Des rêves d’orient Express…?


Ah oui, certains matins, nous avons tous des rêves d’orient express… Drôle d’idée me direz-vous en ces temps où le moyen orient est rouge de conflits et de longues files de réfugiés qui fuient la guerre, la religion sanguinaire…
Sans doute parce que ce train symbolise à nos yeux une époque imaginaire, elle aussi, elle encore, de luxe, de calme et surtout d’ambitions  très limitées à Venise ou Constantinople…

Orient  Express - décoration


Un été Corto : chapitre deux sur France Info


 
Et si on relisait les bandes dessinées de Hugo Pratt cet été? Et pourquoi pas les Fables de venises pour retrouver Corto maltese et ses déambulations?
 

 

Corto Maltese Fable de Venise

 

Où l’on se souvient que Corto Maltese a séduit un Président de la République. Et que son auteur Hugo Pratt dessinait toujours plus vite.

Source : Un été Corto : chapitre deux

 

A réécouter sur France info :

http://www.franceinfo.fr/player/resource/700466-1560264


Le Street art et Charlie, la Mémoire des murs : le livre


Blood Marianne - Sada

 

Un petit appel pour soutenir la parution du livre Le Street art et Charlie, La Mémoire des murs, hommage des artistes urbains à Charlie et à toutes les victimes des 7-8-9 janvier 2015. C’est un livre d’art, mais surtout un témoignage fort contre l’oubli et la résignation.

 

« Là où artistes et anonymes avaient voulu poser un mémorial, quelques semaines plus tard, il ne reste rien. Les collages se déchirent, les mots sont effacés, les peintures recouvertes par d’autres peintures…

Ce livre entend raviver notre mémoire, il rassemble des textes d’artistes et des photographies d’œuvres urbaines prises par quelques passionnés et par les artistes eux-mêmes. Il rend ainsi hommage aux victimes, il témoigne aussi des valeurs qui, en réaction à ces attentats, ont réuni des millions de personnes dans la rue. »

Le street art et Charlie – La mémoire des murs :

A soutenir sur KissKissBankBank : http://www.kisskissbankbank.com/le-street-art-et-charlie-la-memoire-des-murs avant le 10 juillet

Philippe Hérard, Belleville, Paris


Le Pont Saint Michel en 1780


C’est une drôle de question qu’on ne se pose presque jamais :  » A quoi pouvait bien ressembler le pont Saint Michel avant la Révolution?  »

La réponse pourrait bien trôner dans un couloir réservé du musée Carnavalet, un musée que j’aime et qui regorge de merveilles. Ce prestigieux établissement possède tant de pépites qu’on en découvre dans les moindres recoins. Qu’on se rassure, ils sont dûment répertoriés dans le Catalogue interministériel des Dépôts d’Oeuvres d’Art de l’Etat, le CDOA, aimablement renommé en ADOC, une base qu’on peut d’ailleurs consulter librement.

Reprenons. Je cheminais donc l’autre jour dans le musée Carnavalet et tombai en arrêt devant ce tableau :

Vue du Pont Saint-Michel en 1780 par Joseph François Désiré THIERRY- 1833 (Musée Carnavalet)

Avec l’esprit d’escalier qui paraît-il fait tout mon charme (euh… les avis semblent cependant partagés à ce sujet) j’oubliais tout à fait d’en demander le sujet précis et l’auteur. Il s’agissait d’une vue de la Seine, de Paris, d’un pont mais quel pont et de quel peintre? Mystère. Quant à l’année, mystère également. Les maisons sur le pont indiquaient clairement qu’il s’agissait d’une vue antérieure à 1788, date de leur destruction, mais encore…?

Alors comment faire?

Voici la petite méthode que j’ai utilisée : après avoir recadré la photo pour n’en garder que le tableau, je la postai dans la recherche d’images de Google et examinai les résultats : en image la mienne était absolument seule en son genre. Mais en page web, elle semblait pointer sur une page du Catalogue interministériel des Dépôts d’Oeuvres d’Art de l’Etat et m’en donnait le titre et l’auteur : « Vue du Pont Saint-Michel à Paris, 1780 », datée de 1833 par « Thierry, Joseph François Désiré ».

