Saint Valentin, Boeuf gras, Carnaval et nouvel an chinois


Je cherchais une petite photo pour illustrer la saint Valentin, quand françois Berton a eu l’heureuse idée de m’envoyer cette image. Sympa, non?

Si ce baiser vous a mis en verve et si vous avez envie d’embrasser votre valentine ou votre valentin comme Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée dans « Un homme et une femme », Claude Lelouch convie tous les volontaires à se faire filmerr le gros bizou à Deauville, filmé par le cinéaste himself. Rendez-vos à 11h 30 sur la plage de Deauville. Je pense qu’il y aura du monde. Ca vaut bien les flashmobs habituels.

Après il ne vous restera plus qu’à rentrer dare dare à Paris choisir l’un des 2 défilés du nouvel an chinois, départs à 14h :

Celui de la place de l’hôtel de ville pour aller rue du Temple, rue turbigo, place des Arts et Métiers, rue Beaubourg, rue du renard et retour place de l’Hôtel de ville

Et celui celui de Belleville , départ place Fréhel à 14h, rue de Belleville , boulevard de la Villette et boulevard de Belleville.

Ou alors l’un des deux défilés qui se réclament de la tradition du carnaval parisien : le Boeuf gras et le carnaval de Paris

  

Si vous préférez le défilé traditionnel du Boeuf Gras et son carnaval, rendez-vous à 13 h 30 sur Levau ou placez vous sur le parcours pour voir et appaudir le cortège et même vous y joindre. Dresscode l’Amour (avec ce froid piquant, un peu de retenue ne sera même pas nécessaire.)

Si vous préférez le Carnaval de Paris, rendez-vous à 14h30 place Gambetta

Sachez qu’une sombre rivalité opposences deux manifestations et qu’une sérieuse bataille de confettis sera peut-être nécessaire pour départager les belligérants.


Bagnolet : merci monsieur le Maire, merci monsieur le Préfet!!


Je n’en crois pas mes oreilles. A Bagnolet, la préfecture sur demande de la mairie, a fait exécuter un jugement d’expulsion des habitants d’un squat, dont certains habitaient là depuis près de dix ans.

Police, expulsion, tout le monde sur le trottoir, hommes et femmes, et pour être bien certain que l’indignation devant une expulsion en plein mois de février par moins 3 et neige abondante ne les obligera pas à leur réouvrir les portes de leur maigre logement, un buldozzer a purement et simplement détruit l’immeuble.

Sympa, non?

Il paraît que le squat était sale, peuplé de bandits, de dealers,de gens peu recommandables, qu’il y avait du bruit et des bagarres toutes les nuits et que les voisins étaient excédés. Certains affirment même que parmi les squatters certains étaient arabes et d’autres très noirs.

J’adore l’extrême à propos de cette décision.

Imaginez un peu la réunion qui a du avoir lieu pour en décider : un bureau bien chauffé, des poignées de main entre gens qui se connaissent même s’ils affichent des opinions opposées, quelques arguments, et hop, topez-là, on expulse. Quand? demain. Mais le froid. Bah. Et la neige? Bof. Et l’opinion? Pff. Le pourrissement? On fera passer un bull. Regardez à calais, ils dorment dehors aussi. Ils ont la peau dure, croyez-moi.

Ah bon, en ce cas d’accord. On y va. Vous reprendrez bien une tasse de café? Volontiers, par ce temps, tout ce qui réchauffe est le bienvenu.


Vivendi-Messier : Dorénavant, en cas d’accident, on condamnera les voitures!


Excès de vitesse : deux voitures condamnées, leur conducteur blanchi.

Etonnant, non, mon cher capitaine Cap?

Si le jugement qui condamne Vivendi pour tromperie financière tout en blanchissant (quelle expression, presque infamante que ce plus blanc que blanc, hein!), tout en blanchissant donc Messier fait jurisprudence, on pourrait bientôt voir des voitures verbalisées mais pas leur conducteur.

Parce que forcément, tout ceux qui ont fait un peu de droit le savent, une société est une personne, morale certes, quoique…, et qu’elle ne saurait être confondue avec les personnes physiques qui sont cachées dessous, derrière, devant, sous la paille avec leur borsalino.

