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Le Blog! Retour a la Panse   

 
 


mercredi 30 septembre 2009

Photoquai, JR, on en a plein les yeux ...



      


Ah oui, plein les mirettes!

Les bords de Seine nous offrent tout ce mois d'octobre une fête sans pareille avec un collage spectaculaire des photos de JR sur les quais de l'île Saint Louis et le pont Louis Philippe (Women are Heroes) et une exposition de photographes du monde entier quai Branly dans le cadre du désormais traditionnel Photoquai (trois ans et déjà incontournable!). Une bonne nouvelle pour Photoquai, cette année on a moins de grands tirages et pour les voir on s'approche, tout simplement. C'est mieux. J'y ai retrouvé pour mon plus grand plaisir Pierrot Men que j'avais rencontré à Madagascar. Un grand.




Alors profitons vite de cet incroyable été indien, il ne durera sans doute pas.


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Les mamies solidaires!

Au moment où on ne sait plus quoi inventer pour trouver de quoi équilibrer les comptes de la sécu et où on ressort le dossier du déremboursement des médicaments, un dossier qu'on n'enfouit jamais trop loin car il ressert régulièrement, on a fini par oublier, en payant notre petit café au comptoir du coin, que 2,5 milliards d'euros ont été généreusement distribués aux cafetiers et restaurateurs dans l'indifférence à peu près générale, car qui peut me dire où le café au comptoir a baissé?

Je cherche la liste. Tiens oui, c'est une idée ça, on va faire comme le ministre, on va demander des listes, pas des listes de sans papiers, mais des listes de gars qui prennent le pognon et ne se tirent même pas, mais restent là tranquillement, comme tout le monde aurait fait à leur place d'ailleurs.

Les gens, vous savez, cette population bizarre qui habite nos villes et nos campagnes et qu'on ne croise jamais, les gens vont se révolter alors? Mais non, et pour deux raisons : le café est une dépense de plaisir et une petite dépense, même si elle est répétitive. Autrement dit, elle est peu douloureuse même si elle fait un tout petit peu mal à chaque fois, mais moins mal que le plaisir qu'on y prend.

Et puis qui a envie de se fâcher avec son cafetier, le seul gars avec qui, derrière son comptoir, on peut échanger de bonnes blagues sans avoir honte, du genre "pensez à vos copains, lavez vous les mains, pensez à vos copines, lavez-vous la pine!"

Essayez de raconter ça à votre femme en rentrant chez vous. Impossible, hein? Alors qu'au café, vous pouvez, et en plus ça vous donne l'impression d'être quelqu'un d'important en la racontant parce qu'il est malin votre cafetier, il rit bêtement à vos saillies tout en vous tendant la soucoupe pour votre petit noir.

Pendant ce temps là, on va sans doute, dans l'indifférence générale, dérembourser des anti-douleurs et peut-être même le paracétamol, que les mamies prennent sans discernement, mais qui s'intéresse aux vieilles douleurs des petites mamies?

Moi, j'aurais bien proposé de payer le petit noir cinq centimes d'euros plus cher pour financer un peu la sécu et son déficit et même les mamies.

Car un déficit, je le rappelle au cas où ça vous aurait échappé, c'est la différence entre des recettes et des dépenses. Et pour la sécu, qui n'est pas une entreprise, ne produit rien, ne vend rien à l'export, ne joue rien dans les salles de marché, mais nous fait tant de bien et distingue une société humaine d'une bande de loups affamés l'oeil rivé sur les cours de bourse, les recettes c'est exactement ce qu'on décide d'affecter à la solidarité.

Pour équilibrer les deux colonnes, on peut donc agir des deux côtés et pas seulement du côté des dépenses. Parce que si on continue comme ça, on n'a qu'à supprimer toute la colonne dépenses et on verra alors que le déficit s'est transformé en bénéfice.

Qu'est-ce qui se passerait si on se préoccupait un peu de la colonne recettes?

Pourquoi pas, par exemple, trois centimes d'euros sur les sms, par exemple? Personne ne s'en apercevrait et sûrement pas les accros qui jouent des pouces dans le métro et dont je suis, ne regardent plus personne et en finissent même par louper leur station, alors trois centimes vous pensez, ça en ferait des sous pour la sécu.

