La France met le paquet : 200 000 euros pour lutter contre les moustiques!

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Il y a des chiffres qui font rêver…

Comme celui de la rallonge, deux cent mille euros, pour lutter contre la dengue aux Antilles. Le préfet n’a d’ailleurs pas eu le temps de remercier Roselyne Bachelot ni Marie-Luce Penchard pour cet effort sans précédent… Il est lui-même à l’hôpital, terrassé par une forte fièvre à cause de ce sacré moustique.

Après avoir dépensé, avec le succès qu’on connaît, plus de cinq cent millions d’euros, fourchette basse de toutes les estimations, pour essayer de vacciner ses compatriotes dans des gymnases réquisitionnés, contre le virus de la grippe H1N1, cette « new attitude » ne peut que réjouir (sauf les taureaux bien entendu!) tous ceux qui trouvent qu’il est grand temps de serrer un peu les cordons de la bourse.

Ce n’est pas Christian Estrosi , secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, qui dira le contraire lui qui avait loué en janvier dernier, pour 138 000 euros, un jet privé pour aller défendre à Washington l’inscription du lagon de nouvelle Calédonie au patrimoine de l’Unesco… et surtout en annulant la réservation sur le vol régulier d’Air France dont l’horaire lui aurait fait louper un petit pot organisé à l’Elysée.

Rien à voir non plus avec les petits retraits en espèces pour assurer le train de vie « extraordinairement élevé » de la maison Bettencourt, dixit souligne Patrice de Maistre pour expliquer le refus de la banque Dexia d’honorer un retrait exceptionnel de 400 000 euros destiné à l’achat d’une bague… un achat en espèces bien entendu, formellement interdit par la loi, une loi qui ne s’applique avec rigueur que contre les Roms dont je viens d’apprendre avec stupeur que le nom a pour origine « être humain ».

Et rien à voir non plus avec les retraites chapeau, les primes de licenciement, les primes d’accueil de nos grands dirigeants avec lesquelles on pourrait anéantir tous les moustiques connus et inconnus. Et rien à voir non plus avec l’héritage perdu d’un photographe, on parle d’un milliard d’euros.

Oui, des chiffres qui font rêver..

Pour vous donner une petite idée, essayez de comparer avec un petit dessin 200 000 et un milliard d’euros… Fastoche? Pas si vite: Il vous faudrait un très, très grand papier pour dessiner votre graphique. Car pour un trait d’un centimètre (les deux cent mille euros) il vous faudrait un rouleau de papier de 50 mètres de long pour y dessiner
celui du milliard d’euros…

Quand à votre petit smic, il ne serait même pas visible à l’oeil nu, alors ce n’est pas la peine de la ramener…

Ca bouge, ça bouge… J’avoue que j’ai eu peur…

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Oui, j’avoue que pendant un moment j’ai eu un peu peur. Rien, pas de réaction, sauf quelques remarques échangées avec mes copains de rencontre au bar du commerce, mais sur un ton désabusé, comme si l’affaire était pliée et à mi-voix comme s’il fallait faire attention à ce qu’on disait et aux oreilles indiscrètes… Une atmosphère Good Bye Lénine..

Etais-je donc le seul à me sentir d’un coup étranger dans mon pays?

Mais non, le gaz était décidément trop fort sous la casserole… Et comme le lait quand il se sauve, une fois parti, impossible à arrêter… Ouf, finalement je me retrouve chez moi, avec quand même un petit regard en coin vers nos édiles de gauche qui ont vraiment bien profité de leurs vacances pour surtout ne pas se faire remarquer et qui, vous allez voir, vont se précipiter pour rejoindre le cortège… Mais après tout c’était peut-être finalement plus habile que lâche… On va donc leur accorder le bénéfice de ce doute.

Et puis, le train, même quand on le prend en marche, arrive à la gare à la même heure pour tout le monde… Et pour bien prouver que je ne suis pas qu’un horrible parpaillot, je me contenterai de rappeler qu’un gars en avait déjà parlé il y a deux mille ans en évoquant les ouvriers de la dernière heure.

On va donc peut-être pouvoir reprendre nos petites occupations futiles à la Panse de l’Ours, entre photos de couchers de soleil et coups de projecteur sur la dentelle des petites culottes des artistes de la lingerie… Rien de telle que la légèreté pour le moral.

Ah si un dernier sujet sérieux, la retraite! Avec une petite photo d’un jeune coiffeur de Boston, qui semblait bien décidé à avoir tous ses trimestres avant soixante ans… Il avait 12 ans en 1917, s’appelait Franck de Natale et l’histoire ne dit rien de ses vieux jours…

February 1, 1917. Boston, Massachusetts. Photograph by Lewis Wickes Hine. (Base photographique Library of Congres)

Ecoutons Jeanne Moreau

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Alors que les autorités, c’est je crois le mot qui convient, on trouvé un bouc émissaire épatant, les Roms, pour détourner l’attention sur les sujets qui risqueraient de nous fâcher, je vous propose d’écouter deux petites lettres lues il y a quelques mois par Jeanne Moreau. La première d’une certaine Brigitte, la seconde d’une certaine Paula… Il faut les écouter attentivement. Car pendant qu’on sépare les hommes des femmes et des enfants et qu’on casse au petit matin leur misérables cabanes dans la plus grande indifférence, pensez, des Roms!, la bête nous ronge et se réveille.

