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samedi, juillet 5 Vous aviez un site sur Multimania?
C'était bien, n'est-ce pas? Pas de pub, un espace convivial, des conseils... On était des pionniers!
Lycos a racheté Multimania, il y a déjà quelques années, logique économique oblige... Bon! Tout le monde doit vivre, c'est la règle.
D'abord, on a eu droit à une petite pop up qui s'ouvrait une fois par jour, pour vous inviter à voyager Sncf ou manger pizza hut.
Rebon! Les pop up, ça énerve un peu, mais on comprend que la vie est dure, le gratuit rare et comme ce qui est rare est cher, on ne trouve donc plus de chevaux bons marchés qui sont devenus hors de prix... si vous voyez ce que je veux dire!
Mais très dernièrement, Lycos a frappé un grand coup: affichage systématique et permanent d'une frame sur le côté du site, sur chaque page et sur au moins 15 ou 20 % de la page.
Impossible d'ouvrir la frame dans une nouvelle fenêtre, le système est verrouillé par un frameset permanent. Adieu les jolies mises en page, les équlibres subtils des couleurs, la sobriété d'un écran noir avec un coquelicot en plein milieu, tout le côté de l'écran vous assaille sous les pubs "contextuelles", vous savez les trucs soi-disant en rapport avec le contenu de votre page.
Et le plus fort, c'est que la frame subsiste, même quand vous cliquez sur un lien externe au site. Heureusement, cette fois, on peut s'en débarrasser en l'ouvrant dans une nouvelle fenêtre.
Vous voulez voir le résultat? Il y a quelques années, j'avais concocté une sombre histoire à la Rouletabille, avec des énigmes à résoudre.
Quelques internautes égarés le visitent encore chaque jour. Cela s'appelait: le Vase de l'Oncle tom (hu, hu, hu...).
Ce qui me fait moins rire, c'est le résultat: affligeant!

La seule consolation, c'est peut-être de chercher la logique du moteur qui insère les pubs en rapport avec le contenu de la page. Essayez, c'est surprenant.
Vous feriez quoi à la place du pauvres webmestre en détresse? Changer de fournisseur? Certes. Mais pour ceux qui n'ont pas de domaine ni d'espace à eux, les offres gratuites deviennent rares. Il reste Free, qui, quand il n'a pas de problème de disponibilité, est toujours entièrement libre de toute pub. Pour combien de temps?
PS. Pour vous donner une idée des réactions des victimes de la chose, un petit coup d'oeil sur le forum du fournisseur suffira.
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vendredi, juillet 4 Have a look!
1. Vous allez sur le site très recommandable de Proses de Vue
2. Dans le champ Recherche par auteur, vous cherchez Thouvenin (Sophie)
3. puiis vous cliquez sur "le palpitant"
Et vous vous laissez aller à une douce rêverie...
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Après l'Iraq, la France
Mais non, c'est une blague, quoique l'air décidé du gars ci-dessous ne me rassure qu'à moitié...

Georges Bush est quand même un drôle de type (et on ne parle pas de ses partisans...)
Il envahit l'Irak avec une facilité déconcertante, et gagne la guerre en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, déjouant ainsi tous les pronostics.
Bien sûr, il le fait pour de très mauvaises raisons, mentant comme un enfant ayant volé la monnaie des courses et se mettant ainsi à dos la quasi totalité de la communauté internationale.
Mais quand même, il met fin sans qu'on sache vraiment si c'était son intention, à une tyrannie abominable qui aurait dû lui valoir la reconnaissance des iraquiens et de tous les autres.

Hélas, ces ingrats ne veulent rien entendre, et après un merci à peine poli, se liguent et se soutiennent, religieux fanatiques et partisans toujours en place de saddam, simples quidam et fonctionnaires en quête de leur emploi perdu, familles à la rue, veuves, enfants amputés pour avoir joué avec des munitions (vous savez, ces petits désagréments... collatéraux), bref tout le monde semble d'accord pour exiger le départ de troupes considérées chaque jour davantage comme une armée d'oocupation plutôt que comme une armée de libération.
Pire, les attentats s'organisent, se multiplient et chaque jour qui passe allonge leur nombre, leur évidente synchronisation, ne laissant plus guère de doute sur leur caractère organisé.
Pendant ce temps là, tout ce que l'Irak compte d'américains soulève les bottes de foin et creuse des trous dans les collines à la recherche d'hypothétiques armes de destruction massive. Les seules qu'on ait jusqu'ici trouvées sont celles que les américains et les anglais ont apportées eux-mêmes.

