVD des news du jour de votre rencontre avec l'INA...

On connaissait le journal de jour de sa naissance, qui permet de se procurer le numéro du Figaro ou de l'Aurore qui parut le jour où nous poussâmes notre premier cri de terreur, l'INA nous propose un DVD à composer soi-même parmi 20 000 heures d'images disponibles et qui seront gravées en quelques jours pour un collector unique puisque fait uniquement par et pour vous.

Pas mal hein?



La Saint Valentin est une occasion de découvrir le service, mais on peut imaginer plein d'autres occasions : les plus grandes catastrophes pour l'anniversaire de votre meilleure ennemie, tous les défilés du 1er mai avec les slogans pour le pot de départ de votre patron, etc. Ca peut devenir franchement jouissif.


. Le site de l'INA

. La page du service de composition de DVD à la demande

En attendant, pour tous ceux qui préparent le défilé de jeudi, le fameux discours d'henri Krasucki que je n'ai pas trouvé sur l'Ina, mais j'ai peut-être mal cherché...




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mardi 20 janvier 2009

FKDL Franck Duval colle à Ajaccio

FKDL, contrairement à ce que me soutenait un ami, cela ne veut pas dire Front Korsica de Liberation. Mais France 3 était quand même là pour ce petit reportage à Ajaccio où on voit l'ami Franck jouer de la brosse.



Moi j'adorais le petit Echo de la Mode et j'en retrouve plein sur les collages de Franck. Nostalgie, nostalgie...


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dimanche 18 janvier 2009

Non, non, rien à voir avec une célèbre oeuvre d'art moderne


more?


Durex, dura lex!


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La Mouche dans l'Oeil


Find more videos like this on AdGabber


Cette vidéo très réjouissante est en fait réalisée par David Kamioka. Il est plus connu sous le pseudo de Cisma et vit actuellement au Brésil, à Sao Polo.

Son site :
http://www.cisma.com.br

Formidable hein?


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vendredi 16 janvier 2009

Today's picture et Le Journal d'Aran de Nicolas Bouvier

On dit qu'en découvrant un écrivain, on se ménage des années de nouveau bonheur, celui d'une complicité, d'une jubilation à la lecture de chacun de ses livres dans lesquels on pourra s'immerger comme dans un bain revigorant. Et la vérification de la liste "du même auteur" vous enchante comme autant de promesses d'un plaisir qu'on espère au moins aussi complet.

Nicolas Bouvier faisait partie de ces écrivains dont je m'étais fait une liste "à lire". Un "écrivain voyageur", moi qui aime tant voyager, je le gardais pour la bonne bouche, ou un hiver bien froid, bien long, avec des appels de couette répétés et d'hibernation. Voilà, c'est fait. J'ai plongé, par hasard comme il se doit, par le Journal d'Aran, petites îles en face de Galway, que l'auteur a arpenté pour une série d'articles, seul avec sa compagnie, on pourrait rêver pire, et une vilaine fièvre qui approfondit encore sa perception.

Alors, puisque c'est la période des cadeaux et des étrennes, je vous offre ce conseil: lisez cet homme là, vous ne le regretterez pas.

Et j'ai cherché dans mes albums une photo pour illustrer ce conseil et je vous offre celle-ci, prise à Roundstone, en face de l'île d'Inishnee, au sud de la presqu'île du Conemara. Ciel plombé et lumière.



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mardi 13 janvier 2009

Arthus Bertrand, et six milliards d'Autres.

Je voulais depuis quelques jours vous parler de cet événement et d'un coup les radios, la presse, les amis me devancent, tout le monde parle de cette performance, et pour une fois la performance prend tout son sens.

Au risque donc d'enfoncer des portes ouvertes, j'enfourche à mon tour les trompettes, dans une métaphore dont on me reconnaîtra au moins l'audace, pour vous prier instamment d'aller au grand Palais, dont la visite est de toutes façons bénéfique à notre sérénité même lorsqu'il ne s'y passe rien, tant le lieu est bienfaisant.

Quelque yourtes, logis universels venus tout droit de Mongolie et dont le fabrication, jugée parfaite depuis des siècles, n'a plus trouvé utile de changer, et des projections singulières d'hommes et de femmes, filmés plein pot, nous parlant sans artifice de leur vie, de leurs espoirs, de leur crainte, de l'essence même de notre vie, finalement, et de ce qui finalement aussi nous unit bien plus que nos différences.



Le papou, le palestinien, le rabbin, le sikh partagent nos rêves et nos aspirations, aiment leurs enfants, ce monde et leurs voisins, ont peur et pleurent, rient et s'émerveillent, et de les voir et les entendre nous l'exposer simplement, le regard droit braqué sur nous est plus émouvant que n'importe quelle savante démonstration.

C'est dont au Grand Palais jusqu'au 12 février, dans la grande Nef et vous coûtera 10 euros pour un passe (je ne sais pourquoi le site écrit "pass", ce doit être plus "in"), investissement beaucoup plus productif que n'importe quel plan Madoff. Et le droit de revenir est légitime, puisque 5000 vidéos ont été réalisées par l'équipe et que vous aurez beau faire, il sera absolument impossible de tout visionner, ce qui là encore est une bonne chose : enfin un spectacle à l'image de la vie, inépuisable au vrai sens de l'expression et dont seule la mort, non moins inévitable, pourra venir à bout.

Mais si je rajoute ce témoignage bien pauvre à la com de l'événement, huilée et puissante, c'est aussi pour dire à tous ceux qui ne pourront pas aller au Grand palais, ou qui ne voudront pas, ou à ceux qui voudraient prolonger leur visite ou s'y préparer, qu'un site formidable est ouvert à tous, à la nécessité près d'une liaison rapide, je le confesse, mais dont la visite est une expérience absolument extraordinaire.

Sur le même principe que sous la yourte, mais dans votre bureau, votre salon, depuis votre lit, sous votre armoire opu dedans si vous êtes bretonnant, à vous le spectacle étrange de cette mosaïque de visages qu'un clic anime pour la plus intime des confidences, celle de la vie, des parents, des enfants, de l'amour, bref de ce qui nous meut et nous émeut...

http://www.6milliardsdautres.org/

Et comme j'ai lu aussi que le grand Palais est maintenant équipé en wifi, vous pourrez donc, assis sur les marches à l'intérieur de la nef, surfer sur le site et visionner les vidéos sans même vous donner la peine de vous installer dans les yourtes. Boris Vian n'aurait pas dédaigné cet ultime snobisme, pas vrai, y être sans en être?

Six Milliards d'Autres
Un projet de yann Arthus-Bertrand
réalisé par Sibylle d'Orgeval
et Baptiste Rouget-luchaire

Signé : Oncle Tom de la-Panse (cela sonne mieux, non? Il faut vivre avec son temps : la particule et le trait d'union sont de retour)


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samedi 10 janvier 2009

Today's picture : canal street sous la glace



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Nemo fait du ski rue du Renard

La rue du Renard, c'est un peu le pré carré de Nemo, notre pocheur poête.

Cette fois, son bonhomme a décidé d'y inaugurer une carrière de skieur, un exercice bien de saison. Mais la pente est rude et l'imperméable n'est d'aucun secours à la souplesse requise à l'exercice.



Il avait déjà poché ce même pignon en 2006 :



et déjà en 2004 :



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La commission d'enquête est arrivée à Marseille

Voici la première photo de la commission d'enquête diligentée par les autorités pour essayer de comprendre pourquoi il a tant neigé à Marseille et pourquoi les instances locales n'ont pas pu assurer un déneigement rapide, complet et efficace, comme il se doit dans toute agglomération au 21ème siècle...


©Fred, via un diaporama qui circule en ce moment sur le web


Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'enquêteur à le nez bien rouge, il ferait mieux de le moucher et de le mettre dans son écharpe.

Cela me fait penser aux déclarations l'autre jour d'un touriste québecquois qui rigolait à Roissy devant la paralysie complète de l'aéroport, en disant en gros qu'avec deux centimètres Roissy était bloqué alors qu'avec deux mètres, Montréal continuait à fonctionner.

Remarquez que le lendemain aux infos on entendait un camionneur de Lille se moquer des sociétés concessionnaires des autoroutes du littoral médirerranéen à peu près dans les mêmes termes.

Quant aux Inuits, ils sont morts de rire devant notre incapacité à chasser le phoque sur le canal saint Martin, dont les écluses restent closes avec 1 cemtimètre de glace.


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jeudi 8 janvier 2009

Où sont passés les suicides dans les prisons?

C'est une question qui me taraude depuis quelques jours... On n'entend plus parler des détenus qui se suicidaient à qui mieux mieux dans les prisons françaises.

Souvenons-nous en décembre, la presse en faisait chaque jour ses gros titres... Et puis, plus rien...

Formidable, me suis-je dit... Des mesures ont été prises et les détenus, mieux traités, avec des perspectives et de la considération, se sont remis à croire en leur chienne de vie et à la préférer à une chienne de mort...

Mais un chiffre récent de l'Administration Pénitenciaire rapporté par l'AFP donne 115 suicides en 2008, chiffre dit-elle dans la moyenne...

Ah?

Bon!

115 par an, cela fait donc en gros un suicide tous les 3 jours.

Comment se fait-il que notre presse favorite se soit brutalement intéressé à la chose en début décembre 2008 et tout aussi brutalement désintéressé du phénomène au bout de quelques jours...

On a eu dans le même ordre d'idée, les "erreurs médicales" dans les hôpitaux qui ont d'ailleurs cessé depuis, tout aussi mystérieusement. Une aubaine pour tous ceux qui vont se faire hospitaliser, le danger semble passé. Il paraît que le papillon de Hawaï qui avait battu de l'aile un soir d'octobre, déclenchant involontairement la suite tragique de conséquences en cascade conduisant tout droit à une erreur de livraison d'un hôpital, a été depuis cette triste affaire capturé et mis en garde à vue.

Cela tombe bien, car avec onze lits de disponibles aux urgences en Ile de France, dixit Roselyne Bachelot, cela ne fait pas beaucoup pour une agglomération de dix millions de personnes. je vous ferai remarquer qu'en terme de productivité, c'est un vrai succès, il n'y a rien de plus improductif qu'un lit vide, à la différence d'un lit plein.

Oui, cela reste pour moi un mystère, cette espèce d'alignement de la news.

S'agit-il d'une intitiative d'un journaliste de l'Afp ou de Reuters? A court d'idée, les rédactions s'empresseraient alors d'en faire la une de leurs éditions? Et quand le lendemain la même nouvelle ou presque retombe sur les telescripteurs (oui je sais, ça fait un peu ringard, cela ne doit même plus exister, les telescripteurs...), c'est une vraie aubaine, deux suicides cela fait presque une série de suicides, et chacun le sait la série de mauvaises nouvelles, c'est quand même ce qui se vend le mieux...

Heureusement pour le ministère de la Justice et le ministère de la Santé, la neige s'est mise à tomber (plusieurs jours de suite), les voiliers du Vendée Globe à se retourner ou à démater (plusieurs voiliers de suite)...

Aujourd'hui, par exemple, c'est la neige à Marseille qui fait le plein: le ministère de l'Intérieur, conscient du problème, a donc décidé d'envoyer une mission d'évaluation qui devra rendre son rapport avant le 20 janvier. Super pour les gros titres, il y a risque d'un rapport sanglant sur le manque de gros sel dans les Bouches du Rhône.

Sur la même page, on lit aussi que les anglais, toujours un peu lents à la détente, ont eux décidé d'ouvrir une enquête sur les activités de Madoff, le roi de l'escroquerie pyramidale... Pfff, ça fait un peu réchauffé, non?

Même Obama ne fait plus la Une. Parce qu'une fois élu, hein, c'est difficile de se faire réélire le lendemain, puis le surlendemain, etc. Et au bout d'un moment, ça lasse.

Une suggestion à Colombe Schneck, toujours à l'affut avec "J'ai Mes Sources", ou à Isabelle Giordano pour "Service Public" : qui décide du tri et de l'importance relative des Infos de France Info? : En voilà un bon sujet d'émission. Autre question, pourquoi le soir même tous les journaux télé reprennent-ils les mêmes, et la presse écrite aussi le lendemain matin...

N'y aurait-il en fait qu'une seule rédaction pour tous les organes de presse? Pour Direct Matin et Direct Soir, j'avais compris que c'était du tout Bollore, ce qui explique le renvoi systématique de top de l'émission télé du soir sur Direct 8, appartenant au même groupe, mais pour les autres?

Heureusement il y a Sarkozy. C'est le seul qui semble avoir un peu d'initiative.

"Not' Président", comme dirait Annne Roumanoff*, il a tout de suite senti le danger : une actualité un peu plate, c'est la porte ouverte aux mini-scandales : Un petit coup de juges d'instruction et hop, voilà le projo bien orienté, là où il faut pour laisser le reste dans une obscurité de bon aloi.

Où irait-on si on se préoccupait des licenciements en ce joyeux mois de janvier 2009. Je vous demande un peu...

C'est le pied, l'info, non?


*A propos d'Anne Roumanoff, vous avez voté à une écrasante majorité pour son sketch formidable de radio bistrot du 8 janvier 2008.

Après le matraquage récent de Carla Bruni,... mais non, il n'est rien arrivé à la première Dame de France, je parlais de matraquage médiatique, un peu de franc parler nous fait du bien, vous ne trouvez pas?




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vendredi 26 décembre 2008

Werner Bischof - IMAGES D’APRÈS-GUERRE

En ces temps de fêtes, de crise, de tête sous la couette comme la poule sous l'aile ou l'autruche dans la sable, il est toujours délicat de parler de guerre.

Alors pour me faire pardonner, je vous souhaite de très bonnes fêtes, un noêl joyeux et une année 2009 policée et pas trop policière.

Et je reviens à mon exposition de photographies de Werner BISCHOF, exposée jusqu'au 10 janvier à la Galerie Fait & Cause et qu'il fat aller voir.



C'est rue Quincampoix, au 58, une galerie tranquille, un peu austère même, mais sans tape à l'oeil, où les photos y sont exposées, mises en valeur, proposées au regard pour ce quelles sont, un témoignage.

Et elles étreignent le coeur parce qu'elles nous parlent du monde, de nous, de l'ailleurs et de ses drames qui battent à nos portes comme la marée, étrangement datées et si contemporaines pourtant.

Tirées des Carnets de route 1932 - 1954 de Werner BISCHOF, ells témoignent en effet, simplement, absolument.

"Puis la guerre est venue, et avec elle la destruction de ma « tour d'ivoire ».

Le visage de l'homme souffrant est passé au premier plan. J'ai travaillé comme correspondant à la frontière austro suisse et j'ai vu des milliers d'êtres humains échoués là, qui attendaient pendant des jours et des semaines derrière les barbelés. Des enfants et des vieillards; dans leurs dos des explosions de grenades et des blindés en folie.

Il fallait que je parte, que j'apprenne à connaître le véritable visage du monde. Notre petite vie confortable empêchait un grand nombre de gens de voir l'immense détresse en dehors de nos frontières. On versait sa contribution aux oeuvres d'entraide humanitaire, ainsi l'on se sentait dispensé de toute réflexion.

Après mon premier voyage en Hollande, en France, au Luxembourg, la revue DU publia mes impressions. Mais quelle indignation! La photo de la page de titre avec le visage détruit, blessé, de l'enfant avait effrayé les gens qui voulaient avoir la paix.

A la maison, j'ai regardé avec mélancolie les photos délicates que j'avais faites avant la guerre et qui m'avaient valu tant de louanges de la part de mon entourage - mais dans mon esprit je voyais les centaines de milliers de malheureux anéantis par la misère quotidienne et qui avaient besoin de notre aide."


Werner Bischof, Autobiographie


Galerie FAIT & CAUSE
58 rue Quincampoix, 75004 Paris - France
01 42 74 26 36
01 42 76 00 77
contact@sophot.com
www.sophot.com
Du mardi au samedi, de 13h30 à 18h30 - Entrée libre



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vendredi 19 décembre 2008

L'Ile aux Fleurs et l'homme, animal au téléencéphale hautement développé

Franchement, je vous invite vraiment à regarder, bien installé dans votre fauteuil, cette délicieuse vidéo "L'Ile aux Fleurs"

Humour, sérieux du propos, réalisation exemplaire qui nou change des "n'importe quoi" souvent diffusés sur le web, voilà une merveille qu'il faut "faire passer" comme on dit.




* Titre : L'Île aux fleurs
* Titre original : Ilha das Flores
* Réalisation : Jorge Furtado
* Scénario : Jorge Furtado
* Production : Nora Goulart et Monica Schmiedt
* Sociétés de production : Giba Assis Brasil / Nora Goulart Casa de Cinema.
* Musique : Geraldo Flach
* Photographie : Sergio Amon et Roberto Henkin
* Montage : Giba Assis Brasil
* Décors : Fiapo Barth
* Pays d'origine : Brésil
* Format : Couleurs - 35 mm
* Genre : Documentaire, court métrage
* Durée : 12 min
* Date de sortie : 1989 (Brésil)

Merci à gérald Bloncourt de m'avoir fait découvrir cette merveille


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dimanche 14 décembre 2008

Bettie Page est morte jeudi 11 décembre 2008

Passé pratiquement inaperçu, le décès de Bettie Page aurait fait la une de tous les journaux il y a cinquante ans.

Car Bettie Page incarna longtemps l'archétype de la Pin Up à une époque où tous les soldats, tous les adolescents, et c'éaient souvent les mêmes, tous les camionneurs, tous les sportofs, bref tous les mecs, épinglaient des photos de filles nues ou presque, (aaah les filles "presque" nues), qui dans son vestiaire, qui dans sa cabine, qui dans son armoire, qui sous son lit.

Sa carrière commença au début de la seconde guerre mondiale, et cette concommittance fut sans doute pour beaucoup dans son succès. La guerre et son cortège de malheur, de mort et de déracinement pour des millions de jeunes hommes chamboule un peu l'imaginaire.

Elle posa aussi beaucoup, sans s'en rendre compte protesta-telle plus tard, dans des petites scènes sado-maso et ce ne fut pas moins décisif pour sa renommée. On la vit indifféramment en soubrette ou en cuir dans des saynettes un peu naïves qui faisaient se dresser les hommes dans leur pantalon et les ligues de vertu dans leur vertu outragée.

Un peu de soufre relève le plat de la célébrité, aussi sûrement que la moutarde les plats insipides.

Evidememment, aujourd'hui, tout ça nous paraît bien gentillet.

L'âge venu, Bettie Page finit par sombrer dans la bigotterie avant de sombrer dans la maladie. Les sex symboles ne finissent pas toujours bien... On en connaît d'autres.

Pour lui rendre hommage, une petite vidéo sage :



Et une autre un peu moins sage mais presque émouvante tant la notion de pornographie et de perversion nous apparaît d'une extrême volatilité, au moins autant que le dollar ou le Cac 40...



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vendredi 5 décembre 2008

J'ai fait un rêve affreux: le jardin d'enfants était tout noir

Heureusement, en regardant bien il était aussi bien fermé de l'extérieur... Ca rassure de se savoir à l'abri...



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Chômage américain : l'art de la courbe

Vous l'avez lu ou entendu, au mois de novembre 2008, le nombre de chômeurs a augmenté de 530 00 (aux Etats Unis, je précise, il y en a déjà qui sortent...)

J'ai eu envie de procéder à un petit exercice absurde : la projection.

Car les contrôleurs de gestion vous le diront, vous savez, les contrôleurs de gestion ce sont tous ces gars avec un stylo dans une main, un chronomètre dans l'autre et un sourire méchant dans la troisième, qui veulent vous confisquer votre téléphone quand il ne sonne pas, car la productivité, même les téléphones doivent y passer. Et ce sont les mêmes qui vous font assez vite comprendre que vous non plus, vous ne sonnez pas assez, ou pas assez souvent, ou pas assez fort... Bref, que vous encombrez le passage vers une rentabilité radieuse.

La question posée à notre contrôleur de gestion, car il a réponse à tout, c'est celle-ci : en combien de temps les Etats Unis disparaissent-ils?

Grave question.

Réfléchissons. La population actuelle des Us est de 305 millions.

Bien entendu, tout le monde ne travaille pas, il y a les enfants, les personnes âgées, les rentiers (hu, hu...), les politiciens, les soldats, les desperate housewives, les experts de Miami, alors qu'à Las Vegas ils se démènent comme des beaux diables, etc...

Bon. Essayons de prodécer avec ordre et méthode : on nous dit que la crise va durer... Si c'est vrai, on peut imaginer que ce chiffre de 530 000, même s'il varie un peu, peut servir de base...

