Maison de la Photographie de Lille : Charlotte Rampling du 20/9 au 16/11 2012

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Que faire de plus que de citer la présentation de cette exposition exceptionnelle par son commissaire lui-même, Henri Chapier (fonction qu’il partage avec Jean-Luc Monterosso). Et puis bien sûr, il y a Charlotte rampling… Alors…

« Helmut Newton, Alice Springs, Bettina Rheims, Jeanloup Sieff, Norman Parkinson, David Lynch, Cecil Beaton, Juergen Teller, Jacques Bosser, Peter Lindbergh, Paolo Roversi, David Bailey, Jean Baudrillard, Peter Beard, Martial Cherrier, Larry Clark,
Marie-Laure de Decker, Alain Fleischer, Martine Franck, Lee Friedlander, Ralph Gibson, Nan Goldin, Marc Le Mene, Weegee
Robert Mapplethorpe, Duane Michals, Irving Penn, Arnulf Rainer, Tomoko Sawada, David Seidner, Eugene William Smith.

Sur la planète des stars la personnalité de Charlotte Rampling n’a cessé d’être entourée de ce mystère que reflète l’étrangeté énigmatique de son regard. Après avoir marqué de son empreinte le cinéma, le théâtre, et la chanson, Charlotte Rampling dévoile sa relation originale à l’univers de la photo.

Pour son propre travail centré sur sa vie intime, Charlotte Rampling ouvre les pages de son album consacrées à la petite enfance, à ses
adolescents qu’elle a vu grandir, images qui expriment un hymne à la vie, et aussi l’appétit de ses voyages vécus en Extrême-Orient à l’époque où la Chine n’était pas encore une escale très fréquentée.

Du côté des photos qu’elle a inspirées et pour la première fois rassemblées, on découvrira celles de Cecil Beaton, Bettina Rheims, Helmut Newton, Alice Springs, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, sans oublier Pierre et Gilles, chacune contenant sa part de surprise et de
choc – comme c’est également le cas pour Juergen Teller – . Enfin au niveau des autoportraits choisis dans les collections de la Maison Européenne, Charlotte Rampling a retenu notamment ceux de Larry Clark, Ralph Gibson, Marie-Laure de Decker, Duane Michals…

Une musique originale faisant l’objet d’une création sonore a été spécialement conçue par Jean Michel Jarre pour cette exposition.

Henry Chapier »

Maison de la Photographie
18, rue Frémy – LILLE – 03 20 05 29 29
Entrée libre. Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 18h
www.maisonphoto.com / www.transphotographiques.com

De ma fenêtre – Une exposition du photographe Coréen Ahae jusqu’au 23 août 2012

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7 juillet 2014 – Mise au point

Les révélations parues, suite au naufrage du ferry coréen le Sewol, faisant plus de 300 victimes, m’ont conduit à apporter à cet article quelques commentaires.
On connaît aujourd’hui l’identité de Ahae et un peu de son passé. Il s’agit du millionnaire coréen Yoo Byung-eon, propriétaire d’une myriade de sociétés, dont « Chonghaejin, l’entreprise propriétaire du ferry », par l’intermédiaire de ce qu’on appelle en Corée un conglomérat, et chef d’une église évangélique assimilée à une secte. Ses démélés avec la justice ne datent pas d’aujourd’hui et de sa mise en cause dans le sinistre naufrage du Sewol, mais des années 1980. Il avait alors été condamné à quatre ans de prison pour sa responsabilité dans le suicide collectif de 32 membres de l’église qu’il dirigeait. Depuis, les affaires d’évasion fiscale et autres se sont accumulées, et il est poursuivi dans son pays ainsi que tous les membres de sa famille. Une demande d’extradition de sa fille a été déposée par la Corée auprès de la France… Bref un personnage assez mystérieux et peu recommandable et qui avait réussi grâce à ses dons et contributions diverses à s’attirer les bonnes grâces de quelques institutions culturelles françaises, dont le Louvre. D’où son exposition dans les jardins du Tuilerie.

Lire à ce propos « Corée, le scandaleux propriétaire du ferry naufragé » La Croix 27/04/2014
Et le blog de Bernard Hasquenoph, Le Louvre pour tous, qui le premier révélait dès 2013 l’identité de photographe et son étrange passé,  et bataille depuis avec la presse pour ses droits d’antériorité et les institutions.

