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samedi 29 novembre 2008 STOP il y a Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko sur Arte
STOP!!!
Posez tout et foncez sur Arte ce samedi 29 novembre à minuit( ou dimanche à zéro heures, les spécialistes se disputent toujours), il y a Catherine Ringer qui chante les Rita Mitsouko sur Arte
Et c'est formidable!

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Je me suis fait disputer hier.
Un gars, genre militaire déçu d'avoir quitté la zone de combat sans y rester, est entré chez Fanny Duchesne au 20 rue Durantin où j'expose mes photos mises en correspondances, et m'a lancé "Pourquoi vous n'avez pas fait de mailing?".
Interloqué, je n'ai pas su quoi répondre.
J'avais préparé toutes les réponses imaginables à cette autre question de savoir si mes images avaient été faites en numérique ou en argentique, ou au ciseau à bois, ou à l'encre de chine, mais celle de la news-letter je ne l'avais pas préparée.
"Ben, voilà, minaudai-je, comme j'en avais fait une pour Anvers aux Abbesses il y a quinze jours, je me suis dit que les gens seraient peut-être un peu fatigués de mes news vu qu'on a tous les boites à mails un peu boursoufflées en ce moment..."
"C'est pour moi que vous parlez de boite à mail boursouflée?" me demanda-t-il, un peu irrité?
"Heu non, bien entendu,..."
"Parce que j'aime autant vous dire que votre excuse est bien piêtre. Les quotidiens paraîssent tous les jours et ils ne s'excusent dans l'édition du jour d'avoir déjà été publiés la veille, mon petit! Sinon, on ne saurait jamais rien des dernières nouvelles."
je suis resté coi devant l'argument. Quant à être traité de mon petit, ça m'a rappelé mon instit avant ma crise de croissance, et ça fait un fameux bail.
"Une chance que je passais par là, hein? Je n'avais pas pu venir il y a quinze jours, et là je tombe sur vous. Elle sont où vos fameuses photos?"
Il y avait dans le mot "fameuses" un ton qui me laissait à penser qu'il fallait y chercher autre chose que l'acception commune.
Heureusement, deux petits verres de mousseux plus tard, cela allait déjà mieux et il repartit l'écharpe de travers en chantant aux sons de la fanfare qui animait la soirée. M'est avis qu'il avait déjà participé à plusieurs vernissages et que nous n'étions pas le premier atelier qu'il visitait.
Bon alors je vasi l'envoyer news letter, au cas où la lente déambulation devant les grilles du Luxembourg pour l'expo Terre des Pôles vous aurait épargné ou au cas où vous vous demanderiez si l'expo de Miss Tic, à la galerie W, rue Lepic, à deux pas, durait bien jusqu'au 30 novembre. Je confirme.
Prenez soin de vous quand même, il fait froid dehors.
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C'est l'année polaire !! Et ils sont forts au Sénat pour la com!
Figurez-vous mes amis que nous fêtons l'Année Polaire Internationale et que le Sénat, dont tout un chacun se gausse à tort, a réussi à organiser une "com" (c'est comme ça qu'on dit, pas vrai coco?) sans précédent en se mettant dans sa poche les autorités météorologiques, pour accompagner l'exposition de photographies sur les grilles du jardin du Luxembourg "Terre des Pôles", d'un temps hivernal sans précédent (les journalistes affirment d'ailleurs qu'on n'avait jamais vu ça depuis dix-sept ans, c'est dire).
Bon, moi j'adore les expos sur les grilles du Luxembourg et celle-là est magnifique, et après il suffit de traverser la rue de Médicis pour s'installer à une terrasse chauffée et d'observer bien au chaud devant son chocolat les drôles de pingouins qui passent devant les photographies de François Lochon, Kjell Ove Storvik et Karim Agabi, Nicolas Dubreuil, Eric Lefebvre, Jean-Robert Petit et Yves Soulabaille, enchaînées aux grilles comme autant de manifestants anti-réchauffement, pour se convaincre qu'on agit pour sauver l'humanité et tant pis pour le CO2 évacué par le chauffage infra-rouge qui vous rôtit la tête tout en laissant vos pieds dans la banquise.
On appelle ça la bonne conscience.
Il y a aussi un bouquin, Terre des pôles , qu'on peut acheter et offrir pour prolonger le plaisir.