Après tout ce n'est pas plus idiot que la prévision de Jacques Attali il y a six mois quand il annonçait une croissance ininterrompue et sans précédent pour les trente prochaines années alors qu'aux states ils viennent d'annoncer qu'ils sont en récession depuis un an mais qu'ils avaient bidonné les statistiques.

Reprenons donc : 530 000 chômeurs de plus en un mois, ça fait un peu plus de sept millions en un an.

Et en 10 ans? Presque 80 millions... La preuve, irréfutable :




Un bon graphique, tous les consultants vous le diront, ça vous rend beaucoup plus crédible.

Là se dresse une difficulté en érection : est-ce qu'il faut infléchir la droite pour lui faire prendre des allures de courbe? Du genre asymptotique?

Vous connaissez tous le paradoxe d'Achille qui n'arrive pas à rattraper la tortue, truc idiot imaginé par Zénon et immortalisé dans les aventures du coyote qui essaie de rattraper le bip-bip en avalant des boites sur lesquelles il y marqué Acme... Car plus on avance, plus c'est dur et peu à peu ça devient même pratiquement impossible.

Les gars qui ont inventé la qualité totale vous le confirmeront, diminuer les malfaçons de 80%, c'est assez fastoche, mais les 20% qui restent c'est une autre histoire. Quant à la dernière malfaçon, c'est impossible ou alors le prix d'évitement devient des milliers de fois supérieur au prix de la pièce.

Donc, après un moment, il semble bien que la courbe se tasse.

C'est vrai aussi, remarquez-le bien, pour les régimes: le premier mois on perd deux kilos sans même se rendre compte qu'on court un grave danger de disparaître en 3 ans (2 kilos par mois, ça fait 24 kilos en 1 an, je vous laisse faire la courbe vous-même). Heureusement, les dix derniers kilos sont très difficiles à perdre, un copain que j'aimais bien disait : dès qu'on est sur l'os, c'est dur.

Donc le problème ici est de se demander si ces 80 millions de chômeurs peuvent créer par leur seule présence des emplois nouveaux.

Prenez Rome. Au hasard.

Tous chômeurs ou soldats à Rome.

Les soldats faisaient la guerre, les autres allaient au cirque pour y applaudir les esclaves, ramenés de lointaines contrées par les soldats, se faire boulotter par des lions ramenés eux aussi de contrées lointaines, parfois les mêmes.

Pour s'occuper des cirques, des lions, des gladiateurs, du vin et des filles qu'on donnait aux gladiateurs avant qu'ils s'égorgent, on a rapidement crée des emplois stables : régisseur, gardien de cirque, tamiseur de sable, mère maquerelle, vigneron, entraîneur de combat, dresseur de fauves... et boulanger aussi car au cirque avant ou après les massacres, on distribuait du pain. Et d'ailleurs, des artistes nous ont convaincu que les combats de gladiateurs, sans même avoir recours aux machineries de Maximus et de Ridley Scott, ça pouvait être très sympa. La preuve encore :




Donc on peut imaginer qu'avec 80 millions de chômeurs, tout un tas d'emplois vont aussi apparaître : forces de l'ordre, fabricants de bâches et de cartons pour la nuit, et aussi de tentes à ouverture ultra rapide, manufactures de palettes pour poser les tentes (car le macadam c'est vachement froid), éditeurs de carnets à souche pour les rations, forces de l'ordre, entreprises de btp pour construire des asiles, forces de l'ordre, entreprises de btp pour construire des prisons, gardiens, forces de l'ordre, entreprises de btp pour construire des casernes, usines textiles pour les uniformes, sidérurgie pour les casques, ... Bref, le plein emploi nous guette.

Ah oui, je suis d'accord, c'est du plein emploi avec beaucoup de forces de l'ordre, c'est le prix à payer, car avec 80 millions d'inactifs il risque d'y avoir des désordres, surtout quand tous les chômeurs auront été enrôlés dans l'armée ou la police et qu'il faudra qu'ils se maintiennent en ordre eux-mêmes.

D'ailleurs, les CRS vous le diront, les plus difficiles à contenir dans les manifs, ce sont les policiers quand ils manifestent. Et dans plein de pays ils vous le confirmeront, les meilleurs fouteurs de merde, ce sont quand même les militaires quand ils sont trop nombreux et parfois quand on ne peut plus les payer.

On peut aussi imaginer une nouvelle période de grands travaux, genre destruction du mur à la frontière du Mexique, que Georges Bush a eu tant de mal, euh pas tant que ça d'ailleurs, à faire voter en 2006 pour permettre aux latinos de rentrer chez eux, là ou la tortilla reste quand même beaucoup moins chère que le steack haché entre deux mies de pain. On risque d'avoir des émeutes d'immigrés voulant émigrer chez eux. Et là encore, il faudra des militaires.

Ca vous fait peur? Même pas? Même pas peur?

Ah je vous aime...

Alors, en attendant le plein emploi, on peut donner des picaillons aux restos et aux chercheurs du téléthon et se méfier des experts et des vendeurs de rêve, prêcheur des trente glorieuses ou pas. Ils font rien que nous embrouiller.

Et ne me croyez pas non plus, car je parle, je parle, mais je n'en mène pas large.


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mercredi 3 décembre 2008

Pas d'idées pour Noel?

C'est la grande mode, le chèque cadeau est devenu le must des gens qui ne savent pas quoi offrir.

Il faut dire que c'est service minimum pour celui qui offre, c'est à celui ou celle à qui on veut faire plaisir de faire tout le boulot et de se torturer les méninges pour savoir ce dont il a envie...

Finalement chacun son truc.

Un exemple, au hasard : la séance de massage, mais il y en a plein d'autres, en passant par le Chèque Cadeau Amazon, la virée en montgolfière, une heure de baby sitting pour un cinq à sept enfin tranquille avec son jules clandestin, quoique là il faut avoir le bébé et le jules car le package ne contient que la baby sitter, un coffret de sex-toys livré par un blondinet avenant, on peut copupler avec le lot d'avant (quoi? quelle faute de frappe?), une visite de Chinatown que j'ai testé, c'est vraiment bien, bref, le choix et même l'embarras et à propos de l'embarras du choix on peut aussi donner à manger à ceux qui ont faim en offrant des sous aux restos.

Savez toujours pas quoi faire de votre argent? Bon je réfléchis à un Lapansethon ou un pariscoolthon, quoique ce week end il y aura aussi un truc à la télé qui pourrait vous donner des idées.


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Sophie Thouvenin - l'Art de photographier le merveilleux du quotidien

Je vous parle de temps en temps de Sophie Thouvenin, une photographe que j'aime.

Aujourd'hui elle noue livre une série assez extraordinaire, Sauvagère, where i'm from

Si vous vous demandez comment on fait pour photographier une plante, une serrure ou le bout d'un banc, regardez donc attentivement cette petite galerie (laissez lui le temps de se charger en cache)




Le site de Sophie Thouvenin : http://prismes.over-blog.net/


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mardi 2 décembre 2008

Artiste Ouvrier au Duplex rue Le Comte jusqu'à fin décembre

J'étais au Duplex, rue Michel le Comte, hier soir pour le vernissage. Jérôme Mesnager était là, Paella? aussi, bien entendu, puisque certaines des oeuvres exposées leur sont communes. Plein d'amis et d'admirateurs avaient fait le déplacement et ils ne l'ont pas regretté.

Vraiment, allez y boire un verre. L'endroit est épatant, il y a en mezzanine une cage en verre où vous pourrez fumer en vous exhibant devant vos amis restés en bas, ce qui fait toujours des souvenirs, la table bar qui trône au milieu de la salle invite aux échanges, l'ambiance est courtoise et décontractée, un équilibre qui se fait rare et surtout, surtout, l'accrochage des pochoirs est magnifique.

Artiste Ouvrier nous avait promis une rétrospective et c'en est vraiment une avec le meilleur d'une production riche.

Et pour les amateurs et inconditionnels, avant qu'Artiste Ouvrier ne s'évade de nouveau pour de mystérieuses divagations éthiopiennes, allez donc mercredi 3 décembre aux Trois Chapeaux, 48 rue des cascades, pour une soirée avec DJ, et après tout décembre et jusqu'au 8 janvier pour une expo de polychromes avec Marybel, une complice de WCA...

Les pocheurs, c'est plein de sigles, de crews, de groupes, de rencontres éphémères qui durent, mais les initiés s'y retrouvent, c'est le principal.



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lundi 1 décembre 2008

Faites un don aux restos du coeur!

Vous avez trop mangé hier?
Vous ne savez plus quoi faire de votre pognon?
L'écureuil vous donne tant et plus d'intérets que votre livret manque d'éclater?

FAITES UN DON AUX RESTOS DU COEUR.

Voilà, ce n'est quand même pas compliqué.



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Le nom d'une entreprise est sa "raison sociale"...

C'est en tous les cas comme ça qu'on intitule encore dans les imprimés, les bilans, les déclarations diverses le nom d'une société : sa Raison Sociale.

Ca fait panser, hein? A la Panse de l'Ours en tous cas.

Vous imaginez ça?

Raison dans le sens justification, utilité... et le tout accolé au mot "sociale"....

Le dictionnaire dit " dénomination sous laquelle une société commerciale prend les engagements sociaux".

Raison sociale... Ca en devient beau...

Hélas, on dit aussi trop beau... trop beau pour être vrai...

Tiens, pendant qu'on est dans les définitions, vous savez ce que le dictionnaire donne comme définition de l'expression "raison d'état"?

Je vous le donne émile : "prétexte allégué pour justifier une action illégale"... Vous pouvez vérifier... C'est madame Larousse qui vous le dit.

C'est beau la langue française, non?


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samedi 29 novembre 2008

STOP il y a Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko sur Arte

STOP!!!

Posez tout et foncez sur Arte ce samedi 29 novembre à minuit( ou dimanche à zéro heures, les spécialistes se disputent toujours), il y a Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko sur Arte

Et c'est formidable!




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Je me suis fait disputer hier.

Un gars, genre militaire déçu d'avoir quitté la zone de combat sans y rester, est entré chez Fanny Duchesne au 20 rue Durantin où j'expose mes photos mises en correspondances, et m'a lancé "Pourquoi vous n'avez pas fait de mailing?".

Interloqué, je n'ai pas su quoi répondre.

J'avais préparé toutes les réponses imaginables à cette autre question de savoir si mes images avaient été faites en numérique ou en argentique, ou au ciseau à bois, ou à l'encre de chine, mais celle de la news-letter je ne l'avais pas préparée.

"Ben, voilà, minaudai-je, comme j'en avais fait une pour Anvers aux Abbesses il y a quinze jours, je me suis dit que les gens seraient peut-être un peu fatigués de mes news vu qu'on a tous les boites à mails un peu boursoufflées en ce moment..."

"C'est pour moi que vous parlez de boite à mail boursouflée?" me demanda-t-il, un peu irrité?

"Heu non, bien entendu,..."

"Parce que j'aime autant vous dire que votre excuse est bien piêtre. Les quotidiens paraîssent tous les jours et ils ne s'excusent dans l'édition du jour d'avoir déjà été publiés la veille, mon petit! Sinon, on ne saurait jamais rien des dernières nouvelles."

je suis resté coi devant l'argument. Quant à être traité de mon petit, ça m'a rappelé mon instit avant ma crise de croissance, et ça fait un fameux bail.

"Une chance que je passais par là, hein? Je n'avais pas pu venir il y a quinze jours, et là je tombe sur vous. Elle sont où vos fameuses photos?"

Il y avait dans le mot "fameuses" un ton qui me laissait à penser qu'il fallait y chercher autre chose que l'acception commune.

Heureusement, deux petits verres de mousseux plus tard, cela allait déjà mieux et il repartit l'écharpe de travers en chantant aux sons de la fanfare qui animait la soirée. M'est avis qu'il avait déjà participé à plusieurs vernissages et que nous n'étions pas le premier atelier qu'il visitait.

Bon alors je vasi l'envoyer news letter, au cas où la lente déambulation devant les grilles du Luxembourg pour l'expo Terre des Pôles vous aurait épargné ou au cas où vous vous demanderiez si l'expo de Miss Tic, à la galerie W, rue Lepic, à deux pas, durait bien jusqu'au 30 novembre. Je confirme.

Prenez soin de vous quand même, il fait froid dehors.


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C'est l'année polaire !! Et ils sont forts au Sénat pour la com!

Figurez-vous mes amis que nous fêtons l'Année Polaire Internationale et que le Sénat, dont tout un chacun se gausse à tort, a réussi à organiser une "com" (c'est comme ça qu'on dit, pas vrai coco?) sans précédent en se mettant dans sa poche les autorités météorologiques, pour accompagner l'exposition de photographies sur les grilles du jardin du Luxembourg "Terre des Pôles", d'un temps hivernal sans précédent (les journalistes affirment d'ailleurs qu'on n'avait jamais vu ça depuis dix-sept ans, c'est dire).

Bon, moi j'adore les expos sur les grilles du Luxembourg et celle-là est magnifique, et après il suffit de traverser la rue de Médicis pour s'installer à une terrasse chauffée et d'observer bien au chaud devant son chocolat les drôles de pingouins qui passent devant les photographies de François Lochon, Kjell Ove Storvik et Karim Agabi, Nicolas Dubreuil, Eric Lefebvre, Jean-Robert Petit et Yves Soulabaille, enchaînées aux grilles comme autant de manifestants anti-réchauffement, pour se convaincre qu'on agit pour sauver l'humanité et tant pis pour le CO2 évacué par le chauffage infra-rouge qui vous rôtit la tête tout en laissant vos pieds dans la banquise.

On appelle ça la bonne conscience.

Il y a aussi un bouquin, Terre des pôles, qu'on peut acheter et offrir pour prolonger le plaisir.


Donc, récapitulons le coût de cette très belle expo gratuite : un chocolat à la terrasse chauffée, une consultation de son généraliste pour un rhume carabiné avec pieds gelés et tête surchauffée, un magnifique livre relié...

Vous pourrez tranquilliser votre conscience, vous aurez fait le maximum pour la planête.

Pour vous mettre le glaçon à la bouche, une vue des jardins du Luxembourg et la foule de visiteurs venus en foule pour voir l'expo (ceux qui sont étendus par terre se reposent après avoir glissé sur les trottoirs givrés) :


©Fançois Lochon/Gamma


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mercredi 26 novembre 2008

Collectivités locales, panier et culotte bouffante

J'adore les petites phrases jetées tout à trac par les hommes politiques ou les économistes en ces périodes troublées.

Il faut dire que leur tâche n'est pas facile : il leur faut avoir l'air malin, avisé et prévoyant au moment où bien peu ont une vue claire du lendemain. Mais au moins on pourrait espérer qu'ils sauront nous expliquer les bètises du passé récent.

Ainsi, sur France Inter ce matin, interrogé par Nicolas Demorand que je préfère à la radio qu'à I-Télé où le format lui impose un rythme endiablé auquel sa nature le prédispose déjà, donc sur France Inter, le nouveau président du fond souverain à la française était interrogé sur les éventuelles inconséquences de certains maires ayant cédé aux sirènes de Daxia et engagé leur commune dans des prêts aventureux : en gros des prêts à taux variables qui, comme par hasard ont tellement varié qu'ils ne peuvent absolument plus faire face aux échéances.

Pas du tout, répond en substance et un peu gêné, Augustin de Romanet. Ils ont peut-être été juste un peu imprudents en souscrivant des prêts indexés sur un panier de monnaie composé du yen et du franc suisse, mais rien de bien grave....

Vous imaginez la délibération du conseil municipal d'un petit village en train de réfléchir sur l'emprunt pour remplacer les vieux réverbères de l'unique rue de la commune et les arguments des uns et des autres sur les avantages d'un tel montage...

Non, le problème c'est que des organismes comme Daxia puissent avoir eu le front de proposer de telles martingales aux communes.

Comme le Crédit Foncier qui proposait un temps des crédits immobiliers aux familles avec des échéances fixes, une durée variable et si cela ne suffisait pas pour absorber la hausse du taux, une augmentation du capital restant dû qui finissait par faire augmenter la mensualité doi-disant fixe...... Ah, ah, ah... De plous en plous fort, on dirait une tour de passe passe du regretté Garcimore. Il paraît qu'on ne trouce ces prêts là, dommage, c'était une curiosité qui aurait fini par valoir de l'argent chez les collectionneurs.

Donc, un conseil : laissez tomber les taux variables, prenez du taux fixe et comparant les offres et fuyez tous les trucs indexés sur quelques panier que ce soit.

Comme disait mon grand-père, quand il essayait de m'apprendre la vie "Avant de lui mettre la main au panier il faut être certain que la dame n'a pas de culottes bouffantes"... Ado, cela me faisait hurler de rire, maintenant moins... mais j'aimais bien être ado, surtout maintenant.


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dimanche 23 novembre 2008

Pub : Les campagnes Petit Bateau et Diesel ou comment reprendre une bonne idée

Diesel et petit Bateau? Quel rapport?

Nous l'allons montrer tout à l'heure comme aurait pu le dire le fabuliste.

Quand vous feuilletez votre magazine favori, vos yeux s'arrêtent parfois sur une pub et vous vous dites " Tiens, elle est bien cette pub". Coup gagnant pour la marque.

Mais comment ça marche? Qu'est-ce qui fait que toutes les pubs ne fonctionnent pas comme ça et vous laissent très souvent complètement indifférents, alors que d'autres vous agrippent la rétine?

Je veux parler des vraies campagnes, avec un vrai plan de communication, une déclinaison et une stratégie de l'image. Aujourd'hui, on parlerait presque d'un story-telling, récupéré depuis par les hommes politiques et leurs campagnes.

Par exemple cette campagne Petit Bateau de 2002 et cette autre de Diesel de 2004... (suite ici)





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jeudi 20 novembre 2008

La fabuleuse histoire de la carte de paiement qui voulait faire du crédit

Moi, vous m'connaissez, j'adore la pub... Ungaro, Tom Ford, Kate Moss, je suis un "fashion victim", hu, hu, hu...

Mais ce petit spot pour une nouveauté financière inédite et révolutionnaire diffusé pendant les heures du praime taime par une banque pleine de jugeotte me laisse songeur.

Ou plutôt, disons que l'occasion est inespérée de décrypter un peu une partie du mécanisme qui a plongé les Etats Unis et maintenant la planète entière dans une mouise sans nom, j'ai nommé le crédit fausse bonne affaire réservé aux pauvres et hors de prix... et non seulement hors de prix mais au prix qui peut changer, voyez si c'est clair.

Je vous explique.



Il s'agit donc d'une carte de paiement, une banale carte avec laquelle vous pouvez faire le poireau devant votre distributeur dans les courants d'air glacés de la ville hostile, ou que vous pouvez confier à votre pompiste en lui beuglant votre code secret sans vous préoccuper de son sourire sournois...

Non, je blague, les pompistes sont de braves gens mais il ne faut jamais confier son code à personne, cela vous évitera de soumettre votre confident à une tentation qu'il ne pourra peut-être pas repousser.

Revenons à nos moutons.




Vous vous demandez peut-être comment des gens sensés peuvent s'endetter sans retenue à des taux élevés et qui en plus peuvent augmenter?

C'est facile, ce spot télé nous fait une petite leçon de choses, un peu comme la balade dans les marais avec la classe du professeur d'histoire naturelle pour étudier les tétards.

Car cette carte sert aussi à payer à crédit.

A chaque achat, vous décidez si vous payez comptant et content, c'est-à-dire que vous êtes débités illico sur votre compte en banque, le moment le plus douloureux du paiement par carte bancaire, mais c'est comme le dentiste, une fois arrachée, la dent ne fait plus mal et on sait à quoi s'en tenir.

Si vous décidez de payer à crédit, vous utilisez un capital mis gracieusement à votre disposition que vous remboursez ensuite par mensualité... Chaque fois que vous remboursez un peu de votre crédit, le capital se reconstitue et reconstitue votre réserve.

Fastoche et super, non?

Voui, voui...

Première remarque, le taux.

Si vous allez voir votre banquier pour acheter une voiture, ce que les banquiers semblent aimer moins qu'avant vu le nombre d'usines qui vont se mettre au repos pour les fêtes de fin d'année, le banquier souriant vous fait signer un contrat en béton, avec le montant gravé au burin, le taux aussi, tout comme le nombre et le montant des mensualités. Tout est calé, ficelé, signé, lu et approuvé aux termes et conditions du contrat ci-dessus, etc, etc.

