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Lartigue – La Vie en Couleurs à la Mep jusqu’au 23 août 2015

Florette dans la Morgan. Provence, mai 1954  Sylvana Empain. Juan-les-Pins, août 1961.

Florette. Vence, mai 1954.   Florette à la plage du Carlton. Cannes, juillet 1956.  Les mains de Florette Brie le Néflier, juin 1961  Ascoli Piceno, 1958.

 

Je ne résiste pas à la tentation de  publier ici le communiqué de presse qui accompagne cette exposition de Lartigue à la Maison Européenne de la Photographie. Ce photographe a cet étrange pouvoir de vous rendre heureux. Et la décision de s’attarder sur ces photos couleur, la part a priori la moins connue de son oeuvre, se révèle un choix très judicieux. En ces temps troublés, un peu d’élégance colorée nous fera à tous le plus grand bien.

 

Extrait du communiqué de presse:

« L’exposition “Lartigue, la vie en couleurs“, présentée à la Maison Européenne de la Photographie du 24 juin au 23 août 2015, dévoile un pan inédit de son œuvre. Bien que la couleur représente plus d’un tiers de la totalité de ses clichés, celle-ci n’a jamais été montrée ou exposée en tant que telle. Il s’agit d’une réelle découverte pour le public, non seulement parce que les photos présentées le sont pour la première fois ou presque mais aussi parce qu’elles révèlent un Lartigue inconnu et surprenant.

Lartigue a pratiqué la couleur à deux périodes de sa vie.

De 1912 à 1927 : Les autochromes

Ils sont rares et précieux. Une trentaine sur les 87 conservés à la Donation Lartigue sont montrés dans l’exposition.
Avec l’enthousiasme de la jeunesse (il a 18 ans) et une fascination pour les “nouvelles technologies”, Lartigue expérimente le procédé autochrome, technique récemment commercialisée par les frères Lumière. Les plaques de verre de format 6×13, stéréoscopiques qu’il utilise permettent de voir en relief et supposent des perspectives choisies. La couleur, le mouvement et le relief sont autant de manières d’attraper l’insaisissable et la vie. Cependant la lourdeur de l’équipement et la lenteur du temps de pose l’amènent à délaisser cette technique et donc la couleur.

À partir de 1949 : le film couleur

Après vingt ans de photographie en noir et blanc, Lartigue s’intéresse de nouveau à la couleur. Avec son Rolleiflex, il privilégie le format carré jusque dans les années soixante-dix tout en pratiquant avec son Leica le format 24×36.
Toujours fidèle à lui-même, il continue à documenter sa vie, à enregistrer les moments qui lui sont chers : “Je suis empailleur des choses que la vie m’offre en passant“ (journal manuscrit, Paris, 1968). Par exemple, heureux avec sa jeune épouse Florette, il photographie Florette. Ses photographies sont si bien composées qu’on pourrait les croire mises en scène ou retouchées, en un mot fabriquées alors qu’elles sont toujours le fruit de la spontanéité et le miroir des plaisirs qu’il prend dans la vie. Pour ce photographe instinctif, la couleur célèbre la joie, la sensualité et se prête, mieux que tout, à la célébration du printemps, des saisons, du ciel et de la beauté sous toutes ses formes sensibles.

Qu’il ait été jeune ou âgé, Lartigue a toujours eu l’esprit juvénile. Rares sont ceux qui conservent leur vie durant une fraîcheur enfantine, une curiosité et un émerveillement comparables. “Lartigue n’a pas vieilli d’une heure depuis sa première photo” écrit René Barjavel en avril 1972. Est-ce cela qui explique la modernité évidente de ses photographies ? Une modernité – faut-il le préciser – que la couleur exacerbe au point de lui donner une sensibilité quasi contemporaine. Preuve supplémentaire, si elles datent bien des années 1950 ou 1960, ses images ne sont jamais nostalgiques pour autant. Leur énergie n’est pas celle du passé et Lartigue est définitivement une créature du futur. »

Les photos retenues l’ont été à partir  «  des choix de Lartigue lui-même. Les albums qu’il a réalisés au fil des ans, permettent d’en garder la trace. Quelques pages seront d’ailleurs exposées.

Comme il n’existe pas de tirages couleurs de l’époque, excepté ceux que Lartigue a collés dans ses albums, les épreuves de l’exposition sont des tirages pigmentaires faits à partir des positifs originaux. »

Exposition jusqu’au 23 août 2015

 

Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
01 44 78 75 00 – www.mep-fr.org
M° Saint-Paul (ligne 1) ou Pont-Marie (ligne 7)
Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 20h
Accès à la billetterie jusqu’à 19h30
Fermé lundi, mardi et jours fériés
Entrée gratuite le mercredi de 17h à 20h

Invitation : De Paris à Montmartre – Expo jusqu’au 17 sept 2015

De Paris à Montmartre - Bretonneau - 17 juin au 17 sept 2015

Et parce qu’il n’y a aucune raison que vous ne puissiez pas profiter du vernissage campagnard et en musique, l’invitation: je vous soigne, non? Normal, tout ceci se passe dans la splendide rue intérieure de l’hôpital Bretonneau, 23 rue Joseph de Maistre Paris 18e

invitation

. Le vernissage le mercredi 17 juin de 18 à 21 heures
. L’exposition jusqu’au 17 septembre
. Le thème : de Paris à Montmartre, pour se souvenir que Montmartre fut longtemps un village et qu’il fallut attendre 1860 pour son rattachement à paris avec la création du 18ème arrondissement.
. Le lieu : La magnifique rue intérieure de l’Hôpital Bretonneau – 23 rue Joseph de Maistre Paris 18e
Métro : Ligne 13, station Guy Môquet – Ligne 12, station Lamarck-Caulaincourt – Bus 95, arrêt Place Jacques Froment

. 24 artistes: peintres, sculpteurs, photographes…
Majid AGHILI / Thierry BAILLY / Christine BOIVIN / Marie-France BRUNEL / Louis BOURJAC / Mateus A. DELGADO / Olivier DRUNAT / Monique FABRE / Marie Christine GERARD / Linda GENEST / Brigitte GUEYRAUD / Christos KARAMISARIS / Gérard LAURENT / Valerio LEONI / Gérard MATHEY / Slobodan et Vladimir PESKIREVIC / Cécile ROUCHEYROLLE / Philippe SYLVESTRE / Misia SPIEWAK / TANGUY / Sophie TAIS / Amer YOUSSOF / Peter WINFIELD

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