Ce n’est pas très gai, mais le sujet non plus…

Quand les hommes politiques sont prêts à basculer du côté obscur de la force pour garder leurs privilèges et leur pouvoir, ça ne rigole qu’au cinéma. Dans la vraie vie c’est insupportable. Alors pourquoi le supportons-nous?

Point Ephémère : programmation fin août/septembre 2010

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Est-ce que je vous ai dit que le photomaton du Point Ephémère avait été enlevé? Gros coup de blues.
Bon, en attendant voilà le programme :

Point Éphémère, centre de dynamiques artistiques
programmation fin août / septembre 2010

agenda

musique
Jusqu’au 31 août : Sunny After Work Apero Mix
Vendredi 3 septembre : Jazz à la Villette – All Night Long with DJ Mehdi
Jeudi 9 et vendredi 10 septembre :Jazz à la Villette – Antipop Consortium
Samedi 11 septembre : Jazz à la Villette – Æthenor
Mardi 14 septembre : Bimbamboom #5 : Evening Hymns / Leopold Skin / Summer Camp
Mercredi 15 septembre : Lonelady
Vendredi 17 septembre : Club Folamour : El Guincho / Mount Kimbie / Chevaliers Play (dj set)
Samedi 18 septembre : Wolf Parade / Peter Kernel
Samedi 18 septembre : Soirée Domino avec Emile Omar (Radio Nova)
Mardi 21 septembre : The Big Swamp : Hooka Hey / John Mitchell / Heartbreak Hotel / Captain Freakass
Mercredi 22 septembre : The Depreciation Guild + guest
Vendredi 24 septembre : Musée Mécanique
Mercredi 29 septembre : Bertrand Belin
Samedi 30 septembre : Shannon Wright / Mars Red Sky

rencontres
Lundi 13 septembre : Rentrée littéraire des éditions Verticales
Mundi 20 septembre : Double Change : Vanessa Place et Claude Closky
Mardi 21 septembre : Rencontre Mouvement

arts visuels
Jusqu’au 8 septembre : On coupe le son ! Nine Antico, Luz & Stefmel, Erwann Terrier – finissage mercredi 8 septembre à partir de 18h
Vendredi 10 septembre : Guillaume Leingre – Live #5, sans titre
Du 17 septembre au 3 octobre : Les choses dont nous ne savons rien encore, Collaboration CNAP, Paris Sorbonne Paris IV, Point Ephémère

danse
Un nouvel appel à candidature est lancé pour les résidences en danse. Voir en bas de newsletter ou ici

hors les murs
Samedi 25 et Dimanche 26 septembre : Spectaculaire, la fête des sorties culturelles

More détails here

« Que manque-t-il pour un baiser » au pied du pont des Arts

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On se souvient, c’était vers la fin 2002, un gars posait de fausses plaques commémoratives sur les immeubles parisiens, dont l’une restée célèbre, annonçait fièrement que le 17 avril 1967 il ne s’était rien passé tandis qu’une autre indiquait fièrement que dans cette maison Karima Bentiffa fonctionnaire avait habité de 1984 à 1989.

On avait bien rit et admiré la technique de fabrication et de pose des plaques qui ressemblaient à y méprendre aux plaques officielles et dont beaucoup glorifient d’illustres inconnus, retombés dans un anonymat de bon aloi : celui qui nous attend tous.
 

Mais le Pont des Arts me demanderez-vous? Pendant que fleurissent des milliers de cadenas d’amour sur les grilles du parapapet du pont (oui je sais, il y une syllabe de trop, mais cette syllabe me plaît bien…), beaucoup plus vite que ne peuvent en cisailler les gens de la mairie, une nouvelle plaque est apparue ces jours-ci sur le quai du Louvre, soigneusement posée sur la pile du pont des arts, signée par « les amoureux reconnaissants » et célébrant un poème de la poète syrienne Maram Al-Masri sur le baiser dont je ne résiste pas à vous livrer le texte pour une dégustation pleine de saveurs:

J’ai une bouche
deux lèvres des dents
une langue
et de la salive

Tu as une bouche deux lèvres
des dents
une langue
et de la salive

Que manque-t-il pour un baiser

Magnifique, non? Je ne sais pas si la femme est l’avenir de l’homme mais pour l’amour c’est certain. Et si on me le demande, je vote pour les deux.

