Nino Migliori, la matière des rêves à la MEP jusqu’au 25 février


Il reste 38 jours pour voir cette exposition

Maison  Européenne de la Photographie
Nino Migliori, la matière des rêve

du 17/01/2018 au 25/02/2018
Niveau +3
 5/7 rue de Fourcy Paris 4e
Ouvert du mercredi eu dimanche de 11 à 20h

Nino Migliori - Le plongeur - 1951 - série " Les Gens d'Emilie "

Nino Migliori - " Série Cancellazioni " 1954

C’est le premier cycle pour 2018 et la Mep a choisi Nino Migliori pour l’une des expositions présentées, un photographe italien né en 1926 qui vit et travaille à Bologne (j’adore cette expression qui confond le travail et la vie) : Nino MIGLIORI.

Cette exposition décline les facettes multiples du travail de ce photographe : Photo humanistes d’après guerre, abstractions, expérimentations, polaroids, captations murales. « Critique et singulier, le regard de Nino Migliori ne cesse de questionner la matière du monde qui l’entoure pour en produire des ensembles étonnants et toujours justes. »

On découvrira ces facettes avec intérêt, étonné et admiratif devant cette curiosité et sa grande rigueur.  Chacun y trouvera son compte. Mais ce sont les séries  sur les petites gens de l’Italie d’après guerre qui m’ont particulièrement touché.

 

 

Nino  Migliori :  de la série " Gens de l'Emilie "  1959

Nino  Migliori : " de la série Gens du sud "  1956

Nino  Migliori : "de la série Gens du sud "  1956

Nino Migliori : "de la série gens du nord " années 50 - Tirage jet d'encre à pigments

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Marilyn jusqu’au 13 février 2018 – Galerie de l’Instant


Il reste 26 jours pour voir cette exposition

Galerie de l’Instant
46, rue de Poitou 75003 Paris – Métro Saint Sébastien Froissard
Tél. 01 44 54 94 09
Ouverture :  du mardi au samedi de 11h à 19h
Le lundi de 14h à 19h – le dimanche de 14h30 à 18h30
Galeriste : Julia Gragnon E-Mail: julia.gragnon@wanadoo.fr

Marilyn - Galerie de l'Instant

Marilyn - Galerie de l'Instant

Marilyn - Galerie de l'Instant

 

Après avoir admiré les photos de Marilyn, n’ hésitez pas à descendre les marches du petit escalier au fond de la galerie. D’autres photos  sont exposées au sous-sol, un peu en désordre mais quel plaisir n’est-ce pas de fouiner un peu et  d’y dénicher quelques pépites, comme ce portrait de Kate Moss encerclée par une meute de photographes que je ne connaissais pas…

Les bras de la Brindille sont un peu déformés par la prise de vue d’origine en plongée, effet encore renforcé par ma propre photo également prise du dessus.Kate Moss dans la réserve de la galerie de l'Instant

Un bon moment, vraiment: de belles photos et un accueil très chaleureux.


L’art du pastel de Degas à Redon au Petit Palais – jusqu’au 8 avril 2018


Il reste 80 jours pour voir cette exposition

L’art du pastel de Degas à Redon au Petit Palais Exposition du 15 septembre 2017 au 8 avril 2018 Du mardi au dimanche de 10h à 18h (Nocturne le vendredi jusqu’à 21h) Avenue Winston Churchill – 75008 Paris Tel: 01 53 43 40 00 Transports Métro Champs-Élysées Clemenceau, lignes 1 et 13 L’accès du musée et des collections permanentes est gratuite L’entrée à l’exposition temporaire : 10 euros (tarif réduit 8 euros)

 

L'Art du pastel de Degas à Redon

 

Le Petit Palais possède une collection remarquable de pastels, ces oeuvres fragiles, longtemps ignorées et reléguées aux esquisses et « crayonnages » préparatoires. Leur technique rend leur conservation problématique et que dire de leur exposition et ses manipulations obligatoires . Mais à quoi bon posséder des trésors pour un musée si c’est pour ne jamais les montrer.

Miracle donc que cette exposition de plus de six mois pour admirer  130 pastels qui regagneront sagement leur réserve : on ne les reverra pas de sitôt. Profitons-en et savourons notre plaisir.