Et la taxe sur les supports d'enregistrement? On pourrait la reverser à la sécu, c'est facile. Il suffit de mettre dans la colonne recettes le libellé : taxes décidées par la commission d'Albis. Tous ceux qui achètent encore des dvd vierges, j'en connais, j'ai des noms, même le mien, mais aussi des clés usb, des disques durs, des lecteurs mp3, des téléphones pour écouter de la zique seraient certainement d'accord, surtout si on leur demande pas leur avis. Ca ferait des sous aussi. Et même, compte tenu que les prix de vente baissent tout le temps, on pourrait doubler la taxe, continuer à en reverser la moitié à la Sacem et l'autre moitié à la Sécu, personne ne s'en apercevrait. Et on serait fier en écoutant son mp3 de pouvoir se dire qu'on est solidaire à la fois de Johnny et des mamies qui ont tous besoin de notre solidarité.

Non? Même par fier?

Et pas d'accord non plus? Il ne reste donc que les mamies pour être solidaires.

Allez mamie, t'as mal à la tête, tes jambes te font souffrir, t'as une barre rougie dans les reins? Pas grave, prend ta gellule, c'est pour la bonne cause. Prends en deux même. C'est indolore pour la sécu. T'as mal quand même? Bizarre!


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mercredi 23 septembre 2009

La viande accrochée, ça fait peur, des fois...



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mardi 22 septembre 2009

Drame à Fontenay sous Bois : un homme coupé en deux par un portail

Rue Guérin Leroux, à quelques dizaines de mètres seulement du commissariat et de l'Hôtel de Ville, un homme a été retrouvé coupé en deux par un portail.

Interrogées, les autorités à qui on demandait l'identité de la victime, ont benoitement répondu que ce n'était personne.

"Nobody, Nemo,..."

Il faudra pourtant bien tirer cette affaire au clair.



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Victoire éclatante des forces françaises dans la Jungle

Enfin une victoire contre des afghans et aussi, dit-on, quelques irakiens.

C'est sans coup férir que Eric BESSON, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Développement Solidaire, a démantelé ce matin un camp de base de dangereux trafiquants transformé en "décharge publique".

278 interpellations dont 132 mineurs, on se doutait bien que certains essaieraient de se déguiser dans ce pays minier, mais ils ne devaient pas savoir que toutes les mines ont été fermées depuis longtemps. Force est donc restée à la loi.

Quand à la douche du gymnase municipal, elle a enfin été rendue aux sportifs.

Déjà en 2002, le camp de Sangate géré par la Croix Rouge avait été victorieusement enlevé par le ministre de l'intérieur de l'époque qui militait pour une immigration choisie, préférant disait-il des ingénieurs informaticiens. Il semble qu'il n'y en ait pas beaucoup en Afghanistan et que l'envie de coder des logiciels ne soit pas la cause principale de leur venue en Europe. Mais alors pourquoi s'entassent-ils sur nos plages?

Le ministre de la défense Hervé Morin n'a pas réagi devant cette victoire remportée sans un seul incident par son collègue du gouvernement devant une presse nombreuse et tous objectifs en bataille. Gageons qu'il n'en pense pas moins.


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lundi 21 septembre 2009

Le Ministère de la Santé le confirme : il a reçu 100 millions de masques



En cas de guerre, c'est l'intendance qui fait la force des armées, et en cas de grippe, ce sont les masques.

De ce côté là, tout va bien. Le ministère vient de recevoir vingt sept camions de masques livrés par une société qui s'était engagée à fournir ces précieux équipements avant le déchaînement de la pandémie.

Le ministère se dit particulièrement satisfait par la qualité des masques reçus. Fond doublé, très souples, ils couvrent parfaitement le visage depuis le nez jusqu'au menton. De plus, ce qui ne gâche rien, ils sont paraît-il très seyants.

Quelques volontaires en ont enfilé un et sont sortis dans le métro pour juger des réactions: l'accueil est très favorable et souriant. Seule une grand mère a traité l'un des fonctionnaires de pervers, mais il semble que cette femme n'ait plus toute sa tête. Elle a été immédiatement internée pour atteinte au moral de la nation.


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dimanche 20 septembre 2009

Ratp : "60 ans d'histoires en commun" une expo formidable




C'est jusqu'au 4 octobre et c'est une expo de photos de notre bon vieux métro, sur les quais, dans les stations, dans les rames, à la sortie des édicules et on y rencontre des anonymes, des célébrités, en couleur ou en noir et blanc et c'est une merveilleuse exposition.