Donc, récapitulons le coût de cette très belle expo gratuite : un chocolat à la terrasse chauffée, une consultation de son généraliste pour un rhume carabiné avec pieds gelés et tête surchauffée, un magnifique livre relié...
Vous pourrez tranquilliser votre conscience, vous aurez fait le maximum pour la planête.
Pour vous mettre le glaçon à la bouche, une vue des jardins du Luxembourg et la foule de visiteurs venus en foule pour voir l'expo (ceux qui sont étendus par terre se reposent après avoir glissé sur les trottoirs givrés) :
 ©Fançois Lochon/Gamma
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mercredi 26 novembre 2008 Collectivités locales, panier et culotte bouffante
J'adore les petites phrases jetées tout à trac par les hommes politiques ou les économistes en ces périodes troublées.
Il faut dire que leur tâche n'est pas facile : il leur faut avoir l'air malin, avisé et prévoyant au moment où bien peu ont une vue claire du lendemain. Mais au moins on pourrait espérer qu'ils sauront nous expliquer les bètises du passé récent.
Ainsi, sur France Inter ce matin, interrogé par Nicolas Demorand que je préfère à la radio qu'à I-Télé où le format lui impose un rythme endiablé auquel sa nature le prédispose déjà, donc sur France Inter, le nouveau président du fond souverain à la française était interrogé sur les éventuelles inconséquences de certains maires ayant cédé aux sirènes de Daxia et engagé leur commune dans des prêts aventureux : en gros des prêts à taux variables qui, comme par hasard ont tellement varié qu'ils ne peuvent absolument plus faire face aux échéances.
Pas du tout, répond en substance et un peu gêné, Augustin de Romanet. Ils ont peut-être été juste un peu imprudents en souscrivant des prêts indexés sur un panier de monnaie composé du yen et du franc suisse, mais rien de bien grave....
Vous imaginez la délibération du conseil municipal d'un petit village en train de réfléchir sur l'emprunt pour remplacer les vieux réverbères de l'unique rue de la commune et les arguments des uns et des autres sur les avantages d'un tel montage...
Non, le problème c'est que des organismes comme Daxia puissent avoir eu le front de proposer de telles martingales aux communes.
Comme le Crédit Foncier qui proposait un temps des crédits immobiliers aux familles avec des échéances fixes, une durée variable et si cela ne suffisait pas pour absorber la hausse du taux, une augmentation du capital restant dû qui finissait par faire augmenter la mensualité doi-disant fixe...... Ah, ah, ah... De plous en plous fort, on dirait une tour de passe passe du regretté Garcimore. Il paraît qu'on ne trouce ces prêts là, dommage, c'était une curiosité qui aurait fini par valoir de l'argent chez les collectionneurs.
Donc, un conseil : laissez tomber les taux variables, prenez du taux fixe et comparant les offres et fuyez tous les trucs indexés sur quelques panier que ce soit.
Comme disait mon grand-père, quand il essayait de m'apprendre la vie "Avant de lui mettre la main au panier il faut être certain que la dame n'a pas de culottes bouffantes"... Ado, cela me faisait hurler de rire, maintenant moins... mais j'aimais bien être ado, surtout maintenant.
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dimanche 23 novembre 2008 Pub : Les campagnes Petit Bateau et Diesel ou comment reprendre une bonne idée
Diesel et petit Bateau? Quel rapport?
Nous l'allons montrer tout à l'heure comme aurait pu le dire le fabuliste.
Quand vous feuilletez votre magazine favori, vos yeux s'arrêtent parfois sur une pub et vous vous dites " Tiens, elle est bien cette pub". Coup gagnant pour la marque.
Mais comment ça marche? Qu'est-ce qui fait que toutes les pubs ne fonctionnent pas comme ça et vous laissent très souvent complètement indifférents, alors que d'autres vous agrippent la rétine?
Je veux parler des vraies campagnes, avec un vrai plan de communication, une déclinaison et une stratégie de l'image. Aujourd'hui, on parlerait presque d'un story-telling, récupéré depuis par les hommes politiques et leurs campagnes.
Par exemple cette campagne Petit Bateau de 2002 et cette autre de Diesel de 2004... (suite ici)


