Sur le Campo dei Mori, derrière
le Palais dei Mori.Dino et Enzo, deux marchands ; on devine que
leurs années de prospérité sont passées
depuis longtemps. Ils assistent à une procession dont
on ne perçoit que les bruits : rumeur et cris d'enthousiasme
de la foule, trompettes et cymbales, sabots des chevaux claquant
sur le pavé luisant. Dans le dos des marchands, on aura
remarqué, présence insolite et invisible, la fille
en noir progressant lentement, d'une démarche hiératique,
et à contresens du cortège de fête ; comme
la Flora de Pompéi, elle jette des poignées de
fleurs.
Dino : Ca nous coûte
quand même pas mal de ducats, cette fête des douze
Marie...
Enzo : Oui, mais quel résultat
! Ca ne te réjouit pas le coeur, toi, tous ces drapeaux,
ces oriflammes, ces trompettes étincelantes, ces costumes
immaculés, ces robes de dentelles et de perles moulant
des corps de femmes merveilleuses ?
Dino : Quand même ! Tout
cela parce qu'il y a bien longtemps, les Uschochs venus de Dalmatie
nous volèrent nos filles et nous les rendirent souillées
dans leur vertu et leur honneur, et que le patriarche de Venise,
attendri, décida de doter généreusement
ces malheureuses pour qu'elles trouvent quand même chaussure
à leur pied !
Enzo : Et quoi ? N'est-ce pas
une noble et généreuse idée que nous, les
marchands de Venise, avons eue de doter chaque année en
souvenir douze enfants trouvées qui portent le nom de
Marie ? Regarde ! Les voici, nos douze Marie ! Elles sont superbes
! Que ne suis-je l'un des heureux époux !
Dino : C'est vrai qu'elles
sont jolies, les filles pauvres de notre peuple.
Enzo : Vise un peu leurs petits
nez impertinents, leurs boucles blondes, leurs lèvres
roses et mutines, leur sourire câlin ! Elles sont belles,
et elles le savent ! Et leurs seins ! Ah ! tous ces nichons qui
frétillent au rythme du pas cadencé des chevaux,
là devant nous, impunément, conscients qu'ils ne
risquent rien à se montrer ensemble, vu que les hommes,
comme l'âne de Buridan, mourraient d'abstinence et de désespoir
avant d'avoir pu choisir laquelle de ces douze poitrines caresser
?
Dino : Tais-toi donc, vieux
bigleux ! Tu n'es pas honteux de parler ainsi ? Contente-toi
de regarder, rame de galère. Tu sais bien que, tu me permettras
ce jeu de mot vulgaire, ces jeunesses-là ne sont plus
à la portée de ta bourse ni de tes bourses...
Enzo : Bah !
Dino : Et puis, ces filles,
sainte Anne nous garde,il suffit de toucher la poignée
de leur porte, et elles sont déjà enceintes !
Enzo : On peut rêver,
non ? Les voilà parties ! Plus qu'une année à
patienter, jusqu'à la prochaine fois... (Un temps) Si
nous reprenions notre jeu, Dino ?
Dino : Non. J'en ai assez.
Tu triches tout le temps.
Enzo : Pas toi ? Mais qu'allons-nous
faire, si nous cessons de jouer ? Depuis que nos amies du Traghetto
del Anzolo ont été chassées de Venise, nous
nous morfondons comme des rats.
Dino : Tes amies. Pas les miennes.
Et ne me parle pas de rats, je t'en prie. Ces sales bêtes
me donnent froid dans le dos. As-tu remarqué comme elles
pullulent à nouveau ?
Enzo : Encore tes idées
noires, Dino. Mais regarde plutôt ce beau pigeon qui arrive.
Je vais lui jouer sa veste brodée. (A Rinaldo) Hola, messire,
une petite carte ?
Rinaldo : Je suis piètre
joueur. Et puis je n'ai pas le temps de m'amuser.