Bien sûr, il est toujours interdit de photographier dans l'enceinte du métropolitain, survivance d'un règlement que chacun peut découvrir dans les stations et qui est la copie conforme de celui de la sncf.

Heureusement, avec, ou le plus souvent sans autorisation, les photographes amateurs et les autres n'en tiennent aucun compte et surtout ne la sollicitent pas cette autorisation, car ce serait dit-on le meilleur moyen de se la voir refuser.

Heureusement, les agents de la Ratp sont aussi photographes et avec l'aide de Match et de quelques clichés, people en ce temps là mais aujourd'hui beaucoup plus que ça (je pense par exemple à Salvador Dali surgissant d'une bouche du métro avec un tamanoir tenu en laisse!), nous découvrons émerveillés des photographies de ce transport commun et en commun qui, pour chaque parisien, est plein de souvenirs du temps qui a passé en même temps que passaient les stations, les matériels, les employés disparus, depuis les chefs de train jusqu'aux chefs de gare et même ses passagers qu'on découvre un peu éberlués en se disant : on était donc comme ça à cette époque là. (Cette phrase est peut-être un peu longue, mais vous pouvez la couper vous-même)

Qui ne se souvient pas de ces queues formidables dans les couloirs avec les poinçonneurs ou les portillons automatiques qui régulaient le flot, la presse quotidienne dans les wagons, sans commune mesure avec ce que nous connaissons aujourd'hui, la vie qui y règnait et qui s'est éteinte peu à peu sous les coups répétés du sudoku et du casque audio qui ont transformé le voyageur en cosmonaute aux yeux aussi vagues qu'un fumeur d'opium.

Pas de landaux alors à se risquer dans le métro, où se seraient-ils logés, et les derniers arrivés s'arc-boutaient sur le quai, dos au wagon et conquéraient leur place dans une poussée irrésistible qui démentait à chaque fois l'impression qu'on ne pourrait être plus serré. Le fermeture de la porte servait de juge de paix et il arrivait souvent qu'au dernier moment, le dernier monté se fasse expulser juste à ce moment là, dans un réflexe commun de révolte. On se retrouvait alors sur le quai, le métro s'éloignait mais on était en bonne position pour le prochain.

Les quolibets fusaient, les mains se baladaient gentiment dans l'anonymat de la cohue et personne alors ne se réfugiait derrière ses écouteurs pour ne pas céder sa place à la mamie ou au grand-père. Et gare au paltoquet qui serait resté assis sur son strapontin, il se serait fait expulser manu militari, sous les applaudissements du wagon, une communauté temporaire et solidaire dont les règles obscures, non écrites mais intransigeantes, s'imposaient à tous.

Je me souviens qu'il y avait même une méthode pour plier son journal en deux dans le sens de la hauteur pour pouvoir le feuilleter sans avoir à le déployer, un vrai savoir faire qui a aujourd'hui disparu avec les formats réduits.

Oui, il faut aller regarder ces photos, mais peut-être pas sur la piazza de beaubourg, avec ce montage un peu ridicule de contreplaqué et ces photos juchées hors de vue.

Non, je vous conseille d'arpenter tranquillement les quais de la ligne 14, par exemple, à Gare de Lyon ou à Madeleine : éclairage discret, une photo entre chaque porte d'accès aux wagons et tout le loisir de vous pencher et d'examiner au calme ses images si proches et familières et pourtant tellement étranges et insolites, car le temps qui passe nous rend étrangers à notre propre passé et c'est comme un voyage en terre inconnue.

Du 15 septembre au 4 octobre : Piazza du centre Pompidou
Du 15 au 28 septembre sur les quais de la ligne 14 dans les stations Gare de Lyon, Châtelet, Madeleine et Bibliothèque François Mitterrand.

Le site de la Ratp


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vendredi 18 septembre 2009

Aubade ! 100 leçons de séduction et ... pas la fin tout de même?




A j-6 de sa centième leçon de séduction, une formidable campagne publicitaire qui fera longtemps les beaux jours des écoles de marketing, de photographie et de sociologie, Aubade, puisque c'est bien de la prestigieuse marque de lingerie qu'il s'agit, essaie de lancer et d'entretenir le buzz sur l'événement, en y mettant tout son coeur même s'il semble bien que le coeur n'y soit plus vraiment, alors qu'il continue de palpiter sous les seins gonflés des modèles et dans la poitrine des afficionados dont, je l'avoue, je suis.