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jeudi 20 novembre 2008 La fabuleuse histoire de la carte de paiement qui voulait faire du crédit
Moi, vous m'connaissez, j'adore la pub... Ungaro, Tom Ford, Kate Moss, je suis un "fashion victim", hu, hu, hu...
Mais ce petit spot pour une nouveauté financière inédite et révolutionnaire diffusé pendant les heures du praime taime par une banque pleine de jugeotte me laisse songeur.
Ou plutôt, disons que l'occasion est inespérée de décrypter un peu une partie du mécanisme qui a plongé les Etats Unis et maintenant la planète entière dans une mouise sans nom, j'ai nommé le crédit fausse bonne affaire réservé aux pauvres et hors de prix... et non seulement hors de prix mais au prix qui peut changer, voyez si c'est clair.
Je vous explique.

Il s'agit donc d'une carte de paiement, une banale carte avec laquelle vous pouvez faire le poireau devant votre distributeur dans les courants d'air glacés de la ville hostile, ou que vous pouvez confier à votre pompiste en lui beuglant votre code secret sans vous préoccuper de son sourire sournois...
Non, je blague, les pompistes sont de braves gens mais il ne faut jamais confier son code à personne, cela vous évitera de soumettre votre confident à une tentation qu'il ne pourra peut-être pas repousser.
Revenons à nos moutons.

Vous vous demandez peut-être comment des gens sensés peuvent s'endetter sans retenue à des taux élevés et qui en plus peuvent augmenter?
C'est facile, ce spot télé nous fait une petite leçon de choses, un peu comme la balade dans les marais avec la classe du professeur d'histoire naturelle pour étudier les tétards.
Car cette carte sert aussi à payer à crédit.
A chaque achat, vous décidez si vous payez comptant et content, c'est-à-dire que vous êtes débités illico sur votre compte en banque, le moment le plus douloureux du paiement par carte bancaire, mais c'est comme le dentiste, une fois arrachée, la dent ne fait plus mal et on sait à quoi s'en tenir.
Si vous décidez de payer à crédit, vous utilisez un capital mis gracieusement à votre disposition que vous remboursez ensuite par mensualité... Chaque fois que vous remboursez un peu de votre crédit, le capital se reconstitue et reconstitue votre réserve.
Fastoche et super, non?
Voui, voui...
Première remarque, le taux.
Si vous allez voir votre banquier pour acheter une voiture, ce que les banquiers semblent aimer moins qu'avant vu le nombre d'usines qui vont se mettre au repos pour les fêtes de fin d'année, le banquier souriant vous fait signer un contrat en béton, avec le montant gravé au burin, le taux aussi, tout comme le nombre et le montant des mensualités. Tout est calé, ficelé, signé, lu et approuvé aux termes et conditions du contrat ci-dessus, etc, etc.
Le taux selon les établissements tourne autour des 8%. C'est presque trois fois l'inflation mais il faut bien que tout le monde vive et ce n'est finalement pas plus scandaleux que de payer un euro et vingt centimes pour un express au comptoir, l'eau chaude la plus coûteuse qui soit. Mais le plaisir de mettre son coude sur un comptoir bien astiqué n'a pas de prix, je suis bien d'accord.
Avec votre jolie carte, rien de tel. Le taux démarre aux alentours de 15%, quelle aubaine...
15%? Quinze pour cent?