Enzo : Pas le temps ? Quelle
besogne urgente peut bien encore vous accaparer à cette
heure où la Sérénissime se plonge avec délectation
dans le plaisir et l'insouciance ?
Rinaldo : Je cherche Lucia,
ma fiancée.
Enzo : Et bien ! Voilà
un enjeu convenable ! Jouez la briscola avec moi. Si vous gagnez,
je vous aiderai dans votre quête ; si vous perdez, je me
contenterai de votre veste brodée, qui n'est certainement
pas la seule que possède un jeune garçon de votre
qualité.
Dino : Allons, joue, petit.
Mon compagnon est habile, mais ta Lucia vaut bien une veste.
Rinaldo : Et Paris vaut bien
une messe ! D'accord, marchand, jouons ! Mais pas de ruse : si
je gagne, tiens ta promesse !
Enzo mêle les cartes
et les fait couper à Rinaldo. La partie de briscola s'engage.
Enzo : Ca ira à deniers.
Rinaldo : Voilà ! Je
prends ton cheval avec le roi de bâtons.
Enzo : Ce n'est rien ! Regarde,
je veux bien t'en donner encore. Tiens, le valet de coupe !
Rinaldo : Je dois bien refuser
ça. C'est à toi.
Enzo : Et l'as ? Où
crois-tu qu'il se cache ? Au fond du tas ?
Rinaldo : Si tu me le demandes,
c'est parce que tu ne l'as pas vu, ou au contraire, parce que
c'est toi qui caresses déjà sa pointe.
Enzo : Renifle un peu mon trois
d'épée, avant que je ne te tranche le lard avec
!
Rinaldo : Misère ! Tu
auras aussi l'avant-dernière prise !
Enzo : Sacrebleu ! Ce n'est
pas vrai ! Il a l'as de damiers ! Je suis fichu, Dino !
Rinaldo, jetant ses dernières
cartes sur la table : Gagné ! J'ai gagné ! Où
est-elle ? Rends-la moi, marchand !
Enzo : Tout doux, mon prince
! Je n'ai pas promis de te la rendre. Juste un renseignement.
Rinaldo : Donne, alors. Dépêche-toi
!
Enzo : Tu ne la retrouveras
pas : elle a été enlevée !
Rinaldo : Enlevée ?
Par qui ?
Enzo : Par le seigneur Antonio
Rioba !
Rinaldo : Qui est ce misérable
?
Dino : Tu ne connais pas Tonio
Rioba, le marchand de fils et de tissus d'Orient ?
Enzo : Tu ignores que les plus
belles jeunes filles qui entrent dans sa boutique se retrouvent
parfois en Alger, ou plus loin encore ?
Rinaldo : Mais... par quelle
sorcellerie ?
Enzo : Tu ne comprends pas,
malheureux ? Cet homme est le Diable! Il vend ces pauvres enfants,
ou les échange contre ses étoffes. Sinon, comment
expliquer qu'un simple marchand de broderie ait pareille enseigne
à Venise ?
Rinaldo : Vous mentez ! Lucia
n'a certainement jamais mis les pieds chez ce Tonio Rioba. Elle
se fournit chez les commerçants les plus respectables
de la ville, pas chez les brigands. Je savais bien que je perdais
mon temps à vous écouter. La nuit est encore longue.
Je vais la retrouver. (Il sort)
Dino : Pourquoi ces mensonges,
Enzo ?
Enzo : Je te retourne la question,
Dino : pourquoi pas ?
Dino : La détresse d'un
jeune amoureux ne t'émeut pas ?
Enzo : M'émouvoir ?
Si, elle m'émeut... Mais est-ce une raison pour ne pas
s'en amuser ? Et puis, il reverra sa belle. Venise n'est pas
si grande, et la lagune rend toujours les corps qu'on lui jette.
Méconnaissables parfois, mais elle les rend.
Dino : Tu crois que cette demoiselle...
Enzo : Si je te disais que
c'est moi qui l'ai noyée après avoir abusé
d'elle à plusieurs reprises, me croirais-tu ?