Quelle aventure tout de même que ces cent photos, formatées comme un sonnet, avec des règles et des contraintes implacables : pas de visage, pas de nom sur les modèles, même si on a fini par mettre un visage sur certains de ces modèles qui n'en avaient pas, du noir et blanc à mugir de plaisir et des photographes de grand talent.

Sans oublier non plus ces petits textes ciselés, devant lesquels les féministes ont toujours été circonspects(es) : la femme y affichait bien son tendre pouvoir sur les hommes et leur faiblesse, mais avec des arguments qui cantonnaient la femme à un simple rôle de courtisane, disait-on, dans des commentaires pas toujours indulgents.

N'empêche, depuis leur lancement en 1992, imaginez une campagne de 17 ans, ces leçons ont eu leur heure de gloire et on attendait avec impatience leur apparition dans les magazines, on commentait l'humour coquin, la séduction, la dérision érotique de chacune de ces photos.

Pourtant, rien de plus banal apparemment : une jeune femme anonyme, shootée plein cadre, assise ou à genoux qu'on aurait très bien pu imaginer dans l'intimité de sa chambre en train de s'habiller ou de se deshabiller, qu'importe, et de se parler dans son miroir en songeant à son mari ou son amant et au tendre piège dans lequel elle va le faire tomber.

Rien d'autre, pas d'accessoire, pas de décor. Un corps de femme, magnifique et magnifié par la photo et une parure de lingerie. Et le petit texte magique donnant au tout sa pleine signification, les mots et la photo se renvoyant la balle dans un jeu troublant et finalement extrêmement excitant pour l'esprit et les sens.

Alors, pour la centième, confiée au photographe Michel Pérez et qui espérait bien être de cette fête, le chant du cygne, même si le cygne est magnifique? Tous les amoureux d'Aubade et de ses leçons espèrent bien que non et préfèreraient que ce soit celui du phénix pour une nouvelle naissance.

Oublions donc pour un temps les difficultés et les mauvais présages, et célébrons l'événement comme il se doit, c'est ce qui peut arriver de mieux à l'entreprise, à ses salariés, et à tous ceux qui nous ont fait rêver, photographes et modèles: un livre, cent exemplaires d'une sérigraphie spéciale et grand format, un tirage au sort, une action commune avec sidaction, tous les points de vente Aubade associés à l'événement, le 24 septembre à 19 heures verra la centième dévoilée à nos yeux émerveillés et forcément un peu tristes, comme au réveil d'un rêve qui aura déroulé dans notre petite chambre noire personnelle cent petits miracles de féminité et de tendresse.

Envie de participer? J'espère bien. Retrouvez tout le détail de la centième des leçons de séduction d'Aubade sur http://l100.aubade.com/?langue=fr


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samedi 12 septembre 2009

Willy Ronis nous a quittés

Juste ce petit mot pour dire ma peine. J'aimais le photographe et j'aimais aussi l'homme, sa gentillesse, sa modestie.

Pour tous ceux qui comme moi regretteront son sourire, sa chaleur et son infatigable curiosité bienveillante, cette photo prise à la maison Européenne de la Photographie en avril 2009 où il était venu parcourir les salles des expositions. Sa démarche n'était plus très assurée mais son sourire disait toute sa vaillance et sa volonté farouche de rester ouvert à la vie.



Ne ratez pas non plus le petit porfolio sonore que nous propose Le Monde à propos de trois photos de nus intitulé "Dans les nues de Willy Ronis" pour nous rappeler aussi que Willy Ronis fut aussi un grand amoureux des femmes.


Dans les nues de Willy Ronis
LEMONDE.FR | 13.09.09

© Le Monde.fr


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vendredi 11 septembre 2009

Siné Hebdo premier anniversaire



Je ne résiste pas au plaisir de vous faire suivre le communiqué de Siné Hebdo, que la Panse a soutenu dès la genèse des événements qui ont provoqué sa création.