Le taux selon les établissements tourne autour des 8%. C'est presque trois fois l'inflation mais il faut bien que tout le monde vive et ce n'est finalement pas plus scandaleux que de payer un euro et vingt centimes pour un express au comptoir, l'eau chaude la plus coûteuse qui soit. Mais le plaisir de mettre son coude sur un comptoir bien astiqué n'a pas de prix, je suis bien d'accord.

Avec votre jolie carte, rien de tel. Le taux démarre aux alentours de 15%, quelle aubaine...

15%? Quinze pour cent?



Mais oui, c'est le taux qui défile en tout petit sur votre écran de télé pendant le spot, la nouvelle formule pour les petites lignes illisibles des contrats et dont il faut se méfier, car c'est en général dans les petites lignes qu'est dit l'essentiel.

Les petites lignes sur les pubs dans le métro pour les téléphones portables avec abonnement, c'est là qu'est écrit que le prix qui fait un mètre de haut n'est valable qu'un mois et qu'après il double et qu'en fait vous n'avez plus le droit de changer de fournisseur pendant un ou deux ans et que même sans téléphoner, vous paierez qand même, surtout pendant la journée...

Donc 15%. Bon au moins on est prévenu...

Ah pas tout à fait, car un peu plus loin dans les petites lignes qui continent à défiler avec plein de bruit dans le poste et plein d'images au couleurs vives au dessus, à croire qu'on voudrait vous distraire et vous empécher de bien lire, il est spécifié que le taux est révisable... oui mesdames et messieurs, vous m'avez bien entendu, révisable, c'est à dire qu'il peut changer, comme les taux des crédits accordés aux bons américains pour acheter leur maison avant qu'on les flanque à la porte.

Révisable, le taux... c'est-à-dire qu'il peut monter.

Mais pourquoi monter? Il ne peut pas descendre? Franchement, pas beaucoup vu que l'inflation n'est pas très élevée (3% d'octobre 2007 à octobre 2008) et que même si l'inflation diminue de moitié, votre fameux taux révisable ne sera pas divisé par deux... Car dedans, il y a un peu de coût de l'argent et beaucoup de frais de gestion, qui eux sont fixes...

Rassurez-vous ce taux révisable ne peut pas dépasser 17,50% par an. C'est rassurant.

Vraiment rassurant?

Pas vraiment, car 17,50%, c'est en ce moment. Et qu'il n'est pas très évident, même en parcourant le site de la banque en question, de comprendre si le plafond est fixé au moment de la signature du contrat ou si lui aussi évolue et est donc révisable au moment de l'utilisation...

C'est un petit problème, me direz-vous mais rien d'insurmontable.

Car, chantonnez-vous dans votre barbe, je m'en fiche, en France il y a des lois qui protègent les consommateurs, en particulier l'interdiction de pratiquer des taux prohibitifs. C'est le plafond bien connu du taux de l'usure... Haro sur les usuriers, on les mettra en prison, lala lalère!

A propos d'usure, en voici la définition :

Est dit usuraire "tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global (TEG) qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues".

Autrement dit, plus les banques pratiquent des taux élevés, plus elles pourront les augmenter le trimestre d'après... On fait donc confiance à la concurrence entre les banques pour éviter que le taux de l'usure s'envole... Vous imaginez ça?

C'est la Banque de France qui nous renseigne utilement ici sur ce mécanisme, et nous donne même les taux usuraires en fonction de leur nature et leur évolution depuis 1994. Et on y lit avec plaisir que ce taux usuraire est plus élevé pour les prêts à taux révisable et qu'au 3ème trimestre 2008, il s'établit à... 20,72%.

La vie est belle, non?

Conclusion et petit conseil, investissez dans une bonne paire de lunettes et éventuellement ressortez votre vieux magnétoscope pour vous repasser la pub au ralenti et bien lire ces fameuses petites lignes.

Voili, c'était notre rubrique "la pub c'est bien mais j'aime pas les petites lignes". Redonnez-nous Kate Moss, au moins elle est jolie et de toutes façons, je ne risque pas d'acheter ce qu'elle porte, les couleurs ne me vont pas.



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mercredi 19 novembre 2008

Arnaud Baumann Entre Deux Eaux : 1980 ou 2008?

Je suis retourné à la galerie W revoir les photos d'Arnaud Baumann.

Je sais qu'il ne reste que quelques jours, mais si vous avez l'occasion de passer vers la rue Lepic, allez-y.

Il y a là deux séries de photos. L'une prise dans les années 1980, en noir et blanc et l'autre en couleur récemment, avec les mêmes personnages.

J'adore les clichés de 1980. Une liberté, une invention formidable, un très beau noir et blanc, des images un peu choc parfois, comme celle de Jenny Bel’Air et qu'on ne pourrait sans doute plus faire aujourd'hui.

En tous les cas, on les expose et rien que pour ça, bravo. Je sais bien que Balthus aujourd'hui ne pourrait plus prendre son pinceau sans être immédiatement mis en garde à vue et accablé de sottises, quant à Picasso, n'en parlons pas.

Revenons à Arnaud Baumann. La série contemporaine reprend les mêmes personnages et les colle sous la douche en plan serré et en couleur.... Bon.

C'est beaucoup moins fort, comme si le procédé avait remplacé l'invention. Dommage. Rien qu'une question de morale, devenue "étriquée"?

Pour la série en noir et blanc, il faut aller voir cette expo avant le 23 novembre.

Et tant que vous y êtes, grimpez les marches pour voir les quelques clichés d'Azoulay qui sont exposés au premier. Superbes.

Galerie W
44 rue Lepic métro Abbesses ou Blanche.


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Les petites correspondances

Cela un moment que je suis préoccupé par les correspondances qui semblent s'établir entre certaines photos. On a les préoccupations qu'on peut.

Bref, je me suis souvent demandé si l'intervention du photographe était importante pour ces résonnances mystérieuses.

Sans doute et nous n'allons pas ici recommencer la discussion, passionnante c'est vrai, mais un peu vaine, sur le fait de savoir si les choses arrivent vraiment quand il n'y a personne pour les observer... et si les photos existeraient sans celui qui les a prises...

Depuis Platon et sa bon sang de caverne, on n'en finit pas de s'interroger sur la réalité des choses, hein?

Bref, en regardant mes petits clichés, il arrive parfois qu'un étrange sentiment de déjà vu me pousse à chercher celle qui lui correspond.

Parfois, je vais directement à l'image en question, d'autres fois le sentiment est si ténu, si subtil que je peux passer des heures à fouiler dans mes boites en me demandant ce que je peux bien chercher ainsi. Et il m'arrive même de ne rien trouver et de rester avec la certitude d'être passé à côté d'une reconnaissance, comme un abandon d'image.

J'ai essayé de rassembler ces photos et de vous les présenter simplement à l'occasion de la Synchro de novembre 2008, rue Durantin.

Je serai comme en juin, chez Fanny Duchesne qui m'a fait l'amitié de me renouveler son invitation.

Ce sera donc au 20 rue Durantin, du vendredi 28 novembre pour le vernissage qu'on espére chaleureux malgré le temps et les dernières cendres du capitalisme sauvage qui ne nous rechauffera plus longtemps, et les samedi 29 et dimanche 30 novembre avec confettis, fanfare et grands sourires.

Détails sur l'Agenda de la Panse ici



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mardi 11 novembre 2008

Le festival Blues sur Seine par François Berton

Pour les amateurs de blues et de photos, quelques images par François Berton, un maître du noir et blanc à découvrir et savourer... Regardez bien, on entend les notes...





. Le site de François Berton
. Les photos du festival Blues sur seine 2008

C'est bien, non? Moi je suis resté scotché...


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vendredi 7 novembre 2008

Pas le moral? Bensmana va vous arranger ça!




Moi, j'adore!

Et j'en profite pour vous offrir celle-ci de C 215 dont le graphisme allié au support est tout à fait étonnant.




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mercredi 5 novembre 2008

Oh, bah moi, ça va beaucoup mieux!

Ce vilain jeu de mot résume quand même assez bien l'état d'esprit général. Ca va mieux, ou plutôt, ca aurait été vraiment mal si ce gars là, je parle d'Obama, n'avait pas été élu.

Déjà, on a la crise,
les voitures qui ne se vendent plus,
Laurence Ferrari sur Tf1,
les deux présentateurs de BFM debout comme des chandelles en train d'interroger des internautes vautrés devant leur webcam,
la pub pour la grande nouveauté financière du siècle, la carte bancaire qui vous offre de payer vos achats à crédit (on appelle ça un crédit revolving, c'est tout dire. Euh, vous avez eu le temps de lire, en tout petits caractères qui défilent, le taux effectif global? non? Prenez le temps... voui, voui, autour de 15%, une aubaine, non? Mais devinez pour qui. Enfin une banque qui continue à faire crédit...),
la bourse qui dégringole,
quand elle ne file pas un mauvais coton,
ou quand elle ne s'effondre pas,
ou quand elle n'est pas dans le rouge,
ou quand elle ne traverse pas une mauvaise passe,
ou quand elle ne se replie pas en désordre,
ou quand elle ne subit pas une vague de prises de bénéfices engendrant une déferlante de déficits,
ou quand elle ne subit pas un stop à la hausse,
ou quand elle ne baisse pas tout simplement,

alors imaginez un peu si Mac Cain avait été élu...

Imaginez ça, Mac Cain élu... et en prime sarah Palin vice présidente, avec son chien d'attaque, son rouge à lèvres, son fusil, sa fille enceinte, et son futur gendre à peine sorti de l'adolescence qui regrette vachement de ne pas avoir eu de capotes dans sa poche...

Déprimant non?

Là, même si on risque forcément d'être un peu déçus, on aura vécu quelques jours avec un gros espoir que quelque chose pourrait peut-être s'arranger un peu..., rien qu'un tout petit peu.

Des gars qui ont bien compris la manip, c'est les gars de Mc Cain, pas le candidat, mais les vendeurs de frites et de pommes rissolées, qui ont réactivé leur campagne publicitaire depuis deux jours... On ne sait jamais, ils ont ont du se dire. Et ils ont raison, on n'a jamais autant prononcé le nom de leur affaire.

Allez, autre bonne nouvelle, après les très jolies fesses de Sloggi, il y a deux semaines sur les panneaux Decaux, c'est le tour d'Aubade de nous mettre à genoux ou de nous demander d'oser le rouge... Lundi et mardi, avec le beau temps sur Paris, C'était un vrai plaisir.

Elle est pas belle la vie?

Alors mes frères, chantons comme tous les gars dans Harlem qu'on a vu à satiété aux infos et mettons nous vite à genoux...




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jeudi 30 octobre 2008

Miss. Tic : un livre, deux livres, une expo

Il y a des artistes comme ça que j'aime.

Je pourrais vous faire de longs discours, essayer de vous expliquer le sous-jacent, l'origine, le parcours, vous parler de mon père ou de ma petite enfance... Non, dans les bonnes pages de la Panse de l'Ours, cela fait des années que je vous parle d'elle et que je vous invite, vous les amoureux de l'art et de la rue, à suivre cette Miss là. Simplement.

De sinistres sires aimairaient bien la cantonner à la rue justement, car quoi de plus réjouissant pour tous les intégristes du cutter et de la bombe qu'un artiste de rue obligé d'y rester? Ils s'y sentent moins seuls.

Et forcément, quand Miss. Tic, coup sur coup, investit la déco branchée en décorant des sacs à main pour Lamarthé (la fameuse marque à la chèvre), ou plus populaire, en proposant des stickers, très en vogue pour égayer un bête mur peint sans talent ou un vilain réfrigérateur, cela fait jaser.



Inévitablement, comme chaque fois, le débat revient sur le tapis: et la pureté du street art, dans tout ça?

Il y a ceux qui défendent le côté gratuit et pur, genre promeneur dilettante qui s'imagine que le gratuit est l'avenir du pauvre et qui confonde un pochoir posé de nuit avec les journaux gratos à sa disposition dans le métropolitain.

Pour voir la différence, il n'y a qu'à se pencher sur le comité de rédaction ou le nom du propriétaire de la régie publicitaire des dits gratuits. Talleyrand qui s'y connaissait soupirait déjà "...gratuit, gratuit, c'est bien cher".

Il y a aussi, hélas, les artistes-qui-ne-parviennent-pas-à-en-sortir-et-aimeraient-bien-mais-comme-on-ne-leur-propose-pas-forcément-ils-sont-contre, et à ceux-là, je ne sais pas quoi répondre.

Voilà, c'était mon petit coup de gueule du moment.

Il ne faut surtout pas que ça vous empêche d'aller à la galerie W, voir l'exposition de Miss. Tic à l'occasion de la sortie de son livre Je Prete a Rire Mais Je Donne a Penser, chez Grasset.

Et pour les amateurs, je leur signale qu'un autre livre va très bientôt sortir, aux Impressions Nouvelles, Miss.Tic, femme de l'être.

Bref la fête


Galerie W 44 rue Lepic Paris 18
exposition du 30 octobre au 30 novembre 2008
vernissage et signature le dimanche 15 novembre à 15 heures



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mardi 7 octobre 2008

BhL-Houellebecq : le duo médiatique des persécutés

Tout le monde en parle, les télés les invitent, les radios nous assomment avec leurs états d'âme, les éditeurs ennemis, Flammarion et Grasset, pour une fois complices d'une opération de marketing commune, se révèlent des larrons en foire, pourquoi pas la Panse?

Alors voilà, j'ai lu et ça ne m'a pas plu... Enfin, soyons franc, pas plu n'est pas tout à fait exact, je devrais dire plutôt pas intéressé...Et pour ne pas décevoir nos deux trublions, qui nous rejouent le fameux duo du cirque, un monsieur loyal flamboyant et un clown triste en quête de profondeur désabusée, je dois avouer que le livre m'est tombé des mains et que les entendre ensuite à longueur de chronique s'auto-congratuler m'indiffère...

Voilà, j'ai fait mon devoir, qu'ils soient contents, un de plus qui ne leur rend pas l'hommage qui semble selon eux leur être dû...


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lundi 6 octobre 2008

Méfiez-vous des beaux parleurs et de ceux qui agitent beaucoup les mains

(Vieux dicton relevé dans les archives médiévales du beau pays de la Panse de l'Ours)



Et ce n'est pas Jérôme Bosch qui nous démentira, lui qui a commis ce chef d'oeuvre dans lequel, malgré la remarque avisée du capitaine Cap, ce n'est pas Nicolas Sarkozy déguisé que le peintre a représenté. Je sais, les apparences sont trompeuses, c'est justement le thème du tableau, mais là, je vous le promets, il n'est pour rien dans cette affaire d'escamoteur.

Le patron d'Action contre la Faim est ce matin un peu fumasse, devant les sommes considérables qui sortent comme par magie de dessous la table alors qu'il y a dix jours les caisses étaent vides, mais ce n'est qu'un peu de mauvaise humeur passagère.

Evidemment, constate-t-il, dans ce contexte, plus personne ne s'inquiète du sort des pays du sud et de l'impérieuse nécessité de les sortir de la misère... impérieuse nécessité morale, bien entendu, mais pas seulement.

Chacun pour soi a dit Angela Merkel après les Irlandais qui ont tenté d'attirer les capitaux flottants ailleurs en garantissant sans limite les dépots faits dans leurs banques, et qui a fini par faire de même, après Henri Paulson...

Ah oui, Henri Paulson c'est le secrétaire américain au trésor dont le plan vient d'être voté, assorti d'une sérieuse condamnation et tentative de limitation des fameux parachuites dorés. La mesure, rassurez-vous, ne sera pas rétroactive. Il faut dire qu' Henri paulson, au cas où cela vous aurait échappé, était jusqu'en 2006 le dirigeant de la banque Goldman Sachs, et qu'il a lui même touché à son départ une petite prime de plusieurs dizaines de millions de dollars sous forme de stock options, qui auraient fini par lui rapporter, affirment de mauvaises langues, 700 millions de dollars...

Vous ne me croyez pas? Allez donc examiner l'estimation pleine de graphiques réalisée par Forbes, sur les gains réalisés par notre secrétaire au Trésor... Essayez d'imaginer un peu ce que vos pourriez acheter avec 700 millions de dollars...

Mais sans parler de sommes aussi abracadabrantesques, regardez comme les choses sont bien faites :

Bernard Tapie reçoit quarante cinq millions d'euros pour préjudice moral et pour mettre un terme à une affaire qui traînait en longueur. Il paraît que c'est pas cher payé pour l'acharnement médiatique dont lui et sa famille ont été vicimes.

Les familles, qui malgré les procédures engagées contre Emile Louis, ont vu leurs enfants continuer d'être violées et assassinées par le brave homme, ont bien failli ne rien recevoir du tout, avant que Rachida Dati décide quand même de leur acorder 25 000 euros, pour faire pardonner la lenteur de la justice de la République...

On dit que certaines familles du crash de l'Air-Bus du Mont Saint Odile de 1992, dont tous les prévenus ont été relaxés en 2008, toucheront de 10 000 à 50 000 euros pour un autre préjudice moral, sans doute beaucoup moins douloureux si on en juge par les sommes allouées.

Il y a un ministre qu'on n'entend plus beaucoup, c'est Christine Boutin... Vous vous souvenez, la ministre du... aaaah, vous ne savez plus, hein? bon, je vous aide :la ministre du logement et de la ville, voilà... Elle est obligée, par quoi, par qui, on se le demande compte tenu de tous les milliards d'euros qu'on dégotte tout d'un coup sous la nappe, de réduire considérablement l'aide de l'état envers le logement dit social.

Heureusement, l'ancien président du Sénat, Christian Poncelet, avec beaucoup d'à-propos et de mauvaise humeur, a décidé de quitter son 200 mètres carrés auquel il avait droit staturairement (depuis une motion votée sous sa présidence), un peu forcé paraît-il, alors qu'il comptait l'occuper jusqu'à la fin de son mandat de sénateur (dans quatre ans). Soulagement de ses amis, un peu génés quand même, vu qu'il a une santé de fer.

Bon allez, j'arrête là...

Un jour je vous expliquerai ce que c'est que la titrisation et la titrisation des subprimes en particulier... Si, si... Mais si je le fais, un conseil : pendant que j'agiterai les mains pour appuyer mon discours, surveillez bien vos poches. On ne sait jamais!

Prenez soin de vous.


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samedi 4 octobre 2008

Marc Plissier et l'art Postal

C'est une drôle d'histoire qui deviendra peut-être une fable et dans quelques années rejoindra sans doute les listes d'actions de censure dont heureusement l'aune du temps permet a posteriori de mesurer la vanité pour ne pas dire plus.

L'Art Postal, Mail Art pour les anglophiles, consiste à envoyer par la poste des oeuvres d'art.

Ouh là! c'est très subversif tout ça, l'art d'abord, la poste ensuite, bref c'est chaud.

Ca l'est encore plus quand Philippe Plissier, un artiste un peu décalé - mais les artistes justement ce sont des gens décalés... - participe à un projet d'exposition de mail art érotique en Allemagne. Et pour participer, forcément puisque c'est du Mail Art, il envoie par la poste 4 cartes de sa composition, dont l'une un peu SM, c'est vrai, où on voit sur une femme nue attachée à un arbre, les seins nus et les tétons pincés par des pinces à linge. Pauline Réage en image quoi.

Le centre de tri de Cahors, un peu déboussolé par une campagne active de courriers anonymes injurieux à l'occsion du projet d'ouverture d'une mosquée dans la ville, signale la chose à la justice.

Résultat, convocation, perquisition, saisie du matos informatique de l'artiste et depuis silence radio... l'enquête progresse (vu le temps qu'il a fallu pour juger l'affaire du Mont Saint Odile ou celle des vedettes de Taïwan, on est pleinement rassurés).

Je ne sais rien de plus sur cette affaire, mais des gens que j'aime bien ont pris la défense de Philippe Plissier, alors je vous signale la chose. Et puis j'aime pas beaucoup la censure, même ou surtout, comme vous voudrez, celle-là.


© Jiho


Le site de Philippe Plissier

L'article de soutien d'Agnès Giard sur son blog

Le site de soutien à Philippe Plissier, avec plein de petites créations de dessinateurs qui se mobilisent

Le site de Jiho : http://zejihoblog.canalblog.com, l'auteur du petit dessin plein de trous.


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jeudi 25 septembre 2008

Résultats du concours Photo Cultures au Coin de Ma Rue

Lancé par l'Union Européenne en mars 2008, annoncé ici même en avril 2008, ce concours trouve aujourd'hui son épilogue avec la remise des prix : 3 désignés par un jury de professionnels, et un désigné par les votes des internautes sur le site http://www.street-cultures.eu sur lequel on peut encore voir les vingt photos finalistes pour le vote du public.

