Agenda

Paris Magnum à l’Hôtel de Ville jusqu’au 28 mars 2015

Paris Magnum hotel de ville Paris to 28 mars 2015

 

C’est une magnifique exposition, à l’image de celles organisées à l’Hôtel de Ville de Paris et qui régulèrement présente .  L’occasion de (re)découvrir les grands photographes de l’agence de presse Magnum, fondée en 1947 par Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, George Rodger et David « Chim » Seymour, bien sûr, et de nombreux photographes qui ont travaillé pour elle jusqu’à aujourd’hui. Car magnum n’est pas tout à fait une agence comme les autres et on n’en devient membre qu’après une longe période d’observation. La rigueur, la qualité, le regard sont au menu et pour nous un régal.

Réparties par grandes époques, depuis les années du front populaire avec les futurs fondateurs de l’agence, puis  l’après guerre, mai 68, les années 70-80, jusqu’à aujourd’hui,  les photos sagement alignées témoignent autant des grands événements que de l’air du temps. On ne boudera pas notre plaisir.

Il me semble que la meilleure heure pour ceux qui pourront se libérer est de de présenter à l’ouverture, à 10 heures. La queue est encore raisonnable et, à l’ouverture des portes, vous pourrez admirer les photos sans bousculade.

Grève immobile d'ouvriers dans une usine métallurgique Saint Ouen 12 juin 1936 © David Seymour / Magnun Photos

 

1953 ©Marc Riboud / Magnum Photos

 

 

L’exposition Paris Magnum,
Hôtel de Ville de Paris, salle Saint Jean

Tous les jours sauf dimanche et jours fériés de 10 à 18h30e
Entrée gratuite

Jusqu’au 28 mars 2015

Dali fait le mur: 11 sept 2014 – 15 mars 2015 à l’Espace Dali

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Ce sera l’événement de l’art de rue de la rentrée et je ne résiste pas à la tentation de vous faire lire le texte d’introduction de cette exposition et de ses à-côtés:

L’Espace Dali, Véronique Mesnager, commissaire d’exposition et les 22 artistes ont le plaisir de vous inviter à l’exposition « Dali fait le mur » qui se déroulera du 11 septembre au 15 mars 2015.
ouvert tous les jours de 10h à 18h
11 rue Poulbot – Paris 18e

Polymorphe, explosive, rebelle, déconcertante, drolatique, insolite, anticonformiste, populaire : s’agit-il de définir la démarche dalinienne ou celle du street art ?

Au-delà de la démarche artistique, ce qui rapproche ces créateurs, c’est cette façon de dévoiler le monde : provocatrice, iconoclaste et sauvage. À l’instar de Dalí, les artistes du street art ne s’imposent aucune limite dans leurs sources d’inspiration, leurs matériaux, leurs supports, leurs revendications.
Une vingtaine d’artistes urbains ont ainsi relevé le défi. En dialogue avec les oeuvres exposées à l’Espace Dalí, chacun d’eux a créé une oeuvre qui ose confronter l’univers surréaliste au vocabulaire et aux codes de l’art urbain : peinture, pochoir, dessin, lumière, son, installation.
Akiza, Artiste Ouvrier, Fred Calmets, Codex Urbanus, Hadrien Durand-Baïssas, Jadikan, Jérôme Mesnager, Les King’s Queer, Kool Koor, Kouka, Levalet, Thomas Mainardi, Manser, Nikodem, Nowart, Paella, Pioc PPC, Sack, Speedy Graphito, Valeria Attinelli, Zokatos & Keith Haring.
Commissaire de l’exposition : Véronique Mesnager

Des rencontres avec les artistes viendront rythmer de manière régulière cette exposition.

Un atelier spécifique autour du street art destiné aux enfants sera également mis en place.

Toutes les informations sur le nouveau site web de l’Espace Dali – Paris à partir du 1e septembre.

Espace Dali – Paris
11, rue Poulbot, 75018 Paris

Toute la France au Panthéon

Mongolien en position debout (2009) de Shen Hongbiao

Toute la France et même la Chine au Panthéon.

Car les choses se précipitent, sans parler des futurs résidents annoncés par le président de la république, parité parfaite, deux femmes et deux hommes (Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay).

Pour les touristes asiatiques dont je ne parviens pas toujours, à ma grande confusion, à identifier du premier coup d’oeil la nationalité, chinois, coréens ou japonais, ce qui les intéresse, c’est indubitablement et pour le moment la statue d’acier d’un Mongolien en position debout né en 2009, nu et de quatre mètres de hauteur, don du sculpteur chinois Shen Hongbiao à l’université Paris 1 qui, n’ayant pas encore trouvé de lieu pour abriter ce cadeau, l’a mis sur le trottoir au grand plaisir de tout un chacun et des touristes en particulier, disais-je, qui viennent se faire photographier devant, et même quelques uns ou quelques unes jouer de la perspective pour mesurer sur la photo entre deux doigts la longueur du sexe du monsieur, comme d’autres marquent la pointe de la pyramide du Louvre ou la hauteur de la tour Eiffel. (Cette phrase est très longue, non?)

Pour prendre la statue en photo, il faut faire la queue, si je puis dire, et attendre que tous les membres de la famille de nos visiteurs se soient fait leur selfie avec ce mongolien plein de muscles.

La Sorbonne devrait vraiment le laisser là, en haut de la rue Soufflot, il attire le touriste vers le Panthéon au moment ou sa coupole se pare d’une bâche destinée à protéger les travaux de sa rénovation et qui permettra au Street artiste JR de proposer un événement affichatoire, monumental et photographique dont il a le secret.

En effet, dès le 5 mars, vous pourrez envoyer votre portrait sur le site réservé à cet effet, ou venir vous le faire tirer (le portrait) dans le camion photographique de JR himself posté devant un des huit monuments retenus (tous les détails sur le site plus bas). Et si votre trombine est retenue, vous aurez le plaisir éphémère comme il se doit de vous voir apparaître sur cette bâche de chantier qui enrubanne le tambour de notre monument national, à partir du 22 avril 2014.

Le site : AuPanthéon.fr

Ce projet fait partie d’un projet encore plus vaste de JR « Inside Out The people’s art project » dont je vous conseille de visiter le site.

J’ai classé cet article dans la rubrique street art, à double titre et vous comprenez maintenant pourquoi.

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