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A la lecture de cet article, court mais définitif de Gondwana, "Les noms d’oiseaux méritent bien qu’on en fasse toute une histoire", qui confirmait ce que je croyais savoir, je n'ai d'abord pas bronché. Il est en effet de notoriété publique que le mot de gazette vient de la petite pièce de monnaie vénitienne de 2 sous avec laquelle on achetait la « Gazetta veneta », « la petite pie vénitienne ». Où l'affaire se complique, c'est qu'on ajoute généralement, comme le fait l'article en question, que cet oiseau figurait sur la pièce de monnaie en question, d'où l'amalgame des noms entre la pièce, le journal et le passage dans le langage commun du mot gazette. Bon... Le problème c'est qu'en examinant de plus près la pièce en question, même avec les yeux d'un néophyte, la pie ne m'a pas semblé très évidente... beaucoup moins que le lion de Saint Marc. ![]() Et pour compliquer la chose, certains disent que le mot gazzetta viendrait du vénitien "gazza (monnaie) et non pas de "gaza" (pie)... Alors? Lisez vite cet article savoureux de Saverio Correr de La Repubblica publié par Courrier International qui raconte l'initiative (malheureuse) de certains gondoliers qui ont coupé le risso de leur gondole pour pouvoir se faufiler sous les pont les plus bas de la ville même en cas d'aqua alta. Pour calmer le jeu, certains proposent de monter le risso sur charnières et j'imagine des gondoles retravaillées par François Delarozière, genre machines improbables pour spectacle de Royal Deluxe avec des charnières et des pistons plein de vapeurs.... A l'heure où les journalistes de La Tribune craignent beaucoup pour leur avenir, avec l'annonce de la vente de leur quotidien par Bernard Arnault, ce journal économique se penche sur le marché de la verrerie d'art et plus précisément sur celui des verreries de Murano. Et dans cet article très intéressant, on apprend que les visiteurs de Murano dans les années 30/40 ou 50/60 sont aujourd'hui bien récompensés : certaines pièces de ces époques, sur le marché de l'art, atteignent aujoud'hui des petites fortunes, quelques milliers d'euros. Donc, plus d'hésitation. Si vous passez par venise, ce que chaque honnête homme devrait faire au moins plein de fois dans sa vie, allez d'abord jeter un coup d'oeil sur le magnifique Palais Barbarigo, sur le Grand Canal, décoré par ses propriétaires, au 19ème siècle, de splendides mosaïques de Murano, puis lisez l'article de La Tribune pour renforcer vos bonnes dispositions, et enfin filez visiter les verreries : c'est la ligne 41 (la venice card qu'on peut acheter devant la gare ou la piazzetta inclut cette destination, la ligne fait le tour de Venise en passant par la gare, San Zaccharia à côté de San marco, l'Arsenal, et bien sûr Fondamenta Nuove au nord est de l'île, d'où on peut apercevoir Murano derrière l'île cimetière de San Michele). Sans oublier le musée Vetrario qui vous offre (c'est une façon de parler bien sûr) cinq mille pièces à admirer.Je ne suis pas un grand fanatique de cette île, mais je dois vouer tout de même que, depuis le vaporetto, le phare a belle allure... ![]() Lien permanent de cet article
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