Si vous êtes à Venise lundi 25 avril, que diriez-vous d’assister à la régate traditionnelle des “traghetti”, du non de ces gondoles spécialement réservées à la traversée du canal, debout, en quelques instants, pour une somme modique.

Sous le patronage des gondoliers, cette régate se tient le jour de la fête de Saint Marc, le patron de Venise. C’erst l’occasion pour les amoureux d’offrir à leur belle le bocolo, le bouton de rose, en souvenir de l’arrivée des reliques du saint dans la ville. Et cette année, elle s’inscrira aussi dans le cadre de la commémoration de la libération nationale.
Participeront à la régate neuf équipage de 4 rameurs. Le départ sera donné à 9h30 en face de l’Arsenal, pour remonter le grand canal jusqu’à la Riva di Biasio et redescendre jusqu’au marché de la Pescheria, près du pont du Rialto.
C’est là, sous les arcades du marché que seront désignés les vainqueurs de la régate, l’occasion aussi de déguster quelques spécialités vénitiennes.
Une belle journée, non?
Et si vous voulez traverser la ville en empruntant ces fameux traghetti, vous retrouverez sur le site veneziagondola.it quelques itinéraires à noter précieusement dans un coin de votre carnet de voyage et qui ont tous la particularité de vous conduire jusqu’à une ou deux stations de ces fameux traghetti.
C’est aussi en examinant ces itinéraires qu’on comprend mieux qu’à Venise, le chemin le plus court est rarement celui qui va tout droit et qu’il vaut mieux parfois tourner le dos à sa destination pour mieux attraper la bonne ruelle… qui vous conduira à bon port.
On le sait, après avoir joué les touristes avec Angelina Jolie dans The Tourist, un remake assez inutile du film Anthony Zimmer, Johnny Depp et Vanessa Paradis ont fait l’acquisition d’un petit palais (heu, tout est relatif…), le palazzo Dona dit palazzo Dona Sangiantoffeti.
Juste à côté de la Ca Pesaro, il est en travaux depuis de nombreux mois et cherchait preneur comme bon nombre d’autres palais. La vue y est magnifique, presque en face de la Casa d’Oro et bordé bien sûr par le grand Canal et à l’Ouest par le petit Rio delle duo Tori.
Une chance pour ce petit Palais, quelques centaines de m² quand même, qui voit ainsi son avenir entre de bonnes mains et qui saura se montrer reconnaissant, soyons en certains, en protégeant ses nouveaux propriétaires. C’est tout le bien que nous leur souhaitons. De toutes façons, ces deux là semblent doués pour le bonheur.

Le palazzo Dona Sangiantoffeti

‘Untitled’, de Ahmed Alsoudani, présenté par l’Irak à la Biennale de Venise
Courtesy Robert Goff Gallery
Il faut lire le très intéressant article de Kate Deimling dans ArtInfo qui fait le point sur la participation des pays du Moyen Orient au moment où des mouvements populaires aux destinées diverses agitent ces pays en quête de reconnaissance artistique et de modernité.
“Il n’est pas surprenant de constater l’impact des soulèvements du Moyen-Orient sur la Biennale de Venise, véritable baromètre des arts, des cultures et des puissances douces des Etats. Voilà qu’aujourd’hui, les premiers pays en crise commencent à se retirer de l’événement. Le Bahreïn, petit pays du Golfe qui s’apprêtait à faire une toute première apparition à la Biennale cette année, a fait machine arrière, au beau milieu d’une répression incessante. Le Liban en a fait de même, après une première apparition à Venise en 2007…”
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