Dino : Non. Tu n'en es pas
capable. Tu es né sous une bonne étoile : j'ai
vu la vieille Gianna te tirer les cartes.
Enzo : Tu as raison. Mais avoue que ce serait
bon d'aller une fois à l'encontre de sa destinée.
Dino : Même au prix d'une
vie ?
Enzo : Surtout au prix d'une
vie ! D'une vie... et d'un hymen. Enfin, d'autres s'en chargeront
pour nous, si ce n'est déjà fait. (Un temps) Depuis
quand n'as-tu plus touché de chair fraîche, Dino
?
Dino : Depuis très longtemps.
La dernière fois, c'était en Egypte.
Enzo : Tu regrettes l'Egypte,
n'est-ce pas ?
Dino : Quand, au port, on décharge
les navires qui arrivent de là-bas, et que se répandent
sur le quai toutes les odeurs fortes des fruits et des épices,
je deviens fou. Mon sang bouillonne dans mes veines, la tête
me tourne, je serre les poings à en blesser mes paumes,
et si je ne craignais d'être enfermé par la police
du doge, je hurlerais si fort qu'on m'entendrait à Rome.
Enzo : Et tu la vois devant
toi ?
Dino : Qui donc ?
Enzo : Halima.
Dino : Comment connais-tu son
nom ?
Enzo : Tu sais, Dino, depuis
que les fameux événements nous ont forcés
à vivre sous le même toit, il n'est pas une nuit
où tu n'aies prononcé son nom dans tes rêves
agités.
Dino : Si tu l'avais connue,
Enzo ! Si tu avais caressé sa douce peau cuivrée,
ses longues jambes de gazelle, son ventre comme aucun artiste
grec n'en a sculpté, et ses seins, les plus beaux sans
doute dont femme ait jamais été parée. Ce
sont ces fruits-là qu'Adam a cueillis au Paradis terrestre,
et même Dieu se serait damné pour de si parfaites
rondeurs. Elle m'aimait, Enzo ! Et puis un matin, elle a disparu...
Enzo : Tu ne l'as plus revue
?
Dino : Non.
Enzo : Et chez Dona ?
Dino : Tu sais cela aussi ?
Quand le bruit a couru en ville qu'une déesse venue du
désert était arrivée chez Dona, et qu'elle
faisait tourner la tête à tout ce que Venise comptait
de puissant, de riche et de couronné, mille fois j'ai
voulu aller la voir. Mais j'ai eu peur que ce soit elle. J'ai
eu peur de la revoir vêtue seulement de bijoux, avec une
fausse lueur lubrique au fond de son regard de braise.
Enzo : Et maintenant ?
Dino : J'ai vieilli. Elle aussi,
probablement. J'ai préféré vivre avec le
souvenir, comme ce pauvre garçon devra bien s'y résoudre.
Revient Rinaldo, l'air hagard
et terrorisé.
Enzo : Et bien, garçon
? Qu'est-ce qui t'arrive ? As-tu rencontré un pestiféré
?
Rinaldo : Là ! D'affreuses
créatures ! Elles me poursuivent !
Une cohorte de prostituées,
hauts talons et jupe fendue, outrageusement maquillées
et lourdement perruquées, font une entrée triomphale
et bruyante.
Enzo : Ho ! Vous êtes
de retour, les filles ? Mais par quel miracle ?
Nena : Un miracle ? Et tous
ces marins qui nous arrivent chaque jour de tous les lieux perdus
de la terre, après parfois une année entière
de navigation et d'abstinence, y penses-tu ?
Catega : Crois-tu que tous
ces mâles en rut lâchés sur les quais comme
des taureaux pouvaient ainsi longtemps tourner en rond en hurlant
à l'amour ?
Rosega : Tu les vois, toi,
nos bonnes dames de la noblesse vénitienne, ouvrir leurs
jupes pour se réchauffer les cuisses la nuit, sur les
marches de la Scuola de San Rocco ?
