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jeudi 8 mai 2008 Miss Tic fait le Mur le 17 mai
Il y a un mur privilégié dans Paris, rue Oberkampf, sur le pignon du célébrissime café Charbon, au coin de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur, qui accueille des artistes de rue. Le cérémonial est immuable et renouvelé chaque fois : l'artiste vient en personne recouvrir le panneau, 8 sur 3 si je ne m'abuse, une taille très respectable et qui doit en effrayer plus d'un, et c'est chaque fois l'occasion de faire la fête. Ensuite l'oeuvre reste en place deux semaines jusqu'à la prochaine intervention.
Le 17 mai, ce sera Miss Tic qui sera là. Alors si vous voulez voir la Miss , ce sera à partir de 19 heures, et elle sera accompagnée pour l'occasion par le groupe iThAK!
Vous y serez?
Le Mur
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samedi 26 avril 2008 "Les Parisiens sous l’Occupation" et ... sous la lumière
Finalement, c'est une bonne décision qui a été prise.
 Vous connaissez l'affaire, une exposition de photos de Paris prises sous l'occupation allemande, passionnnantes, magnifiques et... insolites, car le croirez-vous, ce qu'on y voit respire la joie de vivre, l'élégance et le même une certaine insouciance. La couleur aidant, on se sent d'ailleurs assez proche de ces gens qui bavardent gaiement devant une bouche du métro en riant aux éclats à la vie qui semble belle.
Le problème était que rien ne venait exliquer qui était l'auteur des photographies, André Zucca, photographe de propagande, travaillant pour le journal Signal, organe de presse nazi.
Alors certaines voies s'étaient élevées pour purement et simplement interdire l'exposition...
Curieuse méthode qui tendait à remettre en vigueur la forme la plus odieuse de la propagande, la censure.
Non, ces photos sont indispensables, car elles nous rappellent que, même pendant les heures les plus sombres de la vie d'un peuple, le soleil se lève parfois d'un bleu insolent, les gens se rasent, se lavent et s'habillent pour avoir bonne figure, se rencontrent, discutent ensemble au lieu de s'éviter et de raser les murs, rient ensemble quand ils sont amis, et pour tout dire continuent à vivre.
Non, la bonne décision était bien d'expliquer qui était ce André Zucca, photographe aux idées bien arrêtées même si elles nous révoltent aujourd'hui, mais qui photographiait sa vérité.
Car il apparaît que ces clichés étaient finalement des travaux personnels, jamais publiés et que la vision très particulière qu'elle dévoile, était donc celle, très intime, du photographe, même quand il photographiait pour le plaisir.
Pas de rafles, pas de queues devant les magasins, pas d'arrestations ni de contrôles d'identité dans les gares, mais des jeunes gens roses et gais, le verre à la main des terrasses ou allant au travail et descendant dans le métro sans faire la gueule plus que ça...
Mais me direz-vous, c'est justement ça la photographie, le regard de celui qui est derrière l'objectif et certainement pas, enfn pas seulement, la réalité...
Il suffisait donc de dire qui était de photographe, c'est-à-dire d'éclairer les deux côtés de l'objectif pour que la photo explique leur auteur et que leur auteur explique la photographie...
Alors oui, c'est une bonne décision qui a été prise : expliquer.
Et que les partisans de la censure rejoignent dans notre profonde réprobation tous ceux qui, si on leur donnait un peu plus de pouvoir, et certains en ont déjà beaucoup, nous plongeraient dans la plus désolante platitude : celle de leur sinistre et esclusive idée de la vérité, de ce qui est permis et ne l'est pas...
Lire ici les détails des mesures explicatives, documents, débats, etc. qui accompagneront l'exposition.
Et donc dûment informés, allez voir ces photos à la Bibliothèque de la Ville de Paris, 21 rue malher 75004, jusqu'au 1er juillet.
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vendredi 25 avril 2008 Jérôme Mesnager investit Montmartre
Sans doute pour fêter la sortie de son livre "25 ans. Il court toujours..." Jérôme Mesnager a investi les murs de Montmartre.
Et parce qu'il partage en ce moment de beaux moments de tendresse, il nous en donne quelques beaux témoignages.
On connaissait cette magnifique représentation d'un peintre sur la place Jean baptiste Clément, miraculeusement préservée depuis plusieurs années :

Mais on peut admirer en ce moment cinq nouvelles fresques (et je ne les ai peut-être pas toutes trouvées). Alors, en chasse?


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jeudi 24 avril 2008 David Gouny promène ses grosses dames
Les prix augmentent et vous avez l'impresion que votre caddie s'alourdit? C'est sans doute que, sans vous en apercevoir, vous avez embarqué une passagère...
Entre parenthèses, j'adore le jeu de David Gouny avec la perspective...
 (Merci Jean-Baptiste)
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dimanche 20 avril 2008 Erwin Olaf : "Grief : Solo Show" chez Magda Danysz
Il ne faut pas juger les gens sur la mine.
C'est cette maxime qui m'a traversé l'esprit quand j'ai eu fini de voir la très belle exposition de photos d'Erwin Olaf, intitulée Gief : Solo Show.