L’exposition se concentre sur la seconde moitié du dix-neuvième siècle, et est organisée autour de cinq thèmes:
. Avant le renouveau du pastel
. Le pastel naturaliste
. Le pastel impressionniste
. Le pastel mondain
. Le pastel symboliste

Une sélection ici de merveilles avec pour certaines une vue agrandie  pour admirer quelques tours de magie techniques, traits de craie, estompes, etc… L’art de représenter un reflet, une carnation veloutée, une barbe grisonnante, etc

Jean Baptiste-Auguste Lenoir – La Sainte Famille – 1870 (vue partielle)

 

Jean Baptiste-Auguste Lenoir - La Sainte Famille - 1870 (détail)
Jean Baptiste-Auguste Lenoir – La Sainte Famille – 1870 (détail)
Jean-Baptiste-Auguste Lenoir - La Mort de saint Joseph - 1870
Jean-Baptiste-Auguste Lenoir – La Mort de saint Joseph – 1870
Jean-Baptiste-Auguste Lenoir - La Mort de saint Joseph - 1870 (détail)
Jean-Baptiste-Auguste Lenoir – La Mort de saint Joseph – 1870 (détail)
Jean-Baptiste Carpeaux - Le Pont de Suresnes - après 1847
Jean-Baptiste Carpeaux – Le Pont de Suresnes – après 1847
Elisabeth Vigée Le Brun - Portrait de la princesses Radziwill - 1801
Elisabeth Vigée Le Brun – Portrait de la princesses Radziwill – 1801
Elisabeth Vigée Le Brun - Portrait de la princesses Radziwill - 1801 (détail)
Elisabeth Vigée Le Brun – Portrait de la princesses Radziwill – 1801 (détail)
Georges Desvallières - Etude d'homme nu au turban - vers 1888
Georges Desvallières – Etude d’homme nu au turban – vers 1888
Pierre Carrier-Belleuse - Sur le sable de la dune - 1896 (vue partielle)
Pierre Carrier-Belleuse – Sur le sable de la dune – 1896 (vue partielle)
Pierre Carrier-Belleuse - Sur le sable de la dune - 1896 (détail)
Pierre Carrier-Belleuse – Sur le sable de la dune – 1896 (détail)
Odilon Redon - Anémones dans un vase bleu - après 1912
Odilon Redon – Anémones dans un vase bleu – après 1912
Lucien Lévy-Dhurmer - L'Appassionata - vers 1906
Lucien Lévy-Dhurmer – L’Appassionata – vers 1906
Lucien Lévy-Dhurmer - L'Appassionata - vers 1906 (détail)
Lucien Lévy-Dhurmer – L’Appassionata – vers 1906 (détail)

Ali Kazma : Souterrain – Jeu de Paume – jusqu’au 21 janvier 2018


Il reste 3 jours pour voir cette exposition
Jeu de Paume
Ali Kazma  – Souterrain
17/10 / 2017 – 21/01/ 2018
L’expo sur le site du jeu de Paume

 

Ali Kazma au Jeu de Paume jusqu'au 21 janvier 2018

 

« Né à Istanbul en 1971, Ali Kazma est diplômé de la New School, New York, en 1998. Il vit et travaille à Istanbul depuis 2000.
Ayant recours dans son travail aux médias photographiques et filmiques, il parcourt la planète à la recherche de situations, de lieux et de bâtiments où entre en jeu l’aptitude de l’homme à transformer le monde. »

 

Il y a des expositions, parfois, qui vous frappent à l’estomac.

Je dois dire que je n’aime pas trop le mélange des genres et en particulier les performances vidéos  glissées parmi les expositions de photos. Très subjectif, ce sentiment ne mérite pas d’être justifié, c’est comme ça. Aussi quand, lors de ma visite au jeu de Paume pour la session d’expositions qui court jusqu’au 21 janvier 2018, je pénétrai dans l’espace réservé au photographe vidéaste Ali Kazma, ce fut avec beaucoup de prudence, pour ne dire beaucoup de réticence.

Et ce fut le choc. Immédiat. Les salles étant pourvues de suffisamment de banquettes pour visionner les oeuvres, je m’assis et regardai, fasciné, la première séquence intitulée Calligraphy (2013 – 6 min). Sur un écran de belle taille, sans musique sinon le bruit capté au tournage, une main taillait avec précaution un morceau de roseau ou de bois pour en façonner une plume. Ici tout va à son rythme et ce n’est pas un artifice de caméra. Si le geste est lent, la caméra capte cette lenteur comme elle capte le moindre détail de cette action a priori banale. Et quand enfin, l’encre déposée sur cette plume, elle touche le papier en une danse précise et majestueuse, on est comme hypnotisé par la beauté de l’action et conquis par la justesse de cette captation. Six minutes pour approcher au plus près une simple activité humaine, singulière sans doute, qu’est cette calligraphie là et ressentir que cette observation minutieuse et à ce point dépouillée  approche au plus près de son essence.