J’ai découvert très récemment cette affaire et ayant aimé l’exposition des photos d’Aahe en 2012, je me suis demandé ce qu’il fallait faire de mon petit article. Le supprimer? Ah bah, cela ne changerait pas grand chose et ne serait pas très honorable. Et quand bien même, cela remet-il en cause le plaisir que j’avais éprouvé à la visions des photos de l’exposition  » De ma fenêtre » et que j’avais visitée tout à fait par hasard, un jour de déambulation dans les jardins des Tuileries…? Quelques informations sur Ahae que j’avais trouvées sur le flyer disponible à l’entrée feront aujourd’hui sourire par leur naïveté, mais qu’y faire?

Alors j’ai décidé de le conserver, de le faire précéder de cet « avertissement » et de souligner en rouge ses imprudentes affirmations. Chacun en pensera ce qu’il veut. Certains en profiteront pour dire « Je vous l’avais bien dit » ou « Cette expo était nulle, d’ailleurs ce type n’était même pas photographe ».

Et d’autres se poseront quelques questions sur ce que c’est que d’être photographe, la légitimité du mot et du statut, son décalage avec les réactions du public ou la qualité des photos prises et leur potentiel émotif, bref des interrogations banales sur l’éternel débat entre l’art, l’artiste, l’homme derrière l’artiste, l’objet artistique et l’homme qui les regarde.

L’ARTICLE DE JUIN 2012 / De ma fenêtre – Une exposition du photographe Coréen Ahae jusqu’au 23 août 2012

Imaginez un photographe s’installant tranquillement à la fenêtre de son atelier et y restant deux ans pour prendre un million de photographies…

C’est une façon de résumer cette exposition extraordinaire et ce serait bien le diable si quelques proches ne vous ont pas demandé : « Tu as vu Ahaé aux Tuileries? »

En fait, il y aussi une histoire et un projet derrière ces photos à la fois simples et merveilleuses.

Ahaé n’est pas seulement un photographe mais aussi un chef d’entreprises écologiques dont le slogan pourrait se résumer ainsi : « chacun a autour de lui son propre espace de nature à préserver, regarder et admirer… et si chacun fait de même… »

C’est ce qu’il a fait autour de son laboratoire: le terrain racheté à Samsung qui n’en faisait rien, il s’y est installé, puis a aménagé l’espace: prairie, arbres au fond. Les animaux sont venus occuper les lieux et Ahae s’est dit qu’il leur fallait aussi de l’eau pour boire. Il a donc fait creuser deux mares en lisière du bois… Les oiseaux, les grenouilles et les libellules n’ont pas tardé à s’approprier les lieux, pendant que les chevreuils prenaient l’habitude de visites régulières. Et pour habiller le tout, ce sont aussi la lumière, la pluie, le vent, le soleil, la neige qui sont venus au rendez-vous, bref tout ce qui fait que notre planète, quand on la cajole un peu, reste le spectacle le plus extraordinaire qui soit et le plus accessible, à notre portée, tout près.

Et c’est ce spectacle que nous offre Ahae en cadeau.

Toutes les photos exposées ont été choisies parmi le million prises depuis cette fameuse fenêtre (on dit deux millions, mais qu’importe au fond). Sur une table, des appareils et des zooms à disposition. Ici, pas de pose, mais des instantanés avec du matériel sophistiqué, zooms extrêmes, réflex et moyens formats hauts de gamme.

Le photographe, comme une sentinelle obstinée, est resté rivé à cette fenêtre plus de deux ans, par tous les temps et à toutes les heures, guettant les animaux, la lumière, les reflets, le soleil, la neige, la pluie, l’aube radieuse ou la nuit mystérieuse.

Une scénographie exemplaire, un bâtiment aéré, des photos tirées avec un soin extrême, certaines imprimées sur des lais de fin tissu et éclairées par derrière sont spectaculaires, comme celle des mares et de la forêt sous la neige, il faut aller voir cette exposition.

En pratique
Jardin des Tuileries – 75001 Paris
Entrée Libre de 10h à 22h
jusqu’au 23 août 2012

(jardin des Tuileries, le pavillon est situé au sud ouest des jardins, côté place de la Concorde)

Philippe Hérard : On est nombreux, mais seuls quand même…

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Cette solitude, on la retrouve comme un leitmotiv dans les très beaux collages de Philippe Hérard sur les murs de Ménilmontant: hommes vigie, guetteurs sur leur échelle, équilibristes isolés chacun sur sa petite planète instable, l’univers de ce peintre n’est guère optimiste. Mais j’aime beaucoup ce regard là, et ces oeuvres déposées ici et là sur les murs sont chaque fois l’occasion d’un petit instant de méditation salutaire.

Pour en savoir plus : l’article de « etc_stream » sur Ozarts

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