Il est à noter que parmi les photos primées par les professionnels, seule celle ayant reçu le second prix figure dans cette liste des vingt photos finalistes du public.

Le premier prix a été attribué à Joseph Smith, originaire de Malte, pour sa photo 'Village cobbler' (Le cordonnier du village). Un bric-à-brac de chaussures, d'outils, de bibelots religieux et de posters d'Elvis plante le décor surchargé de l'atelier d'un artisan et des gens du quartier qui viennent s'y réunir. « La boutique de Freddy est un lieu de rencontre pour les amis, les gens du coin et même les touristes occasionnels ! J'ai été intrigué par la vision 'culturelle' de cet homme : la juxtaposition de symboles religieux et de posters de stars », a expliqué Smith. D'après le Professeur Chris Wainright, le photographe et universitaire britannique, également président du jury, « l'intimité, les différentes couches de signification, l'élégance et la composition » ont convaincu le jury de la valeur de cette photo.

Le jury a décerné le second prix à Nikolaj Lund, originaire du Danemark, pour sa photo « Open Minds » (Esprits ouverts). Elle représente une étreinte chaleureuse entre trois filles à Lille Torv à Århus, Danemark à la fin d'une conversation. C'est, selon l'auteur, le « dialogue interculturel en action ». La photo a été prise à l'occasion du projet « Borrow a person : grow wiser ».


Le troisième prix a été décerné à Jérôme Clair, originaire de France pour sa photo « Isolé du jeu ». Jérôme explique que la photo, prise dans un bar, représente « un lieu d'échange et de dialogue entre les gens et les générations, mais également entre personnes de différents milieux. Et ce jour-là un photographe français a décidé de prendre en photo des Espagnols et des Vénézuéliens jouant à un jeu de cartes argentin. C'est un mélange d'origines et de contrastes dans une seule image ».

Le Prix du Public sera décerné à la photo « Fairy Tales 1 » (Contes de fées 1) prise par Simon Vansteenwinckel de Belgique. Il nous explique d'où lui est venu son inspiration : « J'ai vu quatre petites filles qui jouaient dans la rue. Anna, Clara, Fatou et Marie sont métis. Mais ce sont avant tout des fées. » Le jury a également soutenu la photo du Prix du public : c'est selon eux une image très dynamique, bien observée qui ajoute un sentiment d'action, d'engagement et d'optimisme au sujet.

A l'année prochaine avec un nouveau concours?


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mardi 23 septembre 2008

Bagheera Poulin, Ophelie, la Maison des Metallos

Bon, pas de pot disent les naïfs...

Bagheera Poulin, qui écrit, vit, dit, lisait Ophélie à la Maison des Métallos la semaine dernière et moi, comme d'hab j'étais par monts et vaux, occupé à compter les touristes qui suivaient les parapluies rouges des guides dans la grande allée d'Ephèse... Pfff, Ephèse... je vous demande un peu.

Alors pour me faire pardonner, je vous offre ce texte qu'elle a écrit et posé sur Ophelie.net le 27 huin 2008.

Apprenez le par coeur ou lisez le, bien droit devant un mur, un miroir, sur le quai de la gare ou l'être aimé si vopus l'osez... Alors, ça fait quel effet?

La voix en contre jour : si elle suppose un être d’amour.

J’aime ton dos, tes mains, tes cuisses et tes chevilles.
Ton nombril sur la ligne qui mène à ton sexe.
J’aime ton sexe qui n’est pas le mien.
Je baise tes reins jusqu’à ta fente, ton unique, qui poursuit le creux, la chute…
Je prends ton cou, ta pomme, dans ma bouche. Je mords, je chatouille, les papilles en éveil…
Je provoque ton regard et souffle sur tes paupières douces. Je baise tes sourcils.
Je respire ton front, tes cheveux, ta peau.
J’aime ton sel.
Je touche l’ensemble de ta chaleur …

Un drap, une plage, un mur, une table, un tapis, un canapé, un lieu publique, un lieu dans le désert… Au milieu du jour et de la nuit : exactement : sous une éclipse…

Je pleure de ce retournement de toi à moi.

Le regard posé en douceur sur la chair de l’Autre, détendue, après avoir été attendue, puis entendue…

J’aime tes muscles qui crispent et qui desserrent quand ma bouche vient engloutir ton sexe…
J’aime ça que tu crois que je te prends tout de toi quand dans ma gorge il est venu se sauver de ton corps.
Tu disparais dans mes chairs entre mes lèvres et ta voix apparaît.
J’aime ton ventre.
Il ne sait pas.
Ton ventre ignorant se détend sous mes mains qui sentent à l’intérieur derrière la peau.
J’aime la peur qui habite à l’intérieur.


. Ophelie.net
. La Maison des Métallos


Proposée par Bagheera Poulin en résidence à la Maison des métallos, Ophélie est un personnage "barock". Elle écoute Purcell et David Bowie.

Ophélie est un projet multiple qui explore la musique et le verbe, elle est aussi un work in progress à suivre dès maintenant sur le net (ophelie.net), et bientôt sur scène avec la création d’un spectacle vivant.


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Pink : Dear Mr President



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lundi 22 septembre 2008

Appel à candidates : "La rage de vivre" avec Gregor Podgorski



Gregor Podgorski aime les défis.

Non seulement, c'est beaucoup à lui qu'on doit d'avoir fédéré les énergies pour porter à bout de bras Art Cité à Fontenay sous Bois (voir l'article ci-dessous qui développe le "à bout de bras"), mais il s'est également attelé à une autre série de travaux photographiques "La rage de vivre" pour laquelle il lance aujourd'hui un appel à candidates.

Si le cancer du sein vous a agrippé l'existence au détour d'un coin de pas de chance et si vous avez, comme beaucoup, de plus en plus, vous avec surmonté cette épreuve, peut-être aurez-vous envie de participer cette entreprise dans laquelle gregor, par l'intermédiaire d'une exposition photographique pleine de pudeur et d'un livre témoignage, voudrait porter votre voix et votre message d'espoir à toutes celles qui en ont tant besoin.

Le plus simple pour comprendre cette démarche est de lire ce qu'il écrit.


cliquez pour lire le texte


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Art Cité à Fontenay sous Bois : pas facile d'être un artiste!

Ce devait être une belle fête, cent artistes exposant d'un coup leurs oeuvres dehors, dedans, à la mairie, à la Maison du Citoyen, à la poste, dans le parc voisin, sur les murs des rues, bref la fête... (revoir l'annonce faite dans ces colonnes, ici)

Mais, mais...

Premier incident, la Maison du Citoyen ferme "normalement" à 18 h.

Pas de chance, le vernissage était prévu sur l'ensemble des lieux d'exposition le samedi 6 à partir de 18h. Et le responsable des clés est parti avec après avoir soigneusement fermé les portes, enfermant du coup les oeuvres des artistes à l'intérieur....

C'est le maire qui était bien embété devant la porte pour inaugurer l'exposition.

Un malentendu, paraît-il... Vous imaginez le malentendu... Toute la semaine, les gars ont travaillé dur pour installer leurs oeuvres, ils ont invité tous leurs amis pour boire un verre et grignotter des cahouettes, envoyé des mails à la presse, espéré la visite de galeristes en mal de poulains et hop, on ferme pour le week end juste à l'heure du début de la manifestation... Merci pour eux!

Deuxième embrouille, quelques dessins sur le parvis de la Mairie avec des représentations du kama Soutra.

Moi, pour les jeunes couples qui vont se marier, je trouvais l'idée amusante, histoire de réviser rapidos avant de passer à la pratique.

Il paraît que d'aucuns ont été choqués... le député maire de Saint Mandé Patrick Beaudouin se serait même ému du côté provocateur de la chose... (lire l'article du Parisien Libéré... ah non, libéré, il ne l'est plus, excusez-moi, je date un peu, l'autre jour je me suis surpris à demander Combat à mon kiosquier!) et que les dessins seront effacés avant la fin de l'expo prévue le 27 septembre. Leur auteur, Patrick Daumont, en est resté tout étonné, car il lui semblait, et à moi aussi, que le Kama Sutra avait depuis longtemps franchi la date de prescription pour les censeurs de tous poils. Mais non, il en reste que cela émeut...

Troisième embrouille : ce lundi 22 septembre, quelques artistes déménageaient en catastrophe ce qui restait de leurs oeuvres exposées en plein air dans le parc jouxtant l'hôtel de Ville, après des actes répétés de vandalisme.

Décidément, cette manifestation artistique n'en demandait pas tant pour faire parler d'elle. Espérons que la prochaine édition, si leurs organisateurs, retrouvent quelques forces pour se relancer dans la bataille, se déroulera sous de meilleurs auspices (oui oui, c'est masculin).

A propos, est-ce que je vous avais montré le magnifique Nemo à l'angle des rues Guérin Leroux et de Rosny? Non, Et bien voilà qui est réparé... Et chance inouie, aucun énergumène n'est venu enlever la vache ni lui couvrir les pis qu'elle balade à l'air, et même à hauteur de vue des petits enfants... Où va-t'on ma bonne dame, je vous le demande?




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vendredi 12 septembre 2008

Haïti - le cyclône est passé, un autre arrivera ... que faire?

Oui, je sais, d'autres pays sont touchés, mais quitte à en aider un, c'est bien Haïti, pauvre parmi les pauvres qui peut, qui doit retenir notre générosité...

Lire ici sur le site du photographe gérald Bloncourt, qui pleure sur son île, et voir quelques photos (© afhsec), non par voyeurisme, je vous en prie, mais parce que l'image reste encore le plus poignant des témoignages sur une réalité que nous ne saurions imaginer, même dans nos cauchemars.

  
© afhsec


Vous pouvez aussi apporter votre soutien avec Médecins du Monde dont voici le communiqué :


Urgence Haïti : Médecins du Monde déploie un dispositif d’urgence


Paris, le 5 septembre 2008

Suite aux passages successifs des ouragans Gustav et Hanna qui ont durement touché Haïti, Médecins du Monde réoriente ses activités dans le sud de l’île et envoie demain une équipe en renfort dans le Nord.

Présent depuis 1994 en Haïti, Médecins du Monde mène un programme pour lutter contre la violence endémique à Port au Prince, ainsi qu’un programme de soins de santé primaire dans les régions de la Grande Anse et de Petit Goave, au sud de l’île.

Dans ces régions, l’équipe de Médecins du Monde se mobilise depuis trois jours autour des villes de Jérémie et de Grand Goave de manière à prendre en charge les populations affectées par les tempêtes tropicales. Un dispositif de cliniques mobiles permet de dispenser des soins gratuits dans les abris provisoires de ces villes. MdM effectue également des dons de médicaments aux autorités sanitaires locales.

Les équipes font état d’importants dégâts (inondations, bétails noyés, cultures endommagées). 70% des plantations sont ravagées dans les zones les plus affectées et les pertes de bétails et matériels se révèlent très lourdes. Cette situation fragilise davantage les conditions socio-économiques de la population qui, à 70%, vit déjà en dessous du seuil de pauvreté.
Les risques épidémiologiques sont de plus en plus élevés et la population pourrait, dans les jours à venir, faire face à de nombreux problèmes de santé. En Haïti, les soins sont payants et de ce fait peu accessibles aux populations les plus démunies. L’accès gratuit aux soins de base est donc une nécessité, au moins au cours des prochaines semaines.

Parallèlement, une équipe médicale et logistique de six personnes partira demain, samedi 6 septembre, pour le nord d’Haïti afin d’évaluer les besoins médicaux de cette zone, la plus durement touchée par les pluies incessantes des derniers jours qui ont entraîné inondations, crues des rivières, glissements de terrain, etc. Sur la base des premiers résultats de cette évaluation, Médecins du Monde mettra en œuvre, si nécessaire, un programme de soins de santé primaire et de restauration de l’accès à l’eau potable.


. le site de Médecins du Monde
. le lien vers le communiqué
. le lien vers la page des dons
. le site de gérald Bloncourt
. le site de l'Afhsec - Association Franco haïtienne de solidarité et d'échanges culturels


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mardi 9 septembre 2008

Le Fête de l'Huma sur les pavés 68/2008 - les artistes dans la ville



Si vous aimez les artistes de rue, un petit conseil pour les 12, 13 et 14 septembre : allez faire un tour Parc de la Courneuve, à la traditionnelle fête de l'Huma. lus cent oeuvres exposées et des performances en live tout au long des trois jours.

Jetez donc un petit coup d'oeil à la liste des artistes invités et vous vous en lècherez certainement les babines :

Pierre ALECHINSKY
Carole BENZAKEN
BLEK LE RAT
Jean DUBUFFET
Franck DUVAL - FKDL
Jean FAUCHEUR
Albert FÉRAUD
François FÉRET
Jérôme GULON
Raymond HAINS
JEF AÉROSOL
JÉRÔME
Jean-Pierre JOUFFROY
Peter KLASEN
LÉO Yv.
Huguette MACHADO-RICO
MARKO 93
Jérôme MESNAGER
Joan MIRÓ
MISS.TIC
MOSKO ET ASSOCIÉS
NEMO
Mélik OUZANI
PAELLA ?
Ernest PIGNON-ERNEST
PSYCKOZE
Paul REBEYROLLE
SCANDAL
Antonio SEGUÍ
SPEEDY GRAPHITO
Antoni TÀPIES
Peter STÄMPFLI
Jacques VILLEGLÉ
VLP
Jan VOSS
Duncan WYLIE
Yves YACOËL
YZ Open your eyes
ZIED


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Gérard Lavalette, le piéton de Charonne, expose le onzième

Vous connaissez Gérard Lavalette et ses photos en noir et blanc qu'il publie régulièrement sur ParisCool et que vous pouvez retrouver sur le site qu'il consacre à son quartier, Charonne et le onzième arrondissement : le Piéton de Charonne.

Il exposera du 14 septembre au 30 octobre, à la bibliothèque Faidherbe, une quarantaine de photos qui nous font (re)découvrir ce quartier de l'est parisien dont la vitalité n'a pas (encore?) réussi à tuer l'esprit si particulier, symbolisé par le faubourg Saint Antoine.

Et si gérard lavalette a choisi pour l'affiche de l'exposition la station du métro Charonne sous la neige, ce n'est sans doute pas un hasard.



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Cuba : On ne lèvera pas l'embargo, et puis quoi encore? affirme G. W. Bush

Georges W. Bush n'a pas été long a répondre à la demande un peu désespérée de Cuba. Frappée sur toutes ses côtes par les cyclones qui se succèdent, Cuba avait demandé une levée, voire même une suspension de l'embargo qui la frappe depuis si longtemps (1962).

On murmure même à Washington que cette histoire de cyclone sent la manipulation et que ce n'est pas à un texan réactionnaire venant du Connecticut qu'on va apprendre à faire des grimaces.

D'ailleurs, quand en 2005 la Nouvelle Orléans a été entièrement submergée sous les eaux, est-ce que les Us ont demandé de l'aide pour les aider à sauver leurs installations pétrolière en Louisiane? Non! Condolizza Rice a d'ailleurs précisé qu'ayant refusé l'aide humanitaire de 100 000 dollars proposée par les Etats Unis, soit 1 dollar par habitation détruite, elle ne voyait pas en quel honneur elle lèverait un embargo qui maintient l'île dans un état de pauvreté formidable qui prouve bien son efficacité...


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dimanche 7 septembre 2008

France/Autriche : formidable!! 3 à 0 et match nul

Je ne suis pas un grand amateur de football, mais samedi, aucun expert n'étant de service pour disséquer son petit cadavre, je me suis laissé tenter. Et puis je finis par devenir addict aux commentaires de Jean Mimi et d'Arsène. On se dit qu'avec ces deux là, il n'est pas possible de perdre, tant ils savent ce qu'il faut faire. On n'a qu'à leur demander bon sang au lieu de rester bêtement au bord de la pelouse d'un air aussi ténébreux que Chateaubriand au mieux de sa forme.

Et bien ce fut formidable, si, si, une vraie révélation. Je n'en suis pas revenu.

Pensez, l'équipe de France a réussi l'impensable : se faire battre trois à un et faire, en même temps, un match nul. Ca c'est fort.

Heureusement, tout de suite après l'équipe de lutte contre les crimes sexuels de New York a repris sagement son poste et le mien. Ca rassure, tout de même, une équipe qui gagne à tous les coups. Et, message d'espoir, l'entraîneur aurait trouvé la solution : faire jouer ses joueurs avec des escabeaux. Futé, hein?


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samedi 6 septembre 2008

Ne plus recevoir cette pub...

Figurez-vous qu'après une journée harassante passée à essayer d'expliquer à mon téléphone que je n'avais besoin ni de fenêtre isolante, ni de volets, ni de cuisine neuve, ni de solution packagée pour faire fructifier mon épargne, ni de plan pour une retraite heureuse, ni du service de table gagné par tirage au sort et disponible à condition d'aller le chercher avec ma femme au Luxembourg à mes frais, je me suis dit :

Tiens, je vais regarder mes mails!

Et là, trois messages de mon fournisseur d'accès, auquel je reste fidèle par peur de toucher à rien, car figurez-vous que mon accès fonctionne à peu près correctement et tous les jours. Etonnant, non?

J'essaie donc de lire le premier qui me propose une extension, le second qui me propose de tout transformer moyennant une éligibilité à tester et plein de conditions, et un troisième une option miracle moyennant une box et un décodeur avec lequel, m'assure-t-on, je vais enfin pouvoir regarder la télé...

Super, me dis-je, mais en tournant la petite molette de ma souris, je fais défiler un interminable texte dont je vous livre la quintessence:


(2) « Hors coût d'abonnement au bouquet choisi et à l'achat de programme à la demande. Hors france 3 Régions, disponible via l'adaptateur TNT uniquement, en zones couvertes par la TNT, sous réserve du raccordement du foyer à une antenne hertzienne. »

(3) « Tarif de l'offre jusqu'à 8 Mb/s (débit IP)+ TV + téléphone. »

(4) « ...Offre valable du xx/xx au xx/xx/xx pour toute souscription uniquement à partir des sites Internet suivants: http://abonnez-vous.chose; http://maboutique-chose; http://www.chose; http://parrainer.chose à : - à tous les forfaits de la gamme « Formule Internet Haut Débit, TV, Téléphone », - à tous les forfaits de la gamme « Formule Internet Haut Débit, Téléphone », - à tous les forfaits de la gamme « Net Internet Haut Débit, TV, Téléphone » - à tous les forfaits de la gamme «Net Internet Haut Débit, Téléphone » - à la Formule 512k étendu + Téléphone Offre incompatible avec l'offre Internet Haut Débit chose, les offres Internet Haut Débit sans engagement, Haut Débit Étudiantes, l'offre Internet 512k étendu, les offres de la gamme Internet Multimédia Pro Chose. Offre incompatible pour les clients disposant déjà d'une offre Internet haut débit des gammes « Formule Internet Haut Débit, TV, Téléphone », « Formule Internet Haut Débit, Téléphone », « Net Internet Haut Débit, TV, Téléphone », « Net Internet Haut Débit, Téléphone », « Formule 512k étendu + Téléphone » d'Chose. Offre limitée à une par foyer (même nom, même adresse). Le mois offert sera déduit sur votre facture le mois suivant votre souscription en ligne. »

* Offre soumise à conditions valable en France métropolitaine du xx/xx au xx/xx, réservée aux membres du programme davantage Internet résidant en France métropolitaine, activant en ligne l'option gratuite Mes services unifiés. Les points seront attribués sur votre compte fidélité courant xx 2008.



STOOOOOOOOOOOOOOOOP!!!

Et là je ne peux pas m'empécher de penser à Lampion, le vendeur d'assurances de Tintin... Désespéré, je m'apprête balancer le mail dans les spams, quand je tombe sur la petite phrase magique :

Pour ne plus recevoir d'informations sur nos services à cette adresse, cliquez ici.

Super, me dis-je et je clique aussitôt.

Au lieu d'un écran sympa du genre /

"Ok mec, on a compris et on te fout la paix"

me voici sur un écran de confirmation, au cas où j'aurais cliqué par inadvertance.

Je confirme et là, paratras, la machine obtuse me répond :

"Désolé !
Cet incident est signalé à notre équipe d'exploitation et sera corrigé dans les plus brefs délais.
Nous vous remercions de vous reconnecter ultérieurement. "


Le mec désolé, en attendant, c'est moi.


Finalement, je vous rassure, j'ai fini par y arriver. Il suffisait sur l'écran de desisncription de s'identifier, au cas où un type malveillant aurait voulu me desinscrire à l'insu de mon plein gré.

