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En l'or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l'encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. T'a fait dire, attristée, ô mes baisers peureux, « Nous ne serons jamais une seule momie Sous l'antique désert et les palmiers heureux! » Où noyer sans frissons l'âme qui nous obsède Et trouver ce Néant que tu ne connais pas. Pour voir s'il sait donner au coeur que tu frappas L'insensibilité de l'azur et des pierres. |
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