" Chers amis,

Vous étiez là dès le début, un peu avant même. Vous avez signé
les pétitions de soutien, vous avez impulsé l’élan de solidarité.
Nous vous remercions de votre confiance et continuons de mener
un combat tout azimut pour lutter contre le consensus mou,
la terreur intellectuelle et la pensée unique.
L’aventure Siné Hebdo était improbable. Lancer un nouvel hebdo,
en trois semaines, pendant l’été 2008, et en pleine crise
de la presse : il fallait être fou ou très en colère ! Nous étions les
deux. Le succès fut au-delà de toute attente : 140 000 exemplaires
vendus dès le premier numéro, le 10 septembre 2008.
Depuis, c’est 2 millions 700 000 exemplaires vendus, 50 000 mails
et courrier des lecteurs, 12 000 dessins reçus dont plus de 2 650
publiés, grâce à une équipe de chroniqueurs, journalistes et
dessinateurs enragés.
Nous fêtons ce mois-ci le premier anniversaire de Siné Hebdo,
via un hors-série de 96 pages, « Un an… et toutes ses dents ! »,
qui retrace cette incroyable aventure. Où il est démontré que
Siné Hebdo ce n’est pas ce QUE les médias voudraient en faire :
un journal de rigolade. Non, c’est AUSSI des enquêtes, des
reportages, des rencontres…
Nous vous demandons, aujourd’hui plus que jamais, de parler
de Siné Hebdo autour de vous, du hors-série… Nous n’achetons pas
de pub, nous n’en accueillons pas, nous n’avons que nos lecteurs
et nos « soutiens » pour garantir notre indépendance et
pérenniser l’aventure !

Merci à vous tous, Bob et Catherine Sinet "


Le site du journal : http://www.sinehebdo.eu/


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Le malheur d'avoir des origines arabes

Il est beau ce titre, non? Un peu démago peut-être, mais il n'y a pas de raison.

A la Panse de l'Ours, on n'hésite pas avec la démagogie, car cela permet de vérifier qu'on est toujours dans un pays où on peut écrire des choses...

Essayez de défiler à Kartoum avec un panneau réclamant le droit de porter le bikini sur la plage pour les femmes (*) ou devant le mur des lamentations à Jérusalem pour prôner l'interdiction de la Kipa et vous comprendrez de quoi je veux parler.

Mais revenons à notre malheur des origines...

Franchement, ce n'est pas facile de faire oublier qu'on est petit gars d'origine arabe en France alors qu'on croyait qu'on était sur le point d'y arriver.

Prenez le cas d'un jeune homme, d'origine arabe donc, décidé à forcer la destinée et galvanisé par l'exemple d'une certaine ancienne ministre de la justice et qui se dit : "pourquoi pas moi? "

Brillant et volontaire, il prend sa carte d'un grand parti politique de droite, va aux réunions, participe aux fêtes, arbore sa carte, boit même de la bière en plein Ramadan et mange du cochon, c'est dire, et finit par se dire : "Ca y est, j'ai fait le plus gros, fini le délit de faciès, finies les apostrophes sur mes origines, me voilà intégré et par le haut. A moi les responsabilités, l'action citoyenne, bref ce n'est pas moi qu'on verra sur une mobylette livrer des pizzas ou errer sur les quais du rer avec mon survet la capuche rabattue sur la tête..."

Content, il pense même toucher définitivement au but en serrant la main du ministre Brice Hortefeux et en échangeant des plaisanteries avec lui, plaisanteries qui prouvent bien qu'il n'est plus, lui dans le mauvais camp... mais dans celui des bons français qui gagnent, travaillent vachement plus pour gagner plein de pognon et n'ont pas peur d'accueillir en leur sein des chasseurs, la casquette au ras des sourcils, des souverainistes qui dénoncent l'envahissement de notre beau pays, et même des jeunes français aux origines liées à un passé colonial pas si lointain... (ah oui, là c'est très démago... je le reconnais)

Raté! Encore raté! Alors qu'il avait mis toutes les chances de son côté, et avait été jusqu'à rigoler de la plaisanterie finalement assez banale du ministre, une plaisanterie qu'on entend tous les jours au comptoir du café du coin, paf! voilà qu'un inconscient prend la scène avec sa vidéo portable (en fait une équipe télé de public sénat, si, si... mais que LCP n'a pas diffusé) , et déclenche en la livrant à un média d'information sur internet un scandale... pour la bonne cause sans doute, mais pas pour sa cause à lui, qui se retrouve brutalement rattrapé par ses origines...

Dur dur...

Est-ce que le Monde avait pensé à tout ça en publiant cette vidéo?