De très belles photos, prises dans un appartement assez anonyme, luxueux et classique, avec pour acteur un homme ou une femme surpris dans une attente, une rêverie douloureuse, une tristesse solitaire une hésitation résignée dont on ne saura rien sinon qu'on sent que la solitude, justement, n'y est sans doute pas étrangère.
Des couleurs douces, des visages perdus dans des pensées incertaines, une grande sobriété, on trouve tout cela dans ces photos qui "donnent à penser" comme on dit parfois bêtement, mais justement, et nous renvoient à nos débats intimes, à nos inévitables instants de détresse quand, le front sur une vitre ou simplement assis sur une chaise on sait bien que rien ne viendra rompre cet état de solitude, quand bien même la pièce se remplirait soudain d'une foule dont chacun, amis ou inconus, nous restera étranger.
Il ne faut pas juger les gens sur la mine, disais-je, car j'avais en tête, en entrant dans la galerie Magda Danysz, un autoportait d'Erwin Olaf de 1989 resté célèbre... Mais la série pour le New York Times Couture et Chanel aurait du m'alerter (à voir sur le site du photographe, dans la rubrique photography/New York Times Couture). Il y avait déjà de la détresse dans ces photos, un désespoir qui faisait que les modèles, glamour en diable, finissaient dévorés par le décor... On n'aurait su mieux dire pour exprimer une certaine peur du quotidien.
En tous les cas "Grief : Solo Show" est une bien belle exposition.
Chez Magda Daynysz, 78, rue Amelot Paris onzième, du mardi au samedi jusqu'à 19h, jusqu'au 17 mai 2008.
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samedi 19 avril 2008 "Hommage à Aimé CESAIRE" de Gérard Bloncourt
Le Rebel...
Un visage-temps-pluie-tempête-saison Un visage-doux-dur-émouvant inquiétant-volcanique Un visage marqué-au-fer à-la-lave-à-la-bave Un visage-océan-lichen Un visage-ombre-et-lumière vent-et-écume Un visage-canne-à-sucre raz-de-marée écorce-et-racine Un visage-patate-douce ignam malanga choux-palmiste Un visage-cirouelle Un visage-sapotille Un visage-à corps-défendant Un visage-à-bouche-que-veux-tu Un visage-ouragan-hurlements-cyclône Un visage-au-galop Un visage-à-rhum-à-clairain-à-tafia Un visage-calebasse Un visage-palme étoile firmament Un visage-image Un visage-cuivre-plomb-et-or Un visage-reflet Un visage-forêt-et-marécage Un visage-désert Un visage-village Un visage-continent Un visage-Afrique-Atlantique-Amérique Un visage-colère-et-calme feu-et-eau pierre-et-bois terre-et-ciel Un visage-symphonique de désespérance et de certitude Un visage-douleur Un visage-espoir Un visage-tam-tam Un visage-de-nègre de siècles de grandeur de dignité Un visage-foudre-tonnerre-danse-et-rythme Un visage à dimension galactique à envergure de l'espèce humaine Un visage à habiter notre conscience à hanter notre devenir à labourer notre souvenir` Un visage à en crever de tendresse à en crever les nues à en crever d'envie à en crever d'Amour.
Gérald Bloncourt Paris 1983
A retrouver sur le blog de Gérald Bloncourt avec en bas de page quelques photos pour "ne pas oublier", et auxquelles je rajoute celle-ci, prise à Anse-Caffard

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vendredi 18 avril 2008 Eurovision - les suédois parlent aux suédois...
Comme les chose ne vont pas toujours très bien en ce moment, les députés UMP, qui doivent en avoir un peu assez d'être ridiculisés par les prises de position fantaisistes et contradictoires des membres du gouvernement, ont décidé de réagir vigoureusement.
Il ne sera pas dit que les simples parlementaires se laisseront distancer.
Un député, donc, François-Michel Gonnot, a eu l'idée, sans doute pour détourner l'attention, d'écrire à la ministre de la culture, Christine Albanel, pour lui demander quelles seront "...les démarches que le gouvernement envisage de prendre auprès de France 3 et de l’Eurovision pour qu’une chanson interprétée en français représente la France à ce concours."
Si, si. Vous me direz, pourquoi pas?
Camille, qui a sans doute eu vent de la chose, chante depuis en se tapant sur la tête et la poitrine de désespoir. Non? Elle le faisait déjà avant? Ah bon. Al Jarreau le faisait très bien aussi et pourtant il y a très peu de gens de par le monde qui parlent en faisant de droles de bruits avec leur bouche, sauf les Bushmen, tout le monde sait ça depuis le très beau film de Jamie Uys "Les Dieux sont tombés sur la tête".
Mais revenons à nos moutons (mon Dieu, cet article est un véritable bestiaire...)
France Info, volant au secours de la chaîne publique mise en cause, a donc demandé au distingué parlementaire, de préciser sa pensée... Vous voyez le challenge.