C’est que voyez-vous, on n’a pas toujours sous la main de lampiste, le petit bonhomme à la Sempé, obscur, le charlot de la crise avec son veston élimé et ses pieds en seconde, qu’on peut charger sans vergogne et accuser d’avoir fait dérailler tous les trains, tomber tous les avions, engagé les banques par dizaines de milliards à Francfort sans que personne ne s’en aperçoive, et foutu le feu sous le tunnel et qui en plus de s’en être sorti au lieu de crâmer bravement avec les autres.

D’ailleurs, à la Panse de l’Ours, c’est dorénavant à l’ours qu’il faut s’adresser et il n’est pour rien de ce qui s’y passe en hiver, il dort, et rien non plus en été, il folâtre dans les alpages en essayant de coincer la chèvre de Monsieur Seguin.


Le photographe François Berton et le Jazz


Passionné de musique et ami des musiciens, françois Berton est aussi, forcément, ami des gens qu’il photographie.
Et cela donne à ses images une proximité formidable.

Pour le découvrir, je vous propose deux livres qu’il vient de publier. je les ai eu en main et j’ai été vraiment bluffé par la qualité de l’impression et la fidélité de reproduction des photos, souvent le point faible de l’édition photographique. En l’occurrence, note maximale.

Le premier : FAIRE UN TROU A LA LUNE

Le livre se feuillette ici (passez en mode plein écran, c’est beaucoup mieux).

Le second : BLUES SUR SEINE : DIXIEME

Blues sur Seine par François Berton

Le livre Blues sur Seine : dixième se feuillete ici . Là encore passez en plein écran.

Et si vous avez envie d’en savoir plus sur ce photographe amoureux de la musique et du beau noir et blanc, allez visiter son site, un véritable enchantement.

http://www.berton-photos.eu/


Généralisation de la médecine dite du gymnase


Emballé par l’expérience en grandeur nature menée pour la vaccination contre la grippe A par Roselyne Bachelot, le gouvernement annoncerait très bientôt un vaste plan de suppression d’emplois dans les hôpitaux de l’Assistance Publique.

Un gymnase c’est chouette : on mutualise tout, les vestiaires, les douches, la file d’attente. Et pas de problème avec les soignants, ce sont les préfets qui assurent le secrétariat en réquisitionnant médecins et infirmières.

Et si il le faut on passera à la médecine de stade. Ah un stade où on pourrait pratiquer une visite annuelle avec cuti, radio des poumons, toucher rectal en série, quelle avancée majeure. On y installerait les hôpitaux de campagne que les américains nous ont empêché paraît-il d’installer dans les rues de Port au Prince et qu’on aurait été si fiers de pouvoir exhiber.

Pour les vip, sportifs, chanteurs, pdg, pas d’affolement, ils ont un abonnement à l’hôpital américain et en plus ils ne paient pas d’impôt en france, alors ils se fichent pas mal du déficit de la sécu ou de l’AP. Ce ne sont pas eux qui font la queue au service de porte de Saint Antoine.

Bon, il y a toujours des mauvaises langues qui comparent les centaines de millions dépensés en vaccins, masques, réquisitions, etc et les besoins de financement pour rénover les hôpitaux, comme l’Hôtel Dieu par exemple. Mais ces mauvaises langues, on la leur fera tirer dans les centres sportifs quand ils viendront consulter pour une banale gueule de bois, et on verra bien alors s’ils feront toujours les malins.

Avec la transformation des centres de rétention en résidence hôtelière pour les porteurs de valises en carton ou les baigneurs qui n’étaient pas sur la plage avant d’aller se baigner, ce seront les deux avancées majeures de cette éclipse morale qui fait qu’il nous semble que la lumière du jour devient de plus en plus blafarde.

Ah, dernière rumeur : après leur libération par les tribunaux, le ministère de la santé envisage de convoquer manu militari les clandestins de Corse dans un grand gymnase pour se faire vacciner contre la grippe, ils seraient en grand danger d’être contaminés et il est question de leur imposer une bonne quarantaine. Il semble que ce soit sur le plan légal une bonne façon de les regrouper et des avoir à l’oeil. Pour les menottes qu’on leur avait passé aux poignets pour assurer leur propre sécurité, on les remplacera par les liens qui ornent les lits des agités, ça fait moins barbouze. La médecine bien comprise, il n’y a que ça de vrai.