Curieux, j’essayais alors de procéder à la recherche inverse en me connectant sur la fameuse base et en cherchant à renseigner quelques champs du formulaire pour retomber sur mon fameux tableau. Peine perdue. Il semble bien que ces recherches demandent une précision et une connaissance détaillée de ce qu’on recherche pour aboutir. Faudrait-il alors en passer par Google une fois de plus pour aboutir?

Je renouvelais donc l’expérience dans Google, non plus à partir de ma photo, mais en saisissant simplement dans le champ de recherche: « cdoa vue du pont saint Michel ». La réponse fut immédiate et on sait tout sur cette oeuvre, son auteur, sa date d’exécution, sa localisation, sa date d’acquisition etc.

Etonnant, non?

Peut-être aussi étonnant que le sentiment qui nous saisit à la vue de ce tableau: le lieu peint ici nous est aussi étranger que s’il avait été peint sur une autre planète.

 


Je Suis Charlie : La scène de crime


Deux semaines après les drames qui ont secoué la France, sa démocratie et réveillé ses certitudes et ses craintes, les hommages des anonymes continuent place de la République, autour du siège du journal et devant l’hyper Cacher de Vincennes. Chaque jour, des gens viennent y déposer des bouquets, griffonner un petit mot, allumer une bougie, bref ils viennent se recueillir  pour ne pas oublier les victimes et garder vivace la mémoire de ce drame comme s’ils avaient un peu peur d’oublier ce qui les avaient réveillé d’une torpeur trompeuse.

Parmi ces témoignages, il en est de plus forts que d’autres, comme cette petite scène à laquelle nous ont habitué les séries policière.

 

 

 

Charlie - La scène de crime

 

 


Un peu d’histoire place de la République


Le 11 janvier 2015 , plusieurs millions de manifestants se sont rassemblés en France et en particulier place de la République à Paris. On a vu alors une place noire de monde pendant plusieurs heures, une foule compacte, silencieuse souvent, triste, recueillie mais résolue autour de la statue de la République et des panneaux sculptés de son socle rappelant quelques étapes de cette longue lutte pour la démocratie, la liberté de penser et la liberté d’expression, une lutte qui nous le voyons aujourd’hui, n’est pas terminée. Un peu d’histoire en quelques images?

20 juin 1789 – Le serment du jeu de Paume

20 juin 1789 - Le Serment du jeu de Paume

Le serment du Jeu de paume est un engagement d’union pris le 20 juin 1789 à la salle du Jeu de paume, à Versailles, par les 578 députés du Tiers état lors des États généraux de 1789… Face aux pressions du roi de France Louis XVI, ils firent serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution.  (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

 

14 juillet 1789 – La prise de la Bastille

14 juillet 1789 - La prise de la Bastille

La prise de la Bastille, survenue le mardi 14 juillet 1789 à Paris, est l’un des événements inauguraux et emblématiques de la Révolution française.
Cette journée, durant laquelle la Bastille est prise d’assaut par des émeutiers, est, dans la tradition historiographique, considérée comme la première intervention d’ampleur du peuple parisien dans le cours de la Révolution et dans la vie politique française.
(Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

4 août 1789 – La Nuit du 4 août et l’abolition des droits féodaux

4 août 1789 - La Nuit du 4 août et l'abolition des droits féodaux

La Nuit du 4 août 1789 est un événement fondamental de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l’Assemblée constituante met fin au système féodal. C’est l’abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l’initiative du Club breton, futur « Club des Jacobins ». (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

 

11 juillet 1792 – La Patrie en danger!

11 juillet 1792 - La Patrie en danger!

La guerre déclarée le 20 avril 1792, la France fut bientôt envahie par les Autrichiens et les Prussiens… Les premiers combats… Point culminant : le 11 juillet, la patrie fut « déclarée en danger »… (Lire toute l’histoire sur Encyclopédia Universalis

 

21 septembre 1792 – abolition de la monarchie constitutionnelle

21 septembre 1792 - Abolition de la monarche constitutionelle

La proclamation de l’abolition de la royauté est un épisode de la Révolution française qui s’est déroulé le 21 septembre 1792 lors de la première séance de la Convention nationale, au cours de laquelle les députés ont proclamé l’abolition de la royauté en France (qui depuis le 4 septembre 1791 prenait la forme d’une monarchie constitutionnelle). (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