Bref, dix minutes plus tard, l'écran miracle s'est affiché :

Votre demande a bien été prise en compte néanmoins vous pouvez continuer à recevoir, pendant quelques jours, les courriels des campagnes de communication déjà planifiées.


Le coup des "quelques jours" m'a un peu fait tiquer, mais j'étais si content que je n'ai pas insisté...

Cet article de la Panse de l'Ours est lisible* (1) par tous les internautes se connectant sur le site (2)

* A leurs risques et périls
(1) Sauf mention contraire
(2) Sauf les intrenautes ayant cliqué par mégarde sur un lien même si l'url décrite plus bas n'aurait pas été accessible aux conditions décrites plus haut.
(3) Aux conditions apropriées et sauf cas inverse (il n'y avait pas de 3? Et alors?)


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vendredi 5 septembre 2008

Perpignan : Visa pour l'Image invite Véronique de Viguerie

Je vous avoue qu'hier, j'ai eu un peu peur.

Tous les médias semblaient d'accord pour condamner la publication par Paris Match des photos prises par Véronique de Viguerie des talibans afghans auteurs de l'embuscade qui a causé la mort des dix soldats français. Le peleton d'exécution n'était pas loin. On se serait cru revenu aux beaux jours du Chemin des Dames.

Propagande! entendait-on partout. Certes!

La photographe ne dit pas le contraire, reconnaissant qu'elle a photographié ce que les talibans ont bien voulu lui montrer et que ce sont eux qui posaient pour la photo et qu'elle n'avait pas grand chose à dire sur la pose ni sur le choix de ses modèles.

La différence, c'est justement qu'elle le dise. Cela remet le reportage à sa place : il s'agit d'un témoignage sur ce que les talibans veulent nous montrer et comment ils le font.

L'armée française fait exactement la même chose quand elle embarque des photographes ou des équipes télé dans ses opérations... Il n'y a pas de photos "prises librement" des opérations de l'armée française et quand il y en a elles sont aussitôt "sévérement contrôlées". Ce qui est parfois génant, justement, c'est quand le reporter ne dit pas que ses images ont toutes été contrôlées et qu'il essaie de nous faire croire qu'il a eu tout latitude pour filmer ou photographier librement...

Souvenons-nous de l'intervention américaine en Irak et des magnifiques images qui nous étaient jetées en pature: que la guerre étaitr propre et les frappes chirurgicales... Dommages collatéraux, quels dommages?

Souvenons-nous aussi des déclarations réjouissantes du ministre de la communication irakien , déclarant avec un large sourire que son pays était en train de gagner la guerre et avait infligé une sévère défaite aux américains, alors que les chars U.S. étaient en train d'entrer dans Bagdad.

On découvre aussi avec bien du retard que les reportages sur le déboulonnage de la statue de Saddam Hussein dans les faubourgs de Bagdad avaient été largement bidonnés : c'est un véhicule américain qui tire la corde, il n'y a vraiment pas beaucoup d'irakiens pour applaudir, mais ils sont filmés de telle façon qu'on a l'impression qu'ils sont trois millions.

Aujourd'hui, on voit ressortir quelques photos prises à la sauvette par les photographes présents sur place et qui ont conservé quelques témoignages personnels et non publiés, en attendant des jours meilleurs...

Oui, j'avoue que j'ai eu peur...

Et puis voilà que ce matin on apprend que Jean-François Leroy, directeur de Visa pour l'Image qui a lieu en ce moment à Perpignan, un festival consacré au photo-journalisme, a décidé, en réaction à cet incroyable vent de... comment dire, d'autoritarisme et d'appel à la censure ou pire à l'auto-censure, d'accueillir les photos en question... Merci à lui et Bravo.

Ce qui différencie une démocratie d'une dictature, c'est justement ça : pouvoir montrer les deux, les ttrois, les quatre côtés d'une idée, d'une opinion, d'une situation. Montrer une réalité, puis une autre, puis encore une autre, en n'oubliant jamais qu'aucune vision n'est objective et que ce n'est que la multiplication des points de vue qui peut aider à en pénétrer la complexité.

Il n'y a que dans les pays totalitaires, en Corée du Nord, ou dans les zones contrôlées par les Talibans justement, que cette liberté est niée et sévèrement punie : école interdite, mains coupées, enseignants et journalistes emprisonnés, etc

Essayez donc de descendre dans la rue au Soudan avec une pancarte pour demander la vérité sur le Darfour , ou en Iran avec une banderole critiquant le port du voile islamique...

C'est notre honneur de permettre cela.

A perpignan, Visa pour l'Image montre aussi une série de photos terrifiantes sur l'excision en Indonésie prises par Stéphanie Sinclair (à voir dans Photo de ce mois et aussi sur le site du New York Times). On y voit des mères souriantes encourager leur petite fille en larmes et on y apprend que ces cérémonies sont financées par une organisation religieuse. Ca vous gêne? Vous préféreriez ne pas voir ça? Vous n'aimez pas la photographie? Vous pensez que ce n'est que du voyeurisme?

J'avais un ami récemment décédé qui avait l'habitude de dire que le vrai problème de l'autruche, c'est que pendant qu'elle à la tête dans le sable, elle tend les fesses et qu'elle ne peut même pas voir celui qui lui fait subir les derniers outrages...

Il faut se battre pour que la liberté de voir nous soit laissée...


PS. A tous ceux qui pensent que Véronique de Viguerie n'est qu'une petite photographe people ne cherchant qu'un peu de pub, il fait savoir qu'elle a échappé de très peu en 2005 à un attentat à la bombe à Kaboul, et qu'elle a remporté en 2006 le grand prix Canon du photojournalisme féminin pour un remarquable travail sur les militantes communistes au Népal.


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mercredi 3 septembre 2008

ArtCité à Fontenay sous Bois : cent artistes pour vous


Ce n'est pas pour me vanter, mais il va y avoir un vernissage de ouf à Fontenay sous Bois à l'occasion du coup d'envoi de l'exposition indoor et ourdoor qui réunira plus de cent artistes du 6 au 27 septembre.

Sculpteurs, photographes, peintres, plasticiens (mais non ce ne sont pas des gars qui font des trucs en matière plastique!), pocheurs, artistes de rue, ils seront tous réunis là: dans le parc, sur les murs autour de l'Hôtel de Ville et de la Maison du Citoyen, dedans, dehors, bref une fête des sens et l'occasion de découvrir des artistes, des oeuvres, des disciplines, des perspectives et des points de vue.

Chapeau à la Municipalité, je n'en veux pour preuve que ces magnifiques peintures de Patrick Daumont devant l'Hôtel de Ville qui mettent en scène les principales postures du Kama Soutra, l'endroit idéal pour les jeunes couples qui viennent là pour se dire oui et avoir ainsi l'occasion de réviser une dernière fois la meilleure façon de se faire très vite une multitude de petits bébés.

Vous vous souvenez de Grégor Podgorski? Il avait attiré notre attention en photographiant quelques dizaines de couples à qui il faisait prendre la pose de La Pietà de Michel Ange, avant de se voir reprendre son idée par Kookaï et Rankin (rien que ça). Il en était sorti un livre pour Grégor et un procès contre Kookaï, que notre photographe fontenaysien avait gagné d'ailleurs. En 2008, Grégor a eu l'heureuse idée de réunir tous les couples de son aventure pour une nouvelle série de prises de vues, intitulée C'est la Vie. Bref, Grégor est un peu la cheville ouvrière de cette aventure d'ArtCité et rien que pour ça il mérite notre gratitude.

On ne peut pas évidemment citer tout le monde, plus de cent artistes!, mais tout de même quelques noms, Laurence Bessas, dont on verra les sculptures devant l'hôtel de Ville, Jérôme Mesnager, Mosko et Compagnie, Némo, dont les pochoirs ou peintures murales égayent déjà les petites rues tout autour et que j'adore, vous connaissez mes goûts. Mais vous leverez aussi les yeux dans le parc, car les arbres sont dores et déjà peuplés d'étranges créatures, animales ou végétales, à vous de voir. Bref il y aura à voir et découvrir et ce sera la fête.


Nemo


Mosko et associés

Mosko et associés et Jerôme Mesnager

Jerôme Mesnager



Résumons, le vernissage, en présence des artistes, c'est le samedi 6 septembre à partir de 17 heures. Vous imaginez, avec cent artistes, le nombre de bouteille de mousseux et les kilos de cahouettes?

L'exposition outdoor, c'est du 6 au 27 septembre, tous les jours et à n'importe quelle heure pour les oeuvres en plein air, sur l'esplanade Louis Bayeurte (devant l'Hôtel de Ville), dans le Parc à côté, dans les rues agaçantes (passage du Nord, passage du Midi, rue Guérin leroux, rue xavier de Ricard, etc... )

L'exposition indoor, c'est :
. à l'Hôtel de Ville, tous les jours de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 19 h 30, le samedi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h • Fermé le dimanche
. à la poste (parvis Louis Bayeurte), lundi au vendredi de 8 h à 19 h, le samedi de 8 h à 12 h
. Médiathèque Louis-Aragon : 2, avenue Rabelais, les lundi, mercredi et vendredi
. à la Maison du citoyen et de la vie associative, 16, rue du Révérend Père Lucien-Aubry.


Pour plus dé détails, un plan, la liste complète des artistes, les horaires et adresses, les lieux, etc, rendez-vous sur le site de ArtCité ici. N'hésitez pas à télécharger le dossier de presse, si votre connexion le supporte, vous y trouverez, après la présentation d'usage, une reproduction de chacun des artistes présents et c'est une véritable galerie pour vous préparer à les retrouver in situ.


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mardi 2 septembre 2008

SINÉ HEBDO déboule le mercredi 10 septembre !

Après notre petit article de soutien, ci-dessous un petit communiqué qui me fait bien plaisir. Vous remarquerez que dans les dessinateurs, on retrouve Miss Tic que j'aime et Jiho que j'aime ausssi et que la Panse de l'Ours défend depuis des années.

Communiqué de Siné


"A l’insu de mon plein gré, j’ai réuni, sous ma bannière de pestiféré, une bande de trublions, bien décidés à ruer dans les brancards…" Siné

Voici comme promis la liste des trublions qui, sans hésitation, se sont joyeusement lancés dans l’aventure. Politique, société, international, écologie, sciences, droit, philosophie, media, culture, sport, gastronomie… seront traités au gré de l’actualité et/ou de l’humeur de chacun. Sans oublier un polar « à suivre » et même des mots croisés !
"Ça va chier dans la colle et les bégonias !" Siné



Les dessinateurs

DIEGO ARANEGA - AUREL - BERTH - CARALI - ETIENNE DELESSERT - DESCLOZEAUX - FAUJOUR - GAB - PHILIPPE GELUCK - JIHO - KAFKA - LASSERPE - JEAN-CHRISTOPHE LIE - LOUP - REMI MALINGRËY - MARTIN - MISS TIC - MIX & REMIX - POUSSIN - RÉMI - RONALD SEARLE - TARDI - VUILLEMIN

Les Auteurs

ROLAND AGRET - CHRISTOPHE ALÉVÊQUE - ISABELLE ALONSO - ARTHUR - NORMAND BAILLARGEON - GUY BEDOS - BERNARD GASCO - JACKIE BERROYER - FREDERIC BONNAUD - JEAN PIERRE BOUYXOU - JEAN-MARIE BROHM - SYLVIE CASTER - BENOÎT DELÉPINE - DROR - G-Y. FEDERMAN - GÉRARD FILOCHE - BRUNO GACCIO - NOËL GODIN dit l’entarteur - GUDULE - BERNARD JOUBERT - ANDRÉ LANGANEY - STEPHANE MAGGI - MARTIN - GUS MASSIAH - MOUSTIC - MICHEL ONFRAY - J-C. PIQUET-BOISSON - DIDIER PORTE - SERGE QUADRUPPANI - MAURICE RAJFUS - DENIS ROBERT - DELFEIL DE TON - RAOUL VANEIGEM - MICHEL WARSCHAWSKI


SINÉ HEBDO, le journal mal élevé.
Tous les mercredis dans les kiosques
Prix de vente : 2 euros 16 pages quadri - format 29 x 37,5



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jeudi 28 août 2008

Bon d'accord, mais si on danse?

(Pour les inconditionels de Gaston Lagaffe)



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lundi 11 août 2008

La nuit espagnole : Flamenco, avant-garde et culture populaire au Petit Palais

Moi j'adore le flamenco...

Je ne suis évidemment pas dupe de cet engouement, mélange de fascination et d'ignorance... Né au 19ème siècle en Andalousie, déjà terre d'immigration et de brassage, d'un subtil mélange culturel entre tradition populaire et apport gitan, il deviendra peu à peu, à l'étranger, synonyme de l'Espagne... Un peu comme si des poêtes et peintres américains ou japonais assimilaient le rap de nos banlieues à la culture française et en fassent l'emblême de l'âme hexagonale. Cela viendra peut-être, qui sait. N'importe! Moi, j'aime le flamenco.

J'ai découvert et appris à aimer le Flamenco lors d'une soirée mémorable, dans une salle enfumée d'un cabaret en sous-sol de Séville. Ce fut comme un coup de poing, la sensation d'être immergé dans un flot de sensations fortes, violentes et à la fois évidemment humaines et pleines de compassion. A l'époque, je n'ai paqs vraiment compris ce qui m'rrivait, trop occupé à mettre de l'ordre dans mes émotions

Et puis, bien sûr, il y a eu aussi les films de Carlos Saura, la découverte d'Antonio Gades, la musique de Falla, de Bizet, les guitares, les chants rauques...

Mais je sais bien qu'à part mon trouble et mon émotion, je ne sais rien de cette danse, de ces chants, de cette culture-là.

Vous non plus? Alors pour nous aider à y voir plus clair ou simplement prendre infiniment de plaisir, allez donc faire un tour au Petit Palais qui nous a concocté une exosition/événement jusqu’au 31 août.

Le petit Palais, avenue Winston Churchill dans le 8ème. Tous les jours de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés, nocturne le jeudi jusqu’à 20h.




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Show must go on and Mr Lolo nous dit qu'il nous aime!

Après la triste nouvelle de la semaine, Monsieur Lolo a fait ce que tous les artistes doivent faire en pareilles circonstances : poursuivre le show et il l'a fait avec le talent qu'on lui connaît sur le Mur, maintenant bien connu des amateurs, au coin de la rue Oberkamp et de la rue Saint maur.

Une oeuvre puissante, magnifique, qu'Anne aurait sans doute beaucoup aimée.



Et pendant ce temps là, passage des Abbesses, alors que les nettoyeurs municipaux ont soigneusement décollé la grosse dame de david Gouny et le jolie gymnaste de Fkdl, on peut aujourd'hui admirer cet étrange humanoïde, proposé sans doute à la protection des chiens, des pelures d'orange et des jolies rousses qui hantent le quartier. (qui nous donnera l'auteur de cette belle composition?)

J'ai remarqué que les préposés au nettoyage des murs le font avec une probité et une équité qui méritent un grand coup de chapeau. Ils laissent tojours les affiches ou les pochoirs quelques jours et les effacent dans l'ordre de leur apparition, ce qui témoigne à la fois d'une grande attention, mais aussi d'une délicatesse que certains collectionneurs indélicats feraient bien de méditer, eux qui arrachent sans scrupules les affiches encore fraîches.



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vendredi 8 août 2008

Anne Vignial : Au revoir!

La galerie d'Anne Vignial, rue Charlot, je vous en ai parlé souvent. et aujourd'hui, je suis triste, comme sont tristes tous les artistes qu'elle accueillait, tous ses amis et bien sûr sa famille.

Anne nous a quittés.

Sa galerie de la rue Charlot était une de mes destinations favorites, une petite étape que je ne manquais pas quand je déambulais dans le marais.

J'y trouvais l'accueil d'abord de cette femme que j'aimais, j'y trouvais des oeuvres d'artistes de rues, soigneusement choisies et amoureusement accrochées et souvent des découvertes!

Anne m'offrait une cannette de cola et me montrait ensuite les nouveautés qu'elle avait rentrées depuis ma dernière visite. Et quelle gourmandise dans son regard, quand elle me présentait de nouveaux artistes, ou de nouvelles oeuvres!

Au revoir Anne. Nous serons nombreux à regretter ton sourire et ton accueil.

Pour ceux qui voudraient lui porter un témoignage d'affection, il y aura une cérémonie vendredi 8 août à l'église Saint-Denis du Saint Sacrement, 68 rue de Turenne 75003


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mercredi 23 juillet 2008

Michel Perez, le photographe d'Aubade à l'honneur

Chasseur d'Images consacre ce mois-ci un article à Michel Perez, sous-titré Chic et glamour. On en apprend un peu plus sur les conditions de prises de vues des fameuses leçons de séduction d'Aubade : un casting serré, deux cent cinquante candidates vous imaginez, et des contraintes techniques très strictes qui sont la marque de fabrique de la campagne et sans nul doute une des raisons de son succès et de sa longévité : pas de visage et une composition qui "se rapproche de la nature morte".

Cela me rappelle un peu les sonnets (abba, abba, ccd, eed). Complètement dépassé? Voui, mais si on se souvient tous de "Mignonne allons voir si la rose", récitez-moi donc au choix un poême en vers libres... hum? La contrainte semble avoir du bon sur l'attention du lecteur et pas d'effet négatif sur la qualité du créateur... Alors?

Bien entendu, la contrainte ne suffit pas, mais elle peut aider et n'empêche pas le talent. Chance, les photographes d'Aubade ont tous eu ce don là en partage.

Ce que j'aime aussi dans le travail de Michel Perez, ce sont les agendas et les livres de photos qu'il publie à côté. Depuis quelques années, ces agendas viennent compléter les calendriers, toujours offerts aux acheteurs d'une parure en fin d'année, mais eux, on peut les acheter en librairie.

Pour 2009, Michel Perez est allé en Sicile et j'attends avec impatience de pouvoir le feuilleter. OPn en voit qelques photos dans Chasseur d'Images.

J'avais admiré en 2007 ses photos prises à Cuba et l'agenda publié aux éditions du Chêne... on le trouve toujours, tout comme "Sensualidad", un vrai livre de photos cette fois, somptueux, inspiré du même voyage.

Pour 2008, l'agenda est également toujours en vente sur Amazon avec le joli titre "Les secrets de l'Alcôve". Un programme, un menu, un pense-bête, comme vous voudrez, avec des draps défaits et des parfums... Quoi? Les photos ne sentent rien? Quelle idiotie!

A propos, avez-vous vu les dernières leçons de séduction d'Aubade? Non? Bon, les voilà , de la 86 à la 90.

     :  : 



A la rentrée, c'est-à-dire entre septembre et novembre, on pourra découvrir les cinq suivantes, de la 91 à la 95. Dans la presse, bien entendu et sur les panneaux Decaux... Mais si vite, si peu... Michel Perez parle d'un "impact visuel tellement fort que les gens pensent qu'Aubade affiche longtemps alors que les campagnes n'excèdent pas deux semaines par an, réparties sur deux saisons".

Michel Perez semble toujours aussi surpris d'avoir la confiance de la marque et c'est vrai qu'il sera quoi, qu'il arrive, l'un des photographes qui aura égrené le plus de leçons, déjà plus de quarante.

C'est Bernard Matussière qui inaugura la série, de la 1 à la 13, puis Hervé Bruat de la 14 à la 26 et ensuite Hervé Lewis de la 27 à la 53.

Depuis, c'est Michel Perez qui a pris le relai et semble donc bien placé pour réaliser son rêve, faire la centième. Joli challenge, non?

Ah, une dernière chose: sur le site de la marque, on peut aussi voir un extrait, court, court, je vous l'accorde, du Making off d'une prise de vue et voir ainsi Michel Perez à l'oeuvre... Le décor extèrieur qui mène au studio semble moins exotique que Cuba ou la Sicile, mais cela confirme bien le côté très technique.

Le bruit qui court que même un bon compact ne vaut pas un moyen format se confirme... Si, si, regardez bien...


. le site de Bernard Matussière
. Le site de Hervé Bruat
. Le site de Hervé Lewis
. Le site de Michel Perez

. Le site d'Aubade

. le Portefolio Pro de Michel Perez est dans le numéro d'août-septembre 2008 n°306 de Chasseur d'Images


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mardi 22 juillet 2008

Kate Moss et Jamie Hince

Alors, ensemble ou pas?

Vous avez pas suivi?

Figurez-vous qu'après Pete Doherty, le leader des Babyshambles, mais ça remonte déjà à la préhistoire, Kate a attrapé en plein vol Jamie Hince, guitariste du groupe de rock les Kills.