On a donc eu droit aux propos traditionnels des défenseurs de la francophonie, rien que de très ordinaire... mais là où le propos est devenu croustillant, c'est quand notre pourfendeur de l'anglo-saxon, à qui on faisait remarquer que c'était chose courante à l'Eurovision et qu'Abba avait bien chanté en anglais, l'année de sa victoire, a rétorqué :
"Mais qui parle suédois dans le monde, à part les suédois?"
Imparable!
Et peu après, ce fut le tour des turcs dont le représentant avait chanté en espagnol, je vous demande un peu. C'est vrai ça, qui parle turc?
A l'unanimité des membres de la rédaction de la Panse de l'Ours, François-Michel Gonnot se voit donc décerner le prix du gros Ours, prix fondé pour l'occasion et qui récompensera dorénavant la plus... la moins... bref la déclaration qui nous aura le plus impressionné sur les ondes éthérées du multimédia.
J'adresse mes sincères pensées aux habitants de l'Oise qui découvrent peut-être à cette occasion celle de leur député et son extrême délicatesse envers les peuples européens sous-développés qui nous entourent et qui ne parlent, les pauvres, que leur langue maternelle, alors qu'ils pourraientparler le Français, comme tout le monde. Grâce au ciel, l'esprit sain et fier qui nous animait entre les deux guerres (je parle de celles de 1870 et de 1914) n'est pas mort..
Pour les amateurs de curiosités, l'enregistrement intégral du sujet sur France Info est ici. On espère que notre chaîne d'information ne l'enlèvera pas à notre gourmandise....
Aux dernières nouvelles, France 3 aurait demandé au chanteur, Sébastien Tellier, d'augmenter dans sa chanson "Divine" la proportion de français pour atteindre 20%... (si, si, c'est mieux) alors que les premiers essais en studio avaient montré que la chanson perdait de son impact... Hu, hu, hu...
Je vois que l'ennemi ne passera pas, je peux me recoucher tranquille.
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lundi 14 avril 2008 Concours photo "Au coin de Ma rue"
L'UE lance le concours photo "Cultures au coin de ma rue", avec l'ouverture du site web dédié, www.street-cultures.eu.
Les participants peuvent y soumettre leurs candidatures jusqu'au 30 juin prochain. Le concours est ouvert à toute personne résidant en Europe, quel que soit son âge ou son origine. Il n'y a pas de limite à l'imagination, les photos peuvent s'inspirer de sujets aussi divers que l'éducation, la religion, les sciences, la culture, les migrations, les minorités, la jeunesse, ou tout simplement la vie quotidienne.
Quant aux prix, c'est du nanan : un Canon 5d avec un 24-105mm qui ferait bien mon affaire, des voyages en europe, ou un Nikon D300 avec un 18-200mm ou encore un Pentax K10, bref de quoi rêver.
Les internautes pourront également désigner leur cliché favori, dans un classement à part. Cool, non?
Le site
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Michel s'en est allé...
Michel Longhi s'en est allé.
Il laisse le petit monde du pochoir bien triste. Car cet homme là, qui avait entrepris une sorte d'encyclopédie du genre sur son site sans cesse recommencé, www.parispochoirs.com, vous offrait son sourire et sa gentillesse avec une telle générosité qu'on avait fini par trouver ça tout naturel.
Alors ce petit mot pour se souvenir, pour Samantha, pour tous ceux qui auront de la peine.
Salut l'artiste, toi qui les aimais tant.

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samedi 12 avril 2008 Une expo, une bonne action : TUMAÏ, VILLAGE DE FEMMES AU KENYA
Vous aviez peut-être vu, comme moi un reportage sur ce village il y a quelques mois, un drôle de village au Kenya, uniquement habité par des femmes et des enfants, ayant fui les hommes et leur violence et bien décidées à ne plus s'en laisser compter.
Mais voilà, au Kenya rien ne va plus et les touristes ne viennent plus non plus. Plus d'argent pour les femmes de Tumaï qui survivaient avec la vente de leur artisanat.

Nadia Ferroukhi, photographe, propose à la Little Big Galerie une très belle exposition de photos de ce village et de ces femmes et l'occasion de leur venir en aide en achetant un tirage pour 50 euros et contribuer ainsi à leur survie.
Lire le dossier de l'exposition : http://www.nadia-ferroukhi.com/dosspress.pdf
C'est à la Little Big Galerie 45 rue Lepic 75018 Paris Mardi au Dimanche de 14h30 à 19h30 Tel: 01 42 52 81 25
Les photos de Nadia Ferroukhi sont d'une grande qualité. Deux grands formats dans la salle sur la rue, magnifiques et d'autres à l'étage, nous invitent à partager des instants de fêtes, de rires, de vie quotidienne de ces femmes, qui semblent vivre le grand écart entre leur culture et leur révolte, sans se poser trop de question. La seule en ce moment, c'est leur subsistance.
Voir le site de Nadia ferroukhi avec un diaporama sur Tumaï... mais souvenez-vous qu'une photo sur écran ne vaudra jamais son tirage. Si ces photos vous intéressent, allez les voir en vrai à la Little Big Galerie
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