Photographies 2009 de Gérard Laurent : Portes Ouvertes


Gérard LAURENT - Photographies 2009 - Portes Ouvertes

Comme chaque année, les ateliers d’artistes de l’Association Anvers Aux Abbesses ouvrent leurs portes.

C’est avec un grand plaisir que je vous accueillerai dans mon atelier du 8 rue la Vieuville, à deux pas de la place des Abbesses, pour vous présenter mes photos de 2009.

Vous avez pu en voir quelques unes sur ParisCool, mais il y en aura d’autres, accrochées aux murs ou présentées dans mes cartons.

Le vernissage se fera verre à la main le vendredi 13 novembre 2009 de 18 h à 21 h.

Les Portes Ouvertes se poursuivront le samedi 14 et le dimanche 15 novembre de 11 h à 20 h : une occasion unique de faire connaissance ou de se se retrouver, puisque je serai là pour vous vous accueillir.

Et ce sera aussi l’occasion aussi de (re)découvrir les 126 artistes de l’association dans les 86 ateliers qui participent cette année à ces portes ouvertes.


Gérard LAURENT – Portes Ouvertes 2008 à la Panse de l’Ours


Gérard LAURENT - Portes ouvertes 2008

Quelle aubaine, aussi, que ces portes ouvertes qui sont pour moi l’occasion de vous inviter à celles de mon atelier « La panse de l’Ours », à l’occasion des portes ouvertes des ateliers d’artistes d’Anvers aux Abbesses.

Trois jours de rencontres, histoire de vérifier si on peut entasser plus de quatre personnes dans ma tanière en continuant de respirer normalement.

N’importe, il y aura du vin blanc et des cahouettes pour le vernissage, le vendredi 14 novembre 2008 à partir de 18 heures, mais aussi les samedi 15 et dimanche novembre de 11 à 20 heures.

Et des photos bien entendu, de Paris toujours et quelques unes d’autres lieux au hasard de ma seule fantaisie…

Votre présence serait pour moi un réel plaisir.

 

La Panse de l’Ours
8 rue la Vieuville Paris 18e

 

Gérard LAURENT

 

 


Invitation Portes Ouvertes 2007 : Photos de Paris et Regards de Birmanie


Gérard LAURENT - Portes Ouvertes 2007

Chaque année, l’association des artistes d’Anvers aux Abbesses ouvre les portes de ses ateliers… C’est en novembre.

Bon, m’apostrophe le capitaine Cap, tu les ouvres ces portes ouvertes?

Il y a dans ces questions de portes ouvertes qui s’ouvrent un suspens métaphysique terrifiant.

Oui, c’est dit, j’ouvrirai les portes de mon atelier, joliment appelé La Panse de l’Ours, et dans lequel je fais des siestes mémorables quand j’y suis, et des rêveries non moins inoubliables quand je n’y suis pas.

ParisCool et ses photos urbaines seront de la partie cette année, il n’y a qu’à demander, elles sont prêtes, les nouvelles comme les anciennes. Paris est si vaste et peuplé de tant de mystères.

 

Et puis aussi, car l’actualité m’a pris la tête avec sa poigne de fer, des regards de Birmanie, dont on ne parle presque plus déjà. Ils nousinterrogent, ces visages, tout comme ils interrogent l’avenir qu’on sent bien incertain.

Je vous invite à venir en voir quelques uns, tirés et plaqués au mur. Un diaporama tournera aussi avec tous les clichés exposés et tous ceux que je n’ai pas eu la place de montrer.

Bon, je résume, ce sera du vendredi 16 au dimanche 18 novembre, à la Panse de l’Ours, 8 rue la Vieuville 75018, métro Abbesses, avec du mauvais vin blanc le vendredi 16 à partir de 18 heures et même les autres jours, pourquoi pas?

Votre présence me fera un grand plaisir.

Les Portes ouvertes, ce sont aussi plus de cent artistes et tout un parcours sur la butte montmartre et jusqu’au 9ème arrondissement. Chaque atelier arborera fièrement le drapeau de l’association et vous pouvez d’ores et déjà vous procurer la liste et les adresses ainsi qu’un plan pour une balade familiale qui vous reposera les pieds de la grève probable des transports en commun…. hu, hu, hu… Moi je viendrai en vélo.