Même stratégie : on s'aime, on voyage, on se dispute, la presse s'émeut, le buzz marche à fond, on va au Père Lachaise et on chante à tue-tête sur la tombe de Jim Morrisson, la presse s'enchante, on se quitte, on pleure, la presse se re-émeut, on se rabiboche, on annonce un mariage, on dément, on confirme, on retarde, on oublie et tout ça fait beaucoup de bien à Kate, à ses inconditionnels, à sa notoriété, à la presse, aux marques qui lui ont conservé leur confiance, bref à tout le monde.

Moi vous m'connaissez, j'adore cette fille et pour vous récompenser aussi, voici une petite publicité torride de Donna Karan dans laquelle la belle Kate se laisse un peu aller sous l'objectif de Mert Alas et Marcus Piggott, dans une série inspirée par les photos de La Havane de Robert Polidori.



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Vous votez qui, vous? Sine ou Philippe Val?

Moi, c'est Sine, sans hésitation...même s'il m'est arrivé, parfois, de grommeler en le lisant "il est vraiment trop con!"

Mais alors, m'a demandé un copain, tu aurais voté Dieudonné? Ah non... Parce qu'il y a une TRES GROSSE DIFFERENCE.... Vous la voyez? Vous la voyez pas?

Pour ceux que ça intéresse, il y a une pétition pour Sine ici...

Je n'ai pas trouvé la pétition pour Philippe Val, même s'il se plaint amèrement ici

Perso, je préfère Guy Bedos à Bernard Henri Lévy, on ne se refait pas...

Vous croyez que la Panse de l'Ours va me virer?


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David Gouny cherche l'inspiration... et la trouve!

Il ne sera pas le premier, notre amateur de grosses dames, à chercher l'inspiration chez d'illustres modèles, peintres, photographes ou cinéastes...

Mais David Gouny le fait avec une invention qui n'appartient qu'à lui et rend le résultat très étonnant...

Pas de plagiat dans cette affaire là, mais une inspiration libre et débridée qui fait que vous vous arretez devant l'affiche en vous disant : "... ça me rappelle quelque chose... mais quoi?"



Petit concours donc et n'essayez pas de téléphoner à vos amis pour demander de l'aide, on n'est pas chez Foucault à "Qui veut gagner des millions", et il n'y a pas de joker, ni rien à gagner d'aileurs.

    


Formidaaaable, non? Vous donnez votre langue au chat (voilà une formle qui, je pense, plaira à notre artiste)? Rendez-vous sur la page de David Gouny pour les soluces...


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vendredi 11 juillet 2008

Miss Tic : les photos de son expo

Miss. Tic : Je crois en l'éternel féminin

C'est vraiment une belle expo,chez FANNY GUILLON- LAFFAILLE, 4 avenue de Messine 75008 Paris et c'est jusqu'au 24 juillet.



Des classiques qu'on a retrouvés avec plaisir mais aussi des nouveaux et surtout un nouveau support, très intéressant, sur tôle oxydée, qui donne aux pochoirs de Miss. Tic une force et une ruguosité que j'ai beaucoup aimé.

Cette exposition me semble aussi une des plus personnelles de la Miss, celle où elle nous révèle des meurtrissures très intimes... que je ne pointerai pas du doigt puisqu'elles sont intimes justement...

A chacun de voir.

Bref, à déguster en se laissant porter
par ces petits textes en bascule... avec lesquels on a tout le temps de trébucher sur les mots ou les idées...


      
        
      
    
     
    


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jeudi 10 juillet 2008

Ophelie.net

Ca fait longtemps que vous n'êtes pas allé vous perdre sur Ophélie.net?

J'aime bien ce qui s'y murmure en ce moment... ou s'y rugit, c'est selon votre humeur de lecteur...


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On t'aimait bien, l'Antoine...

Dèbut juin, au Colibri, je prenais quelques photos des habitués pour une petite exposition rue Durantin.

Antoine était du lot et assez fier m'a-t-il semblé de sa photo et de se voir accroché au mur...

Il était venu boire le verre de l'amitié au vernissage et j'en avais été très ému.

Il nous a quittés le 27 juin et je ne l'ai su qu'hier... Alors un hommage ici. Simplement un au-revoir.




(Une autre photo ici avec Toutoune)


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mardi 8 juillet 2008

Ingrid, Bertrand et le tango...

On est tellement content de voir Ingrid Betancourt libérée, qu'on en aurait presque oublié combien la danse de salon, et le tango en particulier, semble avoir de l'importance dans la vie de l'ex otage. On en a ici un exemple avec cette photo prise sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

Arès avoir enlevé elle-même son image géante qui rappelait que Paris ne l'oubliait pas, elle a esquissé quelques pas de danse avec Bertrand Delanoé... Une nouvelle idylle?

Ah, comme il est bon de pouvoir plaisanter... vous ne trouvez pas?


photo Olivier Schil


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dimanche 6 juillet 2008

La Panse de l'Ours enlève Ingrid Betancourt!!!

A la Panse, on était en vacances. C'est bien les vacances, la mer, le soleil, les méduses, et plus de nouvelles pendant deux semaines...

Mais la nouvelle, on l' a eue au retour, devant la machine à café, en remuant mollement la touillette... On allait pouvoir enlever Ingrid Betancourt...

Quoi, coi, koi, qoi?

Mais oui, on va enfin pouvoir enlever ces saletés de petites icônes en première page de la Panse de l'Ours qu'on avait posées là depuis des années pour bien se souvenir de ne pas l'oublier.

Alors, regardez-les bien, parce que c'est la dernère fois...

C'est beau la liberté d'enlever les gens...





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mardi 17 juin 2008

La comparite finlandaise

Rien à voir avec la brouette japonaise, n'en déplaise aux amateurs de positions sexuelles hardies et inédites, non répertoriées dans le Kamasutra.

La comparite finlandaise n'est pas non plus une nouvelle recette aux omégas 3, cuite au feu de bois et aux algues.

La comparite finlandaise est le nouveau credo de toutes les écoles de journalistes et autres chroniqueurs, et même les anciens se rallient en foule à cette comparite là, finalement bien pratique pour torcher une petit reportage ou une émission politique ou sociologique en trois coups de micros bien envoyés.

Un problème? une mauvaise nouvelle boursière? un résultat décevant? une manifestation de mauvaise humeur d'une certaine catégorie socio-professionnelle?

Pas de souci : la comparite est là!

Après un rapide exposé de la situation, fastoche, toute rédaction qui se respecte a des dossiers tout près et quand elle n'en a pas les dossiers de presse qu'elle reçoit à longueur de journée de la part des officines ad hoc, feront l'affaire. Un exposé rapide, donc, et aussitôt le recours à la miraculeuse comparite, finlandaise de préférence.

Ce qui se traduit en général par :

"Et comment font donc nos voisins, les finlandais par exemple? Notre envoyé spécial, Hakk Stroekloeemoituk nous éclaire sur ce sujet épineux. Alors Hakk, comment la finlande a-t-elle résolu la question de la pêche au thon en méditerranée? car chacun le sait, il n'y a pas de problème de pêcheurs méditerranéens mécontents en Finlande.

-- Absolument jean-pierre, il faut dire que la Finlande a définitivement renoncé à envoyer ses pêcheurs jeter leurs filets au large de Cassis et que cette mesure a été accompagnée, comme toujours ici, par une longue prise en charge sociale et psychologique.

Le dernier pêcheur concerné a suivi pendant vingt deux ans une longue reconversion, entièrement subventionnée en milieu ouvert. Le bâtiment pénitenciaire de l'île de Hoeggktreuoëm, qui devait être démoli faute de pensionnaires, car il n'y a pas non plus de malfaiteurs méditerranéens en Finlande, a finalement été entièrement consacré au sauvetage moral et professionnel du pêcheur Olive Mariueskolm.

Et le résultat est là, Olive vit aujourd'hui heureux et comblé dans son île. Comme toujours ici, l'accompagnement exemplaire de la société finlandaise a permis d'apporter une solution douce à cette question . A vous les studios."

-- Merci Hakk Stroekloeemoituk pour ce témoignage que vous pourrez podcaster pendant dix-huit ans sur notre site, avec tous les autres témoignages du même genre récemment diffusés dont je vous rappelle les derniers:

- comment les finlandais ont cessé de fumer à la terrase de leurs cafés en supprimant les terrasses
- comment les finlandais font-ils pour n'avoir aucun candidat au baccalauréat et n'avoir aucun adhérent au rmi
- comment les finlandais font-ils pour ne pas voir que Nicolas sarkozy est là pour réformer tout ce qui doit l'être..."


Ah oui, vraiment la comparite finlandaise est une bénédiction...

Et à la Panse de l'Ours on en connait un rayon. Dans un pays où la chasse à l'ours est autorisée de fin août à fin octobre... Et ce n'est pas tout, figurez-vous que l'ours finlandais fait aussi une excellente terrine dont nos éleveurs d'oies feraient bien de prendre de la graine...

Et d'ailleurs, comme on dit là-bas en se moquant gentiment des français:

"Eipä ollut ennen tullut karhua syötyä, mutta pitihän sekin kokeilla. Melko suolainen kilohinta taitaa olla jos tämmöisen menee kaupasta ostamaan, enkä ole varma voinko suositella muille kuin niille joilla ei niin ole väliä paljon se maksaa, vaikka olikin hyvää. Sokkotestissä en olisi kyseenalaistanut jos joku olisi väittänyt minun syövän nautaa".

C'est pas envoyé, ca?


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mercredi 11 juin 2008

Miss Tic croit en l'éternel féminin... nous aussi!

Miss Tic exposera chez FANNY GUILLON- LAFFAILLE, 4 avenue de Messine 75008 Paris, du 18 juin au 24 juillet 2008. Cahouettes le mercredi 18 juin à partir de 18h.

Une expo de Miss Tic, c'est un peu comme un cadeau, alors on ne va pas bouder notre plaisir, hein?



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lundi 9 juin 2008

Pablo, l'empailleur, à la Vitrine
 
Pablo, l'empailleur de bulles de savon, dont je vous ai déjà parlé, en bien, expose jusqu'au 4 juillet  à la galerie "la Vitrine"  4 rue baron Le Roy, 75012 Paris, métro saint Emilion

En ces temps où le gigantisme remplace souvent le talent, je vous invite à aller admirer ces petites scènes de rêve dont la taille rentrera dans toutes les cervelles.


 



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dimanche 8 juin 2008

Help! Pierre Etaix a besoin de nous!

C'était au quartier latin, j'avais... je ne sais plus. Le court métrage passait en première partie d'un autre film dont je ne mesouviens pas du tout non plus... Mais celui-là, le court métrage, je m'en souviens parfaitement, plan par plan, tant il m'avait fasciné. Il s'appelait Rupture et montrait un homme essayant d'écrire une lettre d'adieu. Pas un mot d'explication, pas un dialogue, rien qu'un homme assis à sa table dans une petite pièce bourgeoise, des feuilles de papier chiffonnées et jetées, un encrier facétieux, un rocking chair et une fênêtre ouverte... et la plus formidable leçon de cinéma qu'il vous soit possible d'imaginer... avec un happy end tragi-comique stupéfiant!

Le film était de Piierre Etaix et fait partie des quelques émotions cinématographiques dont le souvenir est resté gravé en moi.

Je vous parle de la Rupture parce que ce film là, on peut toujours le voir quand un distributeur se met en tête de vouloir le projeter.

Mais Pierre Etaix a aussi tourné cinq longs méttrages, Le soupirant (1962), Yoyo (1964), Tant qu’on a la santé (1965), Le Grand Amour (1968), et Pays de cocagne (1969). Des films formidables, de la veine des films de Tati, de Buster Keaton ou des grands de Jerry Lewis et que vous ne verrez peut-être plus au cinéma. Car pour ceux-là, rien à faire, ils sont dans les dossiers d'une procédure judiciaire absurde dont je ne dirai rien pour ne pas ajouter à l'embrouillamini.

Très bientôt, une décision de justice doit être prononcée et Pierre Etaix et jean Claude carrière (co_auteur pour quatre d'entre eux) se battent pour rentrer en possession de leur oeuvre et de leurs droits.

Il faut les aider.

On peut signer ici une pétition après avoir lu ici une page qui explique en détail la situation et vous invite à appuyer de votre soutien leur détermination. S'il vous plaît...


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mercredi 4 juin 2008

Tous à la manif des cabillauds!

Cabillaud déguisé en poisson rouge pour échapper au triste sort de ses congénèresLe collectif de défense des cabillauds appelle tous les défenseurs de la vie sauvage à participer à un grand rassemblement de soutien aux pêcheurs en grêve.

Le collectif, composé en grande majorité de représentants d'espèces menacées, a constaté que depuis que les pêcheurs ne sortent plus à cause de la hausse du prix du pétrole, nombre de leurs congénères peuvent maintenant s'ébattre dans les océans sans craindre pour leur vie.

"Chaluts au port, poissons pas morts" sera l'un des slogans retenus.

D'autes sont en préparation et devraient être scandés samedi matin au Guilvinec:

- les raffineurs avec nous

- l'Opep et les thons, même combat

La question reste posée de savoir s'il faut aussi soutenir les routiers et les taxis. Les cabillauds font remarquer que ces professions semblent se ficher comme de l'an quarante du sort des espèces menacées, sauf de la leur... Un réflexe bien naturel et une attitude très partagée, aucun cérealier n'ayant proposé par exemple de reverser une partie de la hausse de ses marges au taxi du village.

Rien non plus pour subventionner la mamie avec son minimum vital qui n'arrive plus à payer son gaz ou son fuel pour chauffer son petit deux pièces. A quand les mamies marchant à pas lent sur la largeur du périphérique?

Donc, le débat est ouvert.

Pour les producteurs occidentaux de lait en poudre, pas de souci, ils se réjouissent fort de la situation actuelle. Le prix de leurs petites boites, bien qu'en très forte hausse, reste très inférieur au prix du lait frais de l'éleveur sénégalais. Du coup, les profits montent avec les prix sans que leur entreprise de destruction du cheptel sahélien ne soit remis en cause.

Ah, ce ne sont pas les tenants de l'élevage pastoral du nord Mali qui iraient vider les étals des supermarchés de la brousse pour protester contre l'invasion de produits importés... comme d'autres le font chez Leclerc. Ils ont bien trop à faire pour trouver de quoi survivre...

Alors tous à la manif des cabillauds?


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lundi 2 juin 2008

Expo rue Durantin prolongée

Vous avez été nombreux à venir voir mes portraits montmartrois chez fanny Duchesne au 20 rue Durantin.

Et cela m'a d'autant plus touché que les héros de la fête, ceux que j'avais photographié avec tendresse, sont venu aussi et qu'ils méritaient bien, eux aussi, d'être célébrés.

Alors j'ai le plaisir de vous annoncer que l'exposition est prolongée au moins d'une semaine. Donc, si vous passez du côté de la place des Abbesses, venez jeter un coup d'oeil au 20 de la rue Durantin.

Et si vous voulez que je vous accompagne dans votre visite, prenons rendez-vous (06 03 99 43 08). Nous pourrons y parler ensemble des photos et du grand sujet qui agite le subconscient de tous les photographes en ce moment : argentique ou numérique?

Jamais avant cette exposition je n'avais eu autant conscience du désarroi des photographes aujourd'hui, d'autant que les images exposées sont pour leur grande majorité en noir et blanc.

Prise de vue argentique, numérique, traitement en labo ou sur photoshop, tirage baryté ou impression? L'angoisse est profonde devant l'impossibilité que beaucoup éprouvent à ne plus savoir ce qu'ils regardent, comme si l'image disparaissait derrière son secret de fabrication.

Les peintres ne connaissent pas leur bonheur eux qui, aujourd'hui, peuvent sans état d'âme présenter des oeuvres sur papier kraft avec du gros sel écrasé dans de l'encre de chine sans qu'on les agresse avec des considérations sur la tradition et la pérennité...


Claude Vasseur


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Une femme obtient l'annulation de son mariage par jugement

Nous apprenons ce matin qu'une jeune femme vient d'obtenir l'annulation de son mariage par décision de justice du tribunal de Mets-Moizy.

Grande amatrice de pratiques sexuelles légitimes et finalement assez banales dans la sphère privée, si l'on peut dire, elle avait insisté auprès de son futur époux sur cet aspect de leur future union.

Le jeune homme, très amoureux, avait alors assuré qu'il se soumettrait avec joie au fantasme de sa future épouse mais encore qu'il n'avait aucun empêchement à ce que ces pratiques fussent assouvies sans limites.

Hélas, la fourberie du mari ne tarda pas à éclater au grand jour, en même temps que l'hémorroïde dont il souffrait depuis plusieurs années, depuis qu'un soir d'égarement, il avait cédé aux avances d'un camionneur empressé qui le serrait d'un peu trop près à la sortie d'une fête communale très arrosée.

Car l'exigence sexuelle de la jeune femme, bien innocente, était celle-ci: elle ne pouvait concevoir sa vie matrimoniale qu'en pratiquant avec son partenaire des jeux de godemichés, en tant que partenaire active et pénétrante, ce qui, fit-elle remarquer au président du tribunal avec malice, change un peu. Le président, à cette remarque subtile, ne put que sourire avec bienveillance.

Epouse modèle, comme les débats l'ont mis en lumière et comme l'a volontiers reconnu son jeune époux, la plaignante a fait valoir qu'elle avait clairement exposé à son futur conjoint la condition de leur union et son immense déception devant son mensonge manifeste.

Comment lui faire confiance désormais si dès le début il lui dissimulait ainsi un aspect aussi essentiel à l'équilibre de leur union?

Le tribunal n'a d'ailleurs pas ménagé le jeune homme dans les attendus de son jugement. Non seulement il avait caché à sa fiancée son égarement contre nature d'un soir, mais en plus il en avait volontairement dissimulé les conséquences médicales qui lui interdisaient d'avoir avec sa femme les rapports sexuels légitimes dont elle lui avait clairement décrit la nécessité à l'équilibre harmonieux de leur couple.

L'ensemble de la société fançaise ne pourra que se réjouir de voir la justice républicaine de notre pays défendre ainsi nos valeurs et le droit.

L'ensemble de la classe politique a applaudi les attendus du jugement, bien que la ministre de la justice ait fait remarquer qu'il s'agissait d'un cas d'espèce et qu'il ne saurait y avoir jurisprudence... D'où l'étonnement de certains membres du gouvernement qui ont déclaré ne pas bien voir sur quel fondement ce commentaire s'appuyait.

L'affaire a été commentée jusqu'en Grande Bretagne où la femme d'un Lord connu pour ses positions très conservatrices, se serait écriée: "Oh my god!" avec un grand rire mélancolique sans préciser plus avant le fond de sa pensée.

La presse d'extrême droite a de son côté fait remarquer que ce jugement semblait très déséquilibré, aucun examen médical n'ayant été pratiqué sur la plaignante pour vérifier que de son côté elle ne présentait pas elle aussi les mêmes symptômes...

Mais la mauvaise foi de l'argument est telle que chacun en conviendra aisément: où irions-nous s'il fallait soumettre les femmes à de telles humiliations, car il est quand même dans la nature des choses que la vie sexuelle féminine n'est pas soumise aux mêmes exigences de dignité et de retenue que celle des jeunes garçons dont la virgnité reste le plus sûr garant d'une vie familiale épanouie, gage d'une dignité républicaine défendue par l'affirmation de nos valeurs traditionnelles.

Une affaire à suivre de près.


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mardi 20 mai 2008

Miss tic : Je te ferai tomber!

Je me demandais bien quel pochoir la Miss avait décidé de poser sur le mur de la rue Oberkampf. Car occuper un panneau de 8 mètres sur 3... Drôle de challenge...

A 19 heures, comme promis, la musique démarre, la foule se presse, les boys bandent comme il sera confirmé plus tard, la pluie se met à tomber drue, très drue, et donc les filles mouillent, comme il nous sera également révélé...

Jean Faucheur, héroïque, continue sans désemparer avec quelques complices d'encoller le panneau et de juxtaposer les lais... Et à 19h 40, la pluie s'arrête, un arc en ciel empourpre la rue Oberkampf et les trois femmes aux jambes galbées entre lesquelles un homme vit sa vie, affirment sans rire :

"Je t'ai fait marcher
je t'ai fait courir
je te ferai tomber"

J'ai vraiment aimé les couleurs pastel qui rendent le mesage un peu plus cinglant... Pas vous?




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samedi 17 mai 2008

Il pleut sur la Birmanie comme il pleut sur mon coeur

On dit 100 000 morts... Et la Birmanie mendie notre aide, gardée dans ses frontières par sa propre armée qui chasse les mains secourables...