Nena : Ou se dandiner sur la
promenade de Castelforte aux Carampane, pour ramasser tous ces
braves et les contenter au-delà de leurs exigences, sans
pudeur ni remords ?
Rosega : C'est tout juste s'ils
ne nous ont pas supplié de revenir, avant que les poudres
n'explosent à l'arsenal, tous ces pontes du Sénat
qui s'étaient mis en tête d'expurger Venise de son
stupre...
Catega : ... pendant qu'eux-mêmes
continuaient au fin fond de leurs palais à se vautrer
sans retenue dans la débauche la plus innommable !
Gianna : Si vous aviez vu leurs
têtes quand nous avons rappliqué! Ca valait bien
tous les tapis rouges du monde !
Enzo, à Rinaldo juché
sur un tonneau : Tu n'as rien à craindre, petit. Reste
donc avec nous, je crois que ça te fera du bien. Mais
je te préviens : ici, c'est la "sérénissime
putréfaction" ! Bas les masques ! D'ailleurs, avons-nous
besoin de masques ? Nos trognes sont laides, mais elles sont
vraies. La vérité est laide, mais nous au moins,
nous assumons notre vérité, nous nous en repaissons,
sans fausse honte. Les autres, les grands, ils ont choisi de
cacher leur maladie derrière des masques dorés,
et pour être certains de bien dissimuler leurs vies et
leurs vices, ils se réfugient aussi derrière les
façades, dans le noir, le vide, le froid et l'humidité.
Et sous leurs masques, ils sont eux-mêmes vides, froids
et humides !
A ce moment, une musique de
danse s'échappe du Palais dei Mori. Un bal vient de commencer.
Enzo : Ecoute ! Ils dansent
! Ils appellent ça le menuet ! Sais-tu pourquoi ? Parce
que leurs femmes ont de menus pieds, de menues hanches, de menues
fesses et de menues poitrines ! Sont-ils ridicules ! "Tendez
le jarret, que diable !"
Profitant de la musique, le
groupe des prostituées et les deux marchands se lancent
dans une parodie de menuet, accentuant pas et gestes d'une manière
grotesque. Rinaldo est horrifié. L'une des filles s'est
approchée de lui.
Gianna : Et ce jeune homme,
là, il ne danse pas ?
Rinaldo : Laissez-moi tranquille
!
Rosega : Et bien, mon puceau
? Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as besoin d'être déniaisé
? Alors, abandonne-toi dans mes bras
Nena : Ah non, Rosega ! Il
est pour moi, ce beau petit oiseau !
Gianna : Tu permets ? Je l'ai
vu avant toi !
Nena : Oui, bon, ceci dit...
Rosega : Quoi donc, Nena ?
Nena : Va savoir ! Il y en
a quand même pas mal qui sont plutôt pour l'autre
parti.
Gianna : Tu veux dire qu'une
si gaillarde figure, qu'un si bon morceau d'homme pourrait nous
mépriser parce qu'il aime la viande de cochon ?
Nena : Oh ! ça ne m'étonnerait
pas qu'il appartienne à la compagnie platonienne des jeunes
de la Calza, qui sont tous, à proprement parler, des sodomites
solennels !
Catega : Tu crois ? Moi, j'ai
bien envie d'essayer. Une si belle plante ! Quel nectar ça
doit être !
Dino : Ce garçon a perdu
sa Lucia, Catega.
Catega : Ah bon ? Lui aussi
? La belle affaire ! Moi, jadis, j'ai perdu mon fiancé.
Ou plutôt, c'est lui qui m'a perdue. Il te ressemblait.
Je l'ai cherché partout, longtemps, dans les ruelles les
plus sombres. Et voilà où on aboutit quand on ne
trouve pas la bonne sortie.
Gianna : Laisse tomber cette
traînée de Lucia, petit. C'est une femme que tu
cherches ? Mais les femmes n'existent pas, malheureux ! Il n'y
a que des femelles !
Rosega : Cessez de l'accabler,
le pauvre. Quel est ton prénom ?
Rinaldo : Rinaldo.