Mais oui, c'est le taux qui défile en tout petit sur votre écran de télé pendant le spot, la nouvelle formule pour les petites lignes illisibles des contrats et dont il faut se méfier, car c'est en général dans les petites lignes qu'est dit l'essentiel.
Les petites lignes sur les pubs dans le métro pour les téléphones portables avec abonnement, c'est là qu'est écrit que le prix qui fait un mètre de haut n'est valable qu'un mois et qu'après il double et qu'en fait vous n'avez plus le droit de changer de fournisseur pendant un ou deux ans et que même sans téléphoner, vous paierez qand même, surtout pendant la journée...
Donc 15%. Bon au moins on est prévenu...
Ah pas tout à fait, car un peu plus loin dans les petites lignes qui continent à défiler avec plein de bruit dans le poste et plein d'images au couleurs vives au dessus, à croire qu'on voudrait vous distraire et vous empécher de bien lire, il est spécifié que le taux est révisable... oui mesdames et messieurs, vous m'avez bien entendu, révisable, c'est à dire qu'il peut changer, comme les taux des crédits accordés aux bons américains pour acheter leur maison avant qu'on les flanque à la porte.
Révisable, le taux... c'est-à-dire qu'il peut monter.
Mais pourquoi monter? Il ne peut pas descendre? Franchement, pas beaucoup vu que l'inflation n'est pas très élevée (3% d'octobre 2007 à octobre 2008) et que même si l'inflation diminue de moitié, votre fameux taux révisable ne sera pas divisé par deux... Car dedans, il y a un peu de coût de l'argent et beaucoup de frais de gestion, qui eux sont fixes...
Rassurez-vous ce taux révisable ne peut pas dépasser 17,50% par an. C'est rassurant.
Vraiment rassurant?
Pas vraiment, car 17,50%, c'est en ce moment. Et qu'il n'est pas très évident, même en parcourant le site de la banque en question, de comprendre si le plafond est fixé au moment de la signature du contrat ou si lui aussi évolue et est donc révisable au moment de l'utilisation...
C'est un petit problème, me direz-vous mais rien d'insurmontable.
Car, chantonnez-vous dans votre barbe, je m'en fiche, en France il y a des lois qui protègent les consommateurs, en particulier l'interdiction de pratiquer des taux prohibitifs. C'est le plafond bien connu du taux de l'usure... Haro sur les usuriers, on les mettra en prison, lala lalère!
A propos d'usure, en voici la définition :
Est dit usuraire "tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global (TEG) qui excède, au moment où il est consenti, de plus du tiers, le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues".
Autrement dit, plus les banques pratiquent des taux élevés, plus elles pourront les augmenter le trimestre d'après... On fait donc confiance à la concurrence entre les banques pour éviter que le taux de l'usure s'envole... Vous imaginez ça?
C'est la Banque de France qui nous renseigne utilement ici sur ce mécanisme, et nous donne même les taux usuraires en fonction de leur nature et leur évolution depuis 1994. Et on y lit avec plaisir que ce taux usuraire est plus élevé pour les prêts à taux révisable et qu'au 3ème trimestre 2008, il s'établit à... 20,72%.
La vie est belle, non?
Conclusion et petit conseil, investissez dans une bonne paire de lunettes et éventuellement ressortez votre vieux magnétoscope pour vous repasser la pub au ralenti et bien lire ces fameuses petites lignes.
Voili, c'était notre rubrique "la pub c'est bien mais j'aime pas les petites lignes". Redonnez-nous Kate Moss, au moins elle est jolie et de toutes façons, je ne risque pas d'acheter ce qu'elle porte, les couleurs ne me vont pas.

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mercredi 19 novembre 2008 Arnaud Baumann Entre Deux Eaux : 1980 ou 2008?
Je suis retourné à la galerie W revoir les photos d'Arnaud Baumann.
Je sais qu'il ne reste que quelques jours, mais si vous avez l'occasion de passer vers la rue Lepic, allez-y.
Il y a là deux séries de photos. L'une prise dans les années 1980, en noir et blanc et l'autre en couleur récemment, avec les mêmes personnages.
J'adore les clichés de 1980. Une liberté, une invention formidable, un très beau noir et blanc, des images un peu choc parfois, comme celle de Jenny Bel’Air et qu'on ne pourrait sans doute plus faire aujourd'hui.
En tous les cas, on les expose et rien que pour ça, bravo. Je sais bien que Balthus aujourd'hui ne pourrait plus prendre son pinceau sans être immédiatement mis en garde à vue et accablé de sottises, quant à Picasso, n'en parlons pas.
Revenons à Arnaud Baumann. La série contemporaine reprend les mêmes personnages et les colle sous la douche en plan serré et en couleur.... Bon.
C'est beaucoup moins fort, comme si le procédé avait remplacé l'invention. Dommage. Rien qu'une question de morale, devenue "étriquée"?
Pour la série en noir et blanc, il faut aller voir cette expo avant le 23 novembre.
Et tant que vous y êtes, grimpez les marches pour voir les quelques clichés d'Azoulay qui sont exposés au premier. Superbes.
Galerie W 44 rue Lepic métro Abbesses ou Blanche.
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Les petites correspondances
Cela un moment que je suis préoccupé par les correspondances qui semblent s'établir entre certaines photos. On a les préoccupations qu'on peut.
Bref, je me suis souvent demandé si l'intervention du photographe était importante pour ces résonnances mystérieuses.
Sans doute et nous n'allons pas ici recommencer la discussion, passionnante c'est vrai, mais un peu vaine, sur le fait de savoir si les choses arrivent vraiment quand il n'y a personne pour les observer... et si les photos existeraient sans celui qui les a prises...
Depuis Platon et sa bon sang de caverne, on n'en finit pas de s'interroger sur la réalité des choses, hein?
Bref, en regardant mes petits clichés, il arrive parfois qu'un étrange sentiment de déjà vu me pousse à chercher celle qui lui correspond.
Parfois, je vais directement à l'image en question, d'autres fois le sentiment est si ténu, si subtil que je peux passer des heures à fouiler dans mes boites en me demandant ce que je peux bien chercher ainsi. Et il m'arrive même de ne rien trouver et de rester avec la certitude d'être passé à côté d'une reconnaissance, comme un abandon d'image.
J'ai essayé de rassembler ces photos et de vous les présenter simplement à l'occasion de la Synchro de novembre 2008, rue Durantin.
Je serai comme en juin, chez Fanny Duchesne qui m'a fait l'amitié de me renouveler son invitation.
Ce sera donc au 20 rue Durantin, du vendredi 28 novembre pour le vernissage qu'on espére chaleureux malgré le temps et les dernières cendres du capitalisme sauvage qui ne nous rechauffera plus longtemps, et les samedi 29 et dimanche 30 novembre avec confettis, fanfare et grands sourires.
Détails sur l'Agenda de la Panse ici