C’est une bonne occasion de découvrir un autre visage de Maram-Al-Masri et ce qu’elle nous apprend aussi sur les horreurs de l’enfermement domestique où l’amour conjugal a bon dos…

Et qu’on se rassure, cette sinistre constatation n’a rien d’exotique, elle sévit dans nos foyers aussi bien qu’ailleurs.

Lire ici l’article que lui consacre Jean-Luc DESPAX

Concours photo : thème les animaux avec Sky Prods du 1er septembre au 13 novembre 2010

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Ca vous tente?
Sky Prods organise la 4ème édition de son Concours de Photographie pour découvrir de nouveaux talents. Les participants doivent envoyer du 1er septembre au 13 novembre 2010 de 1 à 5 photos sur le thème des « Animaux ».
Ce concours est ouvert à tous, aussi bien aux amateurs qu’aux professionnels, quelque soit votre âge, expérience ou nationalité.
Plus de 1 500 € de lots à gagner : 650 € cash, un appareil photo Leica d’une valeur de 500 €, des tirages photos, des impressions sur toiles, des abonnements magazines…

Ce concours est organisé en partenariat avec : Fotolia, Leica, Compétence Photo, ExtraFilm.fr, Chasseur d’Images, Valeurs Vertes, Déclic Photo et Negocia.

Renseignements et inscriptions sur : http://www.skyprods.fr

Il y a un problème avec les Roms : faut-il les mettre dans des camps… en attendant?

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– J’ai un problème avec la dernière circulaire, Monsieur Lambert,un problème de méthode… Quand on démantèle un camp illégal de Roms, qu’est-ce qu’on fait des Roms?

– Ils sont expulsables?

– Pour la plupart, Monsieur Lambert. Et c’est bien la question. Parce que si on les lâche dans la nature, ils vont se fabriquer des abris pour passer la nuit…

– Ah non Martin. On ne va pas les laisser reconstruire de nouveaux camps illégaux, hein? La solution est toute simple Martin, on les regroupe en attendant de les reconduire à la frontière.

– D’accord monsieur Lambert, mais on les regroupe comment? Où je veux dire? Parce que cela fait du monde.

– Ne soyez pas stupide Martin. Prenez des initiatives. Je ne sais pas moi, il n’y a qu’à construire un camp provisoire…

– Ah oui, un camp provisoire. C’est une bonne idée ça, Monsieur Lambert….

– Qu’est-ce que vous avez Martin? Je sens que quelque chose vous chiffonne… Vous tordez le nez.

– Ben… Vous allez dire que je chipote, mais expulser des gens de camps de fortune pour les parquer dans des camps provisoires, cela me semble un peu… euh, comment dire, un peu bizarre.

-Vous pensez trop Martin, vous pensez trop. L’important avec les Roms, c’est comme avec les papiers qui s’entassent sur le bureau. Ca fait désordre. Alors vous les regroupez et vous en faites des paquets bien rangés sur un coin. Et au bout d’un moment, vous verrez, il n’y aura qu’à jeter le paquet à la corbeille.

-Ah oui, Monsieur Lambert, vous avez raison. Bien rangés en attendant la corbeille…

– C’est une image Martin, une image. En attendant l’expulsion! Corbeille, expulsion.

– Très juste Monsieur Lambert.

– Et n’oubliez pas les listes Martin. Il faut toujours faire des listes. La minutie et l’organisation sont essentielles dans ce genre de mission. La liste vous sauve de tout, Martin. Avec une bonne liste on sait combien, quand, depuis quand, combien de temps, l’âge, le sexe, le poids, la couleur des cheveux, bref on sait où on va Martin. Et on peut répondre sur le champ à la moindre question de la hiérarchie. Et c’est bien là l’essentiel, n’est-ce pas Martin?

– Bien Monsieur Lambert.

Today’s picture : le héron du jardin des Tuileries

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C’est une rencontre charmante. Un héron s’est installé sur le petit bassin sud de l’allée de Diane. Il n’est pas très farouche, mais ne comptez pourtant pas l’approcher de trop près. Avec ce qui ressemble à un petit sourire en coin, il se réfugiera à l’autre bout du bassin, quitte à faire les cent pas devant la statue impavide de la belle chasseresse en attendant votre départ.



Photos : Lumières, le soir, en Novembre – un livre de François Berton

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On avait déjà savouré ensemble deux livres de François Berton :

– FAIRE UN TROU A LA LUNE
et
– BLUES SUR SEINE : DIXIEME

En voici un troisième, tout frais, toujours consacré lui aussi à la passion de François, le Jazz et les musiciens, en l’occurence le festival Blues sur Seine de 2009 :
– LUMIERES, LE SOIR, EN NOVEMBRE

Comme ses prédécesseurs, il est consultable gratuitement sur Blurb où on peut aussi le commander.

Today’s picture : En Pontiac pont de la Tournelle

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La vie est belle, finalement… n’est-ce pas?

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