 

Calligraphy - 2013 - Ali Kazma     Calligraphy - 2013 - Ali Kazma

 

Car c’est là la singularité d’Ali Kazma : filmer les activités humaines dans leur déroulement quotidien et dans leur environnement, au plus près et dans leur rythme propre; lent lorsqu’elles le sont, effrénées lorsque c’est justement leur singularité.

Comme cet autre séquence, Clerck (2011 – 3 min 30s) où on voit un employé de bureau préparer soigneusement un liasse de feuillets administratifs puis leur appliquer, sur un tempo hallucinant, deux coups de tampon à chacun. Aucun commentaire, seulement la présentation de cet acte banal et virtuose.

Clerk - 2011 - Ali Kazma

 

Je fus comme beaucoup sans doute, à la fois subjugué par l’habilité diabolique de ces coups de tampon appliqués avec une folle rapidité, et sur la question non posée mais inévitable: Pour Quoi Faire?

Est-ce là le sujet d’Ali Kazma: interroger l’intervention de l’homme sur son environnement, à quelque niveau que ce soit, l’exposition magistrale de son habilité, de sa compétence, de  son savoir faire, de sa technicité extrême et laisser la réponse à d’autres, au spectateur sans doute?

 

Subterranean - 2016 - Ali Kazma  Subterranean - 2016 - Ali Kazma

 


Forêts Natales – Musée du quai Branly – jusqu’au 21/01/18


Il reste 3 jours pour voir cette exposition

Exposition Les Forêts natales – Arts d’Afrique équatoriale atlantique
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac
du 3 octobre 2017 au 21 janvier 2018

 

Les-Forets Natales - Arts d'Afrique équatoriale atlantique

 

Une exposition dont « Branly » a le secret et qui réjouira autant les amateurs de masques africains que les amoureux des formes et de symboles.

Il y a deux méthodes pour parcourir ce genre d’exposition : se munir du catalogue et passer de longues minutes devant chaque vitrine avec un calepin (comptez une ou deux semaines), ou, celle que je préfère, partir en voyage et se laisser embarquer dans de profondes rêveries par ces étranges et pourtant si familières figures tutélaires, ancêtres, fétiches, gardiens, etc. On peut aussi mixer les deux démarches, mais dans tous les cas succomber au plaisir d’une très belle et grande exposition.

Masque, Punu-Tsengi - République du Congo, République du gabon - 19ème sièce, début du 20ème (?) - Bois, pigents, kaolin
Masque, Punu-Tsengi

 

Masque-heaume, "Ngontang", Fang - République du Gabon 19ème siècle - Bois, pigments, fibres végétales
Masque-heaume, « Ngontang », Fang

 

Musée du quai Branly - exposition les forêts natales - Masque - Punu, République du gabon, 19ème, début du 20ème siècle - bois, polychromie blanche (kaolin) et rouge
Masque – Punu
Musée du quai Branly - exposition les forêts natales - Masque Punu-Tsengi - République du Congo, République gabonaise - 19ème, début du 20ème siècle - bois, pigments dont kaolin
Masque Punu-Tsengi

 

Une idée de la richesse de cette proposition d’ Yves Le Fur, commissaire de l’exposition?

 

LE PARCOURS DE L’EXPOSITION

SECTION 1 – Le Nord de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Introduction : Une statuette de gardien de reliquaire de la région
de la rivière Sangha
2. Les statues d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Fang
3. Les têtes d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Fang de la région
Betsi
4. Les masques des Fang
5. Les masques des Kwele liés aux rites du beete
SECTION 2 – L’Est de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Les masques des Kota
2. Les figures d’ancêtres, gardiens de reliquaire des Kota
3. Les Mbede
SECTION 3 – Le centre de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Les masques du centre
2. Les figures de reliquaire ou d’ancêtres des Tsogo
3. Les piliers de cases rituelles des Tsogo
SECTION 4 – Le Sud de l’Afrique équatoriale atlantique
1. Le masque Punu-Lumbo
2. Les masques des Punu-Tsengi
3. Les masques noirs et blancs des Punu