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mardi 11 novembre 2008 Le festival Blues sur Seine par François Berton
Pour les amateurs de blues et de photos, quelques images par François Berton, un maître du noir et blanc à découvrir et savourer... Regardez bien, on entend les notes...


. Le site de François Berton . Les photos du festival Blues sur seine 2008
C'est bien, non? Moi je suis resté scotché...
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vendredi 7 novembre 2008 Pas le moral? Bensmana va vous arranger ça!

Moi, j'adore!
Et j'en profite pour vous offrir celle-ci de C 215 dont le graphisme allié au support est tout à fait étonnant.

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mercredi 5 novembre 2008 Oh, bah moi, ça va beaucoup mieux!
Ce vilain jeu de mot résume quand même assez bien l'état d'esprit général. Ca va mieux, ou plutôt, ca aurait été vraiment mal si ce gars là, je parle d'Obama, n'avait pas été élu.
Déjà, on a la crise, les voitures qui ne se vendent plus, Laurence Ferrari sur Tf1, les deux présentateurs de BFM debout comme des chandelles en train d'interroger des internautes vautrés devant leur webcam, la pub pour la grande nouveauté financière du siècle, la carte bancaire qui vous offre de payer vos achats à crédit (on appelle ça un crédit revolving, c'est tout dire. Euh, vous avez eu le temps de lire, en tout petits caractères qui défilent, le taux effectif global? non? Prenez le temps... voui, voui, autour de 15%, une aubaine, non? Mais devinez pour qui. Enfin une banque qui continue à faire crédit...), la bourse qui dégringole, quand elle ne file pas un mauvais coton, ou quand elle ne s'effondre pas, ou quand elle n'est pas dans le rouge, ou quand elle ne traverse pas une mauvaise passe, ou quand elle ne se replie pas en désordre, ou quand elle ne subit pas une vague de prises de bénéfices engendrant une déferlante de déficits, ou quand elle ne subit pas un stop à la hausse, ou quand elle ne baisse pas tout simplement,
alors imaginez un peu si Mac Cain avait été élu...
Imaginez ça, Mac Cain élu... et en prime sarah Palin vice présidente, avec son chien d'attaque, son rouge à lèvres, son fusil, sa fille enceinte, et son futur gendre à peine sorti de l'adolescence qui regrette vachement de ne pas avoir eu de capotes dans sa poche...
Déprimant non?
Là, même si on risque forcément d'être un peu déçus, on aura vécu quelques jours avec un gros espoir que quelque chose pourrait peut-être s'arranger un peu..., rien qu'un tout petit peu.
Des gars qui ont bien compris la manip, c'est les gars de Mc Cain, pas le candidat, mais les vendeurs de frites et de pommes rissolées, qui ont réactivé leur campagne publicitaire depuis deux jours... On ne sait jamais, ils ont ont du se dire. Et ils ont raison, on n'a jamais autant prononcé le nom de leur affaire.
Allez, autre bonne nouvelle, après les très jolies fesses de Sloggi, il y a deux semaines sur les panneaux Decaux, c'est le tour d'Aubade de nous mettre à genoux ou de nous demander d'oser le rouge... Lundi et mardi, avec le beau temps sur Paris, C'était un vrai plaisir.
Elle est pas belle la vie?
Alors mes frères, chantons comme tous les gars dans Harlem qu'on a vu à satiété aux infos et mettons nous vite à genoux...

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