Cette petite fille, au bout de la longue file des moines mendiants, nous regarde...

Que faire, que dire?



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Les petits Vinyls de Nice-Art



Après l'invasion des soldats verts et rouges, celle des soucoupes de Space, une autre bat son mein, et avec quelle élégance: imaginez que Nice Art colle sur les murs de Paris des vinyls, 33 tours microsillons pour les rescapés du teppaz, pochés comme il se doit.

On peut les décoler et les emporter chez soi, les donner, les coller ailleurs. Tiens c'est une idée ça, de les coller sur un mur qui les regrouperait.

Ca necesité d'abord un petit effort : les trouver avant les autres et se décider sur un lieu de regroupement... A creuser.


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vendredi 16 mai 2008

Coups de pied lune

coups de pied lune
pêcheur d'étoiles
accordéon casquette
la rue me happe, m'happe, mappe

je suis
j'écoute
je

haute comment?

là sur le fil
là sur le noeud du fil
là sur le mur
bateau qui compte après douze
poissons rouges virés orange
là sur le fil
d'ange
qui tient tout

j'écoute la musique
avec le rat qui danse
sous la lune

transe

je suis
je touche
le noeud du fil
la lune appat
du pêcheur d'étoiles

je suis
pas à pas

très étrange
treize orange
rat qui danse
et dérange

lune pour les anges

je suis
là sur le noeud
du fil
qui ne tient
qu'à mon doigt
sur l'appât




Mur : Nemo, Jef Aérosol
Fille au sac : Bagheera Poulin
Soleil : No Se
Prétexte : aucun.


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Les Lézarts de la Bièvre 2008 : ce sera Artiste Ouvrier

C'est devenu une vraie tradition : Miss.Tic, Jérôme Mesnager, Nemo, Mosko & Associés, Speedy Graphito, Jef Aérosol, Fkdl, chaque année, les ateliers des artistes des Lézarts de la Bièvre ouvrent leur porte et chaque année un artiste de rue jalonne leur parcours. Il fait dire que le périmètre est vaste, depuis la Seine en passant par Mouffetard, les Gobelins, la Butte aux Cailles, jusqu'à la place de Rungis. La faute à la Bièvre,cette rivière mythique enterrée, dont le cours sinue sous le pavé parisien.

Grande nouvelle pour les connaisseurs et grande nouvelle aussi pour les autres, c'est Artiste Ouvrier qui a accepté cette année de poser ses pochoirs sur les murs et vitrines.

Vous avez peut-être une opinion bien arrêtée sur le pochoir de rue : un carton, une découpe, un coup rapide de bombe... Alors il faut vite vous résigner à revoir cette idée très très préconcue avec cet Artiste là, Ouvrier, en plus, au sens noble et premier du terme.

Si le pochoir est reproductible, il y a très peu de chance que vous trouviez deux oeuvres semblables d'Artiste Ouvrier. Car ici, le fond diffère non seulement par le support, mais aussi par son traitement. Et le bombage lui-même, chaque fois différent, se distingue par sa couleur, ses dégradés, ses jeux de juxtaposition...

Alors je vous en prie, après la vue d'ensemble, approchez-vous, plongez dans l'oeuvre et jugez de l'extrême précision de la découpe, recherchez les réminiscences des oeuvres classiques, et laissez-vous entraîner de l'autre côté du miroir. Car ces pochoirs là ouvrent sur d'autres univers, plein de couleurs délicates et de femmes rêvées.

Bon, vous l'aurez compris, j'adore cet Artiste Ouvrier là.
Rue, ateliers, l'art est au rendez-vous, à portée d'oeil. C'est la fête.

Je vous ai mis de côté le bois original qui a servi à l'affiche 2008. Magnifique n'est-ce pas?



. Les dates : Portes Ouvertes Ateliers d'Artistes Samedi 7 et dimanche 8 juin 2008 [de 14h à 20h]
. Le site des Lézarts : http://www.lezarts-bievre.com/intro2008.htm
. Le plan : les parcours
. les artistes : la liste alphabétique avec renvoi vers sites et oeuvres


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jeudi 15 mai 2008

La rue Durantin fait la fête : 8ème Synchro

Deux fois par an, la rue Durantin ouvre ses portes et invite des artistes dans ses boutiques et ateliers. Fanfares, petits défilés, expositions, cette rue montmartroise, parallèle à la rue des Abbesses vous invite donc à venir faire la fête et à écarquiller vos mirettes.

J'y exposerai une série d'une vingtaine de clichés de ParisCool chez fanny Duchesne, au 20 rue Durantin.

. Le site de la rue Durantin
. Les expositions en détail
. Les dates : les 30,31 mai et la 1er juin
. le vernissage avec cahouettes et vin blanc le 30 mai à partir de 18 heures

. Le cabinet de chiropractie de Fanny Duchesne qui m'accueille : 20 rue Durantin


- diptYque vinYle - © gérard Laurent


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De l'Autre côté du Miroir pour Michel de Paris Pochoirs

Une exposition pour rendre hommage à notre ami Michel, de Paris Pochoirs, c'était bien le moins que le monde de l'art de la rue pouvait faire.

Save The Date : du 30 mai au 30 juin, au café La Coopérative, 7 rue Lagille paris 18ème

Cahouettes les 30 et 31 mai. Vous avez vu les exposants? ... Toutes les ventes seront au profit de la famille de Michel...



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jeudi 8 mai 2008

Miss Tic fait le Mur le 17 mai

Il y a un mur privilégié dans Paris, rue Oberkampf, sur le pignon du célébrissime café Charbon, au coin de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur, qui accueille des artistes de rue. Le cérémonial est immuable et renouvelé chaque fois : l'artiste vient en personne recouvrir le panneau, 8 sur 3 si je ne m'abuse, une taille très respectable et qui doit en effrayer plus d'un, et c'est chaque fois l'occasion de faire la fête. Ensuite l'oeuvre reste en place deux semaines jusqu'à la prochaine intervention.

Le 17 mai, ce sera Miss Tic qui sera là. Alors si vous voulez voir la Miss , ce sera à partir de 19 heures, et elle sera accompagnée pour l'occasion par le groupe iThAK!

Vous y serez?

Le Mur


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samedi 26 avril 2008

"Les Parisiens sous l’Occupation" et ... sous la lumière

Finalement, c'est une bonne décision qui a été prise.


Vous connaissez l'affaire, une exposition de photos de Paris prises sous l'occupation allemande, passionnnantes, magnifiques et... insolites, car le croirez-vous, ce qu'on y voit respire la joie de vivre, l'élégance et le même une certaine insouciance. La couleur aidant, on se sent d'ailleurs assez proche de ces gens qui bavardent gaiement devant une bouche du métro en riant aux éclats à la vie qui semble belle.

Le problème était que rien ne venait exliquer qui était l'auteur des photographies, André Zucca, photographe de propagande, travaillant pour le journal Signal, organe de presse nazi.

Alors certaines voies s'étaient élevées pour purement et simplement interdire l'exposition...

Curieuse méthode qui tendait à remettre en vigueur la forme la plus odieuse de la propagande, la censure.

Non, ces photos sont indispensables, car elles nous rappellent que, même pendant les heures les plus sombres de la vie d'un peuple, le soleil se lève parfois d'un bleu insolent, les gens se rasent, se lavent et s'habillent pour avoir bonne figure, se rencontrent, discutent ensemble au lieu de s'éviter et de raser les murs, rient ensemble quand ils sont amis, et pour tout dire continuent à vivre.

Non, la bonne décision était bien d'expliquer qui était ce André Zucca, photographe aux idées bien arrêtées même si elles nous révoltent aujourd'hui, mais qui photographiait sa vérité.

Car il apparaît que ces clichés étaient finalement des travaux personnels, jamais publiés et que la vision très particulière qu'elle dévoile, était donc celle, très intime, du photographe, même quand il photographiait pour le plaisir.

Pas de rafles, pas de queues devant les magasins, pas d'arrestations ni de contrôles d'identité dans les gares, mais des jeunes gens roses et gais, le verre à la main des terrasses ou allant au travail et descendant dans le métro sans faire la gueule plus que ça...

Mais me direz-vous, c'est justement ça la photographie, le regard de celui qui est derrière l'objectif et certainement pas, enfn pas seulement, la réalité...

Il suffisait donc de dire qui était de photographe, c'est-à-dire d'éclairer les deux côtés de l'objectif pour que la photo explique leur auteur et que leur auteur explique la photographie...

Alors oui, c'est une bonne décision qui a été prise : expliquer.

Et que les partisans de la censure rejoignent dans notre profonde réprobation tous ceux qui, si on leur donnait un peu plus de pouvoir, et certains en ont déjà beaucoup, nous plongeraient dans la plus désolante platitude : celle de leur sinistre et esclusive idée de la vérité, de ce qui est permis et ne l'est pas...


Lire ici les détails des mesures explicatives, documents, débats, etc. qui accompagneront l'exposition.

Et donc dûment informés, allez voir ces photos à la Bibliothèque de la Ville de Paris, 21 rue malher 75004, jusqu'au 1er juillet.


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vendredi 25 avril 2008

Jérôme Mesnager investit Montmartre

Sans doute pour fêter la sortie de son livre "25 ans. Il court toujours..." Jérôme Mesnager a investi les murs de Montmartre.

Et parce qu'il partage en ce moment de beaux moments de tendresse, il nous en donne quelques beaux témoignages.

On connaissait cette magnifique représentation d'un peintre sur la place Jean baptiste Clément, miraculeusement préservée depuis plusieurs années :



Mais on peut admirer en ce moment cinq nouvelles fresques (et je ne les ai peut-être pas toutes trouvées). Alors, en chasse?

      

   


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jeudi 24 avril 2008

David Gouny promène ses grosses dames

Les prix augmentent et vous avez l'impresion que votre caddie s'alourdit? C'est sans doute que, sans vous en apercevoir, vous avez embarqué une passagère...

Entre parenthèses, j'adore le jeu de David Gouny avec la perspective...


(Merci Jean-Baptiste)


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dimanche 20 avril 2008

Erwin Olaf : "Grief : Solo Show" chez Magda Danysz

Il ne faut pas juger les gens sur la mine.

C'est cette maxime qui m'a traversé l'esprit quand j'ai eu fini de voir la très belle exposition de photos d'Erwin Olaf, intitulée Gief : Solo Show.



De très belles photos, prises dans un appartement assez anonyme, luxueux et classique, avec pour acteur un homme ou une femme surpris dans une attente, une rêverie douloureuse, une tristesse solitaire une hésitation résignée dont on ne saura rien sinon qu'on sent que la solitude, justement, n'y est sans doute pas étrangère.

Des couleurs douces, des visages perdus dans des pensées incertaines, une grande sobriété, on trouve tout cela dans ces photos qui "donnent à penser" comme on dit parfois bêtement, mais justement, et nous renvoient à nos débats intimes, à nos inévitables instants de détresse quand, le front sur une vitre ou simplement assis sur une chaise on sait bien que rien ne viendra rompre cet état de solitude, quand bien même la pièce se remplirait soudain d'une foule dont chacun, amis ou inconus, nous restera étranger.

Il ne faut pas juger les gens sur la mine, disais-je, car j'avais en tête, en entrant dans la galerie Magda Danysz, un autoportait d'Erwin Olaf de 1989 resté célèbre... Mais la série pour le New York Times Couture et Chanel aurait du m'alerter (à voir sur le site du photographe, dans la rubrique photography/New York Times Couture). Il y avait déjà de la détresse dans ces photos, un désespoir qui faisait que les modèles, glamour en diable, finissaient dévorés par le décor... On n'aurait su mieux dire pour exprimer une certaine peur du quotidien.

En tous les cas "Grief : Solo Show" est une bien belle exposition.

Chez Magda Daynysz, 78, rue Amelot Paris onzième, du mardi au samedi jusqu'à 19h, jusqu'au 17 mai 2008.


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samedi 19 avril 2008

"Hommage à Aimé CESAIRE" de Gérard Bloncourt

Le Rebel...


Un visage-temps-pluie-tempête-saison
Un visage-doux-dur-émouvant
                    inquiétant-volcanique
Un visage marqué-au-fer
                    à-la-lave-à-la-bave
Un visage-océan-lichen
Un visage-ombre-et-lumière
                    vent-et-écume
Un visage-canne-à-sucre
                    raz-de-marée
                    écorce-et-racine
Un visage-patate-douce
                    ignam
                    malanga
                    choux-palmiste
Un visage-cirouelle
Un visage-sapotille
Un visage-à corps-défendant
Un visage-à-bouche-que-veux-tu
Un visage-ouragan-hurlements-cyclône
Un visage-au-galop
Un visage-à-rhum-à-clairain-à-tafia
Un visage-calebasse
Un visage-palme
                    étoile
                    firmament
Un visage-image
Un visage-cuivre-plomb-et-or
Un visage-reflet
Un visage-forêt-et-marécage
Un visage-désert
Un visage-village
Un visage-continent
Un visage-Afrique-Atlantique-Amérique
Un visage-colère-et-calme
feu-et-eau
                    pierre-et-bois
                    terre-et-ciel
Un visage-symphonique de désespérance
                                        et de certitude
Un visage-douleur
Un visage-espoir
Un visage-tam-tam
Un visage-de-nègre
                    de siècles
                    de grandeur
                    de dignité
Un visage-foudre-tonnerre-danse-et-rythme
Un visage
à dimension galactique
à envergure de l'espèce humaine
Un visage à habiter notre conscience
                    à hanter notre devenir
                    à labourer notre souvenir`
Un visage à en crever de tendresse
                    à en crever les nues
                    à en crever d'envie
                    à en crever d'Amour.


Gérald Bloncourt
Paris 1983

A retrouver sur le blog de Gérald Bloncourt avec en bas de page quelques photos pour "ne pas oublier", et auxquelles je rajoute celle-ci, prise à Anse-Caffard



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vendredi 18 avril 2008

Eurovision - les suédois parlent aux suédois...

Comme les chose ne vont pas toujours très bien en ce moment, les députés UMP, qui doivent en avoir un peu assez d'être ridiculisés par les prises de position fantaisistes et contradictoires des membres du gouvernement, ont décidé de réagir vigoureusement.

Il ne sera pas dit que les simples parlementaires se laisseront distancer.

Un député, donc, François-Michel Gonnot, a eu l'idée, sans doute pour détourner l'attention, d'écrire à la ministre de la culture, Christine Albanel, pour lui demander quelles seront "...les démarches que le gouvernement envisage de prendre auprès de France 3 et de l’Eurovision pour qu’une chanson interprétée en français représente la France à ce concours."

Si, si. Vous me direz, pourquoi pas?

Camille, qui a sans doute eu vent de la chose, chante depuis en se tapant sur la tête et la poitrine de désespoir. Non? Elle le faisait déjà avant? Ah bon. Al Jarreau le faisait très bien aussi et pourtant il y a très peu de gens de par le monde qui parlent en faisant de droles de bruits avec leur bouche, sauf les Bushmen, tout le monde sait ça depuis le très beau film de Jamie Uys "Les Dieux sont tombés sur la tête".

Mais revenons à nos moutons (mon Dieu, cet article est un véritable bestiaire...)

France Info, volant au secours de la chaîne publique mise en cause, a donc demandé au distingué parlementaire, de préciser sa pensée... Vous voyez le challenge.



On a donc eu droit aux propos traditionnels des défenseurs de la francophonie, rien que de très ordinaire... mais là où le propos est devenu croustillant, c'est quand notre pourfendeur de l'anglo-saxon, à qui on faisait remarquer que c'était chose courante à l'Eurovision et qu'Abba avait bien chanté en anglais, l'année de sa victoire, a rétorqué :

"Mais qui parle suédois dans le monde, à part les suédois?"

Imparable!

Et peu après, ce fut le tour des turcs dont le représentant avait chanté en espagnol, je vous demande un peu. C'est vrai ça, qui parle turc?

A l'unanimité des membres de la rédaction de la Panse de l'Ours, François-Michel Gonnot se voit donc décerner le prix du gros Ours, prix fondé pour l'occasion et qui récompensera dorénavant la plus... la moins... bref la déclaration qui nous aura le plus impressionné sur les ondes éthérées du multimédia.

J'adresse mes sincères pensées aux habitants de l'Oise qui découvrent peut-être à cette occasion celle de leur député et son extrême délicatesse envers les peuples européens sous-développés qui nous entourent et qui ne parlent, les pauvres, que leur langue maternelle, alors qu'ils pourraientparler le Français, comme tout le monde. Grâce au ciel, l'esprit sain et fier qui nous animait entre les deux guerres (je parle de celles de 1870 et de 1914) n'est pas mort..

Pour les amateurs de curiosités, l'enregistrement intégral du sujet sur France Info est ici. On espère que notre chaîne d'information ne l'enlèvera pas à notre gourmandise....

Aux dernières nouvelles, France 3 aurait demandé au chanteur, Sébastien Tellier, d'augmenter dans sa chanson "Divine" la proportion de français pour atteindre 20%... (si, si, c'est mieux) alors que les premiers essais en studio avaient montré que la chanson perdait de son impact... Hu, hu, hu...

Je vois que l'ennemi ne passera pas, je peux me recoucher tranquille.


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lundi 14 avril 2008

Concours photo "Au coin de Ma rue"

L'UE lance le concours photo "Cultures au coin de ma rue", avec l'ouverture du site web dédié, www.street-cultures.eu.

Les participants peuvent y soumettre leurs candidatures jusqu'au 30 juin prochain. Le concours est ouvert à toute personne résidant en Europe, quel que soit son âge ou son origine. Il n'y a pas de limite à l'imagination, les photos peuvent s'inspirer de sujets aussi divers que l'éducation, la religion, les sciences, la culture, les migrations, les minorités, la jeunesse, ou tout simplement la vie quotidienne.

Quant aux prix, c'est du nanan : un Canon 5d avec un 24-105mm qui ferait bien mon affaire, des voyages en europe, ou un Nikon D300 avec un 18-200mm ou encore un Pentax K10, bref de quoi rêver.

Les internautes pourront également désigner leur cliché favori, dans un classement à part. Cool, non?

Le site





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Michel s'en est allé...

Michel Longhi s'en est allé.

Il laisse le petit monde du pochoir bien triste. Car cet homme là, qui avait entrepris une sorte d'encyclopédie du genre sur son site sans cesse recommencé, www.parispochoirs.com, vous offrait son sourire et sa gentillesse avec une telle générosité qu'on avait fini par trouver ça tout naturel.

Alors ce petit mot pour se souvenir, pour Samantha, pour tous ceux qui auront de la peine.

Salut l'artiste, toi qui les aimais tant.



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samedi 12 avril 2008

Une expo, une bonne action : TUMAÏ, VILLAGE DE FEMMES AU KENYA

Vous aviez peut-être vu, comme moi un reportage sur ce village il y a quelques mois, un drôle de village au Kenya, uniquement habité par des femmes et des enfants, ayant fui les hommes et leur violence et bien décidées à ne plus s'en laisser compter.

Mais voilà, au Kenya rien ne va plus et les touristes ne viennent plus non plus. Plus d'argent pour les femmes de Tumaï qui survivaient avec la vente de leur artisanat.



Nadia Ferroukhi, photographe, propose à la Little Big Galerie une très belle exposition de photos de ce village et de ces femmes et l'occasion de leur venir en aide en achetant un tirage pour 50 euros et contribuer ainsi à leur survie.

Lire le dossier de l'exposition : http://www.nadia-ferroukhi.com/dosspress.pdf

C'est à la Little Big Galerie
45 rue Lepic 75018 Paris
Mardi au Dimanche de 14h30 à 19h30
Tel: 01 42 52 81 25

Les photos de Nadia Ferroukhi sont d'une grande qualité. Deux grands formats dans la salle sur la rue, magnifiques et d'autres à l'étage, nous invitent à partager des instants de fêtes, de rires, de vie quotidienne de ces femmes, qui semblent vivre le grand écart entre leur culture et leur révolte, sans se poser trop de question. La seule en ce moment, c'est leur subsistance.

Voir le site de Nadia ferroukhi avec un diaporama sur Tumaï... mais souvenez-vous qu'une photo sur écran ne vaudra jamais son tirage. Si ces photos vous intéressent, allez les voir en vrai à la Little Big Galerie


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Francis Wolf et Blue Note chez ArtJingle

C'est une très belle exposition de photographies, découverte un peu par hasard, à la galerie ArtJingle, dont l'une des activités est aussi d'éditer des pochettes de vynils des années 60... Alors évidemment, les photographies de Francis Wolf...
Pour ceux qui ne connaissent pas Francis Wolf, mais qui aiment le jazz, sachez seulement qu'il fut un des créateurs du label Blue Note Records pour notre bonheur acoustique et qu'il était aussi photograhe pour notre bonheur visuel...