 

13 prairial an II (1er juin 1794) – Le bataille d’Ouessant

13 prairial an II (1er juin 1794) - Le bataille d'Ouessant

La bataille du 13 prairial an II (également appelée combat de Prairial ou troisième bataille d’Ouessant et Glorious First of June (Glorieux Premier Juin) dans les sources anglo-saxonnesn 2) fut une importante bataille navale qui opposa les flottes britannique et française au large de l’île d’Ouessant entre le 28 mai et le 1er juin 1794. (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

 

29 juillet 1830 – Les Trois Glorieuses et la monarchie de Juillet

29 juillet 1830 - Le dernier jour des trois Glorieuses - avènement de la monarchie de Juillet

La Révolution de Juillet, révolution française à la faveur de laquelle un nouveau régime, la monarchie de Juillet, succède à la Seconde Restauration, se déroule sur trois journées, les 27, 28 et 29 juillet 1830, dites « Trois Glorieuses ». (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)

 

4 mars 1848 – L’abolition de l’esclavage

1848-03-04-abolition-de-l-escalavage

« Le Gouvernement provisoire de la République, considérant que nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves,
Décrète : Une commission est instituée auprès du ministre provisoire de la marine et des colonies, pour préparer dans le plus bref délai l’acte d’émancipation dans toutes les colonies de la République.
Le ministre de la marine pourvoira à l’exécution du présent décret.
Paris, le 4 mars 1848. F. Arago. »

 

14 juillet 1880 – La première célébration de la Fête Nationale

14 juillet 1880 - La première célébration de la Fête Nationale

La loi instituant le 14 juillet comme fête nationale est promulguée le 6 juillet 1880 et cette fête se tiendra donc pour la première fois le 14 juillet 1880. Il aura donc fallu presqu’un siècle pour obtenir un consensus sur cette date et sa symbolique. (Lire toute l’histoire sur Wikipédia)


Miss.Tic est Charlie et ça la fait chialer


On est tous un peu groggy, n’est-ce pas? Mais il va falloir nous décider à parler lentement d’autre chose, sans oublier, sans renier nos larmes, nos peurs et notre détermination. Simplement parce que la leçon à assimiler et transmettre, c’est qu’il faut continuer à vivre, à aimer, à créer. Sinon, ils pourront dire qu’ils ont gagné!

Alors commençons à ressortir les coeurs pour les hisser bien haut, car c’est bien par là que nous pourrons guérir.

Merci la Miss

Miss Tic - Charlie Ca me fait chialer


Tous au Museum of Contemporary Art de Jacksonville


Derrière ce titre un peu accrocheur, l’occasion d’un petit coup de gueule. Et comme il est toujours plus facile de parler des autres quand ils sont loin, que de son voisin, j’ai sauté sur l’occasion. Jacksonville vous pensez ce n’est pas la porte à côté alors on peut dire ce qu’on pense de la demande du président du Conseil municipal, Clay Yarborough.

C’est l’Oeil de la Photo, très estimable revue numérique de la photographie qui rapporte ce simple fait divers communal à propos de cette photo :

© 2014 Andrea Meislin Gallery, All rights reserved.  photographie d'Angela Strassheim

 

Et quelle photo, n’est-ce pas? Et bien, Monsieur Clay Yarborough, donc, a jugé cette photo pornographique et a demandé en conséquence au maire d’annuler plus de $230,000 de financement de la ville pour le musée, coupable de l’exposer dans le cadre d’une exposition de 14 photographies sur le thème des transitions de la vie. Heureusement, le maire a refusé. Ouf!

Pornographique!… Est-ce que nos compagnes, quand elles vont à la maternité pour donner la vie, se livrent à un acte pornographique? Il semblerait…

Que cela nous conduise à réfléchir un peu à toutes ces associations bien pensantes qui, aujourd’hui comme hier, s’appuient sur une soi-disant morale pour salir de leur haine la vie et ses manifestations les plus simples. On pense aux Talibans et autres extrémistes bien entendu. Mais c’est un peu facile, n’est-ce pas? Eux aussi sont loin. Et à notre porte, il y en a tant, mines sévères, pancartes à la main et recours devant les tribunaux en bataille.

Sors de ce corps Caton!!!