Trinquons à nos illusions perdues : Aucun euro pour personne avec Merkel et Sarkozy


Tous les ans, pour le réveillon, la télévision allemande diffuse un petit court métrage anglais, dont même les anglais ne se souviennent guère, au joli titre de Dinner for One.

On y voit une Miss Sophie de 90 ans faire jouer à son majordome le rôle de ses amis disparus pour trinquer à leur santé.

La vieille dame est très autoritaire, comme souvent les gens âgés et riches, et le majordome un peu ridicule et pitoyable comme il sied quand on n’a pas d’autre choix que de satisfaire les caprices de ceux qui tiennent votre destin entre leurs mains. L’alcool fait le reste.

Cette année, la télévision allemande a réalisé un petit montage très réjouissant ou Miss Sophie est incarnée par Angela Merkel et le majordome par notre impayable président et où le sujet est devenu « le 90ème sauvetage de l’euro » ou « Aucun euro pour personne ».

Certains se sont offusqués de ce manque de respect. Franchement, comme on disait à la récré, c’est celui qui dit qu’y est.

Au moment où l’Allemagne emprunte avec des taux d’intérêt négatifs, alors que la France le fait entre 3.2 et 3.5%, il ne serait peut-être déplacé de demander à Miss Sophie d’emprunter pour nous à -1%, quitte à lui rembourser ensuite à -0,5%… et quitte à accepter de trinquer avec elle et de lui faire quelques courbettes, ce que nous faisons déjà, d’ailleurs. On pourrait ainsi se partager le bénéfice de l’emprunt, ce qui nous changerait un peu et réduirait notre dette…

Vous imaginez ça? Plus on emprunterait, plus on réduirait notre dette… Un crédit révolving à l’envers, en quelque sorte, où ce serait le banquier qui s’appauvrirait. Aaaah, la belle idée.

Bon allez, voilà la version originale de cette fameuse Miss Sophie

Et pour que vous ne regrettiez rien, voici le film référence.


Un texte de Gérald Bloncourt… pour ne pas oublier Haïti


Rencontre avec Jacques Stephen ALEXIS

Jacques, t’en souvient-il ? Nous étions à minuit. Le mois était Décembre, et l’an, quarante-six.
Nous marchions en silence. Il faisait lune et doux.
Les tambours dormaient et Port-au-Prince frissonnait.
Un requin glissait dans la rade. La Gonave s’allongeait sur les flots. Nous venions de quitter St-Amand et Depestre. Tu as murmuré :
« … Les peuples sont des arbres. Ils fleurissent à la belle saison… »
Jacques, t’en souvient-il ? Nous étions à minuit… et nous avions vingt ans !…
En cet instant de notre rencontre avec l’adolescence, il est encore minuit. Je m’aperçois que 44 ans ont coulé. Seulement 44 ans !
Le hasard est-il aussi au rendez-vous, en ce jour d’aujourd’hui, 4 Novembre 1990 ?
Je viens, à cette minute même, d’atteindre ma soixante-quatrième année ! Je me sens pourtant plein d’une tranquille jeunesse… Parlerais-je à mon tour d’arbres, de printemps, de sève ? De cette sève – toujours en moi – de nos « Cinq Glorieuses », de notre « La Ruche », de l’exil ?…
Je sais bien pourtant qu’il n’est plus aujourd’hui qu’automne, et que les feuilles tombent…
Arbre ?
Je m’en sens vraiment ce côté végétal. Ce besoin de terre, de racines, d’écorce, de feuillage, d’ombre et d’humide affection.
« … Les peuples sont des arbres… »
Nous avons tous ce côté végétal. Ce besoin d’être bourgeons. De fleurir. D’éclore. Ce besoin de pépiements d’oiseaux. Ce besoin de couleurs fondantes, au petit jour frisquet, à peine teinté d’aurore.
Les peuples sont des arbres qui fleurissent à la saison d’amour. Les hommes sont des arbres aux bras géants de rêves, aux bras ouverts d’espoir, aux bras de nues, de vents, d’orages…
Nous avons tous ce côté végétal, buissons, épines, bois morts des souvenirs, souches rétives aux socs des tourments.
La mémoire est là.
La mémoire.
Incassable.
Cœur de hêtre, de chêne, de mapou, de gaïac.
La mémoire « indéchoukable », feuillue d’Histoire et de saisons…
4 Novembre 1990, Gérald Bloncourt

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Vidéo : Gaston bergeret au cabinet d’Amateur jusqu’au 15 janvier 2012


 

EXPO Gaston Bergeret – Vernissage from Jean-Luc Mandrake on Vimeo.

Séquence tirée de la série « Les Vies du Faubourg » – écrite et réalisée par Jean-Luc Muller.
Vernissage de l’expo de Gaston Bergeret à la galerie « Le Cabinet d’Amateur », à Paris 11ème.
Réalisation, images et montage : Jean-Luc Muller
© Paramax – 2011

Voir l’affiche de l’expo ici


Kate Moss sur La panse de l’Ours


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