Rosega : Viens, Naldo, je vais
te la montrer, ta Lucia.
Rinaldo : Comment ? Tu sais
où elle est ?
Rosega : Bien sûr ! Elle
est là derrière ! Elle nous est arrivée
ce matin, fraîche et pure comme une eau de source, aussi
frémissante et effarouchée que moi la première
fois que...
Gianna : Comme c'est loin déjà
!
Nena : Oui, on a peine à
croire que cet enfant sera peut-être bientôt la plus
vicieuse d'entre nous, celle que tous les matelots s'arracheront,
celle dont la réputation s'étendra jusque dans
les plus petits ports des colonies !
Rosega : Comment ? Je suis
toujours là, moi, et je ne tiens pas à me faire
détrôner de si tôt.
Catega : Oui, mais toi, tu
n'as plus la jeunesse.
Rinaldo : Je peux la voir ?
Malgari, vieille prostituée,
vraisemblablement mère maquerelle : On regarde, mais on
ne touche pas : elle est réservée au seigneur Rossi.
Il ne consomme que des vierges, le vieux saligaud !
Rosega : Lucia ? Devine qui
est là ?
Rinaldo : Non ! Je refuse de
te suivre ! Ce n'est pas elle ! Ce n'est pas possible !
Gianna : Mais si, tout est
possible, avec l'argent ! Tout s'achète et tout se vend,
à Venise !
Rinaldo : Tout, sauf l'amour
!
Gianna : L'amour ? Mais il
est trop tard, pour l'amour ! L'amour, c'était il y a
trois nuits. Tu ne te souviens déjà plus ?
Rinaldo : Ce n'était
pas l'amour ! C'était factice. C'était un théâtre
!
Nena : Un théâtre
? En es-tu certain ?
Rinaldo : Ils me demandaient
tous de jouer mon rôle, et je n'en connaissais pas le premier
mot !
Catega : Ton rôle était
de la perdre : n'est-ce pas ce que tu es en train de faire, nuit
après nuit ?
Rinaldo : Non ! Elle n'est pas perdue ! Un
marchand est sur le point de l'emmener en Alger ! Je vais de
ce pas la lui racheter!
Il s'enfuit en courant, désespéré.
Enzo : Tu vois, Dino ? Comme
toi jadis, ce jeune prince a eu peur de la vérité.
Il ne reverra jamais sa belle.
A ce moment, l'un des nobles
participant à la fête (qui bat son plein) met le
nez à la fenêtre du palais, et constate que les
prostituées sont de retour.
Le noble, vers l'intérieur
: Elles sont revenues ! Venez voir, elles sont revenues !
Plusieurs de ses compagnons
apparaissent. Cris, ovations.
Gianna : Et alors ? Qu'est-ce
que vous attendez pour descendre ? Vous allez rester longtemps
comme des perroquets sur leurs perchoirs ?
Les nobles : Nous accourons,
mesdames, nous accourons nous jeter à vos pieds !
Ils descendent. Liesse collective.
Tous entament une gigue endiablée. A l'écart, la
dame en noir observe la scène.
Un grand merci
à Philippe Bastin pour ce texte. Il écrit:
"Le Jeu des Dames
mortes est le titre d'une pièce que j'ai écrite
avec mon ami Italo Locchi, un fabricant de masque originaire
de Venise qui est hélas décédé. L'intrigue
en est simple : pendant le Carnaval de Venise, le jeune Rinaldo
perd sa fiancée Lucia dans la foule. Il passe le reste
de la fête à la chercher désespérément,
errant dans les recoins de ce grand vaisseau de pierre, au hasard
des rencontres, notamment d'une mystérieuse femme en noir.
Au bout de sa quête, la mort." (Philippe Bastin).
Philippe Bastin peut envoyer
le texte complet de la pièce à qui le lui demandera
via son
site web.
Ce texte illustre la fameuse
anecdote de l'enlèvement
des douze marie dont chaque année Venise commémore
le souvenir, la veille de l'ouverture du Carnaval.