Avec une grande sollicitude pour ces iraquiens qu'il venait soi-disant libérer, ce même Georges Bush, pendant qu'il protégeait soigneusement les sites pétroliers, a laissé piller les hôpitaux, les musées, les administrations de la vie quotidienne. Plus d'eau, plus d'électricite, plus de médicaments, plus rien, mais du pétrole dont on n'a pas bien compris à qui il va profiter...Ou plutôt on a assez peur de trop bien le comprendre.
Et voilà que ce même Georges Bush, assez embêté avec sa victoire, se demande si une présence internationale ne pourrait pas remplacer avantageusement ses vaillants marines, dont il prend peu à peu conscience de l'immense impopularité. Il faut dire que les bagdadis qui ont vu ces jeunes gens virils, peinards dans leurs chars, assister impassibles à la mise à sac de leur ville, après s'être frotté les yeux, ont eu le temps, pendant les longues nuits de couvre-feu et d'obscurité forcée, de parfaire leur jugement.
D'ailleurs, le site Whithouse.org illustre très bien ce phénomène.
Bon, me direz-vous, il n'y a qu'à organiser fissa des élections et rentrer chez soi. Ben oui, mais le problème c'est que des élections en ce moment, c'est l'arrivée sans coup férir au pouvoir d'une troupe de mollahs dont la capacité à faire hurler des mots d'ordre à des manifestants hébétés en dit long sur les intentions.
Alors que faire? Imposer la paix entre Israel et les palestiniens pour éviter le fiasco et gagner quand même les prochaines élections? Oh Seigneur... Si seulement ça pouvait être vrai... Je voterais bien Bush moi, si il réussit ce petit miracle...
Décidément, comme le répétaient les participants de la gay pride la semaine dernière, les voies du destin sont vraiment impénétrables... (vous aurez remarqué qu'avec la délicatesse qui me caractérise, j'ai changé un peu la sentence... Je ne peux quand même pas me mettre tout le monde à dos... Heu bon, là je m'arrête, car j'en rajoute un peu quand même...)
Et pendant ce temps là, Saddam court toujours...

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jeudi, juillet 3 Pub : Beau Garret face au mur et le sein en bataille pour Sisley

Très beau Garret, en effet. Merci Monsieur Terry Richardson!
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mardi, juillet 1 A bas la calotte !
L'autre jour, alors que je déambulais entre le quai de Valmy et les Magasins généraux en compagnie du Capitaine Cap, ce dernier s'immobilisa soudain, me saisit l'épaule de sa poigne de fer mais néanmoins compatissante et, me fixant droit dans les yeux, me demanda:
"Vous, mon cher, libre penseur comme je vous connais, vous faites certainement partie de ces gens pour qui le port du voile non seulement ne pose pas de problème, mais est une des libertés fondamentales que vous défendez comme un beau diable. Me trompai-je?"
Egaré une fraction de seconde par cette interjection pachydermique tout autant que par la violence amicale de sa prise sur mon épaule douloureuse, je repris mes esprits avant de lancer:
"Sur ce sujet, un seul mot d'ordre, cher capitaine : A bas la calotte!"
Il fronça les sourcils "A bas le voile, voulez-vous dire? - C'est pareil, à bas la calotte, à bas le voile, à bas la kippa, à bas la cornette, le rabat, le tchador, le surplis, l'étole, la mitre, le chapeau mou, les papillotes, bref à bas la calotte!"
"Mais... - Il n'y a pas de mais. J'en ai assez de tous ces foutriquets qui, sous couvert de liberté individuelle, n'ont de cesse de rogner la liberté des autres au nom de principes moraux. Celui que je préfère, c'est Voltaire. - Pourtant... - Brisons-là, capitaine! Et gardez votre casquette! J'adore la caquette: elle ne proclame rien à la face du monde, ne vous déclare en rien différent des autres, n'introduit aucune distance entre vous et moi, ne connote rien d'autre que votre amour de la mer et une certaine frilosité du cuir chevelu et ne m'empêchera pas de vous sauter au cou quand nous nous rencontrerons la prochaine fois. Vous la rangerez sagement dans votre vestiaire pour aller à la piscine et ne vous en servirez pas pour réclamer des heures réservées aux porteurs de casquette. Quand je vous inviterai à boire, vous ne me ferez pas l'affront d'apporter votre propre bouteille sous prétexte que la mienne n'a pas été embouteillée par la confrérie des porteurs de casquettes, et vous boirez mon délicieux porto sans remords et sans état d'âme. A bas la calotte et vive la casquette!"
Mon discours sembla le ragaillardir et il souleva sa fameuse casquette d'un geste solennel pour passer une main sur un crâne bien dégarni.
"Par contre, mon ami, ajoutai-je, si je vous surprends à imposer le port de la casquette à votre fils ou à votre fille en leur expliquant qu'ainsi ils affirmeront à la société leur différence, je vous promets d'ajouter aussitôt votre couvre-chef à la liste de tous ces oripeaux honnis dont la calotte n'est qu'un des multiples avatars."
Et je m'éloignais très digne, en lorgnant, dans un contre-jour assassin et complice, le petit string d'une jeune femme que sa robe de coton imprimé ne parvenait pas à dissimuler à mes regards admiratifs.
A bas la calotte et vive le contre-jour!
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Rouen Armada 2003
Chose promise, chose due, les photos sont là! Et ça dure jusqu'au 6 juillet!

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lundi, juin 30 Bon, les bateaux c'est super!
Et je vous prépare comme il se doit un petit reportage avec quelques photos.
Les bateaux, les vrais bateaux, ceux avec des voiles et des jambes pour marcher sous l'eau, c'est quand même autre chose.
Une foule énorme, d'autant qu'il faisait un temps magnifique, déambulait le long de la seine, mais comme le disait si justement Kersauzon, c'était une foule paisible, comme si le spectacle de ces magnifiques embarcations avait un effet apaisant.
Une petite photo de phare en attendant? Même pour rire, les phares, c'est bô!
  
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