(*) Normal, il n'y a pas de plage à Kartoum. Autre question qui me taraude à propos du Soudan et qui n'a rien à voir : quand on y fouette les jeunes femmes, car les compagnes de Lubna Hussein ont été fouettées, elles, y compris trois jeunes filles mineures, est-ce qu'on les deshabille? torse nu? Cul nul? est-ce qu'on met un bandeau sur les yeux du fouetteur? Est-ce qu'il fouette à l'aveuglette? Y a-t-il des spectateurs? Des juges? Des mollahs? Des policiers? des avocats? Comment sont-ils installés? dans la pièce? derrière une vitre, sur une place publique? Est-ce qu'on peut prendre des photos? On nous cache tout, on ne sait rien...

Dans la prison d'Abou Ghraib, par exemple, on pouvait filmer quand on torturait les prisonniers, c'est même ça qui a causé tant d'ennuis aux américains...

Bon j'arrête là et je sors...

Ah une dernière nouvelle avant de partir, mais il ne s'agit peut-être que d'une rumeur: Brice Hortefeux et l'ex préfet Paul Girot de Langlade seraient sur le point de créer une association pour défendre la liberté d'expression... au grand dam de la ministre Michèle Aliot Marie qui s'apprêterait à diligenter un audit... la réponse la plus commode dès qu'un problème se présente.

Bon, ce coup là je m'en vais...

Ah non, encore une : les Auvergnats envisagent maintenant de porter plainte pour propos racistes, depuis que le ministre affirme que c'est à leur propos qu'il plaisantait. On ne comprend d'ailleurs très bien ce que les auvergnats ont bien pu faire à Brice Hortefeux pour qu'il s'en prenne à eux de cette façon.

Il doit prendre son café dans un établissement qui ne répercute pas la baisse de la tva... On comprend donc son ressentiment.


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mardi 8 septembre 2009

Envie de courir tout nu dans les vignes?



je sais que c'est votre fantasme secret, comme pour beaucoup.

Et bien, je vais vous donner l'occasion de satisfaire ce fantasme bien compréhensible, tout en participant à une oeuvre artistique et en plus pour une bonne cause.

Etonnant, non?

Figurez-vous que GreenPeace, l'organisation qui travaille depuis tant d'années pour la sauvegarde de notre environnement, et Spencer Tunik, le photographe bien connu dont la marotte innocente est de faire poser nus le plus grand nombre de figurants dans des happenings réjouissants et festifs, ont décidé d'attirer l'attention sur les risques du réchauffement climatique en focalisant leur action sur les risques que court aujourd'hui la vigne et donc cette tradition bien innocente également, le petit coup de rouge, ou de blanc, au choix.

« Si nous n’agissons pas - ici et maintenant -, l’homme et l’ensemble de son patrimoine culturel sont à terme condamnés ! déclare Pascal Husting, directeur de Greenpeace France. Fleurons de ce patrimoine commun, les terroirs français subissent déjà les conséquences des changements climatiques. Il appartient à chacun d’entre nous de faire entendre sa voix -ou de faire parler son corps - pour presser les politiques d’agir. Le travail extraordinaire de Spencer Tunick permettra de sensibiliser de nombreuses personnes, citoyens et politiques, en France comme partout dans le monde ! »

Les volontaires peuvent d’ores et déjà s’inscrire sur www.greenpeace.fr/tunick

Cette initiative est soutenue à fond par la Panse de l'Ours, pour plein de raisons: courir nus dans les vignes, la défense du bourgogne, une reconnaissance éternelle au père Noé qui s'y connaissait en franches parties de rigolades dans les vignes du Seigneur, la nudité assumée derrière la feuille de vigne qui ne demande qu'à tomber et une totale adhésion au refus du port du pantalon, même au Soudan, surtout au Soudan où soit dit en passant, il y a des femmes dont le courage mérite un grand coup de chapeau...

C'est vrai qu'il est plus facile de faire fouetter une fille en pantalon que de poursuivre les viols perpétrés par les milices dans les camps de réfugiés. Sans doute que là aussi la police a des quotas et qu'elle va au plus facile.

Bon, allez, même si la température chute un peu d'ici octobre, tombez-le ce pantalon et soyez certain que le petit air vif des vignobles vous donnera un petit coup de fouet salutaire... et sans danger pour l'épiderme délicat de votre postérieur.


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