CoUrtesy ArtJingle
Herbie Hancock cover shot: “Inventions & Dimensions” 1963



Et pour comble de tous ces bonheurs réunis, la galerie propose jusqu'au 10 mai une série de magnifiques tirages noir et blanc de photographies de grands du jazz , Miles Davis, Wayne Shorter, Herbie Hancock, John Coltrane, Art Blakey, Jimmy Smith, Lee Morgan, Hank Mobley,, etc. excusez du peu, prises lors de sessions d’enregistrement dans les studios "BLUE NOTE"

Prévue jusqu'à fin avril, l'exposition est prolongée jusqu'au 10 mai...

Vraiment, c'est bien!


Artjingle contemporary
30 ter rue des tournelles
75003 Paris, France


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mercredi 9 avril 2008

Tibet et JO de Pékin : je manipule, tu manipules...

La perversité n'a pas de imites.

Prenons cette petite photo qui circule en ce moment sur le net et les mails et que vous avez peut-être reçue dans votre propre boite aux lettres :



Elle est accompagnée du texte :

"Une photo bien embêtante"


"A faire circuler, cette rare photo prise au Tibet, montrant des militaires chinois qui viennent de "toucher leur paquetage" pour se deguiser en moine bouddhistes et créer des incidents."


Or, en lisant le blog A View on Buddhism a priori peu favorable au régime en place à Pékin, et en particulier l'article
http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-riots-tibet.htm
on comprend que cette photo a été prise en 2003 pour le tournage d'un film, les moines ayant refusé d'être filmés.

Bon.

Le problème, c'est de se demander pourquoi cette photo circule maintenant. Et qui a intérêt à la diffuser en ce moment en faisant croire qu'elle est récente....

Un pro-tibétain stupide qui s'imagine que personne ne remontera dans les archives? Possible. Il y en a certainement.

Un pro-chinois malin voulant se faire passer pour un pro-tibétain malhonnête et se doutant bien que la ficelle serait visible? Possible aussi.

Je n'en sais rien.

En tous les cas, gardons-nous des fausses nouvelles. Elles ne peuvent qu'accréditer la thèse de ceux qui prétendent qu'aucune cause n'est noble, ni dénuée d'arrière pensées...

A tous ceux qui ont joué les pères outragés sur le scandaleux détournement du symbole de la paix et de l'olympisme, juste deux chiffres :

- Les insupportables manifestations de Paris pendant le parcours de la flamme olympique : zéro morts - nombre de personnes arrêtées plus de deux jours : zéro - jounalistes étrangers présents : plusieurs dizaines, télés en direct : plein.

- Les légitimes répressions des forces de l'ordre au tibet... officiellement treize morts, officieusement plus de cent - nombre de personnes arrêtées plus de deux jours : neuf cents - journalistes étrangers présents : zéro, télés en direct : zéro.

Quant aux chinois de Chine, ils ne sont absolument pas manipulés, puisque la télé ne montre aucun des incidents ayant accompagnés la parcours de la flamme olympique à Londres ni à Paris... et que le commentaire déclare, ce qui est parfaitement exact, que Paris est une très jolie ville.

Une question : si en 1936 on avait su ce qui allait arriver en Europe, aurait-on trouvé des gens pour approuver la participation de son pays au parcours de la flamme olympique entre Olympie et la ville retenue pour les jeux ("tradition" inventée à l'occasion de ces jeux de 1936 par Carl Diem et approuvée par Goebbels).

Réponse : certainement.

Avec quels arguments? Les mêmes que ceux qui nous sont servis aujourd'hui... Ne mélangeons pas la politique et le sport, respectons l'esprit de l'olympisme, etc.




Dernière nouvelle (peut-être fausse, méfiez-vous) : le garde du corps chinois qui a éteint la flamme du flambeau porté par David Douillet a retiré ses lunettes de soleil. je l'ai reconnu à l'arrivée de la flamme à l'aéroport de San Francisco... Il n'a même pas l'air fatigué par le décalage horaire... Un vrai pro. Du coup, il a l'air déguisé. C'est peut-être un moine qui se fait passer pour un officiel.


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lundi 7 avril 2008

Flamme Olympique - Changement d'épaule

16h15 On nous signale qu'un incident se serait produit Place de l'Hôtel de Ville, au moment où les forces de l'ordre auraient changé leur fusil d'épaule.

On ignore la raison de cette décision prise, dit-on, au plus haut niveau (chinois, s'entend) et très hasardeuse.

Car il est connu que les forces de l'ordre ont l'habitude de porter leur fusil sur la même épaule depuis toujours, et leur faire brutalement changer d'épaule au beau milieu d'une manifestation avec un grand nombre de spectateurs est une décision lourde de conséquences.

D'ailleurs, j'ai un souvenir très précis d'un film hilarant avec Laurel et Hardy où, effectivement, la bonne épaule est un vrai problème.

Espérons que tout finira bien.

16 h 18 : On me signale qu'il n'y aura finalement pas de cérémonie à l'Hôtel de Ville.

C'est sans doute pour éviter un problème de fusil et d'épaule.

D'autres prétendent que la place n'avait pas la capacité necessaire pour accueillir tous les camions de police. Bertrand delanoé, interrogé, a déclaré qu'il avait toute une mandature de maire devant lui pour réfléchir à ce problème de stationnement.

Dommage car tout le monde se faisait une joie à l'avance de participer à cette fête et d'accueillir la flamme olympique. D'ailleurs, il y avait beaucoup de monde prêt à fêter l'événement.

16h40 : les députés interrompent leur séance au palais Bourbon. Un agité aurait fait un discours où il est question de volonté du peuple et de baïonnettes... et on dit même, chose encore plus incroyable, que Françoise de Panafieu (Ump) et Patrick Bloche (Ps) auraient entonné la marseillaise bras-dessus, bras-dessous, au passage du bus transportant la flamme olympique, accompagnés par une cnquantaine de parlementaires. Mais où vont-ils chercher tout ça?


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La flamme olympique en direct

12h45 : En direct depuis les abords du pont de Grenelle, la dernière image de la flamme olympique, escortée par des forces de l'ordre en roller, juste avant que tout le monde se réfugie dans un bus pour se mettre à l'abri.



13h30 : En direct, sous le tunnel de la voie rapide, arrivée vers l'immeuble de France Télévisions



13h50 : La flamme est éteinte pour des raisons techniques (dixit la Préfecture)



A vous les studios

Allo, allo les studios, je reprends l'antenne, il semble que les forces de l'ordre aient trouvé une solution originale pour permettre le bon déroulement de cette cérémonie. Bon je prends un dernier cliché et je vais boire une bière.

Tchao, tchao!



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L'esprit olympique

Il y a des notions comme ça, l'esprit olympique par exemple, dont personne ne sait exactement ce qu'elles veulent dire. Personne non plus ne peut dire si il y a eu, une seule fois, une illustration sincère et entière de cet esprit là. Mais tout le monde y croit et s'y réfère.

Prenons Bernard Laporte, un exemple au hasard, "Secrétaire d'État chargé des Sports auprès de la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports" comme c'est marqué sur sa carte de visite pour laquelle il a certainement choisi un format à l'italienne. Il trouve que les manifestations ayant accompagné le parcours londonien de la flamme olympique sont contraires à l'esprit olympique... Je préfère Jean-François LAMOUR qui trouve assez normal qu'on manifeste... lui l'ancien ministre.

Formidable tout ça...

Car depuis le Baron de Coubertin qui trouvait que les jeux de 1936 étaient une merveille d'organisation, on sait très bien ce que c'est que l'esprit olympique... D'ailleurs, notre fameux baron lui-même n'hésitait pas à déclarer que "La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial." et encore que " ...la première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. "



La première retransmission télé des jeux olympiques
La finale du fleuret
On notera le format 16/16 des écrans de l'époque



Ce sont les dirigeants chinois qui sont contents de cette affirmation venant de celui qui a restauré l'olympisme... Remarquez, ils ne sont pas les seuls, les américains en Irak, les russes en Tchétchénie, les israéliens à Gaza, les syriens à Beyrouth, les talibans en Afghanistan, la liste est si longue des partisans de l'olympisme.

Parce que voilà le drame, il y aurait eu une restauration de l'esprit olympique...

Vous imaginez la tête des grecs si on leur avait dit ça? Les droits télé, les marques agrées, Marion Jones et ses médailles d'or fièrement décrochées à coup d'aiguilles hypodermiques... Je suis d'accord, c'est très triste pour les sportifs qui s'entraînent depuis des années pour ce moment unique dans leur vie. Mais les cent morts et plus au Tibet, c'est bien triste aussi... eux qui ne pourront même pas regarder la cérémonie d'ouverture à la télé.

Envie de participer vous aussi? Ne vous génez pas. Parce que c'est ça aussi l'esprit olympique.

Le Parcours de la flamme olympique à paris le 6 avril (20 Minutes)

Bon, et maintenant, histoire de se changer les idées et de se souvenir que le sport et l'effort nous rendent joyeux et forts, une petite pub :


La nouvelle machine universelle pour muscler ses abdominaux
(int - 18ans)


Cliquez pour faire grossir


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samedi 5 avril 2008

Marche Blanche pour Ingrid Betancourt et tous les otages



A Paris, rendez-vous est donné ce dimanche 6 avril à 14H30 sur la Place de l’Opéra pour une immense Marche Blanche qui nous amènera jusqu’à l’Assemblée nationale, en présence de la famille d’Ingrid, d’élus, de personnalités des mondes culturel et sportif. Des foulards blancs seront distribués aux participant-e-s et des animations auront lieu au long de la marche.


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jeudi 3 avril 2008

3 jours pour aller voir Contes Sauvages

Bon, d'accord, il n'y a pas d'enfant mort derrière des barbelés... Ni de mur avec la tourelle d'un char derrière... Bref, c'est une expo photo avec des rêves d'enfants... et pour rêver, les enfants sont beaucoup mieux vivants.

Pas très tendance, hein? Pas de sang à la une, alors? Pire que ça... Nos rêves de gosses sortis des livres!

J'ai vraiment beaucoup aimé et il ne vous reste que trois jours pour vous faire une opinion.

Ca s'appelle Contes Sauvages, la photographe se nomme Estelle Lagarde et si le décor s'en va à vau-l'eau, les personnages ne vont guère mieux qui disparaissent peu ou prou, comme effrayés par leurs masques... Jeux de transprence, costumes d'un autre siècle, pièces immenses et ruinées par le temps qui semble s'être acharné à résister à l'usure de la modernité...

Et le plus inquiétant, c'est qu'ils nous regardent.

Il n'y a rien de plus troublant qu'un personnage enfermé dans un cadre qui regarde celui qui le contemple...

Nos contes sont bien là, et nous voilà ficelés par le souvenir de nos peurs et nos joies d'enfance.


A la Little Big Galerie
45 rue Lepic 75018 Paris
Mardi au Dimanche de 14h30 à 19h30
Tel: 01 42 52 81 25




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dimanche 30 mars 2008

Bagheera et Ophélie font la Java

Bon, le jeu de mots est un peu facile, mais justement...

Bagheera Poulin, dont je vous parle quelquefois, poursuit avec Xavier Thépaut, pour la Maison des Métallos l'écriture d'un Opéra Rock "Ophélie".

La particularité de cet opéra, c'est qu'il nous est donné, permis, offert d'assister à sa naissance et à ses mutations.

Attention, artistes au travail...

Mais si le net c'est bien, le live c'est mieux... Tellement.

Alors si vous ne faites rien le mardi 15 avril 2008, rendez-vous à La Java (d'où le jeu de mot du début, hu, hu, hu), où Bagheera Poulin invite Steve Arguëlles pour une exploration textuelle et sonore autour du texte «Le journal d’Ophélie».

La soirée s'annonce fameuse et son programme VOICES I, prometteur :

19 h
Ouverture des portes, apéritif.
Sebastien Tison partage sa discothèque.
Live
BAGHEERA POULLIN et STEVE ARGUELLES Le journal d'Ophélie
THIERRY THEOLIER feat JUDE Lecture avec son et action(s)
FLORENCE DENOU LE PROFESSEUR INLASSABLE et Mr TAGOMI Chansons
THE OTHER COLORS Performance
+
Partage de discothèques:
SEBASTIEN TISON ERIC PERIER THIERRY THEOLLIER WHISTELPUNK


Le Mardi 15 Avril
à LA JAVA
154 rue du fb du Temple
19h-02h
Paf : 5 euros


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samedi 22 mars 2008

Artiste Ouvrier/WCA/ASA/ aux Pères Populaires

Vite, vite, il ne vous reste que 10 jours pour découvrir et admirer de près les pochoirs d'Artiste Ouvrier et de ses compères des deux collectifs qu'il a réunis, après les avoir suscités et animés, WCA et ASA.



Les Pères Populaires, c'est un café très sympa rue de Buzenval, au 46, avec wifi, casse-croûtes, revues, fauteuils et cannelle pour touiller votre café.

Si vous avez bu le rince doigts la première fois que vous êtes sorti dans le monde pour manger du crâbe, j'ai moi même, personnellement et tout seul, croqué le roulé de cannelle en le prenant pour un biscuit offert par la maison. Tiens, me suis-je dit, ça change du carré de chocolat emballé. Ca change en effet... On apprend à tout âge et comme le ridicule ne tue pas et que je me suis caché pour crâcher l'objet du délit, et que personne n'a hurlé de rire, je suis toujours vivant et bien décidé à poursuivre mes tentatives d'adaptation à l'univers.

Tout ça pour vous dire que l'expo d'Artiste Ouvrier vaut le détour, que la plupart des pochoirs sont exposés sur la vitrine et que la journée est donc le meilleur moment, car le jour justement, il fait jour. Bien assis, vous les aurez sous le nez et pourrez les admirer très confortablement.

Admirer est le mot car depuis quelques années que je suis le parcours de ce diable de pocheur chinois de Pierre-Benoit Dumont asa Artiste Ouvrier, (c'est le pochoir qui est chinois, pas Pierre), je reste un inconditionnel.

Dans cette expo, on retrouve les oeuvres mélangées, sur la même toile le plus souvent, des membres des deux collectifs qu'Artiste Ouvrier a créés, WCA et ASA.

J'ai reconnu ou noté au passage Isbach, Js aujourd'hui (Jean Sébastien, pardine!), Jana, 6lex, Alba, Dash et d'autres ...

J'ai aimé ces pochoirs là devant lesquels, je vous en prie, il convient de ne pas passer trop vite au suivant... Car leur apparente simplicité, comme les vitraux de nos cathédrales, cachent bien des mystères, une technique très élaborée et une bonne dose de talent, au moins!



www.artiste-ouvrier.com
www.flickr.com/altonastencilart
www.flickr.com/artiste-ouvrier


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samedi 16 février 2008

Interdit de faire sa crotte sur les écoliers

Les consignes pour la réforme de l'école se succèdent.

Voici la dernière : les chiens ne devront plus faire leur crotte sur la tête des enfants.



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les petits pochoirs de GOIN

Il y a comme ça des découvertes.

Il s'appelle GOIN, il travaille à la Demeure du Chaos à Lyon, habite en Haute Savoie et peint, peint, efface et se lave la cervelle et peint , peint encore, pour se laver la cervelle ou l'inverse, c'est comme vous voudrez.

© GOIN


Retrouvez tout son travail sur son site et n'oubliez pas en particulier de jeter un oeil sur ses pochoirs réalisés à partir des affiches de 1968 (rubrique 68 ART).

A leur propos, GOIN dit que "ces affiches montent à quel point l'histoire est toujours la même et que la rage n'a pas de décennie".


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La pensée du jour

Extraite du petit manuel à l'usage des fantassins :

"Le monde ne se réduit pas à ce qu'on en voit entre le bas du casque et le haut de la tranchée"


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vendredi 15 février 2008

Les voeux qui se réalisent... réalité ou fantasme?

Vous connaissez peut-être ma tendresse pour le dessinateur Jiho... avec une petite page pompeusement intitulée les derniers sortis (ce qui était vrai à l'époque) et dont l'intérêt est évidemment de conserver d'anciennes merveilles.

Il a ouvert un blog. Je ne lui jetterai pas la pierre...  

Et j'y ai trouvé des pépites, dont ces voeux du président. la question est effectivement de savoir si les voeux se réalisent... On peut rêver, non?



Cliquez pour voir si ça marche....


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L'album de la comtesse... à Monte Carlo

La dernière devinette qui court sur Internet:

Quelle est la différence entre Sébastien Loeb et le président de la République?

Réponse : Sébastien Loeb est premier à Monte-Carlo

Quoi?

Qu'est-ce qu'il y a? Ca ne vous suffit pas? Vous voulez que la Panse de l'Ours soit poursuivie en justice pour je ne sais quelle divulgation de faux et de recel? Ah mais, encore un mot et j'appelle Jean Daniel...

Remarquez sur Google, avec un peu de bonne volonté, vous trouverez plus de 700 fois la bonne réponse...


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L'art mural chez Artcurial : Art Graffiti et Post Graffiti


Ce qui est sympa quand les commissaires, d'exposition ou de vente aux enchères prennent en main les destinées d'artistes quels qu'ils soient, c'est le discours qui assaisonne les oeuvres. Dans la rue, on était juste content de tomber sur un petit tag ou un joli pochoir, posé là rien que pour le plaisr de notre balade et on ne se posait pas trop de question sur la signification existentielle du post, du pré, ni du under...

D'ailleurs, en discutant avec les artistes, quand on a la chance de les approcher un peu, tout se confirme. Ils font ça parce que ça leur plaît, le font dans la rue pour se faire connaître tant que les mécènes ne se sont pas manifestés, et sur la signifation profonde de leur message, il leur faut souvent pas mal de temps pour trouver une réponse intelligente à une question à laquelle ils n'avaient pas pensé.

Quoique ce n'est pas tout à fait vrai, j'en connais quelques uns, pas les plus talentueux à mon humble avis, qui ont tellement à dire sur le sous-jacent de leur bombage qu'on en oublirait presque le reste... et on aurait assez raison.


Ce qui est sympa aussi dans les ventes aux enchères, que ce soit à Drouot ou à Artcurial, c'est qu'on a le droit de s'y croire...

On se penche avec sérieux sur des oeuvres, avec un petit calepin dans la main, essentiel le calepin, et on prend des notes d'un air concentré en hochant la tête derrière la dame en fourrure qui aurait bien fait arrêter ces petits saligauds quand ils venaient taguer le bas de son immeuble et qui s'extasie devant ces oeuvres tellement tendaaaaance en essayant de savoir si ça va aller au dessus de son canapé en buffle d'eau délavé.

Et les artistes de rue, ils ont aussi le droit de s'y croire, en voyant leur nom au catalogue...

Pas certain, néanmoins, qu'après la vente, ils aient tous le même sourire. Si l'art urbain semble sortir de la rue pour les galeries, il faut se souvenir que ce n'est pas la première fois et que, quoiqu'on en dise, le phénomène reste assez marginal... au moins sur le plan financier.

La grande majorité crèverait de faim s'ils ne menaient une double vie en assurant le quotidien par un emploi alimentaire et bien peu vivent de leur talent.

N'importe, ne boudons pas notre plaisir et allons au Rond Point de Champs Elysées chez Artcurial, à l'hôtel Dassault, du 15 au 16 février, de 11h à 19h , le 17 février, de 11h à 17h et lors de la vente proprement dire, le lundi 18 à 14 h 15.

Il y aura des gens que j'aime, Némo, Jef Aérosol, Miss Tic, Mosko & Associés, Jérome Mesnager, Blek le Rat, et plein d'autres qu'il faut découvrir, des bons et des moins bons, mais ça c'est comme dans la vraie vie. Bon, vous l'aurez compris, ma préférence va aux pochoiristes, même si Jérôme Mesnager peint à la brosse voire au rouleau... C'est ça la liberté, on peut avoir ses chouchous...

Ah; cerise sur le gateau, le catalogue téléchargeable en pdf


Pour illustrer tout ça, voici un joli pochoir de Blek, intitulé The Fawn, j'imagine qu'on peut traduite le Faune...que j'aime tout particulièrement et qui est mis en vente ici (lot 273) et sa photographie prise boulevard Voltaire en 2004


  


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mardi 5 février 2008

C'est beau l'Italie!!

Le mariage a du bon, il fait aimer l'Italie, ce pays magnifique où les cyprès dessinent des lignes superbes sur les blés coupés.









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Peta's 2008 - State of the Union Undress : Un strip tease "fur free"