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samedi, décembre 31 L'Inde au secours de la France
Heureusement que l'Inde est là pour venir à notre secours. Au moment où nos chantiers de démolition abandonnent et déclarent forfait pour la fin du désamiantage du porte avion Clémenceau, un chantier de démolition indien dont il me semble bien que Thalassa, une fois de plus, avait fait un portrait saisissant (si vous en retrouvez la référence, merci), se porte sur les rangs et se fait fort de récupérer en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, les milions de tonnes de bonne ferraille de notre glorieux navire.
Il faut dire que le reportage de thalassa expliquait très bien pourquoi cela ne traînait pas. Les navires, échoués sur la plage, étaient livrés à des bataillons d'enfants et d'ouvriers, payés au kilo, travaillant à même le sable et pieds nus. Pas de ferraille, pas de salaire. Quant aux mesures de sécurité, personne ne se plaint... Cela ressemblait fort à la couverture du petit film réalisé par l'Organisation internationale du Travail en 2000...
Le petit article n'est pas mal non plus...
"Si je vais à Alang, une personne mourra peut-être, si je reste, cinq mourront"... déclare un de ces "ouvriers qualifiés" dans un autre rapport de Green Peace. (à ne consulter que si vous avez le coeur bien accroché).

Bref, nous avons tout lieu d'être extrêmement fiers de ce que notre pays vient de faire... Très fiers...
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vendredi, décembre 30 Phillips avec deux L
D'abord, l'endroit est épatant, très protégé, pensez, on est à deux pas du sénat, le vrai, celui qui, peu à peu, va finir par devenir une référence d'humanisme et d'esprit d'ouverture, alors que nos parlementaires s'enfoncent peu à peu dans la réaction la plus primaire. On se croirait revenu sous la restauration.
Qu'est-ce que je disais, moi? Ah oui. Tout près, sous une arcade, une reproduction du mètre étalon, ce qui peut toujours servir si vous avez des doutes sur la véracité de ce que vous indique votre double décimètre...
Et enfin, au musée du luxembourg, il y a l'exposition, magnifique avec, bien entendu, le fameux tableaux de pierre auguste Renoir qui fait la une des affiches et des magazines dédiés aux beaux arts (pour les arts moins beaux, on ne sait pas) et ce n'est que justice.

Si vous y allez, vous ferez comme tout le monde, vous essaierez de comprendre comment ce diable de peintre a réussi à mettre autant de couleurs dans le blanc de la nappe ou dans celui des collerettes des robes des femmes, et vous vous pencherez avidement pour essayer de percer le mystère des verres et de leur incroyable transparence. D'autant que tout ça n'a rien à voir avec les glacis légers de la peinture hollandaise, mais est empâté à grands coups de couleurs. Pourtant, rien de plus exquis, rien de plus léger. Et comme tout un chacun vous rirez devant le bouton de bottine si net au milieu des poils fous du caniche et qui lui fait un oeil si vivant.
Une des meilleures reproductions (en grand) se trouve sur le site du Musée des enfants de 4ème primaire du québec, ça ne s'invente pas.
Mais il n'y a pas que ça, puisque cette expo est une sorte de rétrospective de la collection complète du collectionneur américain. Sa spécificité à ce Phillips, c'est qu'il choisissait ses tableaux, à la différence d'un Barnes qui se contentait de suivre les conseils des galeristes et des marchands. Ici on a vraiment la présentation des goûts d'un homme, et comme en plus chaque toile est présentée avec la date de son acquisition, on peut suivre aussi son évolution.
Enfin, et ce n'est pas la moindre qualité de cette collection, elle circule dans le monde entier, va et revient. Tant de toiles restent confinées dans les pièces réservées des collections ou, pire, dans les coffres. Non, ces toiles magnifiques courent les musées et les rétrospectives, ce qui fait d'ailleurs que je ne vous conseillerai pas d'aller visiter la collection Philips à Washington aujourd'hui, elle doit être un peu en désordre, compte tenu du nombre et de la qualité de ce qui est présenté au sénat.
Le site du Musée du Luxembourg c'est ici.
Si j'osais, je vous conseillerais bien de vous arrêter aussi devant "le Parc de Sceau" de Nicolas de Staël, l'extraordinaire "Peintre devant son tableau" de Daumier... Mais tant d'autres encore, comme les picasso.
C'est jusqu'au 26 mars.
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De drôles de 4 sur 3 à Vienne
Il y a des petites nouvelles qui méritent un coup d'oeil, oh pas beaucoup plus mais quand même, comme cette drôle d'histoire rapportée par la presse dont je vous joins quelques liens ci-dessous.
Moi, ce qui m'épate le plus, c'est que ces panneaux aient passé toutes les étapes, localisation, impression, collage, etc... avant que quelqu'un se dise que, finalement, il y aurait peut-être, éventuellement, des réactions... Un peu plus et on n'en parlait pas du tout...
Etonnant, non?
. http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=11799&2108 . http://kurier.at/bilderdestages/1226956.php
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lundi, décembre 26 A lire : Jean Paul Goude chez Libé
Un petit article pour mieux connaître celui a tant transformé les femmes, tout en leur laissant ce qui ne se crèe pas, leur beauté, de Grace Jones à Laetitia Casta. La Maja nue de Goya avait beaucoup de côtes en trop (trois selon les anatomistes qui comptent sur leurs doigts comme les faux poètes de Léo Ferré comptent les pieds de leurs mauvais vers), et les divas de Jean-Paul Goude ont souvent des jambes improbables, sous les plis de de leurs robes posées sur d'invisibles tabourets. Mais moi, j'adore. Un artisan de la french touch. Un film va sortir paraît-il. Tant mieux.

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